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 Lux aeterna luceat eis.

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Stacy Martin

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MessageSujet: Lux aeterna luceat eis.   Jeu 25 Fév - 23:18


« moonage daydrem »
20 ans † luxuria † vivante † ft. stacy martin

   
Nom:
Von Sant.
Prénom(s):
Mari-Lou Lux.
Date et lieu de naissance:
7 Novembre 1995, à Londres.
Situation familiale:
Fille unique.
Statut civil:
Célibataire.
Orientation sexuelle :
Hétérosexuelle.
Classe sociale :
Riche.
Date d'arrivée à l'hôtel et raisons :
Novembre 2015. Honteusement attirée par son ancienne meilleure amie, Ombre.
Santé:
Vivante.
Particularité :
Agoraphobe et souffre de crises d'angoisses.
M.-L. Lux Von Sant


   
Caractère

Lux est un petit bout de jeune femme, qu'un rien détruit. Qu'un rien blesse. Elle n'exprime jamais rien, laisse entendre que tout va bien. Laisse entendre que ça ira toujours. Mais ce n'est pas le cas. Elle a peur de son propre reflet, de l'image qu'elle renvoit aux gens. Souvent solitaire, mais pas forcément mise à l'écart, les gens ont toujours ressenti le besoin de la percer à jour, d'en savoir plus sur elle. On la pensait cachotière, mais elle était juste renfermée. Extrêmement sensible, elle s'attache et ne compte pas. Elle aime, de tout son coeur. Elle ne le montre pas forcément, pourtant on le ressent. Elle a toujours peur de déranger, elle a toujours peur de ne pas être à sa place. Car au fond, elle ne l'a jamais trouvé, sa place. Elle est influençable et naïve. Il est facile de se jouer d'elle, de se jouer de sa douceur et de son innocence. Elle voit le monde avec un regard extrêmement ouvert, elle ne fait pas de différence entre les bons et les mauvais. Pour elle, on cache tous une part de lumière. Une part de bonté. Lux, est douce, mystérieuse. Elle apporte une certaine sérénitude aux gens qui l'entourent, et elle, elle aspire la douleur des autres. Elle la fait sienne. Elle est courageuse, elle encaisse, sans jamais se plaindre. Elle sait que la vie est comme ça, elle essaye de se montrer juste, de se montrer honnête dans ses choix, dans sa vie. Mais c'est une femme profondément brisée, détruite par son lourd passé. Elle continue de faire confiance, aveuglée par sa propre bontée, et altruiste, le bonheur des autres passe avant le sien. Néanmoins, lorsqu'elle explose, la chute s'avère fatale. Elle laisse alors sortir ses plus noirs démons. Ils prennent possession de son âme, de sa force. Maligne et très intelligente, elle a toujours été mature et a sû comprendre certaines choses avant d'autres, d'autres comme sa mère. Mais elle a gardé une très basse estime d'elle-même et se console dans les bras d'inconnus, en espérant que la douleur passe. Qu'elle disparaisse.
Questionnaire

Quelle est votre relation avec la mort?
Je l'ai provoqué. Une fois. J'ai tué.
De quoi avez vous le plus peur?
D'Ombre. Pas des ombres, de son ombre. D'elle.
Où aimeriez-vous être à cet instant précis?
Avec ma mère.
Préférez-vous errer pour l'éternité ou mourir?
Mourir. Je ne veux pas passer l'éternité avec elle.
Mary, génie ou tyran?
Tyran. Une horrible femme.
Votre personnage d'horreur préféré?
Dorian Gray.
L'histoire qui vous donne la chair de poule?
Freddy.
Seriez-vous capable de tuer pour sauver votre peau?
J'ai été capable de tuer, tout court.[/i]

   
Derrière l'écran
Pseudo sur le web : .KENZO Prénom : Louise. Âge irl : 19 ans. Personnage : Inventé. Crédits : tearsflight + tumblr. Comment es-tu tombé sur TMH? Disons que je l'ai créé face Ce compte est-il un double-compte? Je suis Janus, en effet Un dernier mot : We will survive!



   

_________________

Lux aeterna luceat eis
S'teuplait t'en vas pas. S'teuplait, fais pas fais ça. T'as pas le droit. T'as pas le droit de m'abandonner. Toi et moi, c'était pour la vie. Pour la vie. Alors ce sera la mort.©️ by anaëlle.


Dernière édition par M.-L. Lux Von Sant le Jeu 10 Mar - 0:13, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Lux aeterna luceat eis.   Jeu 25 Fév - 23:20


« Dum vivis sperare decet. »
†††

   
T'as déjà essayé de respirer? Pas cet automatisme qui empli tes poumons d'air. Le geste si difficile, qui paraît presque impossible lorsque tu sens que tu vas lâcher. La seule chose qui peut te sauver de la mort, ou de peut-être pire. Je n'ai pas respiré, pas assez longtemps, pas assez vite, pas assez. J'ai suffoqué, je me suis laissée étoufée dans les bras de la démence. Elle s'est emparée de moi, m'a consumé pour ne laisser qu'une ombre. L'ombre de ce que j'étais autrefois. Avant que ma vie change. Avant que mon coeur explose, s'émiette, puis cesse de battre. J'ai cessé de respirer. Essayes. Ouvre la bouche, ferme les yeux, serres les poings. Tu vas y arriver. Tu vas y parvenir. Essaye. Ou l'on se reverra.


Chapitre 1 :



Je ne sais pas pourquoi elle a fait ça. Elle s'est aventurée seule dans la cruauté de la vie, dans les nuits sombres de Londres. Pauvre artiste de Soho, elle s'était réduite à peindre les passants dans la rue. Destin funèbre pour une jeune fille à qui tout souriait. Elle avait du talent. Un avenir. Puis elle a rencontré la drogue. Cette poudre blanche sur ses palettes l'attiraient, lui soufflaient leurs chants enivrants, charmants, aguicheurs. Elle s'abandonnait, se laissait attirer par l'obscurité noyée dans la blancheur de cette douceur destructrice. Elle s'est laissée aller, titubante sur les trottoirs de Picadilly Circus. Un homme l'a rattrapé. Viktor Von Sant. Riche avocat de dix ans son aîné d'origine Autrichienne, il parcourait depuis quelques jours la capitale Anglaise dans le but de découvrir le monde. Il y a rencontré cette femme, et après l'avoir sauvagement baisé dans une ruelle sombre, l'a épousé. Il l'a épousé parce que dans son corps pourri par la drogue grandissait un être. Inattendu, inespéré, non désiré. Je suis arrivée. Je n'avais rien demandé, rien réclamé. Toute ma vie, j'ai du supporter le regard incestueux de mon père sur mes formes longilines et son haleine vomissante des effluves de l'alcool. De temps à autre, il venait s'asseoir près de moi, déposait une main sur ma cuisse et me disait, en souriant : « Tu ressembles de plus en plus à ta mère... » Ma mère. Cette femme qu'il baisait sans même la regarder dans les yeux, sans même caresser son corps avec douceur. Elle n'était qu'un objet. Ils s'entretenaient. Lui par l'argent, elle par le sexe. Elle le regardait parfois, ouvrait la bouche, et je savais au fond de moi qu'elle avait des choses à lui dire, qu'elle souhaitait lui jeter à la figure toutes ses erreurs. Qu'elle souhaitait passer le pas de la porte et ne plus jamais se retourner. Elle ne l'a jamais fait. S'est contenté de planter dans ses veines l'antidote à tous ses problèmes. La seule chose qui avait le pouvoir de chasser ses pensées. J'étais là, j'observais, je regardais, je subissais. Bonne élève, j'étais toujours avec ce sourire sur mes lèvres, assise ni trop à l'avant, ni trop derrière. J'étais là, et j'observais, sans mot dire. J'étais là sans être là. Présente et pourtant presque invisible. On me voyait, mais je me cachais au monde. J'avais ce masque constamment sur le visage, et personne ne se préocuppait de moi. C'était ce que je voulais. Je n'attirais personne, et le monde entier m'oubliait. C'était ça mon bonheur. Et puis il y avait ces soirs. Ces soirs comme celui-ci. «...inte??! Mais t'es trop conne pour prendre ce qu'il faut? Un autre marmot sur les bras! » Quelques murmures perçaient ça et là. Plus des gémissements. Des supplications. « Ta gueule Salope! » Un bruit sourd. Puis le silence... Je me lève de mon lit et m'approche de la porte, je l'entrebaille et passe ma tête à l'extérieur. Je ne vois rien. Je ne t'entends rien. Mon coeur bat à tout rompre, et je n'aime pas. Je n'aime pas ce silence. Alors je tire la porte vers moi et m'aventure dans le couloir. Pieds nus sur le sol, j'avance doucement. La peau de mes pieds colle quelque peu sur le carrelage et s'élève un léger claquement qui me suit, qui me poursuit alors que je me rapproche des ténèbres. Je me rapproche de la lumière. La lumière rejoint la lumière dans un mouvement léger, tremblant, peu assuré. Mon père m'apparaît, debout, le dos courbé, le souffle coupé. Au sol, ma mère, une marre de sang. Je ne cris pas et j'éxécute le même chemin, mais à l'envers. J'attrape, avant de rentrer dans ma chambre le téléphone et compose le numéro des urgences. Je l'avais écrit, il y avait quelques temps, au cas où. Au cas où ce moment arriverait. La sonnerie retentit. Ma petite voix d'enfant de sept ans retentit dans le combinée. « Bonjour Monsieur, mon père a frappé ma mère. Il faut venir la sauver... » Mon père frappait déjà violemement à la porte que j'avais fermé à double tour derrière moi. Je pousse un petit cri et lâche le téléphone brusquement. J'ouvre la fenêtre, et descends par l'escalier de service. Et je cours. Je cours et je m'arrête devant un homme, il est grand, beau, il a l'air gentil, et il tient la main d'un enfant. Il m'écoute. Je lui raconte tout. Bientôt les urgences et la police sont postrées devant notre immeuble. Et mon père disparaît dans une voiture. Plus jamais, je ne te reverrais.



Chapitre 2 :


Je levais les yeux vers ma mère, avec lassitude. James, son nouveau petit-ami embrassait son cou sans retenue en la tenant par la taille. J'avais envie de vomir. Je lâchais ma cuillère et la laissais retomber bruyamment sur le rebord de mon bol. Ma mère sursauta et posa les yeux sur moi. « Mari-Lou, tu n'as pas fini tes céréales ». Je me lève de ma chaise et la replace correctement. J'attrape mon bol et vide le lait dans l'évier tout en faisant attention à ne pas faire tomber les céréales molles. « On m'a coupé l'appétit, Maman. » Je jette alors maladroitement ce qui reste dans la poubelle puis range mon bol dans le lave-vaisselle. J'entends James pousser un soupir exagéré et je me tourne brusquement vers lui. Qu'as-tu à dire, minable ? Je le vois jeter un regard agacé à ma mère et quitter la pièce avec colère. Je passe ma main derrière mon oreille et m'apprête à retourner dans ma chambre. Mais ma mère m'attrape le bras, et un peu trop brusquement, me force à me rasseoir sur la chaise. « Tu veux que je sois malheureuse c'est ça ? Tu me fais payer l'emprisonnement de ton père ? » Je fronce les sourcils et secoue la tête. J'ai toujours détesté mon père. J'ai souffert de sa méchanceté, de sa violence, de son penchant incestueux. J'attrape un stylo et me mets à jouer avec. Elle me le retire des mains et j'affiche une mine offensée. « Réponds moi quand je te parle ! » Hurle-t-elle presque, tremblante. Je lève les yeux vers elle et secoue la tête, une nouvelle fois. Elle ne comprend rien, elle ne comprend jamais rien. Je regarde autour de moi et secoue mes jambes sous la table, impatiente. Je veux mon ours en peluche. Où est-il. Mais elle attrape mon visage et le tourne brusquement vers moi. Je recule, elle m'a fait mal. Je baisse le regard et répond : « James est méchant. Comme Rick. Comme Papa. Comme tous tes amoureux. » Elle lève les yeux au ciel et pose bruyamment ses mains sur la table. Je la regard, apeurée. Je ne veux pas qu'elle me dispute. Mais je le sens, je sens que ces hommes vont la briser. Qu'ils profitent de son argent, de sa richesse, de sa naïveté. Ma maman est trop gentille, et le monde est trop méchant. Je soupire. Et puis mes yeux se posent sur sa main. Sur son doigt. Un diamant l'orne. Je me penche en avant, manque de faire basculer la table et attrape son doigt. Je lui arrache sa bague et je l'entends pousser un cri de douleur. « Non ! Non ! Je ne veux pas ! » Je saute de la chaise et laissent mes petites jambes me guider jusqu'à ma chambre. Ma mère me court après, telle une furie. James l'a rejoint et j'entends sa grosse voix retentir derrière moi. « Mari-Lou, rends moi cette bague ! » Je secoue la tête et claque la porte derrière moi. Je m'enferme à double tour et attrape mon doudou avant de me recroqueviller dans un coin sombre de mon placard. Je sors alors, et j'ouvre la fenêtre. Puis je retourne dans le placard et le ferme. J'essaye de contrôler ma respiration et je sers mon ours contre moi. La bague est toujours dans ma main. Je ne veux pas que ma maman épouse ce méchant. Il va ruiner nos vies. Il va achever ce que papa a commencé. Je ferme les yeux, et sursaute à chacun des coups de James contre ma porte. Je retiens ma respiration, cachée par l'obscurité. Il finit par ouvrir la porte et entre. Je garde les yeux fermés. Mon cœur bat à tout rompre. Chut, tais-toi petit cœur. Tais-toi. Le vilain va t'entendre. Je ramène un peu plus mes jambes sur moi. Je sens que des larmes roulent sur mes joues, en silence. Mais je n'ouvre pas les yeux pour les aider à s'échapper. Je prends doucement ma respiration et j'attends. James s'énerve et regarde par la fenêtre. « Elle a prit l'escalier. Elle s'est barré. Ta gosse de huit ans s'est barré ! J'en peux plus. Vous êtes folles. T'es friqué, mais débile. C'est mort. J'me casse. » Et il quitte la pièce. Je sens ma mère éclater en sanglots. Je ne la sens pas bouger. Je la sens s'effondrer. La porte de l'appartement claque dans un bruit terrifiant. J'ouvre les yeux et sors du placard en silence. Je m'approche de ma mère, effondrée sur le sol et je l'entoure de mes bras. Je lui donne mon doudou, et lui tends sa bague. Puis je pose ma tête sur la sienne et lui fais un bisou sur la joue. « Je suis désolée maman de t'avoir fait mal. Tu dois te trouver un gentil monsieur. Pas quelqu'un comme Papa. Quelqu'un qui t'aime comme moi. » Elle renifle et elle relève la tête. Elle pose la bague au sol et m'attire dans ses bras. Elle me sert contre elle et murmure en pleurant : « C'est pas grave mon ange. C'est pas grave... ». Je ferme les yeux. Respires Lux. Respires. C'est terminé. Pour cette fois, c'est terminé. Mais ne baisses pas les bras, prépares-toi pour le prochain combat.

Chapitre 3 :


Je gardais la tête basse. Je ne savais faire que ça, faire l'autruche. Ne plus exister. Disparaître. Je gardais la tête basse, concentrée sur ma feuille blanche, sur le stylo que je tenais entre mes longs doigts fins. C'était un jour comme un autre. Triste. Morne. Sans grand intérêt. Je regardais par la fenêtre. Le vent soufflait fort. Arrachait aux arbres leurs feuilles, les soufflaient loin, loin de leurs sources, de leurs racines. Je soupirais et regardais autour de moi. J'étais solitaire, mais jamais seule. Il y avait toujours quelqu'un pour m'inviter à manger avec lui. Je ne parlais pas beaucoup, mais on me faisait de la place. J'eus un léger sourire et me reconcentrais sur ma feuille. D'un air détaché, j'écrivais le titre du chapitre que nous allions étudier. Puis la porte s'ouvrit. Le proviseur entra, accompagné d'une jeune fille. Elle avait notre âge, grande, élancée, cheveux châtains et grands yeux bleus-verts. Je me redressais soudainement. « Bonjour à tous. Je vous présente Ombre De Beaulieu, votre nouvelle camarade. Je vous prie de bien l'accueillir et de lui faire une place parmi vous. Mademoiselle De Beaulieu, veuillez vous asseoir à côté de Mari-Lou. » Il me désigna. Je regardais autour de moi, surprise, et enlevais mon sac pour qu'elle prenne place. Elle posa ses yeux sur moi, et je me sentis fléchir. Elle m'adressa un sourire en coin puis prit place à mes côtés. Je me tenais droite, quelque peu pétrifiée par cette nouvelle élève. Elle déposa un cahier et une trousse sur la table puis posa ses avant-bras sur la table. Elle tourna alors la tête vers moi. « Mari-Lou donc? » Demanda-t-elle avec un léger sourire. Je secouais la tête et me grattais la gorge. « Non, Lux. C'est mon second prénom. » Elle resta surprise quelques instants puis hocha la tête. On devint inséparables. Chaque jour, on se voyait après les cours. Maman acceptait qu'elle vienne, qu'elle passe du temps à la maison. Elle est devenue ma meilleure amie. Ma première meilleure amie. J'aurai tout fait pour elle. Absolument tout. Ma mère s'est mise à la traiter comme sa deuxième fille. J'aimais ce cocon qu'on s'était construit, cette petite famille, pleines de fêlures, mais soudée. Je l'aimais. Comme une soeur.

Chapitre 4 :


« Lux! Grouille allez. » Je levais les yeux au ciel et tirais sur ma jupe. Elle était bien trop courte, et j'avais froid. Les hommes me regardaient passer, avec désir. Je ne les regardais pas et rejoignis ma meilleure amie. Elle avançait, presque en sautillant. Elle s'arrêta devant un immeuble miteux et entra. Je la suivis. Dans l'entrée déjà, des jeunes bourrés et défoncés, se roulant des patins sans aucun complexe. Je les regardais et avançais. Ombre embrassa un garçon et me présenta. Je saluais les gens autour de moi d'un coup de tête et me dirigeais vers le buffet. J'attrapais un verre et y versais de l'alcool. Je me tournais alors vers l'assemblée. Et me mis à danser sur le rythme de la musique. Bientôt, un garçon s'approcha de moi. C'était toujours ainsi. Je n'attendais pas longtemps avant qu'on m'aborde. Ombre et moi attirions les regards. On voulait nous connaître, on voulait nous posséder. Nous étions de ce genre de filles faciles d'approche, et pourtant inaccessibles. J'acceptais toujours d'accompagner ma meilleuer amie en soirée, car je savais que je ne passerais pas la soirée seule. Car je savais que nous n'étions pas le genre de filles transparantes, inexistantes. Comme je l'avais été autrefois. Le garçon me posa quelques questions, auxquelles je répondis tout en mordillant doucement mon gobelet. Il prit ma main, et m'attira à lui, pour danser. Je posais mon verre et me collais à lui. Nos mouvements mécaniques nous rapprochaient un peu plus. Bientôt, je sentis sa main sur ma taille. Puis ses lèvres pressantes sur mon cou. Je fermais les yeux, me laissais emporter. Un joint tourna, et je m'en emparais avant de l'amener jusqu'à mes lèvres. L'alcool fit effet. La drogue fit effet. Et bientôt, je ne fus plus qu'un pantin dans les bras de ce bel inconnu dont je ne connaîtrais probablement jamais le prénom. Je m'étais trompée. Il me le souffla. Mais je l'oubliais très vite. A vrai dire, je m'en foutais de son prénom. Il s'empara de nouveau de ma main et m'entraîna dans une chambre. Je le laissais faire. Je me laissais toujours faire. Ses lèvres humides se plaquèrent sur les miennes, et bientôt, ce fut ses mains qui se promenèrent sur mon corps. Je ne bronchais, participais. Et il s'empara de mon corps. Comme d'autres s'en étaient chargés avant lui. Comme d'autres étaient destinés à le faire après lui. J'étais ce genre de fille. Facile, mais complexe. Je me refusais d'aimer. Je me refusais à l'amour, à l'attache. J'avais vu ma mère se détruire à force de trop donner, à force d'espérer. Je ne voulais pas être comme elle. Jamais. Lorsqu'il eut finit, je me rhabillais et quittais la pièce. La soirée continua, et moi avec. Enchaînant toujours un peu plus les verres et les joints. C'était ainsi. Toujours ainsi. Ombre m'avait entraîné dans la débauche, et je m'y plaisais. Dans cette débauche. Je comblais le vide par le vice, par le sexe. Le vide d'un père malsain et violent. Le vide d'un amour que je ne voulais pas accepter. Je profitais. Car j'étais consciente que la vie était trop courte pour ne pas la vivre comme j'en avais envie. Et même si cette débauche était destinée à me détruire, je continuais de m'y enliser. Quitte à ne plus jamais en sortir.

Chapitre 5 :


« Lux? » Je relève la tête vers Ombre et lui sourit, prête à entendre ce qu'elle à me dire. Je baisse à nouveau les yeux vers mes genoux repliés. Ma tête est posée sur ses jambes, elle joue avec mes cheveux délicatement. Sa main vint alors caresser ma joue avec douceur. Ca ne me dérange pas, ça ne m'a jamais dérangé. Nous avons toujours été proches, tactiles. Notre amitié est fusionnelle, et à ses côtés, je me sens aimer. Comme je ne l'ai jamais été auparavant. Je l'entends soupirer et je fronce les sourcils. Je me relève, et me tourne vers elle. Elle regarde par la fenêtre, et je la sens se perdre dans ses pensées. Mais non, parles-moi Ombre. Si quelque chose te tracasses, tu sais que je peux l'entendre, tu sais que je suis là pour t'écouter. Pour t'entendre, et t'aider. Elle pousse un nouveau soupire et tourne la tête. « Tu vas te moquer de moi... » Je recule surprise et m'asseois en tailleur sur mon lit. Je la regarde, attentivement. Elle se mordille la lèvre. Je sais qu'elle fait cela lorsqu'elle s'apprête à dire quelque chose d'important. « Ce n'est pas mon genre, tu le sais. Tu peux tout me dire. » Elle braque son regard océan sur moi, et me regarde longuement. Un silence pesant s'empare de la pièce, mais je ne le rompt pas. J'attends qu'elle soit prête. Qu'elle soit prête à me dire ce qui ne va pas, ce qui la perturbe tant. Je pose ma main sur la sienne et serre ses doigts entre les mains, comme pour l'encourager. Je sais que certaines choses sont difficiles à dire, à admettre. Mais je suis ta meilleure amie, je le serai à vie. Rien ne pourra nous séparer, tu sais. Elle sourit, et lève à nouveau sa main vers mon visage. Elle caresse ma joue avec douceur, lentement. Puis elle s'approche de moi. Et je ne réagis pas. Je ne comprends pas ce qu'elle essaye de faire. Ce qu'elle fait. Ses lèvres se posent sur les miennes, et j'émets un mouvement de recul. Je la regarde, et lâche sa main avant croiser les bras. Je suis perdue, troublée. Je ne sais pas quoi répondre, je ne sais pas quoi dire. Pourquoi a-t-elle fait ça? Pourquoi m'a-t-elle embrassé? Je vois son regard changer, et j'ouvre la bouche : « Qu'est-ce qui te prend? » Ma voix est douce, mais mes sentiments, eux, sont en pagaille. Je détourne le regard. Je fuis son regard. Elle se recroqueville sur elle-même et laisse échapper un murmure : « Tu ne m'aimes donc pas... » Bien sûr que non, je ne t'aime pas. Pas comme ça. Tu es ma meilleure amie, ma soeur. Mon âme soeur, la personne qui parvient à combler ce vide qu'est ma vie. Mais jamais je n'aimerai une fille, jamais je ne t'aimerai toi. Je t'aime déjà trop pour que mon attachement devienne amour. Elle passe ses doigts fins dans ses cheveux et se lève d'un mouvement brusque. Elle attrape ses affaires et je l'observe. Je ne comprends toujours pas. Je vois juste sa mâchoire contractée. Elle est blessée, elle a envie de pleurer. Je me lève et je m'approche d'elle, mais elle tend le bras, comme pour me repousser. Pour me tenir à distance. J'attrape sa main, elle se dégage, et sans un regard, elle quitta la pièce, et claque la porte derrière elle. Je reste là. Seule. A nouveau. Et pour toujours.

Chapitre 6 :


J'ai peur. Peur de sortir de chez moi. Peur de me retrouver perdue au milieu de tant d'âmes, au milieu de tant de personnes. Leur regard ont changé. Leur regard sur moi. Et son regard, à elle aussi, a changé. Je n'y voyais que de la lumière, désormais, je n'y vois que la noirceur. J'avance, doucement. Je me faufile, et j'espère ne pas me faire remarquer. Mais les regards sont nombreux, lourds, blessants. Non, ne me regardez pas. Et pourtant, j'entends des murmures. Je suis la fille abandonnée, délaissée. Mais pas oubliée. Je ne peux pas être oubliée. Ombre est là pour rappeler que j'existe. Du moins, qu'un jour, j'ai existé. A ses côtés. Je baisse la tête, et fixe le sol. Je ne veux pas qu'on me remarque. Je tiens fermement mes cahiers dans mes mains. Mais ils tombent au sol, et je ressens une vive douleur dans l'épaule. Le coup classique. Ombre vient de passer, silencieusement. Encore une fois, elle vient d'éparpiller mon âme, elle vient de l'offrir à tous ces regards avides de ragots. Je m'accroupis, et je ne fais pas attention à son rire. Je récupère mes affaires, mais la cloche sonne, et les élèves se ruent dans leur salle de cours. Ils me poussent, me piétinent presque. Ne jamais se mettre à dos la fille la plus populaire du lycée. Jamais. Je me protège de mes bras, et je reste silencieuse. Je ferme les yeux, je compte jusqu'à cent. Pour ne pas faire attention aux coups, à cette humiliation. Mais j'entends les gens rire autour de moi. Et je sens les larmes couler. Je sens ma respiration se bloquer. Je panique. Mon corps entier tremble. Je ne contrôle plus rien. Et je sens que ça ne va pas. Je parviens enfin à ramasser mes affaires et je me relève. Mais je produis d'énormes râles. J'essaye de reprendre mon souffle, et je n'y arrive pas. Mes jambes tremblent, ma tête me tourne. J'ai besoin d'air. Où est mon air. Je me dirige vers les toilettes des filles, et je m'enferme dans l'une des cabines. Je pleure, et la main posée sur mon coeur, j'essaye de le calmer. De le réparer, juste un peu. Pour trouver la force de continuer. Mais je n'y parviens pas, non. Je savais. Je savais qu'Ombre était capable de manipuler chacun de nous, je savais qu'elle était capable de tout. Et pourtant, je l'ai laissé s'approcher de moi. Je l'ai laissé faire partie de ma vie. Je n'aurai pas dû. Elle a agayée ma vie pour ensuite tout m'ôter. Pour m'ôter plus que ce que je n'avais déjà. Tout le monde sait pour mon père, pour ma mère prostituée. Ces choses, qu'elle a été la première à entendre, elle a tout raconté. Elle ne cesse, chaque jour, de diffuser des rumeurs à mon égard. Plus ou moins vraies. Et je ne réplique pas, je ne dis rien. Je ne veux pas entrer dans son jeu. Mais malgré moi, j'y suis. Et il fait mal ce putain de jeu. Je ne sors pas de ces toilettes. J'y reste des minutes, des heures. Je m'occupe, je lis. J'essaye de penser à autre chose. Je ne parviens pas à sortir. J'ai trop peur du bruit, des gens, des ombres. D'elle. J'ai trop peur. Alors j'attends, j'attends l'appel de ma mère inquiète. J'attends qu'elle vienne me chercher, une fois les cours terminés. J'attends, et je survis.

Chapitre 7 :


Le lycée est terminé. Depuis quelques mois maintenant. J'ai commencé une nouvelle vie, j'étudie, je suis plus ou moins heureuse. A ma manière. Comme avant. Je supporte la vie, telle qu'elle m'est offerte. Je garde ce sourire timide et doux, ce sourire qui cache tant de choses. Je passe une main dans mes cheveux et parcours l'immense rue d'Oxford Street. Mes mains sont déjà remplis de sacs pleins. Je soupire, et baisse les yeux vers le sol. Avant, je ne faisais pas les boutiques seule. Avant, j'avais quelqu'un à mes côtés, avec moi. Désormais, je n'ai plus personne. Je ne suis plus personne. Simplement la fille silencieuse du fond de la classe. Celle qui ne parle pas, celle qui ne bronche pas, mais qui ne semble pas refuser la présence des autres. A vrai dire, je ne supporte pas la présence des autres. Chaque matin, avant de quitter la maison, j'avale des nombres incalculables de comprimés. Ca me fait planer, et j'oublie, j'oublie que j'ai peur des autres, que j'ai peur du dehors. Les cicatrices sont encore là, la douleur encore présente. Mais je n'y fais pas attention, j'essaye d'aller de l'avant. Je me mords la lèvre et un choc me sort de mes pensées. Je relève la tête, et récupère mes sacs. Et je manque de m'écrouler. Non, pas elle. Non pas toi. Je reste figée et je baisse la tête, prête à reprendre ma marche. Mais elle me retient le bras et me sourit. Son sourire est sincère. Et pourtant, j'attends le revers. Celui qui va faire mal. Je dégage doucement mon bras et le ramène vers moi. « Lux... T'es encore plus jolie qu'avant... Je... Je voulais t'appeler mais... Je ne l'ai pas fait... » Je hoche la tête, et me pince les lèvres, sans rien dire. Je la regarde, j'attends qu'elle termine, j'attends qu'elle finisse de s'écouter pour s'intéresser à moi, à ce qu'elle m'a fait subir. Elle passe maladroitement une main dans ses cheveux et je fronce légèrement les sourcils. Je ne suis pas habituée à la voir si peu confiante, si peu sûre d'elle. Elle regarde autour d'elle et sort alors son téléphone. Elle me le tend alors et me montre la photo d'un magnifique hôtel, non loin de Londres. J'examine la photo avec attention. Je ne comprends pas, je ne sais pas où elle veut en venir. « Ecoutes... Je suis désolée pour tout ce que j'ai fais... Je m'en veux terriblement et j'aimerai me racheter. Je loge actuellement à l'Hôtel Fitzgerald, est-ce que tu serais d'accord pour m'y rejoindre ce soir? » Sa voix est douce, son regard plein d'espoir. Je soupire, regarde autour de moi, peu rassurée, mais tout en passant une main derrière mon oreille, je réponds : « Oui. D'accord... » Elle tape dans ses mains et sautille avant de me serrer dans ses bras. Elle récupère son téléphone et se mordille la lèvre, puis elle m'embrasse sur la joue et me lance en s'en allant : « Tu n'as pas changé de numéro? Je t'envoie les coordonnées dans la journée! A ce soir! » Je lui fais signe de la main et lui adresse un léger sourire. Je la regarde s'éloigner, de sa démarche gracieuse. Je n'ai pas sa classe, son allure. Je n'ai rien d'elle. Je n'ai d'ailleurs jamais compris ce qu'elle avait aimé chez moi. Mais je suis prête à tout, pour enterrer la hache de guerre, pour retrouver ma meilleure amie. Pour la retrouver elle. Alors je récupère mes sacs, et termine mes achats, le coeur lourd, mais plein d'espoir.

Chapitre 8 :


Je ris de bon coeur, et je me relève. Je m'étire et tourne la tête vers Ombre. Je suis heureuse. Nous nous sommes retrouvées. Comme avant. Avant que tout foire, avant que tout change. Je m'avance vers elle et la serre dans mes bras avant de l'embrasser sur la joue : « Merci pour cette soirée Ombre. Je vais y aller, il se fait tard! » Je récupère mes affaires et elle se lève à son tour. Elle s'adosse au mur, et me regarde m'habiller, un étrange sourire sur les lèvres. Je la serre dans mes bras une dernière fois et quitte sa chambre d'hôtel avec un immense sourire aux lèvres. Nous avons rit. Le repas était delicieux. J'ai retrouvé Ombre. Après tant de souffrance, je l'ai enfin retrouvé. Mon sourire ne s'efface, s'inscruste dans mon visage à l'encre de chine. Je descends les escaliers et me dirige vers la grille. La nuit est noire, mais même à cette heure de nombreuses personnes sont encore dehors. Ils me regardent passer surpris et je leur souris. Parce que je suis heureuse. Parce que tout va bien. Mais lorsque j'essaye de franchir la grille, je n'y parviens pas. Une force invisible me bloque, me blesse, me garde prisonnière de cette endroit. J'essaye de forcer, je ne comprends rien, mais j'essaye. Finalement, j'entends une voix derrière moi. « Coincée pour l'éternité. L'éternité ma jolie. » Je me retourne brusquement, mais je ne vois personne. Je pose mon regard sur les gens autour de moi, mais tous détournent le regard et font mine d'être occupé. Je fronce les sourcils. Je ne comprends pas. Non, je ne comprends pas ce qui se passe. Je commence à suffoquer. Non. Il ne faut pas. J'ai besoin d'air. Ombre. Alors je cours, je cours aussi vite que je peux et je retourne jusqu'à la chambre de ma meilleure amie. Je toque et ouvre la porte. Je jette mon sac au sol et me dirige vers la salle de bain. Je fais couler l'eau et passe mes mains sur mon visage. Je reprends doucement ma respiration. Mais j'ai du mal. Trop de mal. Je sens alors sa présence dans l'encadrement de la porte. Je l'entends rire, et je relève la tête. Je scrute son reflet dans le miroir. Je ne comprends rien. Je ne comprends plus rien. Ma respiration est encore bruyante, mais elle parvient à se faire entendre. « Tu pensais vraiment que j'allais te pardonner ce que tu m'as fait? Tu pensais vraiment avoir retrouvé ta meilleure amie? Je suis heureuse de t'apprendre que tu l'as retrouvé, mais pas comme tu le désirais. C'est toi et moi, pour l'éternité dans cet hôtel. Je t'ai tendu un piège. Il n'y avait aucune raison que je reste à moisir ici, seule, alors que toi tu vivais ta misérable vie. J'étais sûre que tu mordrais à l'hameçon. T'as toujours été si naïve, si douce. On verra si tu le resteras. Bienvenue en enfer, pétasse. » Ma bouche s'ouvrit lentement, à mesure qu'elle parlait. Je me tournais vers elle, lentement, et la regardais. Je sentais la colère monter en moi. L'incompréhension. Pourquoi? Pourquoi moi? Pourquoi avait-elle décidé de ruiner ma vie? N'était-elle déjà pas assez fragmentée pour qu'elle y mette sa patte? Je secouais la tête. Je ne voulais pas y croire. Et pourtant, j'avais été témoin. Il m'était impossible de quitter cet endroit. Elle rit à nouveau, tirant de temps à autre sur sa cigarette. Je restais droite, silencieuse. Et puis mes halètements vinrent briser le silence. Mes épaules et ma poitrines se soulevèrent à rythme régulier, puis, de plus en plus rapidement. Un immense sourire se dessinait sur ses lèvres, à mesure qu'elle me voyait me perdre. Non. NON! Je ne voulais pas rester avec elle. Ici. Pour l'éternité. Je ne veux plus voir son visage, ce sourire satisfait, ses prunelles bleues. Je ne veux plus rien voir d'elle. Je ne veux plus l'entendre. Ombre, je ne veux plus jamais t'entendre. Connasse. Ta gueule. Je me jette presque sur elle, elle titube, puis sa tête s'échoue sur le meuble derrière elle. Sa clope est tombée au sol et finit par s'éteindre. Je reste là, pleine de rage. J'ai envie de lui faire mal. J'ai envie qu'elle s'ouffre, comme moi j'ai souffert. Qu'elle étouffe comme moi j'ai souffert. J'ai envie qu'elle ressente ce que j'ai ressenti. Ce qu'elle m'a fait ressentir. J'ai envie... Elle se relève, pose une main sur sa tête et regarde ses doigts ensanglantés. Elle explose de rire. Et tu ris? Et tu oses rire? Je m'avance vers elle, j'attrape ses cheveux et elle hurle. Je la pousse sur le lit et la chevauche. Je ne prends pas le temps de la regarder. J'attrape un oreiller et je le pose sur son visage. J'appuie, aussi fort que je le peux. Aussi fort, avec toute ma rage. Je ressens du plaisir. Je ressens du plaisir à sentir ses coups pour essayer de se débattre, à entendre ses cris éttouffés. A la sentir pleurer, avoir peur. Souffrir. Suffoquer. C'est ce que j'ai ressenti, moi aussi. Lorsque tu n'as pas cessé de m'humilier. Tu te souviens? Non. Evidemment non. Ma mâchoire se contracte. Et je pleure. Parce que je sais ce que je fais. Je laisse mes pulsions parler. Je sens que c'est mal. Mais là, je m'en fous, je ne veux plus jamais la revoir. Je veux vivre mon éternité, seule. Sans elle. Elle continued d'hoqueter. Et bientôt, ses gestes se font plus mous. Neuf minutes. C'est le temps qu'il faut pour étouffer quelqu'un. Neuf minutes, c'est long, très long. J'aurai pu faire machine arrière, j'aurai pu ôter cet oreiller et la laisser vivre. Mais non. Je n'ai pas trouvé la force d'abandonner. Tout ce que j'avais tû, tout ce que j'avais ressenti ces dernières années, je lui foutais en pleine gueule. Je lui apprenais ce que c'était de vivre, et de mourir de la main d'un autre. Elle cessa de respirer. Et j'ôtais l'oreiller. Mes mains tremblantes le laissèrent tomber sur le sol dans un bruit étouffé. Comme elle. Je regardais mes mains, tremblantes, et mes yeux tombèrent sur le cadavre d'Ombre. Ombre... Je l'avais tué. Et la panique s'empara de moi. Je passais les mains dans mes cheveux et je sentis mon corps lâcher. Je m'écroulais au sol et laissais les larmes s'emparer de moi. Je pleurais, bruyemment. Je pleurais, et je tremblais, et j'étouffais. Comme Ombre. Elle était morte, et pourtant, cette douleur ne s'en était pas allée. Elle resterait avec moi. Pour l'éternité. Et elle aussi. Son corps ne mit pas longtemps avant de réapparaître. Et si moi j'étais restée la lumière, elle, était devenue les ténèbres.

J'ai essayé de respirer. J'ai essayé d'encaisser. Mais parfois on ne peut pas. Parfois c'est trop dûr, c'est trop fort. Pour qu'on parvienne à taire ce qui blesse, ce qui détruit. Rien n'aurait pu me sauver de cet abysse infernal. Rien. Pas même la mort. Elle était dans ma tête, dans mon coeur, partout. Elle était la partie sombre de mon âme. Et à jamais, elle restera mon ombre. L'ombre de ma lumière.




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MessageSujet: Re: Lux aeterna luceat eis.   Mer 9 Mar - 21:06




Bienvenue au
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Tout d'abord, bienvenue à toi, puisque la luxuria t'a attiré jusqu'ici ! Nous t'avons attribuée la chambre N°301 : VON SANT, et nous espérons que tu t'y sentiras à l'aise puisqu'elle sera tienne pour l'éternité. Maintenant que tu fais partie des clients de l'hôtel, n'hésite pas à venir rencontrer tes voisins pour leur demander des liens. Une fois cela fait, n'oublie pas de passer par les demandes de topics et commencer à converser avec les autres clients. Pense également à aller demander un job afin de payer ton loyer. Viens nous dire si tu souhaites que ton nom de famille soit doublé dans ce topic. Si tu as besoin de te faire parrainer pour mieux t'y retrouver sur le forum, c'est ici. Sache aussi que nous t'attendons dans le flood pour parler de tout et de rien !

Et si tu veux aider le forum à grandir, tu peux voter pour nous toutes les deux heures ici, puis poster dans notre sujet PRD et Bazzart.

Mais avant toute chose, amuses-toi bien ici ! Et surtout, fais bien attention aux personnes que tu rencontres. Pense toujours à inspecter ta chambre avant de t'endormir... Bon jeu ! coeur03


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