Partagez | 
 

 It's time to talk with you + Prism

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Marionnette errante

avatar






PETITS PAPIERS :
30

CÉLÉBRITÉ :
Evan Peters


MessageSujet: It's time to talk with you + Prism   Jeu 24 Déc - 2:19

It's time to talk with you
Prism ✧ Aloysius
Rien d'extraordinaire en ce nouveau jour. Alors comment faire, pour faire en sorte qu'elle le soit ? Peut-être en la pimentant à sa façon. D'autant plus qu'en cette sublime journée, mon humeur n'était pas des plus joyeuses. J'étais tendue, stressé, énervé contre la terre entière... Allez savoir pourquoi. Toujours est-il qu'il fallait absolument que je me défoule ou que je m'occupe. Quelqu'en soit la manière ou avec qui. Je m'ennuyais ferme et j'en devenais complètement dingue. Même si, ça, c'est déjà bel et bien le cas. C'est donc à partir de là, que j'eus pour idée de m'en prendre aux premiers clients me passant sous le nez. Déambulant tranquillement dans le couloir du premier étage, j'observe, depuis maintenant plusieurs minutes, un couple de jeune marié prendre leurs aises dans leur chambre. Qu'ils sont mignons... Une grimace d'exaspération et de dégoût crispe les traits de mon visage. Pourquoi faut-il donc que les gens soient si... expressif ? Aussi niais ? D'avoir ce besoin insatiable de se faire entendre, remarquer, admirer... Comme s'ils étaient tous unique, alors qu'il n'en est rien.

Je soupire, avant de sortir un briquet de ma poche de pantalon et de le tendre par dessus ma tête. J'attends quelques secondes avant d'allumer, afin d'éveiller l'alarme incendie et donc de provoquer un sublime déluge sur l'ensemble de l'étage. En un instant, le petit couple se retrouva complètement trempée. Bien trop surpris par cette subite alerte, ils ne remarquent même pas que je viens de les enfermer dans leur propre chambre. Un petit sourire sadique étire la bordure de mes lèvres, avant de m’apprêter à trouver une autre idée qui pourrait rendre la chose beaucoup plus hilarante. Mais alors que je tourne la tête en direction de l'autre bout du couloir, une silhouette familière attire mon attention et ternit littéralement mon visage. Prism. J'accours aussitôt dans la même direction qu'elle, jusqu'à la voir entrer dans les sanitaires. J'ignore pourquoi, mais la question m'importe peu en cet instant. Il fallait que je lui parle... Ayant la furieuse impression qu'elle me fuyait ces derniers temps. Elle n'allait pas s'en sortir cette fois. Silencieusement, je me faufile derrière elle, jusqu'à ce qu'elle me capte enfin dans le reflet du miroir devant lequel elle est posté.

- « Il faut qu'on parle. »

Il m'était difficile de cacher ma rancœur en cet instant. Le regard et le visage froncé, grave, je redresse légèrement le menton sans la quitter des yeux. Jouant nerveusement de mes doigts.

- « J'ai comme l'étrange impression que tu cherches à m'éviter ces derniers temps... Oh et... comment vas Chris ? »

© Starseed

_________________


Don't ever take a single second to breathe, they're going to send me on a murdering spree. They don't even have a soul left to be saved. I am alive I'm just playing dead. I'm going to say what should have never been said.The giants of the world crashing down. The end is near I hear the trumpets sound

(c) Bloody Storm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Administratrice

avatar






PETITS PAPIERS :
454

CÉLÉBRITÉ :
Kristen Stewart

COPYRIGHT :
fassylover + tumblr


MessageSujet: Re: It's time to talk with you + Prism   Jeu 24 Déc - 18:08

It's time to talk with you
Prism Z. Welinski ✧ L. Aloysius Fitzgerald
Je regardais mon doigt, et la magnifique bague qui la décorait. J'eus un sourire. Tout allait changer désormais, tout allait être différent désormais que j'avais dit oui à Christoph, désormais, que j'avais accepté de l'épouser. Je n'allais plus être cette éternelle et incorrigible adolescente révoltée accro à toutes les drogues possibles et inimaginables. J'allais épouser mon opposé, celui que je n'étais pas supposé épouser, mais celui dont j'étais tombée amoureuse il y a dix-sept ans. Tout allait changer désormais, et j'étais heureuse de ce changement, j'étais heureuse de grandir, de vieillir, d'entreprendre quelque chose dans ma vie. Quelque chose de sérieux. Mais aussi de devenir sa femme. J'allais porter son nom. J'allais devenir. Madame Christoph Hirsch. J'eus un sourire. Je ne m'étais jamais imaginée me marier à un homme tel que lui. Encore moins à lui. Lorsque je m'étais réveillée, lorsque j'avais compris que j'étais morte, je m'étais interdit de penser au mariage, à l'idée de former une famille. Car cela me paraissait impossible. Improbable. C'était impossible qu'un jour je puisse devenir la femme de quelqu'un, être heureuse, dans cet endroit où tout le monde était destiné à vivre malheureux. Je soupirais, levais les yeux de la bague, et me levais de mon lit. Je sortais de la chambre et me dirigeais vers les sanitaires. Je devais récupérer le sac contenant les affaires de Primrose et de Théo qui se trouvait là, dans un des casiers. Les sanitaires n'étaient presque jamais utilisés, et pour cause, nous avions tous, dans notre chambre, une douche ou une baignoire. Peut-être Mary s'attendait elle à ce que nous partagions nos douches ensembles. J'eus un sourire. Il y avait tant de choses insensés dans cet hôtel. J'entrais dans les sanitaires, mais je ne me dirigeais pas tout de suite vers les casiers.
Il y avait quelqu'un derrière moi, et je ne tenais pas à ce qu'on découvre l'endroit où j'avais caché les affaires de mes meilleurs amis. C'était comme un trésor pour moi, et je ne voulais pas qu'on vienne me retirer le seul souvenir que j'avais d'eux. Je m'avançais donc vers un miroir, baissais la tête vers le lavabo. Puis une voix me parvint. Aloysius. Je levais les yeux et le regardais dans le reflet. J'étais soudainement apeurée. Apeurée car je ne cessais de l'éviter depuis des mois, je ne cessais de le fuir. Je n'avais pas la force de le briser, de lui dire que tout le temps où nous nous étions rapprochés l'un de l'autre, c'était sincère, mais pas réel. Mon cœur n'avait appartenu qu'à une seule personne, Christoph. Je me tournais vers lui et le regardais, honteuse. Il me regarde durement et me demande comment va Chris. Je mets instantanément mes mains derrière mon dos et tente de cacher ma bague de fiançailles. Je le regarde, soupire et fronce les sourcils. Je réponds alors : « Je... Aloysius... Il va bien... » Je ne pus rien dire d'autre, trop honteuse pour dire quoique ce soit d'utile. Je lui tournais dos, m'appuyais sur le lavabo et passais les mains sur mon visage. J'avais mal agit, je le savais, mais le blesser me détruisait sincèrement. Je tournais à nouveau, brusquement, et attrapais ses mains dans les miennes avant de plonger un regard désolé dans ses yeux. Je serrais ses mains entre les miennes et bégayais : « Je ne t'ai jamais menti Alo, je te le promets... Je... Je suis désolée. Désolée pour tout... » Je baissais la tête vers le sol et tentais de réprimer les larmes qui perlaient désormais au bord de mes cils.
© Starseed

_________________

Prism Z. Welinski
○ Pauvres mortels éternels. Ennemis et pourtant amants, rien n'aurait été en pouvoir de nous rapprocher si nous ne nous étions pas connus dans cet hôtel. (+) Christoph
crackle bones.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marionnette errante

avatar






PETITS PAPIERS :
30

CÉLÉBRITÉ :
Evan Peters


MessageSujet: Re: It's time to talk with you + Prism   Dim 3 Jan - 16:16

It's time to talk with you
Prism ✧ Aloysius
La plaie était grande ouverte, voir même certainement infecté en plus ça. Je ne suis pas un garçon comme les autres, ne réagis pas comme les autres. Contrairement aux gens normaux, mes peines, mes colères, tout était décuplés. Jusque là, j'arrivais à garder à peu prêt mon calme. Mais ce n'était plus qu'une question de temps avant que je n'explose. Une véritable bombe à retardement, impossible à stopper. Il n'y avait pas de fil à trancher, pas de câble, pas de boutons sur lequel appuyer pour tout apaiser. Je faisais peur. A moi-même aussi, c'est pour dire. Qu'elle le veuille ou non, elle m'avait brisé le cœur. Et avait agis sans même songer aux conséquences que ça ferait aux autres. Une égoïste ! Voilà ce qu'elle était ! Quand son regard se confronta au mien, ma tension grimpa encore d'un étage et mes doigts se crispèrent sur eux-mêmes. Luttant pour que mes larmes ne coulent pas de suite. Mes yeux étaient tout de même rouge, empli de... haine ? De déception ? Le contact de ses mains sur les miennes eut l'effet d'un choc électrique. Moi qui aimais tant toucher ses mains, sa peau si douce... Une épine me transperça le cœur. Du peu que je puisse déjà en avoir un. Je reste figé durant un instant, continuant de la fixer avec sévérité. Jusqu'à ce qu'une larme longe ma joue et que la rage commence doucement à prendre possession de mon être. Sans que je ne puisse rien faire.

- « Non tu ne l'es pas !! »

Hurlais-je en rejetant ses mains et me reculant de quelques pas, comme si je craignais de me montrer violent à son égard. Ce qui, ne serait tristement pas impossible. Comment osait-elle encore lui faire des promesses ? Le regarder en face ? Le prenait-elle tant que ça pour un idiot ?

- « Depuis le début... C'est lui que tu aimes ! C'est lui à qui tu pensais chaque jour, chaque nuit... Tu m'as fais croire le contraire ! Tu t'es servis de moi, sachant ce que je ressentais pour toi ! »

Bien qu'elle avait eu l'air sincère, j'étais complètement aveuglé par la déception. Et n'étais pas prêt à accepter cet "échec". Je commence à faire les cents pas devant elle, enfouissant une main nerveuse dans ma chevelure d'or.

- « Qu'est-ce qu'il a de plus que moi ce type ? Hein ? Tu peux me le dire ? »

L'envie de le tuer se faisait d'autant plus grande, déjà qu'à la base c'était pas mal. J'avais beau essayer de comprendre... De me souvenir. Tout avait été si bien entre nous. Qu'est-ce qui a bien pu la pousser à se détourner de moi ? L'introspection n'était vraiment pas mon truc...

© Starseed

_________________


Don't ever take a single second to breathe, they're going to send me on a murdering spree. They don't even have a soul left to be saved. I am alive I'm just playing dead. I'm going to say what should have never been said.The giants of the world crashing down. The end is near I hear the trumpets sound

(c) Bloody Storm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Administratrice

avatar






PETITS PAPIERS :
454

CÉLÉBRITÉ :
Kristen Stewart

COPYRIGHT :
fassylover + tumblr


MessageSujet: Re: It's time to talk with you + Prism   Jeu 14 Jan - 16:50

It's time to talk with you
Prism Z. Welinski ✧ L. Aloysius Fitzgerald
Je m'en voulais. Je m'en voulais d'avoir ainsi brisé le cœur d'Aloysius. Je l'avais aimé, je l'avais sincèrement aimé et m'étais imaginé parcourir un bout de chemin avec lui. Le protéger, l'aider dans ses pertes de mémoires, le ramener à la raison dans ses moments d'absence. Je m'étais vu être heureuse avec lui, quelques temps, malgré son nom, malgré sa famille, malgré sa noirceur. J'avais voulu le sortir de tout ça, l'aider à se retrouver, à redevenir le garçon gentil, talentueux, intelligent qu'il était au début. Celui qui aurait pu tout réussir. Je n'osais plus le regarder tandis qu'il hurlait. Il ne voulait pas me croire, il ne voulait pas croire qu'il avait vraiment compté pour moi, et qu'il comptait encore. Je l'aimais toujours un peu, mais cet amour n'était rien, n'était absolument rien par rapport avec tout ce que je ressentais depuis Christoph depuis notre première rencontre. Cette manière qu'il avait de capter mon attention, de me rendre si vulnérable, et si forte à la fois. Christoph me rendait femme, mature, instable mais saine en même temps. C'était ça, notre amour était sain. Malgré toutes nos différences, malgré ce qui aurait du nous séparer, on continuait de s'aimer après tant d'années. On était passé outre, on essayait un peu plus chaque jour d'oublier qu'un jour, il aurait pu me tuer à cause du sang qui coulait dans mes veines. A cause de mes croyances d'autrefois. Aujourd'hui, je ne croyais plus en rien, je ne croyais qu'en nous. Qu'en lui. Je soupirais et relevais des yeux pleins de larmes vers lui. Il s'était éloigné de moi. Je le dégoûtais, le repoussais sans le vouloir. Restes près de moi, restes mon ami, mon Aloysius. Restes. Mais non, il s'éloignait, il me repoussait. Car je n'étais plus sa Prism, la fille avec qui il s'apprêtait à entamer une véritable histoire. Je n'étais plus elle. J'étais celle de Christoph, et quelque part, je l'avais toujours été. « Je t'ai aimé aussi Aloysius. Tu voulais que je fasse quoi ? Que je te dise « je serai à jamais amoureuse d'un nazi, mais comme c'est un monstre j'ai décidé de vivre, de refaire ma vie comme s'il n'en faisait pas parti » ? T'aurais voulu que je te dise ça, que je te dise que je n'appartiendrais jamais complètement parce qu'il existe ? ». Je m'éloignais aussi et passais mes mains dans mes cheveux. Demain, j'allais les couper, c'était décidé. Je changeais de vie, et il était temps que ça aussi, ça change.
Je finis par me laisser glisser sur le sol, épuisée. J'allumais une cigarette et tirais dessus comme si ma vie en dépendait. J'en avais assez de faire semblant. Toute ma vie, j'avais fait semblant, j'avais répondu « ça va » quand tout allait au plus mal, je m'étais contenté d'aider les autres, pour me sentir mieux. Pour trouver un but dans cet univers si sombre. Toute mon existence n'avait été que pure mensonge. Ma vie était aux côtés de Christoph, dans ses bras. Je devais creuser un peu plus dans son cœur pour en faire ressortir le meilleur, pour qu'il comprenne enfin tout ce qu'il refuse de comprendre. J'avais encore du chemin à faire, mais j'étais prête. A être heureuse. Aloysius me demandait ce que Christoph avait de plus que lui. Il n'y avait pas de comparaison à faire, ils étaient totalement différents. Tous les deux fous, tous les deux des monstres aux multiples erreurs, une sensibilité à fleur de peau. Mais un des deux était l'amour de ma vie.
« Il a mon cœur. Depuis le premier jour. Il est capable de me détruire, comme de me reconstruire. Aloysius, j'ai toujours cherché à t'aider. Mais t'étais où toi ? T'étais où quand je suis arrivée au Fitzgerald, que j'étais paumée, que je prenais tout ce que je trouvais ? Quand je suis morte ? T'étais où quand Primrose et Théo sont morts ? Quand TA grand mère les a tué injustement ? J'allais pas bien. Tu n'as rien vu. Pire encore, tu l'aurais oublié. Je sais que ce n'est pas de ta faute, mais j'en ai assez de donner, et de ne recevoir que des « merci, je t'aime ». J'ai besoin qu'on me donne moi aussi, j'ai besoin qu'on m'aide. Ca fait trente-cinq ans que je ne supporte pas ce monde, personne ne le voit, personne ne le sait. Sauf lui. » Ma voix s'était brisé. Elle s'était fait dure tout le temps où je parlais. Je m'étais montrée impitoyable, je le savais. Mais je ne pouvais pas laisser ses questions en suspend. Il avait le droit de savoir quel était le soucis. Il y avait l'amour que j'éprouvais pour chacun d'eux, mais aussi ce que j'attendais de tout cela. Je ne voulais pas être la femme de quelqu'un, mais l'amour de quelqu'un. Je voulais qu'on prenne soin de moi, qu'on éclaire ce monde si sombre. J'étais forte, mais je ne pouvais pas tout supporter. Et je n'avais pas le choix de vivre ou de mourir, il ne m'appartenait pas, il appartenait à sa grand-mère. Je n'avais pas le choix d'abandonner si je le désirais, je devais souffrir ou survivre. J'avais choisi de survivre. Il n'avait pas le droit de m'en vouloir. Ma décision avait été certes, égoïste, mais lui aussi l'était. Quelque part, je restais convaincue qu'il pouvait se sortir de cette folie, s'il le désirait vraiment, il en était capable. Damon ne l'était pas, fou. Il était certes un peu baré dans sa manière de percevoir le monde, mais il n'avait pas sombré dans la folie. Aucun des enfants Fitzgerald n'avait été épargné. Tahlia, Andréa, Keziah... Tous étaient fous, à des degrés différents certes. Andréa était très certainement la pire de toute, avec Aloysius, car lui était innocent, et à la fois, si cruel, si impitoyable. « Tu n'y peux rien, et je le sais. Mais ça fait si mal de t'aimer Aloysius. Parce que tu es un Fitzgerald, et... Parce que tu passes bien trop de temps à te battre avec tes démons pour t'intéresser aux autres, aux gens qui t'aiment. » Je baissais le regard, tirais une nouvelle fois sur ma clope. Si tu savais comme je m'en veux, et à quel point tu comptes pour moi. Mais c'est trop dur, trop compliqué. Et je ne peux pas tourner le dos à mon véritable amour, à ma véritable vie.
© Starseed

_________________

Prism Z. Welinski
○ Pauvres mortels éternels. Ennemis et pourtant amants, rien n'aurait été en pouvoir de nous rapprocher si nous ne nous étions pas connus dans cet hôtel. (+) Christoph
crackle bones.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marionnette errante

avatar






PETITS PAPIERS :
30

CÉLÉBRITÉ :
Evan Peters


MessageSujet: Re: It's time to talk with you + Prism   Jeu 3 Mar - 1:55

It's time to talk with you
Prism ✧ Aloysius
A chaque seconde qui passe, je dois faire usage d'une incroyable concentration pour ne pas perdre le contrôle. Ou du moins, pas totalement, car mes mauvais démons avaient déjà commencé à prendre possession de moi. Je le sentais... Toute cette tension, brûlante, possessive et tellement imprévisible. A force, je me connaissais plutôt bien. Cette conversation, risquait de très mal finir. Car non, je n'accepte pas l'idée de la perdre et encore moins pour un autre, qui n'a absolument rien de plus que moi. Je n'accepte pas de perdre tout court. Les paroles de Prism n'arrangent en rien la situation. Bien que je l'écoute d'une oreille, je reste bien trop enragé et dans le dénis, pour accepter ou comprendre quoi que ce soit. Et d'ici à ce que je perdre à nouveau la mémoire, la pauvre aura usé de beaucoup d'énergie pour rien. Ou peut-être pas. On ne pouvait guère le savoir à l'avance. Nerveusement, je me ronge les ongles, entamant les cents pas dans un coin de la pièce. Lui jetant de temps à autres des regards noirs et empli de colère. Malgré tout, je ne lui coupe pas la parole. Non, quelque part, j'ai envie d'entendre ce qu'elle a à me dire. Espérant peut-être trouver une faille, qui me permettrai de la récupérer, de la faire changer d'avis. Secouant la tête, lorsqu'elle dit n'aimer QUE lui. Non... Impossible. Il n'était rien. Il ne la méritait pas. Moi non plus, certainement. Mais je la voulais pour moi tout seul. Elle faisait partie de ceux, qui arrivait à me comprendre, à me supporter, à me faire sourire... Je ne voulais pas la perdre. Et arriverai-je à rester seulement ami avec elle ? Les chances étaient bien minces. J'étais bien trop rancunier pour ça. Complètement paumé, entre le peu de lucidité qu'il me reste et ma folie, je m'avance brusquement jusqu'à elle dans un dernier élan de désespoir. Les larmes aux yeux, je la coince entre le mur et moi, tout en la regardant intensément.

- « Non... Tu te trompes ! Je pense à toi, tout le temps... Même quand je suis complètement paumé. Je peux guérir ! Toi même le sais, tu n'arrêtais pas de me le dire. Je peux devenir meilleur et t'offrir tout ce dont tu as besoin ! Je t'aime, Prism. Je ne veux pas te perdre ! Mais... Pourquoi tu ne m'as rien dis plus tôt ?? »

Lentement, je me rapproche dangereusement d'elle. Soudain, je fronce gravement les sourcils. Ce regard... Elle ne me regardait plus de la même façon et je n'aimais d'ailleurs pas du tout ça. Je déglutis, ma gorge se noue encore plus qu'elle ne l'est déjà. Bon sang... Si seulement il pouvait la forcer à lui faire dire ce qu'il voudrait entendre. Mais non, elle ne disait rien et avait même osé détourner le regard.

- « Regardes moi !! »

Dans une pulsion soudaine et incontrôlé, je donne un coup de poing dans le mur. Frôlant sa tête de très prêt. Lentement, je retire ma main tremblante du mur. Avant de m'écarter d'elle. Non, je ne voulais pas lui faire de mal. Je ne veux pas la frapper et fais tout encore une fois pour me contrôler au maximum.

- « Je ne t'ai jamais empêché de te confier à moi. De me dire à quel point tu allais mal. Utiliser mes névroses et nombreux défauts comme excuses, c'est trop facile... J'ai toujours été là pour toi ! J'aurai fais n'importe quoi pour toi !! D'ailleurs, tu l'as toujours su et en as tout simplement bien profité jusqu'à tomber finalement amoureuse du premier venu ! »

La mâchoire crispée, une larme finit enfin par s'écouler le long de ma joue. Le cœur brisé. Encore et toujours déçu. Détruit. Perdu, dans mes pensées et dans mes mots. Mais je n'étais pas uniquement en colère contre elle, contre moi-même aussi. Et avant tout... Envers cette larve, qui a fait chaviré son cœur. Me faire comprendre qu'elle ne m'aimait plus, signifiait aussi en quelque sorte, me donner la permission de dépasser des limites que je n'aurai jamais dépassé en temps normal, pour elle. Mes démons continuent à progresser, jusqu'à prendre visiblement possession de moi. Je ne tremble plus et mon regard perd en émotion. Doucement, je redresse le menton et plonge mes yeux encore humide dans ceux de Prism. Lançant d'une voix calme, mais à faire froid dans le dos.

- « Je le tuerai. »


© Starseed

_________________


Don't ever take a single second to breathe, they're going to send me on a murdering spree. They don't even have a soul left to be saved. I am alive I'm just playing dead. I'm going to say what should have never been said.The giants of the world crashing down. The end is near I hear the trumpets sound

(c) Bloody Storm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Administratrice

avatar






PETITS PAPIERS :
454

CÉLÉBRITÉ :
Kristen Stewart

COPYRIGHT :
fassylover + tumblr


MessageSujet: Re: It's time to talk with you + Prism   Jeu 10 Mar - 21:35

It's time to talk with you
Prism Z. Welinski ✧ L. Aloysius Fitzgerald
J'avais fait une énorme erreur. J'avais fait une énorme en me rapprochant d'Aloysius, en alimentant cet amour naissant. J'avais joué avec le feu, j'avais voulu être heureuse. Avec lui. Et désormais, je n'acceptais pas les conséquences de mes actes. Aloysius souffrait, à cause de moi. A cause de ce que j'avais fait. J'avais été salope. Je m'étais rapprochée de lui pour ensuite m'en éloigner. Pour l'abandonner. Je croisais les bras. J'espérai disparaître. Je ne parvenais pas à le regarder dans les yeux. J'avais trop honte de moi. Je ne parvenais pas à faire face à mes erreurs. Je n'étais pas ce genre de filles. Je n'étais pas du genre à briser des coeurs. J'étais souvent la bonne amie, la bonne copine. Mais pas la briseuse de coeur. La fouteuse de merde. Je regardais le sol. Je le voyais. Il se perdait. Il se perdait dans tout un tas de questions, et ne parvenait pas à faire le point. Ce n'était pas étonnant. Je ne l'avais pas aidé. Je l'avais enfoncé. Aloysius avait besoin d'aide, il avait besoin de mon aide, et pourtant, je lui tournais le dos. Je n'étais pas assez folle pour supporter ses démons. Même après dix-sept ans dans cet hôtel, j'avais la tête sur les épaules. J'étais lucide. Quant à la vie, quant au futur. Et je ne faisais pas partie de ces âmes perdues, détruites. Non. J'étais restée moi-même. Mieux encore, je m'étais découverte. Je soupirais. Mais je relevais aussitôt la tête. Aloysius me plaquait contre le mur. Son regard me glaça le sang. Je ne savais quoi répondre. Ses mots faisaient trop mal. Lui faisaient trop mal. Me faisaient trop mal. Que pouvais-je lui répondre? Qu'étais-je capable de lui offrir maintenant? « Alo... Je... C'est déjà assez difficile d'être coincée ici pour toujours... Je ne veux pas passer ma vie à chasser tes démons. Tu peux y arriver oui, et je serai là pour t'aider. Mais j'ai besoin de plus... » Ma voix se brisa. Elle n'était désormais plus qu'un murmure. C'était dur à admettre. C'était dur de tourner le dos à quelqu'un qu'on aime. Profondément. Mais j'avais trop supporté. J'avais trop longtemps fait semblant pour accepter de lui dédier mon existence. Je baisse le regard. Mais il me hurle de le regarder. Alors je relève les yeux. Et je ne vois pas son coup arriver. Son poing s'encastre quelque peu dans le mur, et il s'éloigne, tout en regardant ses mains tremblantes. Je serre la mâchoire, le regarde. J'ai mal. J'ai mal au coeur pour lui. Pour tout ça. J'ai mal, pour lui. Il parla de nouveau et je fronçais les sourcils. S'en était trop. J'avais besoin d'une clope. J'en tirais donc une de ma poche et l'allumais. Je tirais avidement dessus et regardais Aloysius. « Ca fait dix-sept ans que je l'aime Aloysius. Et je n'ai jamais fait semblant avec toi. T'es tellement paumé Alo que tu ne vois pas ce qui se passe autour. Pendant que tu ne faisais je ne sais quoi, ta grand-mère a tué quatre personnes. Dont mes deux meilleurs amis. Tu t'en es soucié? Tu t'es demandé si je supportais la chose? Non. J'ai perdu la tête, tu n'as rien vu. Aloysius, tu ne vois jamais rien! » Je ne parvenais plus à garder ma colère. Il était là, à me reprocher de m'être moquée de lui, alors que je ne cessais de l'attendre. D'attendre après lui. D'attendre qu'il voit, qu'il voit ce dont j'avais besoin. Ce que j'attendais de lui. Mais il y avait toujours plus urgent. Contenir ses penchants psychopathes et l'aider à retrouver son chemin. J'aurai aimé, qu'à cet instant, il ne se souvienne de rien.
© Starseed

_________________

Prism Z. Welinski
○ Pauvres mortels éternels. Ennemis et pourtant amants, rien n'aurait été en pouvoir de nous rapprocher si nous ne nous étions pas connus dans cet hôtel. (+) Christoph
crackle bones.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marionnette errante

avatar






PETITS PAPIERS :
30

CÉLÉBRITÉ :
Evan Peters


MessageSujet: Re: It's time to talk with you + Prism   Dim 20 Mar - 15:40

It's time to talk with you
Prism ✧ Aloysius
La tension devient de plus en plus instable et monte rapidement des deux côtés. Bien que je sois déjà en train d'atteindre la troisième phase de mon instabilité mentale. Les larmes continuent de glisser le long de mes joues, mais je ne ressens plus rien, soudainement. Passant d'une violente bourrasque d'émotions, au néant. Je ne me comprenais pas moi-même, comme la plupart du temps. Et Prism, toujours face à moi, qui semble de plus en plus... Exaspéré. Je la regarde tirer sur sa cigarette, avant de s'énerver à son tour. C'est à moi de froncer cruellement les sourcils. De quoi parlait-elle donc ?  

- « De quoi tu parles ? Si ma grand-mère avait soit disant butté tes meilleurs amis, je m'en souviendrais et tu sais pertinemment que j'aurais accouru pour toi... Comme l'imbécile que je suis et que j'ai toujours été ! »

Nerveusement, je commence à me ronger les ongles. Mes paroles ont beau transpirer d'assurance, j'ai comme un énorme doute tout au fond de moi. Je ne me rappelle pas souvent de grand chose. Ma grand-mère aurait, certes, très bien pu faire tout cela, mais je ne m'en rappelle absolument pas. Ce qui fait, comme toujours, que je n'arrive jamais à démêler le vrai du faux. Entendant constamment plusieurs versions, mais à peine ai-je le temps d'en faire le tri, que j'oublie tout. Alors comment être là pour elle ? Même avec la meilleure volonté du monde, je n'y arriverai pas.

- « Putain Prism ! Tu crois que j'ai choisi d'être comme ça ? Je pensais que tu étais la seule à pouvoir me comprendre... »

A bout de nerf, je n'ai même plus l'énergie pour continuer à faire les cent pas dans la pièce. Je m'adosse contre le mur et fixe droit devant moi. Combien de temps encore ce cauchemar allait-il durer ? A quoi tout ceci pouvait bien servir ? Je me gratte nerveusement la tête, évitant le regard de Prism. Bien que ça ne soit pas dans ma nature de lâcher l'affaire, je vois bien qu'il n'y a plus rien à faire la concernant, que tout est déjà très différent entre nous. Et en cet instant, elle me dégoûte plus qu'autre chose.

- « Je te souhaite tout le bonheur du monde... »

Cela sonnait faux, évidemment. Même si dans un sens, l'affection qu'il me reste pour Prism ne veut sincèrement que son bonheur. Mais je savais, que jamais, je n'accepterai cela.

- « ... Veilles seulement à ce qu'il ne croise pas ma route. »

Doucement, je relève mes yeux sur elle. Le regard sombre et menaçant. Elle savait, que son cher et tendre faisait parti de ma liste noir et surtout que j'étais capable du pire.


© Starseed

_________________


Don't ever take a single second to breathe, they're going to send me on a murdering spree. They don't even have a soul left to be saved. I am alive I'm just playing dead. I'm going to say what should have never been said.The giants of the world crashing down. The end is near I hear the trumpets sound

(c) Bloody Storm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: It's time to talk with you + Prism   

Revenir en haut Aller en bas
 
It's time to talk with you + Prism
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» TRACK TALK #3 Most of The Time
» TRACK TALK - INDEX (chronologique)
» Time Fades Away
» La Talk Box
» "SPRING TIME COMING" MOUNTAIN MEN

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Murder Hotel :: The Fitzgerald's Hotel :: Le rez-de-chaussée :: Les sanitaires-
Sauter vers: