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 Christoph ♦ I was in the wrong place at the wrong time

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Marionnette errante

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MessageSujet: Christoph ♦ I was in the wrong place at the wrong time    Mer 10 Fév - 18:55


« I was born with the wrong sign In the wrong house With the wrong ascendancy »
95ans † avarice † mort † ft. Sam Claflin

Nom:
Hirsch.
Prénom(s):
Christoph.
Date et lieu de naissance:
1er juillet 1920 à Berlin.
Situation familiale:
seul...  
Statut civil:
En couple.
Orientation sexuelle :
 Hétérosexuel.
Classe sociale :
Aisée.
Date d'arrivée à l'hôtel et raisons :
En janvier 1946,je cherchais à me réfugier, à trouver un endroit où je serais en sécurité, où je ne risquais pas de me faire tuer pour qui j'étais et ce que j'avais fait.
Santé:
Mort.
Particularité :
Mythomane
Christoph Hirsch


Caractère

Alors il parait que je suis perturbé, mais qui ne le serait pas après tout. Après tout ce que j'ai vécu. J'ai tué de nombreuses personnes. J'ai participé à leur enfermement et à leur torture. Il y aurait de quoi en remuer plus d'un je pense. Je suis peut être un peu violent du coup mais que voulez vous c'est ainsi. On ne survit pas dans ce monde sans un brin de violence en soit. C'est soit ça soit se laisser détruire par ses sentiments. Dans ce cas là il ne se passe que peu de temps avant qu'on ne devienne complètement fou. Sensible, je le suis un peu trop mais ce sentiment je tente de le dissimuler, de l'oublier. Cela n'apporte rien d'être ainsi, juste un peu plus de souffrance. Je me dis souvent que tout aurait pu être tellement plus simple si je ne l'avais pas été. J'aurais certainement pu obéir sereinement aux ordres sans en souffrir. J'aurais pu les regarder dans les yeux sans me sentir mal face à la décrépitude de leurs corps. Si seulement... Détruit? Oui dites le si vous voulez. Ca doit certainement plaire aux jeunes filles romantiques de penser ça. Le pauvre homme détruit par les horreurs de la guerre. Il parait qu'elles ont toute cette envie en elle, de trouver un bad boy détruit de l'intérieur pour être celle qui fera chavirer son coeur et qui le réparera. Je trouve ça plutôt pathétique moi en fait mais soit disons le, je suis détruit. Je ne suis pas haineux, c'est ce que les générations actuelles ont appris. Je ne le crois pas. Tout ça parce qu'on m'a appris à détester certains. Je ne déteste pas tout le monde détrompez vous. Je méprise juste les êtres inférieurs, tout ceux qui menaçaient notre grand empire et qui l'ont fait tomber. Dites si vous voulez que je suis haineux car il est vrai que je les maudit jusqu'au dernier d'entre eux. Ils nous ont fait tomber. Ils m'ont tué... j'ai toutes les raisons du monde de les haïr je pense. J'ai été faible que voulez vous c'est ainsi. Je n'ai pas eu le courage de risquer ma vie pour les sauver. Pour quoi d'ailleurs? Pour leur donner une maigre chance de s'en sortir? Pour tenter de faire quelques pas au dehors avant de se faire rattraper et tuer pour de bon? Pour que moi aussi je me fasse tuer à mon tour? Cela n'aurait servi à rien. L'empire était trop puissant pour que je tente de lutter contre lui. Alors oui, traitez moi de lâche mais je préfère avoir été lâche et m'en être sorti que d'être mort pour rien. Vous vous dites que j'ai été influençable, que je n'ai pas su m'opposer et penser par moi même. Mais tentez un instant de comprendre dans quel monde j'ai vécu et peut être reverrez vous votre jugement. En lisant tout ça vous vous dites que je vis dans le passé, que je n'ai pas su aller de l'avant, que je reste bloqué avec mes idées nazi de merde. Pensez ce vous voulez. Je suis coincé dans cet hôtel sans possibilité de m'en échapper. Mes idées et mon histoire c'est tout ce qu'il me reste. Alors je mène ma vie, si l'ont peut appeler ça une vie étant donné que je suis mort. Je reste seul, passant pour un asocial, seul avec mes secrets. Je ne sais que trop bien ce que cela peut donner quand les gens découvrent ce que j'ai été.
Questionnaire

Quelle est votre relation avec la mort?
Je l'ai trop souvent vu de près. Je l'ai connu pendant la guerre. Je l'ai vu chaque jour prendre ceux que nous considérions comme impur, inférieur. Il m'est arrivé de la donner, jamais pas plaisir. Je les déteste mais qu'ils vivent ou meurt m'était égale. J'aurais préféré ne pas avoir à me salir les mains en les tuant. Et puis ce fut finalement mon tour... d'être tué... Et enfin le sien... de mourir dans mes bras... 
De quoi avez vous le plus peur?
De vivre... je sais je ne vis pas, je suis mort mais j'existe. Chaque jour qui passe me force à continuer d'avancer sur cette terre. On dit que mourir est difficile. Ce n'est pas le cas. Il a été plus facile de mourir que de vivre. Mon agonie a été plus terrible que ma mort en elle même. La souffrance qu'entraine la vie est pire que la mort. La mort est simple. Le néant. La fin de la souffrance. Ma plus grande peur je la vis tous les jours. C'est celle de me réveiller pour constater que je suis enfermé dans cette vie dont je ne veux plus. C'était ce que je me disais, ce que je me répétais sans cesse. Je n'avais qu'une envie, c'était mourir pour de bon, laisser l'oubli m'emporter. Mais désormais elle est là... j'ai une raison d'exister, c'est elle. Les journées n'ont de sens que quand je peux la voir, même de loin, savoir qu'elle va bien, qu'elle est heureuse. Ma plus grande peur est centrée sur elle désormais. J'ai peur pour elle, peur qu'il disparaisse, peur qu'elle souffre. Je ne veux que le meilleur pour elle et si je peux l'aider à l'avoir, je serais prêt à tout pour le faire.  
Où aimeriez-vous être à cet instant précis?
N'importe o sauf dans cet endroit. En fait... ce n'est pas un lieu mais plutôt une époque. J'aurais voulu rester à l'époque où ma vie a commencé à m'appartenir, quand la guerre s'est terminée. J'aurais aimé être dans un endroit où on ne m'aurait pas jugé sur mon passé. J'aurais voulu qu'elle soit avec moi dans cet endroit. Qu'on puisse faire notre vie ensemble, avancer ensemble, se construire une vie, pas seulement exister, piégé comme nous le sommes.  
Préférez-vous errer pour l'éternité ou mourir?
Mourir... Je pensais vouloir mourir autrefois... je ne faisais qu'errer en l'attendant... je veux continuer d'errer mais avec elle
Mary, génie ou tyran?
Les deux... Il faut être génialement tyrannique pour nous avoir tous piégés ainsi.
Votre personnage d'horreur préféré?
Hm... je repense à un livre que j'ai lu quand j'étais adolescent. Un des rares que j'ai réussi à lire contre l'avis de mon père. Cela ne faisait pas vraiment parti des lectures qu'il m'autorisait. Oscar Wilde n'était pas vraiment le genre d'auteur qu'il aimait. Mais lui il avait adoré. Il avait aimé la classe folle du personnage de Dorian, l'évolution de sa personnalité au fil des années. Le jeune homme innocent qu'il avait été et le monstre qu'il était devenu.
L'histoire qui vous donne la chair de poule?
La même. Parce que même si j'ai adoré cette histoire, c'est en partie et surtout parce qu'elle me faisait trembler dans mon lit. Et pourtant je ne pouvais m'empêcher de la relire.
Seriez-vous capable de tuer pour sauver votre peau?
Ah... je l'ai déjà fait... alors la question ne se pose plus vraiment je crois...

Derrière l'écran
Pseudo sur le web : Umbre. Prénom : Machin. Âge irl : 2ans. Personnage : Scénario Crédits : Ici. Comment es-tu tombé sur TMH? Euuh.... il me semble qu' c'était sur PRD. Ce compte est-il un double-compte? Nope. Un dernier mot : Longue vie à TMH!!!!!





Dernière édition par Christoph Hirsch le Sam 13 Fév - 18:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Christoph ♦ I was in the wrong place at the wrong time    Mer 10 Fév - 18:56


« I was in the wrong place at the wrong time
For the wrong reason and the wrong rhyme »
†††

Mes doigts voyagent sur le piano, tirant une douce mélodie à celui ci. Mes yeux sont fermés. Je suis tout entier plongé dans l'instant présent, me laissant envahir par la musique et le plaisir que je prend à jouer. Mes pensées sont toutes entières tournées vers elle. C'est pour elle que je joue. Ca a toujours été pour elle. Depuis le premier jour où je l'ai vu, mes pensées n'ont jamais pu se détacher d'elle. Elle a envahie chaque instant de ma vie, les rendant plus doux et plus beaux que tout ce que j'avais pu vivre jusque là. J'en oublie où je suis ou plutôt j'arrive à l'accepter, à me dire que tout ceci avait finalement un sens. Le jour où je suis arrivé ici. Les années que j'ai passé enfermé dans cet endroit. Même ma mort... J'ai l'impression que chaque pas que j'ai fait, chaque choix que j'ai effectué, n'avait pour but que de me mener à elle.

Pourtant rien ne nous destinait à nous rencontrer. C'était même plutpit l'inverse. Nous venons de deux mondes que tout oppose que ce soit par l'époque ou la façon de penser. Nous étions fait pour nous haïr, pas pour nous aimer. Nous aurions du nous déchirer et se fut tout l'inverse. Du moins pour moi... je sais qu'elle m'a détesté et pendant longtemps. Moi je n'ai jamais pu m'y résoudre. Malgré tout ce qu'elle est, tout ce qu'elle présente... j'aurais voulu la détester, cela aurait été beaucoup plus simple, plus facile de l'oublier et de supporter sa haine. Je n'ai jamais pu... je ne le pourrais jamais...

Mais laissez moi vous expliquer.

Je suis né dans une époque que vous n’avez pas connu. A un moment de notre histoire qui pour vous n’est qu’un vague récit mais qui pour moi a été la réalité. Vous vous permettez de nous juger. Vous croyez détenir la vérité absolue mais vous ne connaissez rien. Vous n’y étiez pas. Vous n’avez pas vu ce que j’ai vu, fait ce que j’ai fait. Vous pensez être des modèles de sainteté, bien au-dessus de moi et de mes compatriotes. Mais venez un instant, venez vivre ce que j’ai vécu et nous en reparlerons peut être.

Je suis né à la mauvaise époque, dans le mauvais pays, dans la mauvaise famille. Je suis né fils d’un politicien allemand, nazi jusqu’au bout des ongles. J’ai été élevé dans ce but-là, servir la nation, rendre fier mon père et mon pays. Peu importe ce que je pensais, cela n’avait pas d’importance. Peu importait mes envies de voyager, de découvrir le monde, ce n’était pas ce qui avait été choisi pour moi.

Je dois certainement vous dégouter. Je crois que c'est ce qui l'a fait me détester aussi. Elle ne comprenait pas que j'ai pu agir ainsi, ou plutôt que je n'ai pas agi. Je me suis laissé porter par les envies de mon père, acceptant tout ce qu'il m'imposait sans protester un seul instant. C'était ainsi à l'époque. Il était difficile de se rebeller contre l'autorité, encore plus contre celle de ses parents. Et si nous le faisions... nous le payons cher. Je suis peut être un lâche, peut être que je vous dégoute, mais je n'ai pas eu le choix. C’était ainsi dans mon monde. On nous apprenait à ne pas réfléchir, à obéir aux ordres. Et c’est ce que j’ai fait. Sans poser de question. Sans m’arrêter une seconde sur ce qu’il se passait et sur ce que je faisais.

La guerre est arrivée et j’ai rejoint les SS. C’était ce pour quoi j’avais été élevé, ce en quoi je croyais. Je ne voyais pas de raison de me défiler. J’avais enfin l’occasion de servir mon pays comme on me l’avait toujours appris. J’ai été envoyé à Auschwitz. Ca me convenait plutôt bien. Les rafles ne me tentaient que moyennement. J’allais servir mon pays, quel que soit l’endroit où on décidait de m’envoyer. Le Reich avait besoin de nous.

J’ai vite déchanté. Disparu la grandeur de notre pays, de notre race supérieur. Je n’ai rien vu de tout ça. Simplement des hommes, des femmes et des enfants… tous misérables, si pathétiques. Les tuer était la chose la plus miséricordieuse à faire. C’était toujours mieux que ce qu’ils vivaient au quotidien. Je n’ai jamais compris pourquoi notre grande nation avait besoin de les humilier à ce point. Nous leur étions supérieurs, nous le savions. Quel besoin avions nous d’agir ainsi ? Certes c’était nos ennemis et ils menaçaient la stabilité de notre grande nation. C’était ce qu’on m’avait appris. Mais à les voir ainsi, j’avais du mal à croire cela possible.

J’ai tenté d’adoucir les derniers instants de ces âmes en peine. J’aurais voulu les délivrer. Je pensais chaque mot de mes promesses. Mais il est des promesses qu’on ne peut tenir, même avec la plus grande volonté du monde. Pourquoi aurais-je risqué ma vie pour eux ? Ils n’étaient rien à mes yeux. J’avais tellement à perdre si je me faisais prendre. A commencer par ma vie…

Je leur ai apporté ça au moins… Et je leur rends hommage à ma façon. J’ai gardé quelque chose de chacun d’entre eux. Ils continuent à vivre ainsi à travers leurs objets. Ils vivent dans mon petit sanctuaire désormais au lieu d’être tombé dans l’oubli au fin fond d’une décharge ou brûlé.

Ils sont tous gravés dans ma mémoire. Tout ces morts, tout ces visages torturés. La vieille dame et ses aiguilles à tricoter... ses mains abimées par les années qui continuaient à tricoter avec habilité. Puis ses mains ravagées par le travail au camp. Son corps vieilli et fatigué, usé davantage par les privations et les violences. Elle n'a pas poussé un cri. Elle savait où je l'emmenais quand je l'ai conduite à la chambre à gaz. Elle n'a montré nulle peur, juste de la compassion, une immense compassion pour l'homme qui était entrain de la conduire à la mort. Elle m'a effleuré la joue avec un sourire triste puis m'a laissé refermer la porte sur elle. Son sourire était toujours sur ses lèvres quand un peu plus tard, j'ai refermé ses paupières sur ses yeux vides et sans vie. Elle n'a pas été la seule, ils ont été nombreux. Des tas qui m'ont marqué, ont meurtri mon âme un peu plus à chaque fois. Alors je m'efforçais de continuer à les détester, me dire que tout cela était justifié. C'était moins douloureux que de m'interroger.

La guerre arriva à sa fin. Les gentils, les soi-disant gens biens arrivèrent. De nouveaux ordres furent donnés, on devait exécuter tout le monde. Je l’ai fait. Je les ai tués. Y compris celle que j’aimais… Elle a été la première à faire battre mon coeur. Elle était si belle. A chacun de ses sourires je me sentais fondre davantage. Il n’y avait qu’elle pour faire battre mon cœur et le réveiller. Mais elle était de leur côté. De celui des gens biens qui marchaient sur nous. Elle s’était infiltrée, avait fait sortir certains détenus. Elle voulait que je la rejoigne, que je me batte comme elle. Elle ne pouvait croire que je pouvais être comme eux, que je pouvais sincèrement les détester. Moi je lui soutenais qu'elle était folle. Elle allait risquer sa vie. On ne pouvait s'opposer au Reich. Ils étaient trop puissant. Ils allaient gagner cette guerre et leurs opposants finiraient détruits comme les juifs que l'on exécutait chaque jour. Et ce que je craignais s'est produit... Elle a été découverte. Et moi avec elle... ils m'ont associé à elle, à sa vaine rébellion.

Je revois encore son visage tendu vers le mien, la lueur d'espoir qui brillait dans son regard. Elle espérait que je la suive, que j'approuve ses choix de vie. Quelle folie s'était-elle imaginé? Pensait-elle que j'allais vouloir la suivre dans la mort pour des idées que je n'avais jamais partagé? J'ai fait ce qu'ils attendaient de moi... j'ai pris le fusil qu'ils me tendaient... je l'ai armé... j'ai fixé son regard débordant de larmes... j'ai écouté ses paroles haineuses qu'elle m'a hurlé... et je les ai fait disparaitre d'une balle...

Suite à ça je me suis enfui. Je suis parti avec un ami. Nous n’avions pas le choix. C’était fuir ou rester pour se faire exécuter. Je n’en pouvais plus de tout cela. Je ne voyais pas la grandeur de notre nation dans ce que nous faisions. Je ne voyais que la souffrance et la mort. Et ceux qui se disaient si bien… ils ne faisaient que tuer davantage au nom d’un autre idéal. Je n'arrivais pas à oublier ce que j'avais fait. Je l'avais tué... la seule femme que j'ai jamais aimé. Son regard ne cessait de venir me hanter dans mes rêves. Il fallait que je parte, que je quitte ce pays qui était entrain de tomber en ruines sous mes pas.

Je me suis réfugié en Angleterre. Nouvelle terre, nouveau départ. C’est ce que je croyais. La vie n’était pas plus simple là bas. Je devais me cacher, éviter qu’on me reconnaisse, qu’on apprenne ce que j’avais fait. Je vivais dans la peur chaque jour. La guerre était toujours là s'accrochant à moi, envahissant mes rêves et mes journées.

Alors je me suis réfugié dans cet hôtel que tout le monde semblait fuir. Un peu de solitude… la fin de ma cavale. J’ai cessé de fuir en effet, mais parce que je ne pouvais plus partir. J’ai quitté un enfer pour plonger dans un autre. Je me suis retrouvé confronté à ceux même que j’avais trahis, torturé et tué toute ma vie, ceux-là même que je cherchais désespérément à fuir. Ils ont su ce que j’avais fait. Leur vengeance n’a pas tardé à suivre.

La mort est comme une délivrance parait-il. Ca aurait pu être le cas pour moi…Elle a été longue à venir. Mes derniers instants ont été une torture. Ce n’était pas le froid, la faim ou la douleur qui me faisaient le plus souffrir. Arrive un instant où l’esprit se détache des besoins matériels du corps, où toute la souffrance finit par ne plus être qu’un léger détail. Mais les souvenirs eux ne cessent de nous torturer. Et dans mon esprit revenaient sans cesse le regard de ceux que j’avais tué. Et en particulier le regard noisette de celle que j’ai aimé…

J’ai cru avoir été délivré quand elle est arrivée. Mais la mort est repartie comme elle était arrivée, légèrement me laissant seul face à mes démons. Je suis condamné désormais. Prisonnier de cet endroit. Prisonnier de mes morts. Et nulle promesse de salut en perspective pour moi… jusqu'à ce qu'elle arrive...

Les derniers clients quittent le restaurant et je peux enfin me lever de mon siège. Je regarde avec un sourire la table où elle s'était assise la première fois. Ce jour où son regard a croisé le mien pour la première fois et où mon coeur a chaviré. Je ne savais pas ce qu'était l'amour avant de la connaitre. J'avais peut être aimé mais ce n'était rien comparé à ce que je ressens pour elle. Je ne pourrais jamais lui faire de mal. Je me tuerais avant que cela n'arrive. Je me tuerais si cela pouvait lui permettre d'être un peu plus heureuse.

Je quitte le restaurant et traverse les couloirs de l'hôtel peu de personnes sont encore debout à cette heure ci. Pourtant je sens qu'elle m'attend, là où nous avons eu notre premier rendez vous. Cette nuit magique que je ne pourrais jamais oublier.

Je pénètre dans la piscine intérieure et elle est là à m'attendre. Le sourire qu'elle m'adresse en me voyant vaut plus que tout l'or du monde à mes yeux. Je m'approche d'elle et la prend dans mes bras, déposant un léger baiser sur ses lèvres. Elle est toujours la même, ma Prism. Elle a coupé ses cheveux, ils sont plus courts que quand je l'ai connu mais elle est toujours aussi belle, toujours aussi décalée. Elle sait que je n'approuve pas tout ces choix vestimentaires. Et je sais qu'elle doit se dire que je suis habillé comme un vieux papy encore. Mais je l'aime et ses réflexions ne font que me faire sourire.

J'ai cru la perdre il y a bien longtemps. Non... je l'ai perdu. Elle m'a haï quand elle a su que j'avais été un nazi dans une autre vie. Il y avait tellement longtemps que j'ai l'impression que tout cela appartenait à un autre homme, un autre Christoph. Elle m'a haï car je présentais tout le contraire d'elle. Elle qui est si humaine, si adorable, gentille et rebelle... si juive et fière de ses origines... Alors que moi je suis... un lâche, un nazi, un vieux papy bloqué à l'époque à laquelle il est mort. Elle m'a tellement détesté à ce moment là, je l'ai tellement déçu... que ça a fini par la tuer...

Je n'ai jamais pu me le pardonner. Je ne sais même pas comment elle a pu le faire. Il a fallu des années. De nombreuses années pendant lesquelles je l'observais de loin, me contentant d'être heureux pour elle, de savoir qu'elle vivait même si c'était sans moi.

Mais aujourd'hui c'est terminé. Et mon doigt effleure la bague qu'elle porte et chéri le souvenir du mot qu'elle a prononcé quand je la lui ai offerte.

Oui...









Dernière édition par Christoph Hirsch le Sam 13 Fév - 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Christoph ♦ I was in the wrong place at the wrong time    Jeu 11 Fév - 0:12

"Prénom : Machin" mdr

Ma Machin d'amour mimi Je suis pressée de relire l'histoire de Monsieur le Nazi (eh! Il est swag sur l'avatar, Chris aurait-il abandonné ses vêtements de pépère? )

EUH STATUT CIVIL : CELIBATAIRE???? J'demande réclamation là fume fire fire

Et puis sinon, t'es un vieux espèce de grand-père, vala mouais

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○ Pauvres mortels éternels. Ennemis et pourtant amants, rien n'aurait été en pouvoir de nous rapprocher si nous ne nous étions pas connus dans cet hôtel. (+) Christoph
crackle bones.
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MessageSujet: Re: Christoph ♦ I was in the wrong place at the wrong time    Jeu 11 Fév - 5:33

Célibataire avant de te rencontrer ma belle, tu sais bien que ça a changé depuis. Et que ça va encore changer d'avantage. Je t'avais dit que je ne tiendrais pas compte de Prism dans ma prez.

Le vieux grand père il te dit zut!!
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MessageSujet: Re: Christoph ♦ I was in the wrong place at the wrong time    Jeu 11 Fév - 21:10

ça pue la scène de ménage par ici ohlalala. mdr


Mais sinon, bonne rédaction coeur8 canard  arcenciel

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MessageSujet: Re: Christoph ♦ I was in the wrong place at the wrong time    Dim 14 Fév - 12:57




Bienvenue au
Fitzgerald's Hotel
TU ES VALIDÉ !



Superbe fiche, re-bienvenue à la maison  calin  

Tout d'abord, bienvenue à toi, puisque l'avarice t'a attiré jusqu'ici ! Nous t'avons attribuée la chambre N°323 : HIRSCH, et nous espérons que tu t'y sentiras à l'aise puisqu'elle sera tienne pour l'éternité. Maintenant que tu fais partie des clients de l'hôtel, n'hésite pas à venir rencontrer tes voisins pour leur demander des liens. Une fois cela fait, n'oublie pas de passer par les demandes de topics et commencer à converser avec les autres clients. Pense également à aller demander un job afin de payer ton loyer. Viens nous dire si tu souhaites que ton nom de famille soit doublé dans ce topic. Si tu as besoin de te faire parrainer pour mieux t'y retrouver sur le forum, c'est ici. Sache aussi que nous t'attendons dans le flood pour parler de tout et de rien !

Et si tu veux aider le forum à grandir, tu peux voter pour nous toutes les deux heures ici, puis poster dans notre sujet PRD et Bazzart.

Mais avant toute chose, amuses-toi bien ici ! Et surtout, fais bien attention aux personnes que tu rencontres. Pense toujours à inspecter ta chambre avant de t'endormir... Bon jeu ! coeur03


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