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 Rendez vous nocturne [Prism]

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MessageSujet: Rendez vous nocturne [Prism]   Lun 24 Aoû - 10:43


Rendez vous nocturne
Prism & Christoph


Il avait du la laisser. Il s'était retourné et était parti se préparer pour sa soirée de travail tandis qu'elle repartait de son côté avec les affaires de ses amis disparus. Ils étaient obligés d'agir ainsi. Il fallait sauver les apparences à tout prix. La protéger elle, de ce que Mary pourrait leur faire subir si elle découvrait la vérité, si elle apprenait que malgré elle ils avaient réussi à trouver un peu de bonheur. Il avait souri en entendant sa remarque sur son maillot de bain. Elle allait être déçu. Il n'y avait pas eu beaucoup d'amélioration de ce côté là.

Il était reparti dans sa chambre et avait filé un maillot de bain, un boxer noir. Peut être une légère amélioration de ce côté là. Peut être qu'elle apprécierait l'effort. Il resta ensuite un moment devant son placard, fixant ses vêtements, son regard errant parfois sur son torse et sur la marque qui le barrait. Elle savait désormais. Elle savait qu'il avait... ça. Elle l'avait déjà vu dans un moment de colère, ce fameux jour, quand sa vie avait basculé. Elle ne l'avait pas revu depuis mais elle savait. Elle savait tout ce qu'il avait traversé, ce qu'il avait fait subir à ceux de son peuple. Elle savait et elle voulait malgré tout le voir. Mais supporterait-elle de l'avoir sous les yeux? Les hommes de son époque ne portait en général que leur maillot de bain et rien de plus. Elle devait s'attendre à ce qu'il agisse de la même façon et non plus comme un papi qui couvrait son torse. Mais ce n'était pas par pudeur qu'il se cachait ainsi, c'était par honte et dégoût de ce qui était gravé dans sa chair à tout jamais. Est-ce que c'était vraiment judicieux pour leur soirée de retrouvailles que d'exhiber cela sous son nez?

Avec un soupir il attrapa le tee shirt de surf, de la même matière que son maillot de bain, qu'il portait en général quand il allait se baigner. Il était tout aussi noir que son boxer. Il y avait juste un liseré bleu, le même que celui du boxer, pour égayer un peu sa tenue, pour ne pas être complètement en noir. Mais ainsi il se sentait mieux. Nulle marque ne se voyait pour venir leur rappeler le passé. C'était mieux ainsi.

Il enfila un costume noir avec une chemise blanche par dessus. Il remonta haut son col pour cacher toute trace du tee shirt qu'il portait en dessous. Il prit son temps pour nouer de manière impeccable le noeud papillon noir qui complèterait sa tenue. Il se contempla ensuite un instant. C'était ainsi qu'il avait toujours été, qu'on lui avait appris à être. Impeccable, tiré à quatre épingles. Pas un pli. Pas un vêtement froissé ou de travers. De la classe et uniquement ça. Un papi aux yeux de Prism. Il sourit doucement à son reflet en se disant qu'il pourrait peut être faire un effort, se procurer un de ces vêtements modernes qu'elle aimait tant. Peut être qu'elle apprécierait. Peut être une autre fois. Il lui fallait aller travailler désormais.

Il pouvait sentir les regards se poser sur lui désormais tandis qu'il jouait. Terminée la bienheureuse invisibilité. Il en était soulagé d'un côté. Prism pouvait le voir. Cela serait plus simple pour eux ce soir. Il voulait qu'elle le voit. Il voulait pouvoir la serrer contre lui et inspirer doucement son doux parfum. Il se surprit à sourire tandis qu'il jouait en pensant à la jeune femme. Il se moquait éperdument de son public, jouant davantage pour lui même et elle.

Il finit tard. A croire que les clients avaient senti qu'il était pressé de partir et s'étaient volontairement attardés dans le restaurant.

Une fois libre, il descendit rapidement les étages, se rendant à la piscine intérieure. Les couloirs étaient déserts, la plupart des résidents de l'hôtel étaient déjà tous parti se coucher. Il poussa la porte et entra dans la salle, cherchant des yeux la jeune femme.

- Prism...?

Seulement quelques heures qu'il l'avait quitté et elle lui manquait cruellement déjà.


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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Lun 24 Aoû - 23:51

Rendez-vous nocturne
Christoph Hirsch ✧ Prism Z. Welinski
Je ne parvenais pas à croire ce qui arrivait. Après tant d'années, j'avais tout abandonné dans l'espoir d'être enfin heureuse. Je voulais me sortir de tout ça, de la tristesse, de la drogue, de l'excès. Je voulais aimer, et être aimé. J'avais tenté à plusieurs reprises d'être heureuse en amour. Mais je n'y étais pas parvenu. Et je repensais à Aloysius. Je m'en voulais. Je m'en voulais de l'abandonner de cette manière. Mais il risquait d'oublier, qu'il fut un temps où nous risquions de s'aimer, d'être un véritable couple. Je soupirais. Je ne devais pas culpabiliser. Depuis mon arrivée à l'hôtel, j'avais fait en sorte d'aider un maximum de personne, sans pour autant m'occuper de moi, de ce que je voulais, de ce que je ressentais. Je devais penser à moi, et j'étais convaincue que par la suite, je serai capable d'apporter bien plus aux clients de cet hôtel que je ne l'avais fait en dix-sept ans. Je pouvais faire mieux. Je pouvais rendre nos existences moins pénibles. Je soupirais et éteignais ma cigarette dans le cendrier. Je me décidais enfin à sortir du bain après une ou deux heures. Je me séchais les cheveux, enfilais mon maillot de bain deux pièces noir et me regardais quelques instants dans la glace. Je n'aimais pas mon corps. J'étais trop mince, trop maigre. J'étais une toxicomane. Je fronçais les sourcils. J'avais peur de ne pas plaire à Christoph : en dix-sept ans, j'avais maigrit. Je n'avais plus que la peau sur les os. Je soupirais et enfilais mon jean taille haute et moi débardeur Pink Floyd. Je restais quelques instants à me regarder dans le miroir. J'avais la boule au ventre, les mains moites. J'étais inquiète. Inquiète que tout se passe mal. Qu'il ne vienne pas. Mais je devais me lancer. Je devais y aller. Alors je fis mon sac. J'y mis deux serviettes, mes cigarettes, ma boîte à joint, mon baladeur et une bouteille de Cidre. J'avais longtemps hésité avant de l'acheter, mais après mûre réflexion, je m'étais dit que nous devions fêter ce nouveau départ. Et après avoir glissé mes pieds dans des baskets, je me décidais à partir. Le cœur battant à la chamade, je marchais doucement jusqu'aux escaliers. Je les descendis lentement et regardais autour de moi arrivée au rez-de-chaussée. Il se faisait tard, peu de gens traînaient encore à cet étage. Je marchais donc en silence jusqu'à la piscine intérieure. J'entrais et allais m'asseoir au bord de l'eau. J'enlevais mes chaussures et mes chaussettes et trempais mes pieds dans l'eau avant de mettre le casque sur mes oreilles et de mettre l'album de Kings of Leon. J'avais découvert ce groupe il y a quelques années, alors que je cherchais de nouveaux artistes à écouter dans le seul magasin de musique de l'hôtel.
Je commençais alors à balancer mon corps de droite à gauche, me laissant entraîner par le rythme de la musique. Je restai là, à attendre Christoph, un temps qui me paru interminable. Je commençai à croire qu'il ne viendrait plus. Je fermais les yeux et m'allongeais, je finis par m'endormir. Un sommeil de fantôme. Entre la somnolence et le rêve. Et puis j'entendis sa voix. Je me redressais brusquement et ôtais mon casque. Un sourire s'afficha sur mes lèvres. « Chris! Je commençais à croire que tu ne viendrais pas... » Je me penchais sur mon sac et sortit ma bouteille de Cidre. Je lui tendis et tapais sur le sol à côté de moi pour qu'il me rejoigne. Il vint s'asseoir et je posais ma tête sur son épaule. « Ca fait longtemps que je ne t'ai pas entendu jouer... Dix-sept ans en fait... » Et je baissais les yeux. Tristement. Nous avions tant manqué avec notre guerre. Je relevais la tête et déposais un léger baiser sur ses lèvres. Quelques heures avaient séparé le moment de se quitter et nos retrouvailles, et il m'avait manqué. Comme si des années s'étaient écoulées depuis notre dernier baiser.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Mar 25 Aoû - 17:51


Rendez vous nocturne
Prism & Christoph


Elle était là, toujours aussi jolie et décalée qu'avant. Enfin, décalée pour lui. Ses pieds nus pendaient dans l'eau tandis qu'elle semblait écouter de la musique avec son casque.

Il sourit en réponse au sien. Cela lui faisait tellement de bien de la revoir même si cela ne faisait que quelques heures qu'il l'avait quitté. Il se demandait comment il avait pu survivre toutes ces années sans elle à ses côtés. La réponse était simple. Il ne vivait pas. Il ne faisait qu'errer dans les couloirs de l'hôtel, essayant de ne pas penser à son coeur en miettes.

« Chris! Je commençais à croire que tu ne viendrais pas... »

Il n'aurait raté pour ça au rien au monde. Il sourit davantage en voyant la bouteille de cidre qu'elle brandissait vers lui. Il ne se fit pas prier. Il ôta ses chaussures et chaussettes et la rejoignit au bord de la piscine. Il laissa ses pieds flotter dans l'eau tandis qu'il venait s'asseoir tout près d'elle.

Il passa un bras autour de sa taille alors qu'il sentait sa tête venir se poser sur son épaule. Il se sentait si bien à cet instant, comme apaisé. Les choses retrouvaient leur cours normal. Il était là, avec la femme qu'il aimait. Et rien ne pourrait les séparer, il s'en faisait la promesse.

« Ca fait longtemps que je ne t'ai pas entendu jouer... Dix-sept ans en fait... »

Il sourit et caressa tout doucement son dos. Il s'arrêta quand il sentit ses lèvres venir se poser sur les siennes. Ils avaient perdus tellement de temps pendant ces dix sept années. Il savait qu'il ne pourrait pas revenir en arrière pour rattraper le temps perdu, c'était trop tard, mais il pouvait toujours profiter de chaque minute qu'il avait avec elle.

Il céda à son envie et se pencha vers elle pour l'embrasser à nouveau. Il aurait voulu rester là toute la soirée, ne pas avoir à aller se baigner pour ne pas évoquer le sujet qui fâchait.

- Je pourrais jouer pour toi quand tu voudras. J'ai les clés du Fitz, on peut y aller quand tu veux pour que je joue pour toi.

A condition qu'ils ne se fassent pas prendre mais il y avait peu de chances pour cela. Ils ne feraient rien de répréhensibles. Et même s'ils se faisaient prendre, il pourrait toujours dire qu'elle était une cliente qui s'attardait. Il avait bien le droit de jouer pour les clients non? C'était son travail après tout.

Il jeta un coup d'oeil à la bouteille de cidre, souriant à l'attention de la jeune femme. Une bonne bouteille, une ambiance détendue, la femme qu'il aimait à ses côtés, il ne pouvait pas rêver mieux pour terminer sa soirée. Cette journée qui avait terriblement mal commencé avait pris un tournant surprenant, délicieusement surprenant.

- Tu as prévu des verres? Qu'on puisse se boire cette bouteille?

Il leva une main et caressa doucement sa joue tout en lui souriant.

-Excuse moi... je ne t'ai pas dit à quel point tu étais belle ce soir et combien tu m'avais manqué...

Il se pencha à nouveau vers elle pour l'embrasser une fois de plus. Elle lui avait manqué, comme jamais personne ne lui avait manqué.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Mar 8 Sep - 22:08

Rendez-vous nocturne
Christoph Hirsch ✧ Prism Z. Welinski
L'ambiance était des plus douces. Nous étions là, amoureux, tels des innocents dans un monde si noir, et si obscur. Malgré les faits, j'avais tout de même du mal à croire que les choses étaient réelles, qu'après tant d'années, nous avions enfin décidé d'oublier, d'avancer. Nous avions enfin accepté notre amour. Cet amour gardé au chaud, à attendre que deux âmes détruites par la vie se décident à s'unir, à se rejoindre, à partager la mort, et enfin prêtes à vivre. Christoph m'embrassait, et étrangement, j'avais cette impression que les choses avaient toujours été ainsi. Du moins, qu'elles auraient du l'être. Et ce, depuis longtemps. Et puis un souvenir me revint. Celui de notre rencontre. Ce soir là, où inconsciemment, je m'étais décidé à rejoindre la population la plus riche de l'hôtel pour manger des repas hors de prix et pour écouter de la bonne musique. Celle que jouait, et joue encore aujourd'hui, Christoph. A l'instant où mon regard s'était posé sur lui, j'avais compris que ma vie allait changer, que mon monde avait été chamboulé. Car l'homme que j'allais aimer à en mourir, c'était lui. A cet instant, j'étais loin d'imaginer quelle personne il avait pu être et je ne pensais pas que des années après, même après une guerre de plus de dix-sept ans, nos sentiments seraient aussi forts. Aussi forts pour passer outre nos différences et nos différents. Je le regardais, et j'eus l'étrange sensation que j'avais le bon choix. Désolée papi, désolée mamie. Mais dans ce monde où seul l'amour peut nous sauver de l'errance, je choisis de vivre, et non pas de me perdre dans la tristesse et le désespoir. « Avec plaisir. Ce sera notre prochain rendez-vous. » Et je lui souris, car je me rendis alors compte que oui, je voulais que notre histoire avance, continue et évolue. Je replongeais mes pieds dans l'eau et laissas Christoph poser ses lèvres sur les miennes. C'était si doux, c'était si naturel. Je fermais les yeux et m'abandonnais à lui, à ses bras. J'aurai voulu lui appartenir de toutes les manières. J'aurai voulu, à cet instant, être emprisonnée par un anneau sacré, et lui promettre fidélité, même après la mort.
Et puis je revins à la réalité lorsque ses lèvres se séparèrent des miennes pour me demander si j'avais emmener des verres. Je levais un sourcil. Il y avait encore des choses à travailler avant que nous soyons, tous deux, du même monde. « Je n'y ai pas pensé. Mais... On peut boire à la bouteille...? » Me risquais-je en grimaçant légèrement. Je connaissais ses manies, ses principes, et j'appréhendais sincèrement sa réponse. Je ne voulais pas qu'un détail aussi futile que celui-ci puisse creuser un gouffre entre nous, qu'il puisse marquer, une fois de plus nos différences. Je n'étais pas, certes, la fille la plus distinguée qu'il soit, mais je me pensais tout de même digne de l'homme classe qu'il était. Il devait abandonner ses maillots de bains de vieux, ses habitudes à boire dans des verres et à passer des soirées entre amis, assis dans un beau fauteuil, à parler du vin qu'il est en train de boire. Il devait vivre, et non pas s'emprisonner dans des règles que son père avait pu lui instaurer des décennies auparavant. Et puis il me complimenta sur mon physique. Je me sentis rougir, et je ne sus lui retourner le compliment. Cela aurait prit trop de temps. Je ne voulais pas paraître niaise et trop amoureuse. Je ne voulais pas le faire fuir. Alors je me risquais à une question qui, malgré ma volonté de le tenir à l'écart dix-sept ans, m'avait profondément travaillé et avait fait naître la jalousie en moi. « Mais toutes ces années où... Tu sais... Aucune femme n'est venue vers toi? Aucune femme ne t'a attiré? Tu es ce genre d'hommes qu'on remarque immédiatement. Avec un physique digne de star de cinéma... » C'était ça, mon compliment. Et il devait le prendre tel quel. Je me blottis dans ses bras et embrassais son cou avec douceur avant d'y plonger mon nez. Il était désormais miens, et je ne voulais en aucun cas le perdre. Je m'étais promise à lui, il s'était promis à moi.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Dim 13 Sep - 12:25


Rendez vous nocturne
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Jamais il n'aurait cru que ce moment arriverait. Ce jour là... dans le parc... il avait cru que tout était terminé. La façon dont elle l'avait regardé, dont elle lui avait parlé... il n'aurait jamais cru voir autant de haine dans le regard de celle qu'il aimait. Ce n'était pas ça l'amour. Elle aurait du passer au dessus de ce qu'il avait été, de ce qu'il avait fait. Si lui réussissait à oublier qu'elle était une... une juive, pourquoi ne pouvait-elle oublier qu'il avait été de l'autre côté pendant la guerre? Il s'était posé cette question en boucle pendant les années où ils avaient été séparés. Il n'avait jamais trouvé de réponse. Il n'avait jamais réussi à comprendre qu'elle ait pu s'éloigner à ce point de lui. Jusqu'à aujourd'hui. Et désormais il avait l'impression de vivre en plein rêve. Il avait peur de se réveiller à tout instant, de se rendre compte que la situation n'avait pas changé, qu'elle n'était pas dans ses bras à l'embrasser tendrement, qu'elle continuait à lui livrer une guerre sans merci chaque fois qu'ils se croisaient. Il ne voulait pas que cet instant se brise.

« Avec plaisir. Ce sera notre prochain rendez-vous. »

Il lui rendit son sourire, bêtement soulagé de savoir qu'elle pensait déjà à leur prochain rendez vous. Il ne rêvait peut être pas, un rêve ne pourrait pas être aussi beau. Est-ce que dans ses rêves il arrivait à se souvenir avec tant de détails de la chaleur de son corps contre le sien? Il n'en était pas certain.

« Je n'y ai pas pensé. Mais... On peut boire à la bouteille...? »

Il se tendit légèrement en voyant l'air qu'elle prenait. Cette légère grimace en parlant du fait qu'ils allaient boire à la bouteille. A cet instant, il ressentait plus que jamais le gouffre qui les séparait, les années qu'il avait vécu avant de la rencontrer. Cet écart de génération qui semblait bien trop grand par moment. Elle pensait qu'il allait s'offusquer à l'idée de boire à la bouteille. Il se demandait un instant comment elle imaginait qu'il se comportait en temps normal? Avait-elle la vision désuète d'une pièce sombre aux fauteuils en cuir dans laquelle il serait installé en costume avec des amis, discutant avec un cigare à la main et un verre de brandy à la main? Il avouait qu'il l'avait fait. Il avait refait le monde avec ces hommes, assis dans une pièce enfumée à discuter tranquillement du sort que méritait les ennemis de la nation. Mais il n'était pas que cet homme là. Il avait vécu lui aussi. Il s'était retrouvé le soir, dans les quartiers des soldats dans les camps. Ils avaient passé la soirée à fumer des cigarettes bon marché, les seules qu'ils arrivaient à se procurer. Ils s'étaient amusés à jouer aux cartes en buvant des bières à même la bouteille. Tout était bon à l'époque pour oublier l'endroit où ils se trouvaient. Puis le lendemain ils retrouvaient leur routine et ils s'enfermaient à nouveau dans leur rôle de bon soldat. Ca avait été ça sa vie, quand les soirées avec les grands du pays avaient été remplacées par le camp.

Il y avait un gouffre qui les séparait par moment, ce même gouffre qui les avait séparés une première fois. Parce qu'elle ne connaissait rien du monde dans lequel il avait vécu et qu'il ignorait tout du sien.

« Mais toutes ces années où... Tu sais... Aucune femme n'est venue vers toi? Aucune femme ne t'a attiré? Tu es ce genre d'hommes qu'on remarque immédiatement. Avec un physique digne de star de cinéma... »

Ce fut la question de trop. Il ne savait pas au juste ce qu'elle cherchait à savoir ou à faire avec cette question. Devait-il trouver un compliment maladroit quand elle le comparait à une star de cinéma? Peu importait... ce qui faisait mal c'était la question qu'elle avait posé avant. Quelle curiosité malsaine la poussait à savoir cela?

Il se recula et se redressa, s'éloignant d'elle. Il sentait la tension envahir son corps petit à petit, menaçant d'exploser à tout moment.

- Tu me demandes si... si j'ai été fréquenter d'autre femmes pendant ces dix sept années? Mais pourquoi cherches tu à savoir cela? Qu'est-ce que cela va t'apporter de connaitre la réponse? Tu penses te sentir mieux si je te dis que oui, j'ai été en voir d'autres? Que j'ai embrassé d'autres lèvres, caressé une autre peau que la tienne?

Lui il ne voulait pas savoir. Il se doutait de la réponse. Il ne voulait pas penser à cela. Il ne savait pas de quoi il serait capable si jamais il venait à croiser un de ces hommes. Il n'était pas fou. Il savait très bien qu'une femme comme Prism n'allait pas rester seule toute sa vie parce qu'il lui avait brisé le coeur. Elle n'était pas de la même époque que lui, ils n'avaient pas la même façon de voir les choses.

- Je n'ai vu personne, puisque c'est ce que tu veux savoir. Je n'ai regardé aucune autre femme depuis que je t'ai vu. Je suis peut être le genre d'homme qu'on remarque en temps normal mais pas ici. Ici je te rappelle que je suis le nazi, l'homme que la plupart des gens rêveraient de voir mort pour de bon. Aucune femme n'approchera jamais d'un homme comme moi...

Et même si l'une d'entre elles s'était approché il l'aurait repoussé. Parce que depuis le jour où il l'avait vu assise à la table du restaurant il n'y avait eu plus qu'elle à ses yeux.

Il s'approcha à nouveau d'elle et prit la bouteille. Il renversa sa tête en arrière et but une longue gorgée. Il reposa ensuite la bouteille à côté d'elle. Il n'était pas le vieux qu'elle pensait.

- Et je n'ai rien contre le fait de boire à la bouteille.

Il soupira tristement, commençant à se calmer légèrement.

- S'il te plait... ne parlons pas de... de tout ça. Tu veux peut être savoir mais pas moi.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Dim 13 Sep - 22:32

Rendez-vous nocturne
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Son attitude changea. Et je ne compris rien. Je vis son visage se durcir et une certaine douleur dans ses yeux. Je baissais le regard. Ce n'était pas le but. Je le sentis froid, je sentis que le perdais. Je ne voulais pas. Ce n'était pas le but de mes paroles. Au contraire, je voulais le connaître, en savoir plus. Je me sentis rougir, et j'écoutais en frissonnant ce qu'il avait à me dire. Et puis il but à la bouteille et je levais soudainement les yeux. J'eus un sourire. C'était ainsi que je voulais le voir, naturel. Il me regarda alors, et m'annonça qu'il ne voulait pas parler de ce genres de choses. Je léchais mes lèvres, les pinçais et y apportais la bouteille pour boire une gorgée. Puis, je après avoir reposé la bouteille, je m'approchais de lui et attrapais sa tête entre mes mains. Je plongeais mon regard dans le sien et caressais ses joues de mes pouces, avec douceur. « Christoph, je ne voulais pas te blesser... Ce n'est pas par jalousie ou pour me sentir mieux que je te demande cela... C'est que j'ai du mal à comprendre cet... Cet attachement que tu éprouves depuis dix-sept ans à mon égard... Tu aurais pu aimer une femme bien plus classe, plus intelligente que moi, et pourtant, ton cœur est resté fidèle. Et... Je suis contente que ce soit le cas, mais moi-même, j'ai du mal à... M'aimer, alors je n'arrive pas à comprendre que tu puisses, toi aussi... » Oui, certes, il était le nazi que personne ne voulait fréquenter, mais avant tout, il était un homme, et de la même manière que moi je ne l'avais pas vu, d'autres femmes auraient pu tomber sous son charme, sans connaître son passé. J'eus un sourire triste et déposais un baiser sur ses lèvres avant de m'éloigner.
« Ne m'en veux pas... » Soufflais-je alors avec tristesse. Je ne voulais pas que nos différences nous séparent. Je ne voulais pas le perdre à nouveau. Depuis que mon regard s'était posé sur lui, je n'avais cessé de l'aimer. Et j'avais enfin accepté. Accepté d'abandonner mes idéaux pour me laisser bercer par l'amour d'un homme. De cet homme. Christoph. J'attrapais à nouveau la bouteille et bus une nouvelle gorgée. C'était bon, délicat, doux. Je passais alors une main dans mes cheveux et soupirais. « Ca me rend triste de savoir que je ne pourrais peut-être jamais voir certains films de mes réalisateurs préférés. Ou que je ne pourrai jamais réentendre certaines chansons. Tu connais Pink Floyd? C'est un de mes groupes préférés. J'ai un cd dans ma chambre, je pourrais t'en faire écouter si tu veux... » Je lui souris et attrape sa main avant de serrer ses doigts dans les miens. C'est si nouveau, et pourtant, si naturel. Comme si cela devait être ainsi. Je regarde l'eau et décide d'y plonger. Alors, je me lève, et ôte mes vêtements, dos à lui. Je suis mal à l'aise, et je tente aussi bien que mal de me cacher entre mes bras. Je me laisse alors glisser dans l'eau tiède et pousse un cri. C'est chaud, mais froid aussi. Je plonge la tête sous l'eau, et ressors de l'eau. Je m'approche de lui, croise les bras sur le rebord et demande avec douceur et avec un sourire : « Raconte moi quelque chose. Sur toi. N'importe quoi... » Je récupère alors ma cigarette posée sur le sol et l'apporte à mes lèvres. Et je le regarde dans les yeux. Parce que je l'aime, c'est une évidence. Mon cœur, pourtant mort depuis dix-sept ans, s'est mit à rebattre au contact de ses lèvres, et j'ai désormais l'impression de revivre. Pour lui. Pour nous.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Mer 16 Sep - 11:13


Rendez vous nocturne
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Il sentait la tension s'apaisait petit à petit tandis qu'il arrivait à se calmer. Il ne comprenait cependant pas d'où lui venait cette envie subite de savoir ce qu'il avait fait pendant le temps où ils avaient été séparés. Cela ne leur apporterait rien de savoir si l'autre avait fréquenté d'autres personnes. Rien de bon à part de la souffrance, de la colère et de la jalousie. En tout cas ce serait le cas pour lui s'il l'apprenait. Oui il n'avait voulu que son bonheur, et si elle avait fini par trouver l'amour dans d'autres bras que les siens il n'aurait rien fait pour l'en empêcher. Mais elle était avec lui désormais. Elle lui avait donné une chance, une chance pour eux de trouver un peu de bonheur dans leur enfer sur Terre. Il ne pourrait supporter l'idée de se retrouver face à quelqu'un qui aurait pu la toucher comme lui seul devait le faire. C'était ainsi. Peut être qu'à ses yeux, ses principes de fidélité étaient vieux jeu encore mais c'était ainsi, il ne pourrait supporter cela si ça arrivait.

Il se détendit davantage quand elle se leva pour le rejoindre. Il parvint même à sourire quand il sentit ses mains se poser sur ses joues et ses pouces les caresser doucement.

« Christoph, je ne voulais pas te blesser... Ce n'est pas par jalousie ou pour me sentir mieux que je te demande cela... C'est que j'ai du mal à comprendre cet... Cet attachement que tu éprouves depuis dix-sept ans à mon égard... Tu aurais pu aimer une femme bien plus classe, plus intelligente que moi, et pourtant, ton cœur est resté fidèle. Et... Je suis contente que ce soit le cas, mais moi-même, j'ai du mal à... M'aimer, alors je n'arrive pas à comprendre que tu puisses, toi aussi... »

Il soupira mais n'ajouta rien. Il l'aimait et c'était comme ça pourtant. Dés qu'il l'avait vu il en avait été terminé de lui et de son coeur. Il lui appartenait tout entier et il n'aurait jamais pu faire quoi que ce soit contre ça. L'oublier était impossible. Ni les années, ni la séparation n'avaient pu faire taire ses sentiments. Elle ne s'aimait peut être pas, mais il tenterait de lui prouver chaque jour un peu plus à quel point il l'aimait.

Il ferma les yeux et apprécia le léger baiser qu'elle déposa sur ses lèvres.

« Ne m'en veux pas... »

Comment le pourrait-il? Malgré toutes leurs disputes au cours des années passées, il n'avait jamais réussi à la détester ou même ne serait-ce qu'à lui en vouloir un peu. Il avait été blessé, ça il le reconnaissait, mais jamais il n'avait pu lui en vouloir.

« Ca me rend triste de savoir que je ne pourrais peut-être jamais voir certains films de mes réalisateurs préférés. Ou que je ne pourrai jamais réentendre certaines chansons. Tu connais Pink Floyd? C'est un de mes groupes préférés. J'ai un cd dans ma chambre, je pourrais t'en faire écouter si tu veux... »

Il le comprenait. Il avait ressenti la même chose au début. Il découvrait les évolutions du monde au travers des récits des derniers clients arrivés. Il avait découvert avec surprise les progrès qui avaient été fait en matière de cinéma, musique, technologie... A son époque on ne parlait pas de cd. Il n'existait que les disques que l'on mettait sur un grampophone. Il ne savait même plus s'il existait encore des appareils de ce type aujourd'hui. Et le cinéma... elle parlait de réalisateurs et de films quand lui avait connu l'époque où les films étaient encore en noir et blanc et où le son n'était arrivé que depuis quelques années. Elle rirait si elle voyait les films qui avaient bercé son adolescence et devant lesquels il avait été fasciné.

Il resta à la regarder tandis qu'elle se détournait de lui pudiquement pour aller se déshabiller et glisser dans l'eau. Il se contenta de s'asseoir à nouveau au bord de la piscine, son pantalon relevé jusqu'aux genoux, ses pieds bougeant légèrement dans l'eau. Tant qu'elle ne lui demandait pas, il n'avait aucune hâte à venir la rejoindre dans l'eau. Certes son contact tout contre lui, lui manquait mais il préférait encore cela plutôt que de se retrouver à nouveau face à ses remarques sur son maillot de bain de papi. Ou pire encore, supporter la vue de sa marque et le regard qu'elle porterait dessus, ainsi que la dispute qui risquait immanquablement de suivre après.

« Raconte moi quelque chose. Sur toi. N'importe quoi... »

Il hésita un moment, plongeant dans ses pensées tandis qu'elle était accoudée à côté de lui, fumant à nouveau sa cigarette. C'était difficile. Il y avait si peu et tellement de choses à dire sur lui. Si peu, parce que si on éliminait la plupart des sujets qui fâchaient, il se retrouverait rapidement à cours de sujet à aborder. Ne pas parler de la guerre, ne pas parler de son éducation nazie, ne pas parler des années qu'il avait passé à l'hôtel, ne pas parler de sa mort, ne pas parler de la haine qu'il ressentait encore pour ceux qui lui avaient fait ça, ne pas beaucoup parler en fin de compte.

- Tu vas certainement me traiter de papi, encore une fois, si je te raconte mon enfance. Les films de tes réalisateurs te manquent et je le comprends, je suis très curieux de voir les progrès qu'a du faire le cinéma depuis tout ce temps. La première fois que j'ai été voir un film c'était... il me semble que j'avais treize ans à l'époque. Mon père ne voulait pas que nous allions voir les films américains ou les dessins animés sortis par Walt Disney, et pourtant comme j'étais curieux de voir un de ces dessins animés en couleur. J'avais treize ans et il nous a emmené voir Le Jeune Hitlérien Quex. Après ça, forcément, j'étais encore plus heureux d'avoir été inscrit au Deutsches Jungvolk et avec mes camarades nous parlions tous de ce film. Les rares autres films que j'ai vu étaient tous dans le même style. Nous n'avions pas le droit d'aller voir autre chose.

Il se tut, se rendant compte qu'il était à nouveau en train de glisser dans l'un des sujets à éviter. Les jeunesses hitlériennes, les cours sur le respect, la discipline militaire, l'amour de la nation et du parti... Il préférait éviter de lui en parler.

- Le premier film en couleur que j'ai vu c'était quelques temps après que je sois arrivé en Angleterre. J'étais curieux de voir à quoi cela ressemblait, je n'avais jamais vu que des films en noir et blanc et sur... enfin des films allemands. Je n'avais rien vu du cinéma hollywoodien. Je suis parti voir Yolanda et le voleur avec Fred Astaire et Lucille Bremer. Tu le trouverais certainement ridicule si tu le voyais mais pour moi, je n'avais jamais rien vu de tel. J'ai été ébloui tant par l'image que par la musique et la danse. Chez moi je n'avais été autorisé qu'à écouter des airs d'opéra ou la musique je jouais au piano alors imagine l'effet qu'avait pu avoir sur moi d'entendre Angel de Lucille Bremer.

Il sourit, repensant avec tendresse à ce souvenir. Il était parti acheter le disque en sortant du cinéma, histoire de prolonger encore un peu plus cet instant. Il l'avait d'ailleurs toujours dans sa chambre et parfois il l'écoutait encore, juste pour se rappeler que dans ce monde tout ne pouvait pas être aussi noir que ce qu'il avait connu dans les camps.

- Raconte moi ton enfance, elle doit être tellement différente de la mienne.


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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Lun 19 Oct - 20:14

Rendez-vous nocturne
Christoph Hirsch ✧ Prism Z. Welinski
Christoph me raconte un souvenir d'enfance, et mon coeur inexistant se serra. Je baisse les yeux. Je me rends alors compte qu'il a été contrôlé depuis sa tendre enfance, il ne s'est jamais senti libre, il n'a jamais eut l'occasion de découvrir les choses par lui-même. De voir, de faire, de penser ce qu'il voulait. Je tourne le regard, car je sens les larmes perler au bord de mes cils. Je ne parviens toujours pas à comprendre comment les gens peuvent faire des enfants et les contrôler, les confectionner à leur image. Plus que lui donner de l'amour, son père lui inculquait ses propres valeurs débiles. Je tirais une bouffée sur ma cigarette et l'écoutais me parler de ses filles que je ne connaissais pas. J'étais malheureusement trop jeune et trop inculte pour connaître Yolanda et le voleur, mais j'avais évidemment entendu parler de Fred Astaire, et je regrettais de ne pas m'être penché sur ce cinéma là. Je levais la tête et répondais : « Maintenance, ce n'est pas la même chose. Le cinéma est en couleur, parlant, et surtout, ils font des effets spéciaux. Tu n'as jamais vu Star Wars et Jurassic Park? OU Titanic? Il paraît même que maintenant ils ont inventé un système de trois dimension qui permet de rendre les choses plus réelles. Tu sais? Quand les frères Lumières ont fait voir leur film sur le train, les gens avaient l'impression que le train allaient les écraser. Et bien cette nouvelle technologie, elle donne l'impression que les choses arrivent vers nous... » Mon grand sourire s'effaça et je restais pensive. Je tirais une nouvelle bouffée sur ma cigarette et passais une main dans mes cheveux. Halloween approchait. J'envisageais d'aller chercher Primrose et Théo à Londres, pour leur rendre leurs affaires. Mais Halloween durait une journée entière. Nous pouvions mettre de grandes capes, et aller au cinéma. En dehors de l'hôtel, nos blessures étaient visibles. Je ne voulais pas effrayer les passants avec mon teint bleutés, et les blessures de Christoph devaient être dures à cacher. Mais c'était possible. Je posais une main sur sa jambe, pour attirer son attention et demandais, avec plein d'espoir : « Il faudra se maquiller, et se camoufler. Mais Est-ce que tu accepterais-tu de m'accompagner à Londres à Halloween? Nous irions au cinéma, pour voir ce qui se fait aujourd'hui, on irait s'acheter des livres, des vêtements et on chercherait Primrose et Théo pour que je puisse leur rendre leurs affaires? Minuit sonné, on reviendrait ici, mais on aura redécouvert le monde... Ensembles... » Ma voix faiblit, mais la flamme dans mes yeux ne s'en alla pas. Je le regardais, avec espoir, et j'espérais qu'il accepte. Nous devions avancer. Nous devions apprendre à vivre dans notre ère, même coupé du monde réel.
Il me demanda alors de lui raconter mon enfance. Je me grattais la gorge, et tournais la tête. Je n'aimais pas en parler, tout simplement parce qu'elle n'avait rien d'excitante. Mes parents n'étaient pas particulièrement aimants, mon petit-frère, je me rappelle à peine de son visage. Mon coeur se brise. Ils me manquent. Je passe une main dans mes cheveux, tire une dernière bouffée sur ma cigarette et l'éteins. Je m'appuie sur le bord et prends une longue inspiration - habitude complètement stupide puisque j'ai cessé de respirer. « J'ai toujours vécu à Londres. Mes parents avaient de l'argent, mon père était médecin, ma mère institutrice. Ils ont été profondément touché par la guerre, et se sont construits seuls. Ils ont toujours attendus de moi que je suis sage, exemplaire. Mais j'étais dissipée, j'aimais les films d'horreurs et non pas les films de petite fille. Je jouais avec des voitures et cassais les têtes de mes poupées. Quand il y avait une histoire de bagarre, j'étais toujours dedans, à défendre quelqu'un. Quelque chose. Tout ce que je trouvais. Mon père voulait que je devienne médecin, comme lui. Mais il était hors de question que je fasse ce que lui voulait. Alors arrivée au lycée, j'ai profité de la vie. Un peu trop. Beaucoup trop même. Je lançais des révoltes dès que je pouvais, et j'ai gagné plusieurs combats, pour le bien des gens autour de moi. On me disait de faire de la politique, je ne voulais pas. Trop formel. J'ai un petit frère, qui doit être grand aujourd'hui... Il doit avoir trente deux ans. Il s'appelle Emil. Je me suis occupée de lui toute ma jeunesse, et il a souffert de mon changement de comportement. Je m'en veux... » Une larme s'écrase contre le sol et je sèche mes yeux. Je lève la tête vers Christoph et rigole nerveusement. « Pardon, je suis désolée de pleurer comme ça... Je n'en parle jamais... » Je sèche une seconde fois mes larmes et je bois une gorgée de la bouteille de Cidre. J'aimerai les retrouver, et savoir ce qu'ils sont devenus.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Mar 3 Nov - 16:57


Rendez vous nocturne
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« Maintenance, ce n'est pas la même chose. Le cinéma est en couleur, parlant, et surtout, ils font des effets spéciaux. Tu n'as jamais vu Star Wars et Jurassic Park? OU Titanic? Il paraît même que maintenant ils ont inventé un système de trois dimension qui permet de rendre les choses plus réelles. Tu sais? Quand les frères Lumières ont fait voir leur film sur le train, les gens avaient l'impression que le train allaient les écraser. Et bien cette nouvelle technologie, elle donne l'impression que les choses arrivent vers nous... »

Il fronça les sourcils en l'entendant énumérer les films qui avaient bercés sa jeunesse à elle et qui lui semblaient complètement étrangers. Titanic ça lui disait quelque chose. Il avait entendu parler de ce drame qui avait eu lieu quelques années avant sa naissance. Une cousine de son père était morte à bord. Il ne se rappelait plus vraiment, son père n'en parlait jamais. C'était une des brebis galeuses de la famille, une de celles dont on ne voulait pas parler, dont on avait honte. Elle était partie pour devenir célèbre faire du cinéma. Elle aurait certainement pu si elle n'avait pas péri avec tous les autres. Il avait vu une photo d'elle, elle était vraiment belle. Mais il avait du mal à voir comment ils auraient pu tourner un film sur un bateau entrain de couler? Comment est-ce qu'ils pourraient réaliser un tel exploit? Il ne s'arrêta pas sur les autres titres de films tout aussi fantaisistes. Quant à ce dont elle parlait, des films en plusieurs dimensions, il avait encore plus de mal à y croire. Elle devait certainement se tromper, ça ne pouvait pas exister.

« Il faudra se maquiller, et se camoufler. Mais Est-ce que tu accepterais-tu de m'accompagner à Londres à Halloween? Nous irions au cinéma, pour voir ce qui se fait aujourd'hui, on irait s'acheter des livres, des vêtements et on chercherait Primrose et Théo pour que je puisse leur rendre leurs affaires? Minuit sonné, on reviendrait ici, mais on aura redécouvert le monde... Ensembles... »

Il se tendit un peu en l'entendant parler. Aller dehors... c'était une idée tentante quand il y pensait. Pouvoir redécouvrir le monde en dehors des murs de l'hôtel. Arpenter les rues avec Prism, sans craindre qu'on ne les voit, que Mary n'apprenne ce qu'ils font et ne s'en serve pour leur faire du mal. Ce serait tellement merveilleux... et tellement dangereux. Il n'y avait qu'à les voir pour comprendre que ça ne serait pas possible. Le teint que Prism avait quand elle était partie, les blessures qu'il avait au niveau des mains, de la poitrine, des pieds... elles seraient difficilement dissimulables. Mais s'il n'y avait que ça. Il y avait ce monde qui les attendait dehors. Pour Prism ce n'était pas grand chose, quelques années tout au plus, pas de grands changements. Pour lui, ce n'était pas la même chose. Ce monde au dehors l'effrayait un peu, ce cinéma dont elle parlait et tout le reste. Ce n'était pas pour lui. Lui, il était un papy face à tout ça. Il n'y était plus à sa place et depuis très longtemps.

Il ne dit rien, n'osant pas vraiment affronter le regard plein d'espoir qu'elle lui lançait. Elle voudrait qu'il sorte, qu'il découvre le monde, qu'il arrête de se comporter comme un papy. Mais ce n'était pas lui, il était ainsi fait, coincé dans son époque.

« J'ai toujours vécu à Londres. Mes parents avaient de l'argent, mon père était médecin, ma mère institutrice. Ils ont été profondément touché par la guerre, et se sont construits seuls. Ils ont toujours attendus de moi que je suis sage, exemplaire. Mais j'étais dissipée, j'aimais les films d'horreurs et non pas les films de petite fille. Je jouais avec des voitures et cassais les têtes de mes poupées. Quand il y avait une histoire de bagarre, j'étais toujours dedans, à défendre quelqu'un. Quelque chose. Tout ce que je trouvais. Mon père voulait que je devienne médecin, comme lui. Mais il était hors de question que je fasse ce que lui voulait. Alors arrivée au lycée, j'ai profité de la vie. Un peu trop. Beaucoup trop même. Je lançais des révoltes dès que je pouvais, et j'ai gagné plusieurs combats, pour le bien des gens autour de moi. On me disait de faire de la politique, je ne voulais pas. Trop formel. J'ai un petit frère, qui doit être grand aujourd'hui... Il doit avoir trente deux ans. Il s'appelle Emil. Je me suis occupée de lui toute ma jeunesse, et il a souffert de mon changement de comportement. Je m'en veux... »

Il sourit légèrement en imaginant la jeune fille qu'elle devait être. Il n'avait aucun mal à le faire, elle n'avait pas vraiment changé. Toujours le même caractère rebelle, toujours la même envie de défendre les autres. C'était la Prism qu'il aimait, celle qui était si différente de lui mais qu'il ne pouvait s'empêcher d'aimer et d'admirer même.

« Pardon, je suis désolée de pleurer comme ça... Je n'en parle jamais... »

Il se pencha et vint sécher ses larmes, doucement du bout des doigts. Il essuya ses joues puis il s'approcha, embrassant ses lèvres au goût salé avec tendresse. Il n'aimait pas la voir ainsi. Et il n'aimait pas savoir qu'il était le responsable indirect de ses larmes. Il avait voulu la connaitre, en apprendre un peu plus sur sa vie, et il avait uniquement réussi à la faire pleurer.

- Ne t'excuse pas, c'est normal qu'ils te manquent. C'est ma faute, je n'aurais pas du te poser des questions sur ton passé.

C'était encore trop récent pour elle, pour qu'elle arrive à faire son deuil. Ils étaient certainement encore en vie, là dehors. Ils vieillissaient, vivaient leur vie, alors qu'elle était coincée ici pour l'éternité. Pour lui s'était plus simple, c'était tellement loin. Il avait quitté l'Allemagne en se doutant déjà que la plupart de sa famille avaient périe pendant la guerre. Aujourd'hui, il savait que c'était certainement le cas. Il n'y avait plus personne dehors qui puisse lui manquer. La seule personne qui comptait dans sa vie était juste à côté de lui.

- C'est dommage que tu n'ai pas obéi à ton père et que tu ne sois pas devenue médecin...

Il enchaina rapidement de peur qu'elle ne se méprenne sur ses paroles. Lui n'avait jamais pensé un instant qu'il soit possible qu'il puisse désobéir à son père et choisisse de faire autre chose de sa vie, mais il était conscient que ce n'était pas la même chose pour Prism. Ils avaient des caractères trop différents et venaient d'époque trop différentes également.

- Pas dans le sens où tu aurais du lui obéir, ce n'est pas ce que je veux dire. Mais tu aurais fait un bon médecin je pense. Du genre qui se bat pour ses patients même si elle doit s'épuiser à la tâche.

Il lui prit la bouteille de cidre des mains et en but une gorgée à son tour.

- Je ne sais pas vraiment pour Halloween... Je ne sais pas si ce monde dehors me plairait...

Il se retourna vers elle et lui fit un petit sourire.

- Je suis un vieux papy, tu ne devrais pas l'oublier.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Mer 9 Déc - 22:53

Rendez-vous nocturne
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J'éprouvais une certaine appréhension à propos de l'extérieur. J'étais curieuse de savoir ce qui avait changé, ce qu'était devenu le quartier dans lequel j'habitais autrefois, où vivaient désormais mes parents, et surtout, je me demandais si les derniers souvenirs que j'avais de ma ville natale respectaient son état actuel. Je n'avais jamais approuvé les nouvelles technologies, les dernières découvertes, les recherches scientifiques. La télé abrutissait, les jeux vidéos d'autant plus. Il y a quelques années, je m'étais retrouvée au milieu de Londonien absorbés par un étrange objet qu'on appelait téléphone portable. Pardon Smartphone. Rien à voir avec les énormes trucs que l'on se trimballait en 1994. Aujourd'hui ils étaient petits, pouvaient tenir dans la main, ils étaient tactiles et on pouvait faire énormément de choses avec. Les choses changeaient si vite, et moi, je restai figé dans le temps. Pourtant, une seule chose me fascinait dans ces dernières découvertes : le cinéma. Je trouvais exceptionnel la manière dont les réalisateurs réussissaient désormais à représenter la réalité. Et je voulais que Christoph découvre cela, à mes côtés. Mais je comprenais son appréhension, je comprenais la peur qui naissait en lui. Cette peur de ne pas comprendre la société d'aujourd'hui. J'étais bien plus jeune que lui, je connaissais des changements que lui ne soupçonnait même pas. Je m'apprêtais à lui répondre lorsqu'il m'annonça qu'il était dommage que je n'ai pas suivi les volontés de mon père. J'étais prête à lui répondre, sévèrement, mais une nouvelle fois, il parla et un sourire se dessina sur mes lèvres. Je le regardais et répondais : « C'est vrai... Tu as raison. Mais j'étais jeune et stupide. Ce que je voulais c'était vivre. Voilà où ça m'a mené... » Je baissais les yeux, tristement, vers l'eau et bus une nouvelle gorgée de cidre. Si j'avais le choix de devenir médecin, comme le souhaitait mon père, je n'aurai jamais connu cet endroit. Je ne l'aurai jamais connu lui. Alors je me tournais vers lui et attrapais son visage entre mes mains avant de coller mon front au sien. « Mais je ne t'aurai jamais connu... Je serai restée dans mes idées préconçue, j'aurai vécu mon existence minable de jeune femme ignorante. Et je n'aurai pas connu l'amour. Je n'aurai jamais ressenti ce que je ressens pour toi aujourd'hui. Et depuis dix-sept ans... » Je déposais un long baiser sur ses lèvres et m'éloignais à nouveau. Je ne voulais pas devenir envahissante. Ce que je venais de lui dire, je le pensais réellement. J'étais convaincue que jamais je n'aurai rencontré quelqu'un comme lui. Quelqu'un qui aurait pu faire battre de mon cœur comme il le faisait. Je vivais, grâce à lui. Même après la mort, je n'avais jamais été aussi vivante. Aussi heureuse qu'à cet instant. Car j'étais dans ses bras, et plus rien ne comptait.
Je posais ma main sur la sienne avec douceur et relevais sa tête vers mon visage. Il fallait que je le rassure, qu'il m'accorde sa confiance comme je lui accordais la mienne désormais, de manière aveugle. « Chris... Fais moi confiance... Le monde extérieur ne peut pas être pire que celui dans lequel tu as toujours vécu. Celui que tu as quitté pour venir ici, et celui dans lequel tu vis actuellement... » Je lui souriais avec tendresse et caressais sa main, comme pour le rassurer. Sous son apparence de beau-gosse débordant de confiance en lui, il était en réalité apeuré. Comme je l'avais été, et comme je ne l'étais plus aujourd'hui. Je m'approchais alors un peu plus de lui et me hissais sur la pointe des pieds. Je plongeais mon regard dans le sien et mes mains vinrent caresser ses hanches avec douceur. Je levais alors délicatement son maillot de surf, pour ne pas le brusquer, et le déposais à côté de lui. Je ne voulais pas que les choses aillent trop vites, je voulais tout simplement qu'il s'ouvre à moi. Entièrement. Et les choses commençaient par accepter ce tatouage qui se trouvait sur son torse. Lorsque mes yeux se posèrent sur lui, mon cœur s'arrêta un instant, à la vue de son torse. Et puis mes yeux se posèrent sur le tatouage. Je le regardais longuement. Il ne représentait en rien l'homme que je connaissais. Je lui souriais alors, et attrapais sa main pour l'attirer dans l'eau. Lorsqu'il fut à mes côtés, je me blottis dans ses bras et lui chuchotais : « Je t'aime. Le reste n'a pas d'importance. »
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Jeu 10 Déc - 16:21


Rendez vous nocturne
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« C'est vrai... Tu as raison. Mais j'étais jeune et stupide. Ce que je voulais c'était vivre. Voilà où ça m'a mené... »

Triste ironie du sort... Elle avait voulu vivre et à la place elle était morte. Elle aurait certainement vécu plus longtemps et eu une plus belle vie si elle avait choisie la voie que ses parents avaient tracés pour elle. Elle aurait peut être aujourd'hui un métier qui la passionnait. Peut être qu'elle aurait trouvé un gentil mari qui l'aurait aimé et qu'elle n'aurait pas eu honte de présenter à ses parents. Elle aurait certainement une famille, des enfants, du monde autour d'elle qui l'aimerait. Elle serait libre de vivre sa vie. Elle pourrait continuer à rire et avec le temps des petites se formeraient sur son visage, signe que le temps avait passé, qu'elle avait vécu.

Mais au lieu de ça elle était ici. Piégé dans cet endroit maudit, figé dans le corps de ses vingt ans sans jamais aucun espoir de s'en sortir un jour.

Il sourit tandis qu'elle venait prendre son visage entre ses mains.

« Mais je ne t'aurai jamais connu... Je serai restée dans mes idées préconçue, j'aurai vécu mon existence minable de jeune femme ignorante. Et je n'aurai pas connu l'amour. Je n'aurai jamais ressenti ce que je ressens pour toi aujourd'hui. Et depuis dix-sept ans... »


Il ferma les yeux, appréciant la caresse de ses lèvres sur les siennes.

Il ne dit rien, gardant pour lui la remarque qui avait voulu percer ses lèvres. Elle aurait connu l'amour, ailleurs qu'avec lui, il en était sûr. C'était tellement difficile de ne pas aimer une femme comme elle. Elle aurait certainement connu mieux que lui. Elle aurait été avec un homme qui n'aurait pas été obligé de tuer les siens. Un homme dont elle ne se serait pas détourné avec dégout et horreur. Un homme qui aurait su la rassurer et prendre soin d'elle, qui ne se serait pas comporté comme un vieux papy. Elle aurait très certainement trouvé mieux.

Mais il ne dit rien. Il ne voulait pas gâcher cet instant. Il ne voulait pas la voir se mettre en colère et le repousser, ne comprenant pas ce qu'il voulait lui dire. Elle était peut être encore un peu trop enfant par certains côtés. Ou peut être avait-elle raison? Peut être que c'était lui qui agissait comme un vieux. Peut être qu'il en avait trop vu, trop souffert durant sa vie, pour encore réussir à voir le monde comme elle le voyait.

« Chris... Fais moi confiance... Le monde extérieur ne peut pas être pire que celui dans lequel tu as toujours vécu. Celui que tu as quitté pour venir ici, et celui dans lequel tu vis actuellement... »

Pire ça non c'était difficilement concevable. Après toute l'horreur qu'il avait vu, rien ne pouvait être pire. Mais ce n'était pas pour autant qu'il se sentait plus à sa place dans ce monde là. Il était trop décalé, avait vécu trop longtemps à l'écart pour pouvoir s'y sentir à sa place. Il ne saurait pas quoi faire, comment agir, où aller. Elle le traitait de vieux papy déjà mais que penseraient les gens en le voyant, sans comprendre d'où venait son étrange comportement.

Il n'avait rien à faire là bas. Trop de temps s'était écoulé, trop de décalage entre lui et le monde extérieur pour qu'il y ait encore quelque chose à y faire. Mais il y avait Prism...

Il sortit de ses pensées tandis qu'elle s'approchait à nouveau de lui. Il frissonna quand il la sentit venir lui caresser les hanches puis il se figea. Après sa chemise, elle s'attaqua à son tee shirt de surf, le maigre rempart qu'il avait mis entre elle et son passé, entre l'ignoble tatouage qui marquait ses chairs et elle. Il ne voulait pas qu'elle le voit. Il ne voulait pas que cela redevienne réel entre eux. Il ne se rappelait que trop cruellement ce qui s'était passé quand elle avait posé ses yeux dessus la première fois.

Mais elle ne s'arrêta pas là. Elle lui le retira. Il avait l'impression d'être mit à nu, plus vulnérable qu'il ne l'avait jamais été. Il sentait son regard errer sur son torse et se poser finalement dessus. Et il se sentait mal. Il aurait voulu qu'elle ne fasse rien de tout ça, qu'elle le laisse garder son tee shirt, qu'ils restent comme ils étaient.

Puis sans le prévenir elle l'attira dans l'eau. Il se laissa faire encore trop sous le choc pour réagir. Son pantalon trempé l'attiré vers le fond mais en cet instant il se moquait complètement de ce qu'il pouvait arriver au vêtement. Il ne pensait qu'à son torse nu contre lequel elle était venu se blottir.

« Je t'aime. Le reste n'a pas d'importance. »

Il déglutit difficilement et passa ses bras autour d'elle pour la serrer contre lui. Il tentait de se détendre, d'apaiser les battements frénétiques de son coeur. Mais rien n'y faisait. Il ne parvenait pas à se détendre complètement, pas alors qu'il avait l'impression de ressentir la marque comme une brûlure au fer rouge sur sa poitrine, comme si ils la lui appliquaient une nouvelle fois.

Il la serra plus fort contre lui, essayant malgré tout d'oublier cela, pour elle.

- Je viendrais... si ça peut te faire plaisir. J'irais dehors avec toi. On ira où tu voudras. On fera tout ce que tu veux.

Il était prêt à tout pour elle. Il donnerait sa vie s'il n'était pas déjà mort. Il serait prêt à se damner pour l'éternité si cela pouvait lui permettre d'être heureuse.

Il déposa un baiser sur son front et soupira.

- Mais laisse moi me rhabiller s'il te plait... Ca n'a peut être pas d'importance pour toi mais... je ne veux pas la voir. Pas alors que je suis avec toi. Je ne veux pas d'elle et certainement pas quand je suis avec toi.

S'il pouvait la faire disparaitre il le ferait sans la moindre hésitation. Quelque soit la méthode, qu'elle soit douloureuse ou qu'elle laisse une marque encore pire que la précédente, il était prêt à le faire. Mais il avait tout essayé, rien n'avait marché. Il était mort et son apparence ne pouvait plus changer. Impossible de la brûler ou de l'arracher. Il était condamné à vivre avec ça....

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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Jeu 10 Déc - 17:56

Rendez-vous nocturne
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Je le sentis se raidir. Il avait des choses à me dire, mais il resta silencieux. Je respectais son choix. Il me connaissait, j'étais caractérielle , et je le connaissais, il avait toujours quelque chose à répondre. J'eus un sourire. Il m'avait tant manqué. Et puis, lorsque je découvrais son torse, et fut comme pétrifié. Il me serra dans ses bras, et je caressais doucement sa peau. Je fermais les yeux. C'était si agréable d'être contre lui, ainsi, de le toucher, de savoir que nous nous appartenions. Je déposais un baiser sur son torse et fronçais les sourcils. Je levais la tête vers lui et répondais : « Christoph. Arrêtes tout de suite. Ce tatouage, tu l'as, tu dois vivre avec. Moi aussi j'ai mon tatouage. Il représente ce que nous ne devons pas être l'un pour l'autre. Nous sommes au dessus de ça. Et crois-moi, ce n'est pas ce qui me perturbe le plus sur ton torse... » Mes yeux glissèrent vers ses abdos parfaitement sculptés, et je déglutissais en détournant les yeux. Je me blottissais à nouveau contre lui. Je murmurais alors : « On ira à Londres alors. Mais je saches que je refuse de prendre ces méthodes étranges qui consistent à cacher les parties du corps lorsqu'on fait l'amour. Autrement dit, tu vas devoir faire avec. » Je lui adressais un sourire espiègle et allais nager plus loin. Je le laissais là, réfléchir à ce que je venais de dire. Il fallait qu'il cesse ses conneries. Il ne devait plus y avoir de sujets tabous entre nous. Nous nous aimions, et ce temps était révolu.
Je n'aurai jamais pensé me rapprocher de lui à nouveau. Théo et Primrose, peu importe où il se trouvaient actuellement, continuaient de veiller sur moi. S'ils n'étaient pas partis, ou plutôt, si Mary ne les avait pas fait disparaître, je n'aurai jamais accepté de retomber dans ses bras. Malgré cela, leur disparition n'en valait pas le coup. Ils me manquaient, terriblement. Je baissais les yeux. Je ne voulais pas qu'ils reviennent. Mais je voulais être sûre qu'ils allaient bien, qu'ils n'étaient pas morts. Je voulais qu'ils vivent leur vie, dans un monde un peu près normal, loin de cet étrange endroit. Je soupirais et détournais le regard. Primrose et sa bouteille de sprite, ses salopettes et ses doudous. Je la revis alors, ce soir là, lorsque Mary m'a arraché le cœur, se dresser contre Mamie Pourrie pour que je ne souffre pas. Elle a risqué sa vie pour moi. Et... Mon cœur se brisa. Je levais des yeux graves vers Christoph et j'éclatais soudainement en sanglots. Je me réfugiais dans ses bras et laissais les larmes couler. J'avais déjà pleuré devant lui, mais pas comme ça. Je ressemblais à une enfant. Je ne parvenais plus à respirer - comme si j'en avais besoin -, je tentais désespérément de reprendre ma respiration. Je lançais alors : « Primrose est morte par ma faute Christoph... Elle a voulu me protéger. Elle... » Je m'agrippais à lui et pleurais toutes les larmes de mon corps. J'avais besoin de réconfort, j'avais besoin de contact, de quelque chose, d'oublier. Mes mains sur sa peau me réchauffèrent le cœur. Je levais la tête vers lui et réclamais un baiser qui ne tarda pas à arriver. Je pressais mes lèvres un peu plus contre lui et me collais à lui. Tout mon corps désirait lui appartenir. Je n'avais jamais ressenti cette sensation, cette envie, et j'avais honte qu'elle soit née de ma tristesse. Primrose continuait de veiller sur moi. Elle me faisait avancer. Je chassais son visage innocent de mon visage et mes mains caressèrent le torse de mon amour, de celui que j'ai toujours aimé. Sans même m'en rendre compte, je venais de le faire reculer jusqu'au rebord. Je continuais de l'embrasser, ses mains vinrent caresser mon dos, avec douceur. Je me reculais alors et le regardais. Je devais avoir l'air désespérée, mais je m'en foutais. Tout ce que je désirais, c'était lui. Sa douceur, la chaleur de nos corps l'un contre l'autre. Je pris une longue inspiration, et sans hésiter, ôtais mon haut de maillot de bain. Je restais là quelques secondes, presque à nue devant lui. Il était comme paralysé. C'était si mignon à voir. Je revins à nouveau vers lui, plaquant doucement ma poitrine nue contre son torse. Et je cherchais à nouveau ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Jeu 10 Déc - 22:06


Rendez vous nocturne
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« Christoph. Arrêtes tout de suite. Ce tatouage, tu l'as, tu dois vivre avec. Moi aussi j'ai mon tatouage. Il représente ce que nous ne devons pas être l'un pour l'autre. Nous sommes au dessus de ça. Et crois-moi, ce n'est pas ce qui me perturbe le plus sur ton torse... »

Ce n'était pas pareil. Ce n'était pas comparable. Son tatouage elle se l'était fait volontairement. Pourquoi, il ne le savait pas vraiment. Un acte de rébellion, un hommage à ceux de sa famille qui avaient souffert dans les camps. Lui on le lui avait imposé. On l'avait torturé, marqué comme du bétail du signe du diable puis on l'avait laissé agoniser pendant des heures. Cela n'avait rien à voir. Elle pouvait regarder son tatouage et se souvenir pourquoi elle l'avait fait. Quand il voyait le sien il ne faisait que repenser à l'horreur de ce que ces types lui avaient fait subir. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, il n'accepterait jamais ce tatouage.

Il ne releva pas sa dernière remarque. Il ne savait pas trop quoi en penser. C'était certainement.... flatteur dans un certain sens. Enfin c'était ce dont il avait l'impression. Il n'avait vraiment pas l'habitude des expressions de cette époque ni de la façon qu'ils avaient de séduire. D'ailleurs, il lui semblait qu'ils parlaient plus de drague que de séduction. Séduire était très certainement trop vieux jeu à leur goût.

« On ira à Londres alors. Mais je saches que je refuse de prendre ces méthodes étranges qui consistent à cacher les parties du corps lorsqu'on fait l'amour. Autrement dit, tu vas devoir faire avec. »

Elle... euh.... quoi? Elle n'était pas sérieuse? Elle pensait vraiment qu'il... Non mais.... non. Elle parlait certainement pour plus tard. Beaucoup plus tard. Il... non ce n'était pas ainsi qu'il voyait les choses. Il l'aimait et il avait envie d'elle c'était vrai mais pas comme ça. Il voulait que leur première fois soit parfaite, comme il l'avait rêvé. Mais surtout il voulait attendre le bon moment. Il voulait être certain qu'elle soit sienne pour toujours avant de franchir le pas. C'était peut être vieux jeu mais il ne voulait pas pour sa première fois le faire à la hâte. Il considérait que... les relations charnelles ne devaient pas être prises ainsi à la légère.

Elle s'était écartée de lui et nageait tranquillement tandis qu'il était plongé dans ses pensées. Elle allait le juger, le traiter de vieux et de prude si jamais il lui expliquait. Il était encore entrain de réfléchir quand elle fondit en larmes et se précipita dans ses bras. Mais mince... il lui arrivait quoi? Il y avait quelques minutes encore ils discutaient tranquillement et maintenant... maintenant ça?

« Primrose est morte par ma faute Christoph... Elle a voulu me protéger. Elle... »

Elle se cramponnait à lui et il ne pouvait rien faire d'autre que de la serrer davantage contre lui. Il ne voyait pas ce qu'il pourrait lui dire qui la ferait se sentir mieux. Elle avait perdu sa meilleure amie et rien ne changerait jamais ça.

Il se laissa aller, répondant à son baiser et passant ses mains dans son dos pour la caresser et l'étreindre tendrement. Mais finalement tout se termina. Elle lâcha ses lèvres, le laissant seul avec un arrière gout de regret à la place de ses lèvres sur les siennes. Il aurait voulu la garder encore un petit peu plus contre lui, l'embrassant encore jusqu'à être à bout de souffle.

Il allait... mais... mince!! A quoi est-ce qu'elle jouait?? Elle... il n'eut pas le temps de réfléchir davantage qu'elle venait à nouveau dans ses bras, l'embrassant avec envie et pressant sa poitrine nue contre lui. Sa poitrine nue.... elle était là... les seins nus contre lui. Il n'arrivait pas à y croire. Elle... elle allait beaucoup trop vite. Il ne voulait pas. Pas comme ça. Pas à la va vite dans une piscine. C'était trop... trop soudain.

Il posa ses mains sur ses hanches et la repoussa doucement loin de lui, essayant de faire taire la montée de désir qu'elle avait provoqué en lui. Il tâtonna dans l'eau à la recherche de son soutien gorge et il le lui plaqua sur sa poitrine, essayant d'éviter de frôler trop de sa peau.

- Je.... je pense qu'il vaut mieux que tu te rhabilles... Je...

Il se retourna et sortit de l'eau, préférant attendant que Prism se change ou au moins se rhabille un minimum avant de l'affronter à nouveau. Il chercha son tee shirt de surf et l'enfila à la hâte, se sentant déjà un peu mieux.

Il se décida finalement à lui faire face, plus rouge que jamais.

- Prism je... je ne peux pas faire ça... pas maintenant... pas comme ça...

Elle allait très certainement le détester mais c'était ainsi. Il ne pouvait pas faire ça.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Ven 11 Déc - 19:07

Rendez-vous nocturne
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Je m'abandonnais éperdument. Ces pulsions sexuelles s'étaient mises à diriger mon corps comme si je n'avais pas été touchée par un homme depuis des années. Pourtant, j'avais eut des copains dans cet hôtel, des camarades d'un soir. Le plus récent était très certainement Silas, qui avait cessé de me revoir lorsqu'il s'était remit avec sa femme. Oui, j'avais couché avec pas mal de garçons dans cet hôtel. Avec certaines femmes aussi. Mais je n'avais jamais ressenti cette sensation dans le creux de mon estomac, le cœur battant, l'envie insupportable d'être contre l'autre. C'était donc ça? Aimer? Il avait fallu que j'attende trente cinq ans pour ressentir une telle chose, c'était si triste. C'était triste car je parvenais à être heureuse dans cet hôtel. Christoph semblait pétrifié sous mes baisers et mes avances, mais i allait se décoincer, il allait s'habituer à la présence de mon corps à demi-nu contre le sien. Et mon cœur se brisa. En des milliers de morceaux. Il venait de me repousser, avec douceur certes, mais il venait de me repousser. Je ne voulais pas attendre, j'avais déjà bien trop attendu. J'avais respecté ses principes, ses mains très bien rangés dans ses poches, ses trucs de vieux. J'étais jeune, perdue, et j'aurai pu lui sauter dessus et coucher avec lui. Mais je savais qu'il ne fallait pas, que ce serait le brusquer. J'ai attendu. POURQUOI ATTENDRAIS-JE ENCORE? Il chercha mon haut de maillot de bain, me le plaqua contre la poitrine, sortit de l'eau, et remit son tee-shirt tue-l'amour de surf. J'avais le rouge aux joues, la colère s'était emparée de moi. Et la honte. Il m'avait humilié comme ça ne m'étais jamais arrivé auparavant. Il ne voulait pas faire les choses comme ça. ET MOI MES PULSIONS ON S'EN TAPE? La mâchoire serrée, je séchais d'un geste sec les larmes qui roulaient sur mes joues et me détournais de lui. Je sortais de l'eau, et retournais près de nos affaires. Je ne lui adressais aucun regard, aucun mot. J'attrapais ma boîte à joint, et apportais à mes lèvres celui que j'avais roulé d'avance. Je restais silencieuse, et les minutes passaient. Christoph n'avait rien à me dire, il ne pouvait pas tout décider. J'étais ainsi, et il ne pourrait malheureusement pas me changer. J'étais prête à faire des efforts, et ne rien dire en était un.
Il voulait que tout se passe comme à son époque, mais je n'étais pas de cette époque. Je l'aimais certes et je voulais que notre histoire soit belle, mais j'en avais assez de me contenir, de m'empêcher de faire ce que j'avais envie faire. Pendant dix-sept ans, je m'étais forcée à tourner le regard les peu de fois où je le croisais, alors que j'avais cette envie de me jeter dans ses bras, de l'embrasser, de lui dire à quel point je l'aimais. Je ne l'avais fait. Lui était toujours en contrôle, toujours tiré à quatre épingles dans ses costumes. Il n'avait pas à se contrôler avec moi, il avait juste à s'abandonner dans mes bras. Et puis je tournais brusquement la tête vers lui : « Ah..!!! Tu n'as jamais...? » Bordel, il avait presque cent ans. Comment avait-il fait? Tout ce temps? Je fis les gros yeux et pris une longue inspiration. Il était décidemment bien différent des autres. Je ne comprenais toujours pas cet art qu'il avait de respecter les conventions sociales, mais de ne pas avoir agit par morale. Je chassais ces idées de ma tête. Je ne voulais pas y repenser. Je pris alors une longue inspiration et tournais la tête vers lui : « Chris, tu as soixante ans de plus que moi. On est différents, on ne pense pas de la même manière. Je suis même pour ainsi dire ton contraire. Il y a des choses où je ne dirai rien, je vais faire des efforts. Essayer de te comprendre. Mais tu vas aussi devoir te faire violence papy. » Je lui adressais un sourire et tirais une nouvelle bouffée sur mon joint. Puis je le tendis. Je ne l'obligeais en rien, je lui proposais. Il était déjà mort, ça ne pouvait rien lui faire de mal.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Sam 12 Déc - 18:44


Rendez vous nocturne
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Elle était énervée. Il le sentait. Il n'avait même pas besoin de la regarder pour le savoir. Elle était sortie précipitamment de l'eau. Il l'avait entendu se rhabiller puis fouiller parmi ses affaires. Elle ne disait rien. C'était peut être pire que si elle avait explosé pour lui hurler dessus. Il aurait préféré. Au moins il aurait su ce qu'elle pensait exactement. Ca aurait été mieux que ce silence pesant entre eux.

Puis finalement il se retourna quand il l'entendit exploser derrière lui.

« Ah..!!! Tu n'as jamais...? »

Il serra ses poings, se retenant de faire quelqu chose qu'il pourrait regretter. S'énerver, se mettre en colère ou pire se mettre à rougir comme une jeune fille. Non il n'avait jamais et il ne voyait pas où était le problème. Il y avait des tas de gens qui passaient leur vie sans le faire. Ce n'était pas une chose si extraordinaire en fin de compte. Il préférait ça à être un des ces salopards que l'on pouvait voir et qui enchainaient les filles sans les respecter. Que lui reprochait-elle au juste? De vouloir trop la respecter au point de ne pas se jeter sur elle à la première occasion? Voulait-elle vraiment qu'il ne la considère que comme un objet tout juste bon à soulager ses pulsions? Et elle? Etait-ce ainsi qu'elle le voyait? Avait-il plus d'intérêt pour son corps que pour son esprit?

« Chris, tu as soixante ans de plus que moi. On est différents, on ne pense pas de la même manière. Je suis même pour ainsi dire ton contraire. Il y a des choses où je ne dirai rien, je vais faire des efforts. Essayer de te comprendre. Mais tu vas aussi devoir te faire violence papy. »

Il laissa son regard aller et venir entre elle et le joint qu'elle lui tendait. Il ne la reconnaissait plus. Elle était si... elle lui rappelait celle qu'elle avait été quand elle avait découvert son passé. Il ne voulait pas la voir replonger là dedans et surtout pas à cause d'une vulgaire histoire de sexe.

Et puis ce surnom à nouveau qui avait le don de le mettre hors de lui à cet instant. Il n'y tint plus. Il envoya de côté son envie de rester calme et de ne pas laisser la situation dégénérer.

- Je dois me faire violence c'est ça? Comment ça au juste? Je dois être comme les hommes de maintenant? Tu veux que je te prenne là comme ça dans la piscine? Tu veux que je sois comme ces types qui le font sans sentiment, juste parce qu'ils en ont envie et qui traitent les femmes comme des objets? C'est ça que tu veux? Que je sois un salaud en plus d'être un tueur et un nazi?

Ses poings se serraient plus fort, tremblant presque de rage par moments. Il ferma les yeux et inspira profondément pour tenter de se calmer. Lentement, il desserra ses poings. Il rouvrit les yeux, un peu plus calme que ce qu'il avait été un peu plus tôt. Il parla alors à nouveau, la voix teinté d'un soupçon de tristesse et de regrets.

- Je ne peux pas être comme ça. Ce n'est pas moi. Oui je ne l'ai jamais fait mais si j'ai agi comme ça, c'est pour une bonne raison. J'ai attendu tout ma vie de trouver la bonne. A l'époque on ne faisait rien avant le mariage, ça ne se faisait pas. Mais même sans ça... je n'aurais pas été avec une femme sans vraiment tenir à elle. Et, il se trouve que je ne l'ai jamais trouvé, avant de te rencontrer...

Il passa sa main dans ses cheveux les ébouriffant un peu. Il se rendait compte que ce qu'il lui racontait, ne ferait que la conforter dans ce qu'elle pensait de lui, qu'il était vieux jeu et compagnie. Mais il était ainsi et ne changerait pas.

- Je t'aime et... je ne veux pas que notre première fois se fasse comme ça. Je ne veux pas d'une fois vite fait dans une piscine. Je veux... un diner aux chandelles... je veux te voir dans une belle robe.... je veux te faire danser et virevolter... je veux voir tes yeux se mettre à briller de joie et puis... je veux prendre mon temps, te retirer tes vêtements un à un, te traiter comme le plus beaux des présents, car c'est ce que tu es à mes yeux. Mais pas ça... pas comme ça... pas vite fait dans une piscine.

Elle méritait tellement mieux que ça. Il voulait lui offrir ce qu'il y avait de plus beau. Il voulait que dans des années elle se souvienne de leur première fois et que ce souvenir allume encore des étoiles dans ses yeux malgré les années.

- Désolé si je suis vieux jeu et que je refuse de faire ça ou de toucher à ton joint, que toi aussi tu devrais reposer d'ailleurs. Je suis ainsi et je ne changerais pas ça...

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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Dim 13 Déc - 18:16

Rendez-vous nocturne
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Je l'avais énervé. Il m'avait humilié. Je soupirais alors que son regard faisait le va et vient entre mon visage et le joint. Il allait s'énerver, comme toujours. Mais j'avais justement essayé d'éviter l'engueulade et lui fonçait droit dedans. Je tirais une nouvelle latte et écoutais tout ce qu'il avait à me dire. Puis je levais au ciel et répondais : « Nan mais Chris! Arrête de dire "prendre" ok? Ca n'a rien à voir avec ça. Et c'est pas parce que c'est dans une piscine que y'a pas d'amour!!! » Je me levais, soupirais et me mis à faire les cents pas autour de la piscine en l'écoutant s'expliquer. Je tournais alors la tête vers lui et ma colère s'en alla. Il voulait faire les choses bien, et moi je le brusquais, je le stressais, je rendais les choses plus compliquer qu'elles ne l'étaient réellement. Je m'avançais vers lui et pris son menton dans une de mes mains pour qu'il me regarde: « J'ai eut l'impression que tu ne voulais pas de moi. Que je ne te plaisais pas ou je ne sais pas... Comprends moi, j'ai toujours agit comme ça, je n'ai jamais respecté de codes, j'ai toujours fait ce que j'avais envie de faire. Tu dois t'habituer à moi, mais je dois aussi m'habituer à toi... J'attendrais que tu sois prêt. Mais les choses ont changé... » Je me reculais alors, et tirais une nouvelle taffe sur mon joint. Il ne voulait pas fumer, certes. Mais moi je n'arrêterai pas. Je n'étais plus aussi accro qu'auparavant. Les moments de sobriété se comptaient autrefois. Désormais, je faisais attention. Mais je n'étais pas prête de renoncer à ce plaisir. Je m'asseyais à nouveau à côté de lui et ajoutais : « Et je sais ce que tu penses de ça. J'ai arrêté l'héroïne, la coke, la lsd. Je prenais tout ce que je trouvais, avant. Mais je n'arrêterai pas le joint. Laisse moi ce plaisir là. Ca ne peut plus me faire de mal, je suis déjà morte, et ce n'est certainement pas ça qui m'a tué. Ca me fera juste planer. C'est tout. Je ne te force à rien, mais tu devrais essayer, un jour. Pour voir à quel point tout ce que j'ai pu prendre avant, ce n'est rien comparé à ça. Je peux et je veux changer, mais pas ça. J'aime ça. Et je n'ai plus à me forcer à cesser de faire certaines choses sous prétexte que c'est mal. Tout est mal dans cet hôtel. » Je le regardais, avec des yeux suppliants, et lui adressais un sourire d'excuse. Pour lui, qu'importe ce que c'était, tout était mal. Tout était mauvais. Mais ce n'était pas cela qui m'avait détruit, au contraire, ça m'avait aidé à supporter certaines choses d'un côté. Et ça m'avait achevé. Certes. Mais je n'étais plus la jeune adolescente rebelle et perdue. Même si ça ne se voyait pas, j'étais une femme désormais, responsable et capable de faire mes propres choix. De faire la part des choses. Je me tournais alors vers lui avec un sourire et ajoutais : « Faire la fête, j'adore ça! Mais je te promets de ne plus jamais toucher à ce qui détruit un vivant. A ce qui m'a détruit. Et ça, ça n'en fait pas parti. J'ai même toujours fumé le joint car c'était la seule "drogue" qui me faisait marrer, et non pas délirer. »Je me rappelais toutes les soirées, tous les moments passés avec Lloyd, Arthur et tant d'autres. Ces soirs de déconnades, de bonne humeur pendant lesquels on arrivait à en oublier où on était.
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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Lun 14 Déc - 15:24


Rendez vous nocturne
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« Nan mais Chris! Arrête de dire "prendre" ok? Ca n'a rien à voir avec ça. Et c'est pas parce que c'est dans une piscine que y'a pas d'amour!!! »

Ah! Et elle voulait qu'il dise quoi à la place? Baiser? C'était ce mot qu'ils utilisaient il lui semblait les gens de maintenant. C'était tellement... vulgaire et cru comme mot. Tellement opposé à ce qu'il pensait de la chose. C'était bestiale, du sexe sans les sentiments. Ce n'était pas ce qu'il voulait, ce n'était pas la conception qu'il en avait. Mais il était d'accord pour le reste. Ce n'était pas parce que c'était dans une piscine qu'il ne pouvait pas y avoir de tendresse. Mais pour leur première fois, il aspirait simplement à mieux, à beaucoup plus qu'à une piscine.

Mais finalement, contre toute attente, elle s'approcha de lui et prit son menton entre ses mains. Ce geste si tendre, sa façon qu'elle avait de le regarder. Elle semblait s'être apaisée.

« J'ai eut l'impression que tu ne voulais pas de moi. Que je ne te plaisais pas ou je ne sais pas... Comprends moi, j'ai toujours agit comme ça, je n'ai jamais respecté de codes, j'ai toujours fait ce que j'avais envie de faire. Tu dois t'habituer à moi, mais je dois aussi m'habituer à toi... J'attendrais que tu sois prêt. Mais les choses ont changé... »

Comment pouvait-elle croire ça une seule seconde? Il l'aimait. A ses yeux il n'existait pas de femme plus extraordinaire. Avec elle, il arrivait à oublier qui il était, il arrivait à laisser de côté tout ce qu'on avait pu lui apprendre. Il oubliait qu'elle était une juive et qu'il aurait du détester tout ce qu'elle était. Elle était folle de penser qu'il pourrait ne pas vouloir d'elle.

Mais il était soulagé. Elle allait attendre. Il ne savait pas combien de temps elle tiendrait mais elle attendrait. Maintenant, il espérait qu'elle accepterait de faire une petite chose pour lui avant qu'ils le fassent. Elle se moquerait certainement de lui, le traiterait encore de vieux papy pleins de principes, mais il y tenait. Il ne pourrait pas le faire sans ça. Ce ne serait pas bien.

Il soupira tandis qu'elle se reculait pour aller fumer son joint. Il aurait voulu pouvoir la garder contre lui et continuer de l'embrasser. Il aurait préféré qu'elle laisse ce poison loin d'elle et de ses lèvres.

« Et je sais ce que tu penses de ça. J'ai arrêté l'héroïne, la coke, la lsd. Je prenais tout ce que je trouvais, avant. Mais je n'arrêterai pas le joint. Laisse moi ce plaisir là. Ca ne peut plus me faire de mal, je suis déjà morte, et ce n'est certainement pas ça qui m'a tué. Ca me fera juste planer. C'est tout. Je ne te force à rien, mais tu devrais essayer, un jour. Pour voir à quel point tout ce que j'ai pu prendre avant, ce n'est rien comparé à ça. Je peux et je veux changer, mais pas ça. J'aime ça. Et je n'ai plus à me forcer à cesser de faire certaines choses sous prétexte que c'est mal. Tout est mal dans cet hôtel. »

Ca ne risquait plus de la tuer, c'était vrai, mais ce n'était pas une raison pour le faire. La voir planer il n'y tenait pas vraiment. Il voulait la voir elle, pas une autre, pas une personne sous l'influence d'une obscur substance.

« Faire la fête, j'adore ça! Mais je te promets de ne plus jamais toucher à ce qui détruit un vivant. A ce qui m'a détruit. Et ça, ça n'en fait pas parti. J'ai même toujours fumé le joint car c'était la seule "drogue" qui me faisait marrer, et non pas délirer. »

Il fronça les sourcils et se recula. Ils étaient vraiment trop différent sur ce point. Faire la fête, ce n'était pas ce qu'il y avait de plus important dans la vie. Il n'avait même jamais vraiment eu l'occasion de faire la fête et encore moins de la façon dont elle la faisait certainement. Fumer un joint, planer, se marrer, ça ne serait plus vraiment elle. Il était égoïste peut être mais c'était sa Prism qu'il voulait et pas une jeune fille droguée.

- Je ne toucherais pas à ça et tu ne devrais pas non plus je le maintiens. Tu es peut être bien quand tu planes mais... c'est avec toi que je suis venu passer ma soirée. Je voulais en tête à tête en ta compagnie. Je ne voulais pas que ce... truc vienne s'inviter à la soirée et se mettre entre nous.

Il s'essuya rapidement et rassembla ses affaires. Il allait mettre de l'eau partout dans l'hotel vu l'état de son pantalon mais tant pis. Il refusait de la voir dans cet état.

Il s'approcha malgré tout d'elle et effleurer doucement sa joue de sa main avant de la laisser se perdre dans ses cheveux.

- Je t'aime et je ne veux pas que tu doutes un instant de ce que je ressens pour toi ou de mon envie d'être avec toi, près de toi. Mais... pas ici comme ça, et pas que tu planes. Je ne veux pas de ça quand on est tous les deux. Je ne te veux que pour moi...

Il se pencha et effleura doucement ses lèvres. Il pouvait sentir le goût de son joint sur ses lèvres et ce constat lui serrait davantage le coeur. Soupirant de tristesse il lâcha son visage et posa brièvement son front contre le sien.

- Reviens me voir quand tu seras toi même...

Il déposa un baiser sur son front puis commença à quitter la pièce, ses affaires sous un bras.

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MessageSujet: Re: Rendez vous nocturne [Prism]   Lun 14 Déc - 19:36

Rendez-vous nocturne
Christoph Hirsch ✧ Prism Z. Welinski
J'étais stupide. Débile. Une incapable de première classe. Il ne voulait pas de moi défoncée. Mais que je sois sobre ou défoncée, c'était moi. Il m'avait toujours connu ainsi, pourquoi cherchait-il désormais la petite fille sage? La fille de son temps. Il m'embrassa, colla son front au mien et me quitta. J'écoutais à peine ce qu'il avait à me dire et croisais les bras. Je le regardais partir. Et je me mis à pleurer. Comme une enfant, j'explosais en larmes. Je sanglotais, toute seule, debout près de la piscine, et me décidais à récupérer mes affaires. Tout en reniflant, j'attachais mes cheveux et réunissais tout ce que j'avais dans mon sac. J'avais l'impression que le bonheur était tout proche, et pourtant, il paraissait tellement loin. Nous avions encore pleins de différents, pleins de choses à régler. Peut-être n'était-ce pas une bonne idée d'être ensembles. Nous faisions des efforts, et pourtant, cette soirée prouvait que nous n'y parvenions pas. Tout semblait nous séparer. Les années, nos pensées, notre culture, la guerre... L'amour était la seule chose qui nous rapprochait. Et j'avais peur que ça ne suffise pas. J'avais peur que nous soyons plus ennemis qu'amants, j'avais peur qu'avec le temps, on se détruise. Je n'avais jamais été aussi effrayée, et je n'avais personne à qui parler. Primrose n'était plus là. Théo non plus. Et pourtant, j'avais besoin de parler. Je mis les derniers vêtements qui restaient et sortais de la piscine intérieure. Les bras croisés, mon sac sur l'épaule, je marchais tête basse, et laissais les larmes rouler sur mes joues. On m'avait de nombreuses fois dit que pleurer soulageait. Pas là. Rien ne semblait me soulager. Je montais les escaliers, me dirigeant vers le deuxième étage. Arrivé dans le couloir, je m'apprêtais à rejoindre ma chambre lorsque j'entendis une voix familière. « Prism? Viens là... » Je me retournais. Silas se trouvait derrière moi. Je lâchais mon sac brusquement et me jetais dans les bras qu'il me tendait, grand ouvert. Je me mis à pleurer comme une enfant. Il referma ses bras autour de moi et caressa mes cheveux avec douceur. J'adorais cet homme. Désormais, il s'était remit avec sa femme Calliope. Je l'admirais pour toutes les épreuves qu'il avait traversé. Certes, il avait tué Calliope sans le vouloir, mais il s'était enfermé dans cet hôtel pour sauver son âme. Il était resté loin d'elle pour ne plus la blesser, et avait cédé à leur amour. Il était fort, il surpassait l'horreur de cet hôtel pour s'abandonner à la plus belle chose qu'il soit : l'amour. Il desserra son étreinte et alla récupérer mon sac. Il me raccompagna jusqu'à ma chambre. J'ouvris la porte et on s'engouffra à l'intérieur de la chambre 201. Je m'allongeais sur le lit et il attrapa Carl, le doudou de Primrose qui dormait près de moi désormais. Enfin dormait... Je ne pouvais malheureusement plus dormir. Il me le tendit et je le serrai dans mes bras. Il ne me demanda pas ce qui n'allait pas, mais passa sa soirée à me raconter les plus beaux souvenirs de sa vie. Les yeux pleins de larmes, mais attentive, je l'écoutais. Et je fis de même. Je lui racontai mon premier baiser, la première fois que j'avais soulevé les folles, ma rencontre avec Christoph. Mais aussi les moments passés avec mon petit frère Emil. Je lui racontais tout, et on passa la nuit à se raconter ce qui nous rendait heureux. Nos plus lointains souvenirs. Mais aussi nos déceptions. Et puis il me laissa quelques minutes pour aller chercher une guitare - il l'avait emprunté à Lazar, le muet du premier étage - et une bouteille de Sprite. Je me mis à pleurer lorsque je le vis arriver avec la bouteille et le serrais dans mes bras. Il connaissait Prim, il savait ce qu'elle aimait. Il m'apprit à jouer un morceau. J'avais toujours plus ou moins joué de la guitare, mais cela faisait longtemps que je n'en avais pas touché une. Et puis il s'endormit, près de moi. Je passais ma main dans ses cheveux, de temps à autre. Puis je m'endormis moi aussi. Pas un sommeil de vivant, un demi-sommeil, celui où je parviens à rêver un minimum. Le sommeil de mort. Lorsque j'ouvris les yeux, il n'était plus là, mais il m'avait laissé un mot. "Je suis allé retrouver Calli. Tu sais où me trouver". Je souriais et me levais. Je me débarrassais de mes vêtements, me fis couler un bain. Puis je me plongeais dedans, et tentais d'oublier ce qui me travaillait. Je tentais d'oublier Christoph, et à quel point il me manquait.

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Prism Z. Welinski
○ Pauvres mortels éternels. Ennemis et pourtant amants, rien n'aurait été en pouvoir de nous rapprocher si nous ne nous étions pas connus dans cet hôtel. (+) Christoph
crackle bones.
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