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 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph

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MessageSujet: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Lun 14 Déc - 20:31

'Cause I, I just wanna feel something real
Christoph Hirsch ✧ Prism Z. Welinski
Je ne m'étais jamais imaginée sortir de l'hôtel en compagnie de Christoph. J'aurai pu être heureuse. Mais je ne l'étais pas. J'avais cette sensation que sortir, ce soir, était une erreur. J'avais peur que cela n'aggrave notre relation, qu'on ressente cet emprisonnement, qu'on souffre devant tant de liberté, tant d'endroits où aller. Je voulais grandir, je voulais devenir une femme, une amante, une épouse. j'aimais Christoph par dessus tout au monde, et pour l'éternité. Mais j'avais l'impression que les choses n'allaient pas être faciles. N'avions nous pas assez souffert? Notre dernière rencontre avait été un désastre. J'avais fais des erreurs, je m'étais ridiculisée, il était parti. M'avait laissé à mes occupations d'adolescente. Je n'étais plus une adolescente. Dans un peu plus d'un mois, j'allais avoir trente-cinq ans. Il était temps que je change, que j'apprenne à agir différemment. Mais je n'en avais pas envie. Je n'avais pas envie de changer pour un homme qui ne m'acceptait pas totalement. Moi j'avais accepté ses méthodes désuètes et ses costumes. Il était toujours si propret sur lui, alors que moi, je mettais ce que je trouvais. Quelque chose n'allait pas, et les choses se voyaient sans même apprendre à nous connaître. C'était écrit sur nos visages. Notre histoire avait été si soudaine, inattendue. La Belle et la Bête. Ce dessin animé avait bercé mon enfance, mais désormais, cette histoire avait prit un sens. Tout comme Belle, j'avais fait le choix d'abandonner ma famille, mes principes pour vivre mon histoire d'amour avec un monstre. Un monstre d'apparence seulement. Un monstre d'après ce qu'on en dit. Christoph avait certes fait des erreurs, il n'en était pas moins l'homme de ma vie. Et j'étais prête à tout pour lui. Toutes ces années, j'étais restée loin de lui, sans son amour, sans sa présence à mes côtés. Je l'avais haï, certes, mais je n'avais jamais cessé de l'aimer. Ce fut si dur d'être là, dans le même hôtel, à éviter tous les endroits où il aurait pu se trouver. Si proche et pourtant si loin. Dans mon cœur, dans nos esprits. A l'ignorer, le fuir pour respecter mes principes. Et pourtant, affaiblie par la récente disparition de mes meilleurs amies, j'avais cédé, je m'étais abandonnée dans ses bras en laissant derrière moi toutes les promesses que je m'étais faite un jour. Je n'étais plus juive. Certes, dans mes origines, je le resterai à jamais, la religion de mon peuple vivait à travers moi, mais j'avais cessé de prier. J'avais cessé de croire en toute religion. Je ne croyais désormais que ce qu'il m'était possible de voir. L'étoile de David était toujours dans ma nuque, mais je refusais de croire en un Dieu qui permettrait la mort d'un rayon de soleil tel que Primrose. Il y avait tant de raison pour que je n'y crois plus. Cet hôtel en était une. Mais il m'avait changé, cet hôtel. En mieux. Il m'avait ouvert l'esprit, m'avait fait voir des choses que je ne parvenais pas à voir auparavant.
Mais chaque trente et un Octobre, je redevenais la Prism du début, la jeune femme de dix-neuf ans, la toxicomane perdue et révoltée. Je me regardais dans le miroir. Ma peau avait retrouvé cette teinte bleutée, les yeux creusés, les lèvres noircies et les yeux ternes, sans vie. J'étais horrible, repoussante, répugnante. Et je fus heureuse que Christoph ne puisse pas me voir à cet instant. Je ne voulais pas qu'il pose à nouveau ses yeux sur mon cadavre. Il fallait qu'il oublie. Alors j'attrapais mon fond de teint "spécial Halloween". Je recouvrais mon visage et les parties visibles de mon corps de cette poudre blanche pour me donner cet air fantomatique. Et surtout pour cacher ma véritable couleur de peau. J'attrapais ensuite de l'eye liner et du mascara et tentais de redonner vie à mon regard vitreux. Après avoir mit du rouge à lèvre noir, je laissais tomber mes boucles brunes sur mes épaules. Il fallait que je les coupe, pour changer de ces trente-cinq dernières années. Enfin, j'enfilais une robe noire en dentelle que les femmes du dix-neuvième siècle portaient. Elle appartenait à Keziah, avant qu'elle ne me la donne. Je n'avais jamais eut l'occasion de la porter, mais c'était la bonne occasion. Le col couvrait mon cou et l'entourait d'un fin tissu. La robe tombait gracieusement jusqu'à mes pieds et serrait ma taille. Je n'avais jamais été aussi belle. Du moins j'en avais l'impression. Je ressemblais à une femme, et j'espérai que cela plaise à Christoph. Je voulais lui prouver que j'étais capable de changer. Pour finir, je glissais mes pieds dans de magnifiques chaussures à talons noires dont une bride entourait chacune de mes chevilles. J'étais enfin prête. Alors je sortis de la chambre et descendais dans le hall pour y attendre Christoph. Lorsqu'il arriva, je m'avançais vers lui et restais quelques instants devant lui, mal à l'aise avec mon propre corps. Les robes, les talons, ce n'était pas mon truc. Mais surtout, je me rendis compte de son malaise à lui aussi et attrapais ses mains. Je baisais chacun de ses poignets, comme pour lui dire de ne pas s'inquiéter. Je lui souriais alors timidement. Je n'osais pas l'embrasser. Je ne savais pas quoi faire. Alors je dis simplement : « Tu es prêt? On peut y aller? ». Je lui souriais, et me dirigeais vers le parking de l'hôtel, en tenant doucement sa main dans la mienne.
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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Mer 16 Déc - 15:27


'Cause I, I just wanna feel something real
Prism & Christoph


Ca y était... C'était le jour où il allait sortir de l'hôtel. C'était halloween. Il n'avait jamais remis un pied dehors, pas depuis qu'il était entré à l'hôtel la toute première fois. Au début il n'était pas sorti afin de se protéger. Il ne voulait pas que des personnes le reconnaissent. Il avait peur de se faire rattrapé par son passé, emprisonné pour ses crimes de guerre. Même si tôt ou tard à la fin de la journée il serait obligé de retourner à l'hôtel, il avait préféré écarté tout risque. Puis le monde avait changé, les années s'étaient écoulées. On l'avait oublié. On avait oublié la guerre et les ravages qu'elle avait causé, les gens avaient recommencés à vivre. Mais il avait continué à rester enfermer dans cet hôtel. La peur l'avait étreint à nouveau. Celle d'affronter ce monde qui lui était si étranger. Alors il était resté enfermé, avait laissé passer les années en tentant d'oublier que le monde à l'extérieur continuait d'avancer tandis que lui restait figé dans son passé.

Puis Prism était arrivée... Elle lui avait ouvert les yeux. Avec elle, il avait été forcé d'admettre que le monde au dehors continuait d'évoluer, qu'il ne pouvait pas rester enfermé dans son passé, que même s'il était mort il pouvait continuer à avancer. C'était pour ça qu'il avait finalement accepté de sortir. Pour elle.... parce qu'à ses côtés il se sentait la force de traverser cette nouvelle épreuve, d'aller voir ce monde dont il avait été absent pendant près de soixante dix ans.

C'était pour ça que depuis plusieurs minutes il se tenait devant son armoire, la fixant d'un air désespéré. Il était tenté de remettre ses vêtements habituels. Il se sentait en sécurité avec eux, l'impression d'être lui même, d'être dans son élément. Mais aujourd'hui il ne pouvait pas agir ainsi. Il le lui devait bien.

Il avait déjà camouflé ses blessures sous des bandages. Comparé à d'autres personnes il était plutôt chanceux. Sa mort ne lui avait laissé que peu de traces. Mourir de faim ne déformait pas particulièrement un corps. Il avait simplement recouvert de bandages les plaies qu'il avait. Celles qu'il avait au poignet étaient les plus voyantes. Il y avait ensuite celles des chevilles mais c'était simple, ses chaussettes et son pantalon les dissimulaient amplement. Pareil pour ses poignets, un tee shirt à manches longues et on ne voyait plus rien. Au pire si le tee shirt remontait, on pouvait prendre les morceaux de bandages blanc pour un second tee shirt. Après une hésitation il avait également entouré sa poitrine d'un bandage. Son tatouage ressortait horriblement, saignant légèrement, boursoufflé par endroits... Il ne voulait pas qu'elle voit ça.

Avec un soupir il décida finalement d'enfiler la tenue qu'il avait préparé pour l'occasion. Si tôt qu'il enfila son jean il commença à regretter son idée. Le tissu n'avait pas grand chose de confortable. Il le trouvait rêche, freinant ses mouvements. Il passa par dessus un tee shirt à manches longues bleu clair et passa ensuite une veste du même bleu foncé que son jean. Ce n'était pas si horrible que ça en fin de compte. Il arrivait à être un minimum présentable avec ce... ce jean.

Il descendit finalement, se sentant quand même un peu à l'étroit dans ce vêtement. Il se figea en la voyant. Elle était tellement différente de la Prism qu'il avait l'habitude de voir. Elle était si belle dans sa robe de dentelles noires. Il sut à cet instant qu'il avait bien fait de faire un effort lui aussi quand il voyait celui qu'elle avait fait.

Il sourit, mal à l'aise, tandis qu'elle venait baiser tendrement ses poignets. Elle ne l'embrassa pas cependant. Il ressentait encore entre eux le malaise du à leur dernière dispute.

« Tu es prêt? On peut y aller? »

Il serra sa main dans la sienne et la retint par le bras alors qu'elle s'apprêtait à partir. Il l'attira dans ses bras et la serra contre lui tandis qu'il se penchait pour l'embrasser tendrement.

-Bonjour ma Prism... tu es magnifique...

Il lui sourit et déposa un dernier baiser sur ses lèvres avant de l'entrainer dehors. Il essaya de ne pas montrer d'hésitation tandis qu'il sortait dans la ville. S'il avait encore eu un coeur en vie il aurait certainement été entrain de battre la chamade. Il ne se sentait pas près.

Il déglutit difficilement et serra un peu plus fort la main de Prism dans la sienne.

- Alors... tu veux aller où?

Il s'efforça de marcher le plus calmement possible mais de plus en plus, il ressentait en plus de sa peur, le poids du petit écrin qu'il avait dissimulé dans sa poche...


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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Dim 20 Déc - 18:50

'Cause I, I just wanna feel something real
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« Vraiment? J'ai essayé de faire un effort... »Christoph déposa un baiser sur mes lèvres et je rougis. Je ne pus m'empêcher de rougir. Je repensais à notre dernière rencontre, à la piscine. Ce soir où j'avais accepté de laisser derrière moi tout mon passé, tous mes principes pour accepter notre amour. Je repensais à ce soir là, où après l'avoir laissé m'approcher, il m'avait repoussé. Humilié. Je baissais le regard et tentais de ne pas y penser. Il me souffla que j'étais magnifique et je l'observais. Je levais les yeux vers lui et lui sautais au cou : « CHRIS! T'as mit un jean! » Je déposais un baiser sur ses joues et le laissais avancer. Je traînais assez pour voir l'arrière de son jean. Ca lui faisait des magnifiques fesses. Satisfaite, je le rejoignais en me pavanant presque et attrapais sa main. On quitta l'hôtel et je profitais de ce moment de liberté. Pendant une journée entière, j'allais quitter cet hôtel, j'allais redécouvrir Londres, ses merveilles. Boire une bonne bière, écouter de la musique actuelle. J'étais terriblement excitée. Je l'observais du coin de l'œil. Mon cœur eut un raté. Il était magnifique. Il n'avait pas besoin de ses éternels costumes pour être classe. C'était naturel chez lui. Il serra ma main, et me demanda où je souhaitais aller. Je sentis sa détresse et m'arrêtais quelques secondes. Et le forçais à me faire face. Je me hissais sur la pointe des pieds, posais ma main sur sa joue et déposais un baiser sur ses lèvres. « Tu es beau mon... Mon amour... »Je ne l'avais jamais appelé comme ça. Je me sentis rougir et je montais dans la voiture.
Le trajet fut court. Je regardais par la fenêtre avec émerveillement. Ma voiture m'avait manqué, et j'étais bien heureuse de la faire rouler à nouveau. Christoph conduisait. Je le regardais de temps à autre. J'avais la sensation que tout était normal, que nous allions tout simplement nous promener. Et pourtant, aujourd'hui était un grand jour. Je souriais et replongeais mon regard sur l'extérieur. Sur ce qui m'avait tant manqué. Je me rendis alors compte que je n'avais pas répondu à sa question et lançais : « Soho! J'aimerai qu'on aille à Soho! » Je lui souriais et posais ma main sur la sienne. Je me sentais légère. Comme si tous mes problèmes s'étaient envolés. C'était étrange, perturbant. Horriblement perturbant. Je fronçais les sourcils. J'étais heureuse. Véritablement heureuse. Il n'y avait rien de plus important que ce bonheur. On atteignit Soho. Sur le chemin, j'observais la Tamise. Au loin, je pouvais voir le London Eye. Et puis on entra dans le quartier. Il se gara et je sortais de la voiture. J'attrapais sa main et m'arrêtais quelques secondes avant de lever la tête vers lui. « J'habitais ici auparavant. » Je le fis avancer. On marcha quelques secondes, et enfin, je m'arrêtais devant une belle maison de l'époque victorienne. Je lâchais sa main, et avançais près de la porte, tremblante. Je regardais alors le nom gravé sur la porte. Welinski. Mes parents habitaient encore là. Chaque année, je venais ici, et je déposais une lettre. Je sortis celle que j'avais rédigé ces derniers moments, et la glissais sous la porte. Je leur disais que tout allait bien, que j'étais heureuse, que je n'étais pas morte... J'eus un sourire. Si je l'étais, mais je préférais qu'ils pensent que tout allait bien pour moi. Je me tournais alors vers Chris. Tout allait bien, en effet. Je retournais auprès de lui et le serrais dans mes bras. Merci d'exister Christoph. Merci d'être là. Pour la première fois depuis dix-sept ans, je n'avais pas pleuré en déposant cette lettre. Il était là, il m'apportait cette force qui me manquait auparavant. J'attrapais sa main et je repris ma marche. Sans rien dire. Je n'avais néanmoins pas assez de force pour parler d'eux. Je savais qu'ils étaient là, à quelques mètres de moi. Et je ne voulais en aucun cas leur rendre visite. Puis je pensais à mon frère. Mon petit frère. Mon cœur se serra. C'était lui qui me manquait le plus. Je levais la tête vers mon amoureux, et caressais sa main de mon pouce. Si tu savais comme je t'aime...
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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Mar 22 Déc - 18:38


'Cause I, I just wanna feel something real
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« Vraiment? J'ai essayé de faire un effort... »

Et c'était payant... vraiment... Elle était magnifique. Il la préférait ainsi qu'à moitié nue comme elle s'habillait souvent. Il était peut être trop vieux jeu mais il la préférait ainsi et de loin.

Il sursauta quand elle lui sauta au cou. Après l'accueil plutôt réservé qu'elle avait eu pour lui qu'est-ce qu'il lui prenait tout d'un coup?

« CHRIS! T'as mit un jean! »


Ah... c'était donc ça. Il lui sourit et leva les yeux au ciel, essayant de dissimuler sa gêne. Il ne savait pas si l'effort lui plaisait ou si elle trouvait aussi ridicule qu'il se sentait à cet instant. Mais le baiser qu'elle lui déposa sur la joue le rassura. Il marcha tranquillement, attendant qu'elle le rejoigne pour quitter l'espace d'une journée cet hôtel.

Il serrait sa main dans la sienne, autant excité que terrifié à l'idée d'affronter le monde extérieur. Il s'arrêta quand elle lui fit face, qu'elle posa sa douce main sur sa joue et qu'elle l'embrassa.

« Tu es beau mon... Mon amour... »

Il lui sourit à nouveau, surpris d'entendre ces mots pour la première fois dans sa bouche. Ce n'était pas son genre. Il doutait même de l'entendre un jour lui dire de tels mots. Pourtant elle le faisait, et il n'y avait pas de plus beau son sur terre que celui de sa voix lui disant à quel point elle l'aimait.

Ils allèrent finalement dans la voiture de la brune dont il prit le volant. Certes il n'avait jamais conduit de voiture de ce genre et il était légèrement perdu mais il était hors de question qu'il laisse une femme conduire. De toute façon, une voiture restait une voiture, les pédales restaient les même, les vitesses également. Il y avait tout un tas de boutons qu'il ne connaissait pas mais il ne voyait pas vraiment quelle utilité ils pouvaient avoir. Probablement aucun. Il était certain que les deux petites manettes de part et d'autre du volant n'étaient que des gadgets comme ce qu'il voyait sur le tableau de bord.

« Soho! J'aimerai qu'on aille à Soho! »

Il hocha simplement la tête et prit la direction du quartier. Par certains côtés la ville n'avait pas changé. Les rues étaient les même qu'à son époque. Et pourtant tout était différent. Les maisons n'étaient plus les même, elles étaient... différentes. Il n'aurait su le dire mais l'ambiance était étrange. Les gens n'étaient pas les même, leur comportement, leur allure, tout était différent. Et que dire des maisons, immeubles et autres... Il était perdu, effrayé par ce monde auquel il ne comprenait plus rien.

Il aurait mieux fait de rester à l'hôtel. Là bas, même s'il était enfermé, il était en terrain connu. Ici... tout était beaucoup trop étrange.

Il se gara finalement là où elle lui demanda. Il descendit, reprit sa main dans la sienne et la suivit dans les rues de ce petit quartier. Finalement il s'arrêta devant une jolie maison, d'allure victorienne.

« J'habitais ici auparavant. »

Il ne dit rien, se contentant de lui serrer davantage la main. Cela devait être difficile pour elle, il s'en rendait compte. Ce n'était pas comme lui qui était seul depuis tellement longtemps. Ses parents étaient morts depuis des années. Il n'y avait plus personne dans ce monde pour se souvenir de lui. Mais elle... ses parents étaient là juste derrière la porte, et pourtant hors d'atteinte pour elle à jamais.

Il la serra dans ses bras quand elle revint vers lui, essayant de lui faire sentir à travers son étreinte à quel point il l'aimait.

Ils partirent ensuite vers la voiture, marchant silencieusement main dans la main.

- Alors tu veux faire quoi? J'ai vu une espèce d'immense roue en venant ça te dit d'y aller?

Il ne savait pas vraiment ce que c'était que ce machin, mis à part une immense roue mais ça valait le coup d'aller jeter un coup d'oeil. Il était prêt à faire n'importe quoi pour lui faire plaisir et surtout pour lui changer les idées.

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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Jeu 24 Déc - 18:25

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C'était une réelle douleur de retourner, chaque année, devant cette porte et de ne pouvoir la pousser. De ne pouvoir retrouver mes parents et mon petit frère. De ne pouvoir les serrer dans mes bras et de leur dire que je regrette tout ce que je leur ai fais subir, que je regrette d'avoir quitté la maison de cette manière. Et surtout, leur dire que je les aime. Oui, quelque part, je regrettais toujours de m'être aventuré seule dans la nuit, d'avoir prit la voiture, d'avoir décidé de m'arrêter au Fitzgerald's Hotel pour une nuit qui s'est éternisé. Je baissais les yeux. Il y avait tant de chose que je ne pourrais jamais remettre en ordre, et pourtant, j'étais heureuse désormais. J'étais heureuse auprès de Christoph. Toute ma tristesse s'envola lorsque je retournais près de lui, lorsque nos doigts se croisèrent à nouveau. Il était mon bonheur. On regagna la voiture et il me propose d'aller voir le London eye. J'eus un sourire. Je l'avais déjà fait. Sobre, défoncée. Seule, avec ma famille, mes amis. Mais ça faisait longtemps. Je ne l'avais pas encore fait morte, et encore moin avec lui. Mes lèvres s'étirèrent pour laisser place à un immense sourire et je répondais : « Le London Eye? Allons-y! ». Je montais à nouveau dans ma petite voiture et laissais Christoph faire de même. Il démarra à nouveau la voiture. Je le regardais tandis qu'il conduisait et lui demandais : « Alors? Tout a changé? Tu es déjà venu à Londres? » Je serrais les lèvres. J'avais peur qu'il n'apprécie pas cette sortie, qu'il ne redécouvre pas le monde, et qu'au contraire, il se mette à le craindre encore plus. Il n'était plus personne désormais dans ce monde ci. Contrairement à moi. J'étais persuadée qu'un jour, je finirai par rencontrer une connaissance. Un ami. Un membre de ma famille.
Je frissonnais à cette idée et tournais la tête pour observer le soleil se lever. Les années précédentes, j'étais sortie de l'hôtel à minuit, et m'étais promenée dans toute la ville. J'avais redécouvert les rues, m'étais rappelé chaque souvenir à chaque endroit, j'étais allée voir Lloyd. Il m'avait fournit pour la journée, mais aussi pour les mois suivants. Ce temps là était révolu. Désormais, je n'étais plus seule. Christoph était là, avec moi, et je savais qu'à partir de maintenant, l'éternité n'allait pas paraître si longtemps. Je passais une main derrière mes cheveux et tournais alors brusquement la tête vers mon amoureux. « Je vais me couper les cheveux. Ca te dérange? » Je voulais une coupe garçonne. Des cheveux que je pourrai coiffer rapidement, de façon féminine, comme masculine. Je voulais une coupe qui me ressemblait. Mais je connaissais ses principes, ses réticences à ce que je m'habille comme je le faisais. Il se pouvait qu'il n'apprécie pas non plus que je me coupe les cheveux. Je voulais rester moi-même, mais je ne voulais pas qu'il cesse de me regarder comme il le faisait. Comme si j'étais la plus belle chose qu'il soit sur cette Terre. Je me mordais la lèvres et le fixais. En attendant une réponse. Puis, comme pour l'inciter à répondre, je levais ma main vers le haut de mon crâne pour lui indiquer jusqu'où je voulais les couper. Et puis, dans tous les cas, mes cheveux allaient repousser.
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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Lun 28 Déc - 19:30


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« Le London Eye? Allons-y! »

Le London Eye? C'était donc ainsi que s'appelait ce... cette roue? Après tout pourquoi pas. Cela lui allait plutôt bien. Il se mit à guetter sur la route les panneaux indiquant l'endroit. C'était plus simple que de se fier uniquement à sa vue pour se diriger vers cette fameuse roue.

« Alors? Tout a changé? Tu es déjà venu à Londres? »

Il réfléchit un peu à la question. Bien sur que la vie avait changé à ses yeux. Plus de soixante dix ans s'étaient écoulés depuis la dernière fois qu'il y avait mis les pieds. Le monde ne pouvait que avoir changé. Déjà pour elle, d'une année à l'autre, elle devait remarquer des changements, alors pour lui... c'était plus que flagrant. C'était déroutant. Il y avait des choses qu'il reconnaissait, des impression de déjà vu, puis il tourna dans une rue et il avait l'impression de tomber dans une ville qui lui était inconnue. Une sorte de ville futuriste qu'il ne lisait que dans les livres de science fiction, ceux que son père jugeait comme des livres hérétiques.

- Je l'ai connu oui un peu, avant d'arriver à l'hôtel. Le temps de me balader, de profiter avant de la ville avant de penser avoir trouver un refuge là bas...

Il avait cru trouver un refuge, un endroit où il pourrait être à l'abri, il n'avait trouvé que sa propre mort. Mais il ne regrettait pas. Il ne regrettait rien, ni sa mort, ni la souffrance car celui lui avait permis d'avoir Prism et elle en valait amplement la peine.

- Tout a changé oui mais en même temps... ça reste toujours Londres. Les monuments sont toujours les même, ils sont toujours à la même place. C'est... tout le reste. J'ai l'impression d'être dans une version futuriste du monde. La plupart des choses que je vois, je n'aurais jamais cru qu'elles puissent exister. A commencer par ce, c'est quoi déjà le nom... Le London Eye? Je n'aurais jamais cru monter dans une roue aussi gigantesque et pourtant... Alors oui, dans un sens tout a changé. Il n'y a que moi qui n'ait pas changé.

Il resta silencieux, méditant sur ses propres paroles. Le monde avait continué d'avancer, évoluant sans cesse alors que lui... lui il était resté le même, figé à l'instant de sa mort.

« Je vais me couper les cheveux. Ca te dérange? »

Il sourit, le regard fixé sur la route. Il ne voyait pas pourquoi elle lui demandait la permission. C'était ses cheveux, elle en faisait ce qu'elle voulait. Peut importe la longueur qu'ils pouvaient avoir, il l'aimerait quand même.

Il s'arrêta à un feu et se tourna vers elle. Il fronça les sourcils en voyant où elle avait arrêté sa main pour lui montrer la longueur.

- Je n'ai rien contre l'idée mais...

Il prit sa main et la descendit pour qu'elle arrive en dessous de la mâchoire de la jeune femme mais bien au dessus de son épaule.

- Pas plus que ça s'il te plait... j'aime trop tes cheveux pour les voir tous disparaitre.

Il lui sourit tendrement et redémarra. Quelques minutes plus tard il se gara devant la roue et descendit, attendant qu'elle le rejoigne. De près elle semblait beaucoup plus imposante que ce qu'il en avait vu. Et ce machin était sensé fonctionné? Ils n'allaient pas se retrouver bloqué en l'air ou il ne savait quoi?

Il prit sa main quand elle le rejoignit et la serra.

- Alors c'est ça le London Eye? Et... tu es sure qu'on ne risque rien à monter là dedans?
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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Sam 16 Jan - 23:41

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Christoph Hirsch ✧ Prism Z. Welinski
Quelle aurait été ma vie si je n'avais pas rencontré Gabrielle ? Quelle aurait été ma vie si elle ne m'avait pas parlé du Fitzgerald's Hotel, si elle ne m'avait pas invité à la rejoindre si les choses n'allaient pas, si j'avais besoin de parler, de m'évader ? Je me serai fâché avec mes parents, ils m'auraient renié, j'aurai très certainement galéré toute ma vie, serais restée dans la drogue, aurais fais une overdose, m'en serai sortie, puis j'aurai trouvé un boulot minable dans une station service ou dans une épicerie, je me serai marié avec un mec tout aussi sain que moi, on aurait galéré à payer les factures, on aurait eut des gosses, on aurait pas pu les nourrir. On aurait été malheureux. Et puis, il serait venu un âge où j'aurai abandonné, j'aurai laissé la poison envahir mes veines et me tuer comme il l'a fait il y a seize ans. Et je serai morte. J'aurai laissé vers moi ma vie morcelée, pitoyable, sans but. Mes parents auraient dit « on l'avait prévenu », mes gosses seraient devenu des cas sociaux incapables de se gérer eux-mêmes. On m'aurait détesté pour avoir été faible. Finalement, j'étais mieux ici, au Fitzgerald's, aux côtés de Christoph. Et même si aujourd'hui j'en voulais encore à Gabrielle pour avoir été si nocive, au fond, elle m'avait sauvé. Elle m'avait sauvé d'une vie faite de mauvais choix et d'échecs. Je reportais brusquement mon attention sur Christoph, il venait de me répondre. Tout était différemment, oui. Je voyais moi-même les changements années après années. Et j'aimais ce que Londres avait été auparavant, et ce qu'elle était devenue. Cette ville me manquait. Me balader dans ses rues, sentir la chaleur des pubs fumants et de l'odeur de la bière, les supporters de rugby, les concerts de rock, mater ces couillons de Ravens tant chéris par la Reine. Tant de fois j'avais jeté du pain à ces imbéciles de corbeaux... La vie à Londres me manquait, et j'aurai aimé pouvoir vivre mon éternité dans cette ville. Ca m'aurait suffit. Je soupirais et tournais la tête vers l'extérieur. « Tu as raison... Mais cette ville reste magnifique. Je suis heureuse d'être née et d'avoir grandit ici. Ailleurs, les choses auraient été différentes. » La culture, l'architecture, la société. Londres, c'était chez moi, la ville qui me correspondait le mieux. Ailleurs, je n'aurai pas pu m'épanouir comme j'ai pu le faire les premières années de mon adolescence. Peut-être aurais-je réussi ma vie socialement. Peut-être... Mais j'étais bien ainsi, et si j'avais la possibilité de revenir en arrière pour changer quelque chose, je ne le ferai pas. Sauf mourir. J'aurai voulu rester vivante pour avoir une chance de mettre un enfant au monde. Pour donner un enfant à Christoph. Je relevais les yeux. Je ne devais pas penser à cela.
Ma main était restée en suspend au dessus de mon oreille. Je voulais du changement. Radicalement. En faisant le choix d'accepter mon amour pour Christoph, j'avais, sans le vouloir, changé de vie. J'avais prit la décision de survivre et non plus d'exister. Dans ce monde où je n'avais ma place qu'au sein des murs de l'hôtel Fitzgerald. Alors je voulais changer, physiquement. Me couper les cheveux était, en soit, une décision futile, mais pour moi, cela représentait bien plus. Toute ma vie, j'avais eut les cheveux longs, j'avais voulu garder cette part de féminité. Mais aussi cette part de mon humanité, de mon identité. Peut-être stupide dans mes principes, j'avais vécu ma vie en fonction du passé de mes ancêtres. J'avais cru que ne jamais couper mes cheveux les honoreraient, eux, à qui on avait rasé le crâne pour leur ôter toute humanité. A vrai dire, ma façon de pensée s'était montrée superficielle, mal venue. Et j'avais mis du temps à comprendre quelles devaient être mes priorités. Je regardais dehors et levais discrètement les yeux au ciel lorsque j'entendis la réponse de l'homme de ma vie. C'était mignon, mais irritant d'un certain côté. « Je ne vais pas devenir skinhead tu sais ? Ils repousseront. Ca te va si je commence comme tu me l'as indiqué et si je les coupe petit à petit comme le désire ? Tu pourras me dire lorsque ça devient trop court pour toi. » Je tournais la tête et lui souriais. Je faisais des efforts, je faisais des compromis pour qu'aucun de nous ne finisse frustré. Pour que notre couple fonctionne. Je tournais alors la tête vers l'extérieur et Chris gara la voiture. Je sortais, attrapais la main de mon amoureux et le tirais vers la grande roue. Je levais les yeux et laissais échapper un petit rire malicieux. Le grand muet chevelu et musicien du premier étage et la lectrice sidecuté se trouvaient dans une des nacelles. Chris, inquiet, me demanda alors si on ne risquait rien. Je gloussais à nouveau et déposais un baiser sur ses lèvres. « Mais non, c'est pris tous les jours ce truc là. Regarde, il y a Lazar et Athénaïs là-haut ! J'espère qu'il va enfin réussir à lui dire ce qu'il ressent... Et puis Chris, on est déjà morts, tu te rappelles ? On ne risque rien ! » Je l'entraînais jusqu'au guichet en riant. On prit deux billets et du coin de l'oeil, j'observais mon ami chevelu. Je fronçais alors les sourcils. Chris devait très certainement le connaître. Tous les musiciens finissaient par se connaître. Je soupirais. J'espérai que cette année allait apporter de bonnes choses pour tous. Dans mon cas, il ne me manquait plus grand chose. J'avais Chris, mais il me manquait mon frère Emil et... Et Primrose.
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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Jeu 4 Fév - 12:20


'Cause I, I just wanna feel something real
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« Tu as raison... Mais cette ville reste magnifique. Je suis heureuse d'être née et d'avoir grandit ici. Ailleurs, les choses auraient été différentes. »

Il était d'accord avec elle. Londres était magnifique. Il regrettait de n'avoir pu y passer plus de temps avant de se retrouver à l'hôtel. Elle était différente à l'époque où il l'avait connu mais elle avait tout autant de charme, si ce n'était plus, qu'aujourd'hui. Londres... c'était la première ville où il s'était senti vraiment libre. Il ne savait pas si ça avait à voir avec la fin de la guerre ou non. Est ce que Berlin avait commencé à ressembler à Londres après la guerre, une fois libérée de la dictature du Führer? Ou au contraire sa ville avait-elle été ravagée par la guerre, anéanti par celle ci comme le reste du pays? Il n'avait que peu suivi l'histoire après son entrée à l'hôtel, il n'en avait entendu que des bribes par les nouveaux arrivants. Son pays avait souffert, il le savait. Ce n'était peut être plus le cas aujourd'hui mais il savait que l'Allemagne avait eu du mal à se relever de la guerre et cela l'attristait. Quoi qu'il se soit passé là bas, il aimait son pays.

« Je ne vais pas devenir skinhead tu sais ? Ils repousseront. Ca te va si je commence comme tu me l'as indiqué et si je les coupe petit à petit comme le désire ? Tu pourras me dire lorsque ça devient trop court pour toi. »

Peut être pas skinhead mais c'était déjà beaucoup trop court à son goût. Quand ça deviendrait trop court à son goût...? C'était simple, c'était à partir du moment où elle dépassait la limite qu'il lui avait montré. Mais il ne lui dirait rien, il la laisserait faire. Parce qu'il l'aimait, et si de se couper les cheveux pouvait lui faire plaisir alors il la laisserait faire.

« Mais non, c'est pris tous les jours ce truc là. Regarde, il y a Lazar et Athénaïs là-haut ! J'espère qu'il va enfin réussir à lui dire ce qu'il ressent... Et puis Chris, on est déjà morts, tu te rappelles ? On ne risque rien ! »

Ce n'était pas plus rassurant pour autant. Comment les gens réagiraient-ils si la roue venait à se décrocher, qu'ils tombaient dans la tamise, que tout le monde dans leur capsule mourrait mais qu'eux en sortaient indemnes? Ils étaient peut être morts mais les autres ne l'étaient pas.

Il se força à se détendre, essayant d'ignorer la peur qui lui nouait les entrailles. Il était avec Prism, c'était tout ce qu'il comptait.

Il fit la queue avec elle puis paya les deux billets que la vendeuse leur tendit. Il patienta, gardant la jeune femme serrée contre lui. Bien trop vite à son goût arriva le moment où ils durent grimper dans l'engin de malheur. Il trébucha légèrement en montant dans celui ci.

- Scheiße !

Ils ne pouvaient pas arrêter un instant cet engin du diable pour permettre aux gens de monter dedans. Il se raidit légèrement, se rendant compte du juron qu'il avait laissé échapper. Il se retenait toujours devant Prism et à l'hôtel. Il n'avait pas besoin de lui rappeler davantage qui il était et d'où il venait. Son accent était déjà beaucoup trop prononcé à son goût même si des années à l'hôtel avait commencé à l'effacer doucement mais pas assez.

Il reprit la main de Prism dans la sienne et l'entraina vers la vitre. Il l'enlaça par derrière, passant ses bras autour de sa taille pour se blottir dans son dos. Il déposa un baiser dans ses cheveux et resta un instant à respirer son odeur. C'était si bon être avec elle. Il pourrait passer l'éternité à simplement profiter de sa présence, la garder contre lui. Et c'était bien ce qu'il comptait faire. Il sourit en pensant au petit écrin qui se trouvait dans la poche de sa veste. Bientôt... très bientôt...

Il descendit ses lèvres contre son oreille pour venir y murmurer :

- La vue est magnifique...

Il sourit et déposa un baiser dans son cou, juste en dessous de son oreille.

- Mais pas autant que toi...

C'était si bon... il n'avait pas le souvenir de s'être senti un jour aussi jeune et insouciant. Plus rien ne comptait, rien d'autre que cette femme contre lui. Il n'avait jamais ressenti ça. Il avait l'impression que la guerre, les morts, la souffrance... tout ça appartenait à un autre que lui ou que tout ça n'était qu'un mauvais rêve dont il venait de s'éveiller.
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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Sam 20 Fév - 0:25

'Cause I, I just wanna feel something real
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Je restais quelque peu mal à l'aise. La situation avait changé si rapidement. D'ennemis, nous étions devenus amants. En un rien de temps. Je faisais des efforts. J'essayais d'oublier l'homme qu'il avait été autrefois, et je n'avais pas de difficulté à cela. Mais il restait l'homme qui m'avait détruit. Et je ne savais pas si un jour je parviendrais à m'ôter ces souvenirs de ma mémoire. Le désespoir, la tristesse, la colère que j'avais ressentis lorsque j'avais appris. Ce qu'il avait fait, à ces gens, à mon peuple. Je chassais rapidement ces pensées de ma mémoire. Je ne devais pas y penser. C'était le passé. Des décennies s'étaient écoulé depuis la seconde guerre mondiale, et Christoph avait changé. Son amour pour moi le prouvait. Il ne fit aucune remarque par rapport à mes cheveux et je laissais échapper un sourire. Il me connaissait assez pour savoir que de toute manière, je n'en ferai qu'à ma tête. Il se gara et on s'approcha du London Eye. Il était sceptique, inquiet à l'idée de monter dans la grande roue. Un sourire était apparut sur mes lèvres. Il avait toujours ses habitudes de vieux, d'homme d'une autre époque. Je ne voulais pas que cela change. Certes, je souhaitais qu'il se fonde dans notre époque, mais je ne voulais pas qu'il change. J'étais tombée amoureuse de lui pour ce qu'il était. En montant dans la roue, il jura en allemand et je restais quelques instants immobiles. Il n'avait jamais parlé allemand devant moi. Mais je me rendis alors compte que cela me plaisait, de l'entendre parler sa langue maternelle. Je laissais échapper un nouveau sourire et le suivis.
Il m'entraîna vers la vitre et se positionna derrière moi. Il passa ses bras autour de ma taille et je souriais. Je fermais les yeux quelques instants tandis qu'il embrassait mes cheveux avec douceur. J'étais bien. J'étais heureuse, dans ses bras. Si fragile, blottie dans son corps musclé. J'ouvrais à nouveau les yeux et frissonnais lorsque je l'entendis murmurer à mon oreille. Je me sentis rougir et je me tournais alors vers lui. Je levais ma main et caressais son visage avec douceur. Comme s'il était la plus belle chose sur cette terre. Et c'était ce qu'il était. La plus belle chose sur cette terre. Je me hissais sur la pointe des pieds, passais mes bras autour de son cou et déposais un baiser plein de tendresse sur ses lèvres. Je fermais les yeux, et profitais de cette union. Puis, après quelques secondes, je me détachais de lui et soufflais : « Je t'aime, Christoph. » Je n'avais rien d'autre à dire. C'était tout ce que je pensais, tout ce que je repensais à cet instant. Je lui souriais, passais mes doigts dans ses cheveux avec douceur puis lui tournais à nouveau le dos pour retrouver le creux de ses bras. J'observais Londres. Nous avions prit de l'altitude. Emerveillée, j'observais ma ville natale. Elle me manquait tellement. Et c'est à ses côtés que je la redécouvrais.
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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Sam 27 Fév - 11:09


'Cause I, I just wanna feel something real
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Il se sentait si bien à cet instant. Loin de l'hôtel, loin de Mary, loin de tout ce qui pourrait se mettre entre eux. Ils étaient simplement deux personnes qui s'aimaient et rien d'autre ne comptait. Elle se blottissait contre lui, l'embrassait puis lui murmurait les mots qu'il avait désespéré entendre un jour.

«« Je t'aime, Christoph. »»

Elle l'aimait. Malgré ce qu'il était, ce qu'il avait pu faire, elle l'aimait. Tant d'années étaient passées et il avait fini par ne plus y croire. Son passé était trop horrible pour qu'elle accepte de l'oublier. Et pourtant elle l'avait fait. Elle avait réussi à lui pardonner et il l'avait maintenant, à lui pour toujours.

Il la serra à nouveau dans ses bras, passant son visage dans ses cheveux pour s'imprégner de leur odeur. Un léger sourire étira ses lèvres. Il ne faisait pratiquement plus attention au décor qui s'étendait sous leurs yeux, au vertige qui aurait pu le prendre à s'imaginer ainsi en l'air, à la merci de cette boite en plastique.

Il resta simplement derrière elle, plaçant ses lèvres contre son oreille pour qu'elle seule puisse l'entendre parler.

- Tout a tellement changé... c'est étourdissant...

Il ne reconnaissait plus ce monde. Les gens avaient tellement changés. Il s'en rendait un peu compte en les voyant arriver à l'hôtel, chaque nouvelle génération emportant avec elle ses nouveautés, sa façon de voir la vie. Mais c'était une chose que de voir des individus isolés et une autre de découvrir le nouveau fonctionnement d'une société.

- Quand je suis arrivé ici la première fois... on me regardait de travers à cause de mon accent. Pour certains c'était simplement des regards noirs, pour d'autres cela allait aux insultes et dans certains cas encore ça pouvait aller plus loin...

Il se tut un instant, repensant à ces fois où il avait craint pour sa vie dans les rues de cette ville à cause de ce qu'il était. C'était ce qui l'avait poussé à venir se cacher dans cet hôtel maudit. La peur que l'on ne finisse par découvrir qu'il était davantage qu'un simple allemand, qu'il était du camp ennemi, du camp des vaincus.

- Mais aujourd'hui, tout le monde s'en moque. Je ne suis qu'un touriste parmi les autres.

Un simple allemand en visite comme il devait y en avoir beaucoup d'autres. La guerre était oubliée. Les allemands n'étaient plus tous des nazis aux yeux du reste du monde. Ils étaient simplement, des hommes comme les autres, de citoyens ordinaires et non plus les traitres et monstres qu'ils étaient à son époque. C'était effrayant. Il avait l'impression qu'un instant seulement était passé depuis la dernière fois qu'il était venu et pourtant le monde avait radicalement changé pendant cette seconde.

Il sourit en la serrant davantage contre lui.

- Et que dire de nous... A mon époque on aurait crié au scandale de nous voir ainsi si proches alors que maintenant...

Il se pencha davantage et déposa un léger baiser au coin de ses lèvres. Il lui sourit et reprit sa position, ses lèvres tout contre son oreille.

- Maintenant je peux faire ça sans que ça ne choque personne.

Les gens les remarquaient à peine, ou alors s'ils l'avaient fait ils ne leur prêtaient aucune attention. Ce spectacle était certainement trop banal à leurs yeux pour qu'ils s'y attachent.

Il poussa un léger soupir tandis que la roue commençait à entamer sa lente descente.

- Quelle époque étrange...


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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Lun 29 Fév - 23:06

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Christoph semblait éprouver le besoin de parler, de dire tout haut ce qu'il pensait tout bas. Et je l'écoutais, la tête légèrement penchée sur le côté. Je sentais son souffle dans mon oreille. J'aimais être dans ses bras, ainsi. C'était agréable. Et je souris. Parce que je sentais, à cet instant, que Christoph s'émerveillait devant ce qu'il découvrait. Ou plutôt redécouvrait. J'étais fière de moi. J'étais fière de lui faire redécouvrir. Il réalisait que le monde avait changé. Que la guerre était terminée. Depuis longtemps maintenant. Il découvrait aujourd'hui que pour nous, cette histoire était derrière nous. Elle était, certes, gravée dans nos coeur pour l'éternité, mais elle était derrière nous. C'était le passé, c'était trop tard. Ce qu'il fallait, c'est ne pas oublier, et ne pas reproduire les mêmes erreurs. Et j'étais heureuse qu'il réalise cela. Qu'il n'était plus qu'un homme parmi tant d'autres. Et que les erreurs du passé, restaient dans le passé. Dans cet ancien monde qu'il avait autrefois foulé, et qui était aujourd'hui révolu. Je soupirais, satisfaite et regardais autour de nous silencieuse. Je ne voulais pas interrompre sa réfléxion. Il était si bien parti. Et puis il parla de nous. Un scandale, oui. Je pensais à mes parents. Encore aujourd'hui, certains n'auraient pas accepté. Il y avait des choses qui ne changeaient pas. Mais aujourd'hui, nous n'étions que Prism et Christoph. Et notre passé, était derrière nous. Ce qui comptait, c'était d'avancer.
Il me serra contre lui et je me blottis dans ses bras. C'était si bon d'être contre lui. Il déposa alors un baiser sur mon oreille et je frissonnais. PUis la roue entama sa descente et je soupirais, déçue. C'était trop court, trop court de se trouver là et de savoir que ce soir, on devrait rentrer. On devrait rentrer chez nous, à l'hôtel. Je me tournais vers lui et passais mes bras autour de son cou. Je caressais sa joue et le regardais, un grand sourire aux lèvres. « Alors, tu ne regrettes pas de découvrir mon monde? Et... D'en faire parti? » Je me mordillais la lèvre et me hissais sur la pointe des pieds pour l'embrasser doucement. Puis je rougis et riais doucement. Comme une enfant. J'étais gênée, de me montrer si douce avec lui. Je n'étais pas habituée à être aimée par un homme, encore moins un homme comme lui.
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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   Sam 2 Juil - 17:54


'Cause I, I just wanna feel something real
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La roue était pratiquement arrivée. Il en était en partie soulagé. Il avait détesté se trouver là dedans. Il n'était rassuré par ce monstre de métal qui semblait tenir et tourner par il ne savait trop quelle prouesse technologique. Mais en même temps, il était bizarrement déçu. Ce petit moment avec elle avait été merveilleux. Il y avait beau avoir eu du monde autour d'eux, il avait eu l'impression d'être seul au monde, rien qu'elle et lui. Un bref instant de bonheur qu'ils avaient pu partager ensemble sans que personne ne vienne se mettre entre eux pour les juger ou leur faire du mal.

« « Alors, tu ne regrettes pas de découvrir mon monde? Et... D'en faire parti? »»

Il secoua la tête et lui sourit, ses deux bras passés autour d'elle il la serra davantage contre lui, penchant sa tête sur son épaule. Il inspira un moment son parfum, s'enivrant autant qu'il le pouvait de cet instant, puis il déposa un baiser sur sa joue et murmura contre son oreille.

- Je ne pourrais jamais regretter un moment passé avec toi...

Leur capsule arriva enfin et il se détacha à regret, la prenant par la main pour l'entrainer au dehors. La matinée était bien entamée. Il avait des projets pour l'après midi mais d'abord il avait besoin d'aller manger. Pour une fois qu'ils allaient pouvoir manger autre chose que la nourriture de l'hôtel. Elle n'était pas mauvaise, loin de là, mais un peu de changement leur ferait du bien. Techniquement, ils n'avaient pas besoin d'aller manger mais il avait envie de partager ce moment avec elle et de découvrir par la même occasion un peu plus de son monde.

Il serra sa main dans la sienne et l'attira davantage vers lui.

- J'irais bien manger quelque part, il est midi passé.

Il se retourna vers elle et lui sourit tendrement.

- Alors dis moi... que mange en général les gens de ton époque? Pas du homard ou du ragoût je suppose.

Il sentait déjà la différence à l'hôtel. Les plats raffinés avaient un peu évolué mais ils étaient beaucoup plus élaborés et utilisaient des ingrédients bien différents de ce qu'il avait pu manger. Le changement avait été léger, il l'avait à peine senti, vivant depuis tellement d'années là bas.

Mais il se doutait qu'ici, les choses n'étaient certainement pas pareil. Il avait été plus qu'intrigué par un bâtiment avec un grand M jaune duquel sortaient des odeurs de nourriture, ou plutôt de friture. Il ne savait pas ce que c'était mais il était curieux. Et avec Prism à ses côtés, il avait envie de tenter toutes les folies.

- Et si on essayait ce restaurant, le M?

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MessageSujet: Re: 'Cause I, I just wanna feel something real + Christoph   

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