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 shine on you crazy diamond | ft. Aloysus

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MessageSujet: shine on you crazy diamond | ft. Aloysus   Mar 29 Juil - 22:01


shine on you crazy diamond
Aloysus & Rose

Allongée sur mon lit, la tête en arrière, je porte à mes lèvres le joint que je viens de m'allumer. Je ferme les yeux et inspire la fumée qui pénètre à l'intérieur de mes poumons. Cette odeur, cette sensation, ce rituel, je le connais depuis des années. Des années que j'ai passées dans l'excès, dans la furie. Mais aujourd'hui cette odeur me rappelle une merveilleuse nuit. Une nuit que je n'oublierai jamais. Je n'ai pas fini dans les bras d'un inconnu, complètement bourrée et à l'ouest, non. J'étais en effet bien défoncée. Mais j'ai eu de la chance ce soir là, car je suis tombée sur un ange noir. Je n'oublierai jamais son sourire, son rire alors que j'essayais de lui parler de moi, de ma vie d'enfant de stars. Je n'oublierai jamais non plus son expression, le lendemain, lorsqu'il posa à nouveau ses yeux sur moi. Le regard vide et fou d'un simple étranger. Il m'avait prévenue. Ne pas m'attacher, ne jamais m'ouvrir aux autres. Voilà ce que je m'étais toujours dit. Ainsi, tu ne souffriras pas. Mais c'était plus fort que moi, j'avais envie d'être là pour lui, d'être à ses côtés comme pendant cette nuit. Je me suis mise à poser des questions aux clients, au personnel de l'hôtel. Je voulais en apprendre plus sur lui. Alors je l'abordais, je l'habituais à ma présence en glissant des petits mots sous sa porte, en lui adressant des sourires complices même quand il perdait la tête. Je voulais le protéger comme il l'a fait cette nuit-là. Je voulais être là pour lui et, pour une fois, faire du bien à quelqu'un.

Le joint continue de se consumer à mes lèvres, mes yeux deviennent légèrement vitreux et je me mets à sourire comme une débile. Je repense à toutes les personnes dont j'ai brisé le coeur. D'abord, mes parents. Eux qui ont mis de côté leur carrière pour se consacrer à leurs enfants. Eux qui ont tout donné pour nous. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de tout foutre en l'air. Et puis ma soeur parfaite. Elle qui voulait être un modèle pour moi, un guide. Et tous ces garçons à qui j'ai posé un lapin. Toutes ces filles que j'ai aimées le temps d'une soirée et que j'ai oubliées le lendemain. Y'en avait que pour ma tronche. Mais c'est comme ça que j'arrivais à tenir le coup. Il me fallait ne pas m'attacher ou je risquais de perdre le contrôle.

Ça aurait pu continuer ainsi pendant longtemps, pour le restant de ma vie peut-être. Mais j'ai rencontré Aloysus et les choses se sont faites naturellement. Peut-être que notre détresse commune nous a rapprochés ? Quoi qu'il en soit, j'ai très envie de le voir, maintenant, tout de suite. J'ai envie de regarder son visage, de plonger mes yeux dans les siens et de le rassurer. J'ai envie de rire avec lui s'il est de bonne humeur, je veux le prendre dans mes bras s'il est malheureux, je veux lui apprendre à ne pas oublier. Alors je viens écraser le reste de mon joint dans le cendrier en verre posé sur le rebord de ma fenêtre. J'enfile une paire de chaussures en toiles et je sors de ma chambre. Je porte simplement un top noir et un jeans large. Ma tenue est loin d'être élégante mais je m'en fiche. J'ai bien compris que je ne sortiras pas de cet hôtel avant longtemps, jamais pour ainsi dire, alors autant me mettre à l'aise. Et puis à force de me voir passer dans les couloirs, les résidents se sont habitués à ma présence catastrophique et rock'n'roll. C'est moi qui les réveille à trois heures du matin parce que j'ai envie d'écouter les Rolling Stones. C'est encore moi qui mets de l'ambiance dans tout le couloir parce que je me déchaîne sur ma guitare.

Mais rien de toute ça ne m'importe. Ce qui compte, c'est que j'ai enfin trouvé un point de repère dans ce monde de fou. Et le plus drôle dans tout ça, c'est qu'il est aussi à l'ouest que moi. C'est peut-être ce qui me rassure en fin de compte. Ne pas me sentir seule.

Je descends à toute vitesse les escaliers qui mènent au sous-sol. Aloysus m'a appris à me méfier de cet étage, il m'a mis en garde contre ses habitants. Je marche d'un pas rapide et déterminé jusqu'à sa chambre, sans regarder autour de moi, sans faire attention aux odeurs étranges qui viennent me chatouiller les narines et me donner la nausée. J'arrive devant sa porte et je toque deux fois. « Alo ? T'es là ? C'est Rose. », je dis d'une voix douce et chaleureuse. Personne ne me répond mais j'entends des bruits sourds venant de l'intérieur. « Aloysus ? Est-ce que ça va ? »
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Dernière édition par Rose Davis le Mer 30 Juil - 19:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: shine on you crazy diamond | ft. Aloysus   Mer 30 Juil - 7:33



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Rose & Aloysus

Lit. Collé au mur. Endroit où je suis censé dormir. Je fais un pas. Puis un second, et je m'y assois. J'enlève une chaussure, puis l'autre. Vais-je avoir froid si j'enlève mon pantalon et mon tee-shirt? Je hausse les épaules et m’exécute, avant de glisser mon corps froid dans les draps tout aussi froid. Je pose ma tête sur l'oreiller et me tourne sur le côté. Je ferme les yeux. J'imagine une ville en bord de mer, touristique, affluente. J'y aperçois des dizaines de petits restaurants de chaque côté de l'allée piétonne. Si je tourne la tête sur la droite, l'eau s'étend à plusieurs mètres avant de finir son chemin sur les rochers de l'autre côté de la baie. Marin, ville de Martinique. J'entreprends une marche, tout en regardant les alentours. Un snack/restaurant se trouve sur ma droite, le Mango. Je décide de prendre un verre. Une femme blonde se trouve à la table d'à côté. Je consulte la carte. Et lorsque je lève la tête, je reconnais ce visage. « Mamie. »Je souffle alors.
J'ouvre les yeux. Je n'ai pas dormi. D'ailleurs, les fantômes peuvent-ils dormir? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je suis perdu.  A chaque nouveau réveil, les paroles de Michel Fugain et de Manu Chao résonnent dans mon esprit, comme une alarme, qui se déclenche à chaque fois pour me rappeler, que justement, je ne sais plus. Je suis amnésique, depuis quatre-vingt quatre ans. Depuis que j'ai décidé de me laisser mourir de faim dans ce tombeau, non loin de ma chambre. Enfin, je sais. Je suis mort, mais je parait jeune. Cet hôtel. Il est à ma grand-mère, la femme ridée de mon rêve. Je soupire. Où pourrais-je bien aller, que pourrais-je bien faire de l'éternité si je suis incapable de me réveiller sans tout me rappeler. Fitzgerald. Tel est mon nom. Marqué tous les deux mètres dans les couloirs de l'hôtel par peur qu'on oublie, je préfère passer inaperçu. Mais tout le monde sait qui est le fils Fitzgerald qui s'est donné la mort par amour pour sa famille. Je suis un Fitzgerald, je suis un martyr. L'idée me vient alors de tout écrire, pour me souvenir. Je me lève donc et attrape un stylo avant de marquer sur la première feuille que je trouve.
« Si tu lis ce message, c'est que l'Alzheimer te joue encore un tour.
Tu es un Fitzgerald, enfermé pour l'éternité dans cet hôtel qu'a construit ta propre grand-mère. Tu descend de l'entre du diable, la mort fait parti de toi, de tes gênes. Elle coule dans ton sang et suinte de ta peau. Tu es le mal, et pourtant, tu rêvais d'autre chose. Regarde ton visage, tu comprendras alors que ce reflet que tu vois dans le miroir, n'est autre que ta véritable personne. Tu ne comprends pas.
Avant de me réveiller, j'ai rêve de cet endroit que nous avions vu sur une carte postale. Une ville de Martinique. Essaye d'y penser, tranquillement, pour t'endormir. Verrouille ta porte et... »
Je laissais le stylo s'échouer sur le sol et je me tournais vers la porte où une femme retentissait au travers. Cette voix, elle me disait quelque chose. Rose. Ma fleur, cette jeune femme si belle et si fragile que j'avais autrefois vu déambuler dans les sous-sols de l'hôtel. Je souris et me mets à ranger ma chambre en vitesse, jetant tout ce qui traîne dans mon armoire avant de la fermer. J'attrape des vêtements, je les enfile et alors que je m'apprête à faire mon lit... C'est le trou noir. Je m'y assois, et j'attends, un sourire aux lèvres. Une voix retentit derrière la porte. Une voix de femme. Une voix qui m'est familière mais pourtant inconnu. D'un air enjôleur, je me dirige vers la porte et l'ouvre. Je ne suis pas déçu par la créature qui s'offre à moi. « Alo? Il n'y a pas d'Alo ici. Je suis F...F...I... Fitz-gerald. » Je parviens à bégayer. Je me pousse pour la laisser entrer. Je ne savais pas que j'avais autant de succès. Je la laisse entrer, et alors qu'elle regarde autour d'elle, je me positionne derrière elle, à quelques centimètres de son corps et je pose une main sur son épaule. Une main pour la rassurer, car quoi qu'il se passe, tout se passera bien. Puis je murmure : « Ce n'est pas prudent de s'aventurer dans la chambre d'un inconnu. Personne ne peut t'entendre d'ici, ma Rose. » Je me fige alors. Ces mots, ces deux derniers mots. Prononcés sans que je ne le demande me laisse de glace. Je ne comprends pas, où suis-je, qui suis-je, que se passe-t-il? Non, je ne sais pas. Non, je ne sais plus. Oui, je suis perdu.
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MessageSujet: Re: shine on you crazy diamond | ft. Aloysus   Mer 30 Juil - 18:04


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Aloysus & Rose

Mon second appel s'est fait plus fort. Ma voix résonne contre les parois du sous-sol et vient se mourir quelque part dans ces ténèbres. Un silence lourd et pesant. Les secondes s'étendent à l'infini dans l'obscurité du couloir et moi j'attends. Je suis immobile et j'attends. Je n'ose pas me retourner, je ne fais plus un geste, c'est à peine si j'ose respirer. Je sais qu'il est à l'intérieur, je le sens. S'il pouvait juste me dire que tout va bien, simplement crier un mot. S'il ne veut pas me voir, je comprendrai. Je veux juste savoir qu'il va bien.

La porte de sa chambre s'ouvre enfin et je reconnais ce regard, celui d'un étranger. Je sens une vague de tristesse me remplir le coeur, comme à chaque fois qu'il m'oublie. J'ai beau me dire que c'est passager, j'ai beau avoir appris à connaître sa maladie, ça me brise le coeur à chaque fois. Et si un jour il m'oubliait pour toujours ? Qu'est-ce que je deviendrai ?

Aloysus me laisse passer et je pénètre à l'intérieur de la pièce. Elle est plutôt bien rangée, pour une fois. Mais le lit est défait, comme s'il lui avait manqué de temps pour le faire, comme s'il avait oublié qu'il devait le faire. Je sens sa présence derrière mon dos, son souffle chaud sur ma nuque. Sa main se pose sur mon épaule. Ses paroles ne sont qu'un murmure qui vient, dans un premier temps, me glacer le sang. J'ai beau savoir qu'il est mon ami, j'ai beau tenir à lui de tout mon coeur, je ne peux m'empêcher d'avoir peur quand il est dans cet état-là. Est-ce qu'il m'a oubliée pour toujours ? Est-ce qu'il me tuera parce que j'ai osé m'approcher trop près de lui ? Non, pas cette fois en tout cas. Car il a dit mon prénom. Je sens sa main se contracter sur mon épaule. Je me dégage de son emprise, me retourne vers lui et pose mes mains sur sa nuque. « Oui, c'est moi. Je suis ta Rose, ton amie, ne l'oublie pas, Aloysus. » Ma voix se fait la plus douce possible, comme si je parlais à un petit enfant qui vient de faire un cauchemar. Sauf que tout ça est bien réel, sa maladie est bien là, comme un ombre menaçante qui plane sur sa vie constamment, pour l'éternité.

Je n'ai jamais été une bonne amie. Depuis toute petite, je me suis toujours considérée comme étant le centre du monde. Mes envies, mes projets passaient bien avant ceux des autres. Je ne m'adaptais jamais à ce que mon entourage construisait pour moi. Je voulais tout faire à ma manière. En quelque sorte, c'est ce que j'ai fait. J'ai réussi mon coup au point que mes parents ont voulu se débarrasser de moi. Et je crois que, sans m'en rendre vraiment compte, j'en ai eu le coeur brisé. C'est une sensation que je n'ai jamais connue auparavant. Un sentiment étrange, comme si une pierre roulait le long de votre gorge, provoquant un trou béant à l'intérieur de vous.

Je plonge mon regard dans celui d'Aloysus et je peux y lire toute sa détresse. Je me mets à caresser doucement sa joue. Mes gestes sont lents, comme pour ne pas le brusquer, ne pas l'effrayer. « Ne t'inquiète pas mon Alo, je suis là. Tu n'as pas à avoir peur ce soir, je suis là. » Je glisse mes bras le long de son dos et, doucement, très doucement, je l'attire vers moi pour le prendre dans mes bras. Comme une mère prendrait son enfant dans ses bras quand il a peur des ténèbres. Mais Aloysus est les ténèbres.
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MessageSujet: Re: shine on you crazy diamond | ft. Aloysus   Mer 30 Juil - 23:19



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Rose & Aloysus

Le souffle coupé - comme si un fantôme pouvait encore respirer -, je regardais droit devant moi, la main posée sur l'épaule de la jeune femme qui se trouvait alors près de moi. Je sentais son coeur battre à la chamade, et je sentais sa peur. Mais je n'y éprouvais aucune satisfaction. Car ce qui me perturbait alors était cette sensation à l'intérieur de moi. Sans savoir de quelle manière, j'avais dit son prénom. Comme s'il était gravé dans ma mémoire à tout jamais, alors que je n'étais pas capable de me rappeler de son visage. En tout cas, contrairement à moi, il ne lui fallu pas longtemps pour instaurer un rapprochement entre nous. Ses mains sur ma nuque me procure un sentiment de chaleur. Sensation que j'avais longtemps oublié enfermé entre ces murs. Je regarde Rose avec incompréhension. Si elle fait partie de ma vie, et que je suis alors incapable de me rappeler de ses grands yeux bleus perçants et de sa peau de porcelaine, à quoi sert donc cette vie éternelle à laquelle je suis condamné. Je la regarde et je passe la main dans ses cheveux, comme si je la découvrais. Comme si je me rappelais. « Je m'en souviens, Rose. » Je lui souris avec tristesse et soupire. Avec toute la concentration dont je peux faire preuve, j'essaye de me souvenir qui je suis. Lutan Aloysus Fitzgerald, fils de Svetlana et Damon Fitzgerald. Je souris. C'est un bon début.
Je me sens comme un enfant fragile et chétif. J'ai besoin de protection, d'un pilier sur lequel me reposer et prendre appui, comme si cette amnésie m'enlevait tout ce que je possédais de plus cher, tous mes repères, jusqu'à mes sentiments. Chaque moment heureux que je vivais disparaissait dans le néant sans que je ne puisse rien y changer. Quant aux souvenirs douloureux, ils restaient encrés en moi comme une sangsue collant la peau, se transformant par la suite en haine lorsque ma mémoire s'en allait. Si je pouvais pleurer, je l'aurai fais. Mais encore perdu entre mon amnésie et mes souvenirs qui revenaient peu à peu, les larmes furent ravalées aussi vites qu'elles étaient arrivées.
Rose plongea son regard envoûtant dans le mien, comme si elle voulait me faire passer un message par le simple regard. Sa main se met à effleurer mon visage avec lenteur et douceur. Je ferme les yeux, frissonne et déglutis. J'entends sa voix rauque et grave me dire qu'elle serait désormais là pour me rassurer ce soir. Et elle me prend dans ses bras et reste ainsi, sans comprendre, sans rien dire. Acceptant cette affection, je finis par me dégager et je regarde autour de moi. Je passe nerveusement la main dans mes cheveux et je relève alors la tête. Je me dirige vers le lit que je fais et me dirige vers le bureau où est posé le mot rédigé de ma propre main. Je souris et je fais alors signe à Rose de s'asseoir sur le lit si elle le désire. Je ferme alors la perte afin que d'autres âmes ne viennent pas nous embêter, et me dirige vers mon vieux tourne disque. Je me baisse et farfouille parmi les cds avant de trouver un vieux 45 tours de Cat Stevens. Je l'insère dans le tourne disque et prends le sachet d'herbe caché dans les vinyles. Je le montre à mon amie avec un grand sourire, en le secouant et m'assois face à elle, avant d'entreprendre de rouler notre premier joint. Car ce ne sera pas le dernier. « Bon, sinon. Quoi de neuf? » Je demande alors simplement, en coinçant un toncar dans entre mes deux lèvres. Je regarde autour de nous, et soupire. Il n'y a pas de fenêtre pour laisser la fumée et l'odeur s'échapper. Qu'importe, les autres goûteront à cette odeur si douce et si prenante.
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