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 la glace et le feu (pâris/cam)

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MessageSujet: la glace et le feu (pâris/cam)   Ven 21 Aoû - 22:35

Des baisers, partout, par n’importe qui. Pourquoi est-ce que tout le monde s’embrasse ? C’est répugnant. Les gens sont répugnants. Bien sûr, bien sûr, t’es pareil. Avec Ren, avec cette fille que tu portes dans ton cœur, mais pas comme tu le devrais. Oh Camille, Camille, réfléchis bon sang ! Réfléchis avant de faire quelque chose que tu pourrais regretter. Avant de promettre quelque chose que tu ne pourras jamais tenir. Réfléchis espèce d’idiot. Réfléchis à ce que tu veux réellement, à qui tu veux réellement. Oh, et tu comprendras, tu pigeras que c’est pas cette blonde que tu veux. « Ça va Camcam ? » Une main sur ton épaule, ça devrait te déranger. Ça te dérange pas pourtant. C’est un homme pourtant. Louis, Lloyd, est un garçon. C’est ce lui à cause de qui tout ça à commencer, souviens toi. Et il peut te toucher, il a le droit lui. Réfléchis Camille. Mais tu réfléchis pas, parce que t’es con, et que t’es un fonceur. Et que ton corps réagit aux hommes, mais pas comme il le faisait à l’époque de Louis, ou à celle de cet enfoiré de Liam. Non, aujourd’hui, c’est du dégout. Les poils qui se hérissent, le visage qui se transforme et le sang qui boue de colère. Aujourd’hui, ta haine est renforcée. T’as eu une vie de merde, mais franchement, tu fais rien pour l’arranger, rien. Tu repousses les bonnes personnes pour toi. Ok, à la rigueur, t’as eu l’intelligence de reprendre Lili à tes côtés. Bien, c’est une bonne chose. Mais réfléchis, pense à ton blondinet, pense au frère de ta fiancée. Dans quelle merde est-ce que tu t’es encore fourrée ? Hein ? Demander en fiançailles une meuf qui t’aime peut-être, mais qui te trompe, une fille dont toi, t’as pas grand-chose à faire. Oh, tu l’aimes ta Ren, mais sincèrement, avoue le, réfléchis. La personne qui t’intéresse, c’est pas elle. La personne qui t’intéresse, c’est lui. Mais ça, tu le sais pas encore. Tu le sais, mais tu veux pas l’avouer, non, ce serait trop douloureux. Ça te rappellerait cet enfoiré qui un jour a eu l’audace de se faire appeler ton père. Cet homme censé transporter la parole de dieu. Cet homme transportant ses propres envies et les mettant sur le compte d’un dieu trahi. Quel connard ! Mais lui, lui il n’y est pour rien. « Camille. Tu m’inquiètes là. » Tu l’avais oublié ton ami. Tu te retournes et tu hoches la tête. Ce hochement de tête qu’il connait par cœur. Je vais bien Louis. Je me sens juste vidé, trahi et pommé. Je vais bien, parce que tout le monde doit le croire. Mais je suis mal, j’suis pourri, j’suis brisé. Alors il te prend dans ses bras Louis. Parce qu’il t’a toujours défendu. Même au plus jeune âge. Et tu souris pendant ce petit temps, parce que là, dans ses bras, t’es protégé. Rien, ni personne, ne peut t’atteindre. Et tu voudrais rester dans ses bras pour l’éternité. Mais sans amour, c’est pas envisageable. Mais réfléchis bien Camille, est-ce que t’es encore capable d’en ressentir de l’amour ? Du vrai ? Tu penses qu’après tout ça, tu peux encore tomber amoureux ?

Ou est-ce que tu l’es déjà ?

Il finit par te lâcher le sourire aux lèvres. « Je vais voir Anja, mais oublie pas, t’as besoin de moi, je suis là. Pour toujours. » Tu lui souris. Premier sourire de la journée. Premier vrai. Centième si tu comptes ceux qui sont censés faire bonne figure. Oh qu’ils sont nombreux ceux-là. Ces sourires que tu fais, juste pour ne pas leur donner, à tous, des raisons de parler sur toi. Parce qu’ils en auraient des choses à dire. Et tu pourrais pas. Ta vie, c’est la tienne, personne n’en parle. Même Ange, même Donald, même Louis. Aucun d’eux ne prend la risque de te parler de ce prophète de pacotille. Personne prend le risque de se coltiner ta putain de colère incontrôlable. Incontrôlable Camille, voilà ce que t’es. Tu passes d’une fausse joie à une vraie colère en quelques secondes. Et les personnes aux alentours ont tendance à s’en souvenir. Un Camille qui frappe, un Camille froid comme la glace. Froid glacial. Froid à la limite du mortel. Les gens restent pas aux alentours et finalement, tu te retrouves seul. « Ok. J’vais manger de toute façon. » T’as la dalle ouais. T’as faim. Tu croises Axel, tu la regardes à peine. Tu fais rien. Et elle, elle te regarde avec ses yeux, pleins d’incompréhensions « Tu m’as sauvé » qu’ils semblent dire « Et tu me hais. Pourquoi ? » Pourquoi ? Hein Camille ? Pourquoi tu détestes ta sœur favorite ? Ferme-la petite voix, que tu penses, ferme-la. Mais tu sais, au fond, pourquoi tu la hais hein ? C’est de sa faute, au blondinet. Et tu le sais pas vrai Camille ? Ferme la petite voix. Ferme-la. Qui serais-tu sans cette petite voix Camille ? Tu serais pommé sans personne pour te remettre sur les rails pas vrai ? T’arrives dans ta chambre, t’as tes cachettes, tes casse-croûtes. T’aimes pas être avec d’autres gens, des gens qui te regardent, des gens qui te détestent, juste parce que t’es différent. Juste parce que tu portes cette croix, mais que tu jures. Juste parce que t’es pas conventionnel. Alors tu manges seul, dans l’ombre de ta chambre, et tu pourrais presque pleurer. Sauf que ça en fait du temps depuis que t’as pas pleuré. La dernière fois, tu t’en souviens la dernière fois. T’avais le corps inanimé de Jade juste devant toi. Et tu pouvais pas le toucher une dernière fois, tu pouvais pas l’approcher, juste le voir, ses yeux ouverts, te regardant, te suppliant. J’voulais t’aider Jade, j’voulais finir ma vie avec toi. Tu regardes la bague à ton doigt. Pas celle de Ren, tu la mets que quand elle te voit, que quand elle est avec toi. Non, celle qui te lie à Cléo, celle qui te lie à Amy. Ta pauvre Amy. Celle que tu garderas à jamais. Tu la tournes, et tu finis par l’embrasser doucement. Je t’aimerais toujours Amy. Hymne à tous ceux que t’as perdus, trop nombreux. Bien trop nombreux. Et tous à cause de la même personne. Et t’embrasse ta croix, et tu fermes les yeux. Et t’entends un bruit, et tu les ouvres. Blondinet. Non. Pourquoi lui ? Froid glacial, froid presque mortel. « Qu’est-ce que tu penses faire dans ma chambre Pâris ? »
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MessageSujet: Re: la glace et le feu (pâris/cam)   Ven 21 Aoû - 23:59

    Je les hais. Peter, Arsène, Ren. Parce qu'eux s'aiment, parce qu'ils tiennent les uns aux autres. Et que dans ce triangle infernal, je n'ai pas ma place. Ren l'a prise, ma place. En écartant ses cuisses. En offrant à mes deux meilleurs amis ce qu'ils attendaient tant. Je les hais. Lorsqu'ils sont ensembles. Et pourtant, je continue de partager mes nuits avec Arsène. Je le laisse me souiller. Parce qu'au fond, je l'aime. Plus rien ne semble pouvoir le délivrer de l'emprise de Ren. De l'emprise de ma petite sœur. Je regarde sa bague. Celle qu'elle n'aurait jamais du porter. Celle qui la lie à l'homme que j'aime. Je l'ai vu en premier, il m'appartient, pas à elle. Mais comme tout ce qu'elle possède, elle s'empare de ce qui ne lui appartient pas. Et elle gagne. Et je perds. Je me lève, et je quitte la table où nous mangions tous les quatre. Ils ne peuvent me voir. Ils ne voient pas ma main bousculer le verre de vin rouge qui se répand sur les vêtements de ma petite sœur. Vulgaire catin. Enfant pourrie gâtée. Je te hais. Je quitte la cafétéria. Laissant là un hamburger à moitié terminé. Je n'ai pas fin. Son rire et sa bonne humeur me coupe l'appétit. Je la déteste. J'ai besoin de voir Camille. Alors je me dirige vers l'ascenseur. Personne ne me voit, et j'aime cela. J'aime être invisible. Car je possède alors un pouvoir que personne d'autre ne peut avoir. Je souris. Une sonnerie retentit et les portes de l'ascenseur s'ouvrent. J'approche de la chambre de Camille et regarde Axel sortir. Je me faufile à travers la porte et regarde ma copine quitter la chambre. Elle est jolie, douce, intelligente. Mais je ne l'aime pas. Ce n'est pas elle que j'aime. C'est son frère. J'avance à pas feutré et découvre, assis à une table, l'homme que j'aime en train de manger un casse croute. Je souris. J'aimerai pouvoir glisser ma main dans ses cheveux bruns. Caresser sa joue avec douceur. Mais il ne veut pas. Il ne veut pas de moi. Car je suis un homme, et qu'autrefois, je l'ai abandonné aux bras de son père, avec ses bleus, ses cicatrices, ses pleurs et ses cris. Mon cœur se serre. J'aimerai pouvoir le prendre en photo, mais je ne peux pas. Il ne veut pas. Il ne veut rien de moi. Je baisse les yeux et m'appuie contre un meuble derrière moi.
    Un homme quitte la chambre. Il s'appelle Lloyd. Le proxénète de l'hôtel. Je ne l'aime pas non plus. Car Camille tient à lui, et accepte l'affection qu'il a pour lui. Pourquoi pas moi? Je me pince les lèvres et passe mes doigts dans mes cheveux. J'aimerai pouvoir le serrer dans mes bras. Mais je ne peux pas. Un violente douleur à l'estomac me prend alors. Et je me replie sur moi-même. J'aimerai qu'elle disparaisse. Je pousse un soupir de douleur et j'entends alors sa voix. Elle retentit dans la pièce. Il s'adresse à moi. Je fronce les sourcils, et regarde alors mes mains. Il peut me voir. Je ne suis plus invisible. Et merde. Et le pire dans l'histoire, c'est ma tenue. Habillé d'une combinaison de kangourou, j'ai l'air d'un con. Je me gratte la gorge, gêné, et réponds alors : « Je cherchai des toilettes. C'est par où? » Face à sa non réponse, je hausse les épaules et me dirige vers une porte au hasard. Ce n'est pas ça. Tant pis. Je me retourne alors et regarde la chambre autour de moi. Elle n'est pas comme la mienne, un peu moins luxueuse. Je lui fais face. Mon cœur bat à la chamade. Il n'y a que lui qui a ce pouvoir là. Qui a le pouvoir de me faire revivre. De faire repartir ce cœur mort et détruit par sa fiancé. Par Ren. Par ma sœur. « Il a l'air bon ton sandwich. Il est à quoi? Je peux goûter? Ca fait tellement longtemps que je n'en ai pas mangé de comme ça. » Mensonge. Ca fait deux jours. Mais c'est un moyen comme un autre de commencer une conversation. Je m'assois en face de lui et pose mes avant-bras sur la table. J'aimerai pouvoir lui dire que je l'aime. Mais c'est impossible. Il est à la seule chose que j'ai raté dans ma vie. Et aujourd'hui je sais que j'aurai du l'emmener avec moi lorsque j'en avais encore l'occasion. Lorsque je comptais encore pour lui.

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MessageSujet: Re: la glace et le feu (pâris/cam)   Dim 23 Aoû - 10:09

Casse-toi, barre-toi j’te dis. Il comprend pas le message, il pige pas que t’as pas envie de le voir. Il te dégoute, lui et tous les autres personnes de son genre, sauf quelques perles rares. Mais lui, lui, particulièrement lui. Pâris, ce peureux, celui qui fuit, celui qui t’oublie. Tu sais ce que j’ai vécu moi, quand t’es parti ? Il sait pas, parce que sa vie à lui, elle a été belle, par rapport à la tienne, elle a été magnifique. Il a eu des problèmes ? Peut-être. Mais sa vie, par rapport à la tienne, c’était le paradis. Et il t’a laissé, et il est jamais revenu. T’as attendu, t’as espérer. Des fois même, tu venais t’assoir, ta valise faite, pour l’attendre sur le pas de la porte. « Il va revenir Pâris, et il va m’emmener loin, et on vivra heureux. » La blague ! Il s’en foutait lui, il est jamais venu, et toi t’avais l’air d’un con, et ton soit disant père/prophète regardait cette scène pitoyable de loin, un rictus mauvais aux lèvres. Et le soir il te souillait, pour te faire réaliser à quel point t’étais pitoyable, à attendre quelqu’un qui s’en foutait de toi. Et maintenant quoi Pâris ? Maintenant tu veux te racheter ? C’est trop tard. Y’as pas de possibilité. Aucune. Tout ce que tu ressens pour lui, c’est de la haine.

Ah bon ?

Tu ressens de la haine, et un peu d’inconfort. Parce que y’a des trucs qui se passent en toi, que tu ne connais que trop bien, mais qui ne peuvent pas arriver. Pas maintenant, pas ici, et certainement pas pour lui. Certainement pas quand tu as prévu d’épouser sa sœur. Certainement pas quand ta vie a été merdique à cause de lui. Pas à cause de lui, bien sûr, mais s’il t’avait pris avec lui, s’il était revenu te chercher… Si, si, si. Mais il n’a rien fait Pâris. Et toi, ta vie a continué comme elle était, un enchainement de trucs te brisant un peu plus à chaque fois. Et pour toi, c’est de sa faute. Il a vu à quel point t’étais mal, il a vu, il t’a entendu aussi, mais il a rien fait. Rien. Et tu es mal, tu l’as mal vécu, et tu le vis toujours aussi mal. « Je cherchai des toilettes. C'est par où? » Quel con ! Tu lèves les yeux au ciel. Qu’il aille se faire foutre, ou qu’il tombe dans les chiottes. Mais qu’il reste pas ici, ou tu vas vraiment t’énerver. Alors tu réponds rien, et tu le laisses faire. S’il est intelligent, il va se décider à partir. Il a un minimum l’instinct de conservation non ? Et tu te dis que quiconque d’autre que lui serait en face de toi à ce moment précis, il aurait déjà un œil au beurre noir et probablement quelques muscles cassés. Mais pour une raison que tu n’arrives pas à comprendre, tu le fais pas. Parce que c’est lui. Parce que c’est Pâris. Et que tu te souviens que lorsque l’enfoiré te souillait, c’était à lui, et à ses cheveux blonds que tu pensais. Pour que ça passe mieux, pour que tu finisses pas au bout d’une corde. Il t’a sauvé la vie qu’il aurait pu améliorer en t’emmenant avec lui.
Il finit par se tourner l'enfoiré, et il ouvre une porte.

Non ça, c’est mon dressing connard.

Tu lèves les yeux au ciel de nouveau, et tu continues à manger. Ça te fait oublier qu’il est là, qu’il te regarde. Qu’il t’observe. « Il a l'air bon ton sandwich. Il est à quoi? Je peux goûter? Ça fait tellement longtemps que je n'en ai pas mangé de comme ça. » Il essaye d’engager la conversation, t’es pas con, tu le vois bien. Mais t’as pas envie de lui répondre. Alors tu coupes une partie de ton sandwich et tu le gardes dans la main. Fais pas ça Camille, c’est pas la bonne solution. Franchement. Et pourtant, tu le fais, parce que t’as envie qu’il parte. Il a loupé le coche. Il aurait pu entrer dans ta vie, mais à la place de ça, il a fui. Et toi, t’as vécu une vie de merde, parce qu’il a pas su s’opposer à un tyran qui te violait, tous les soirs. Il a loupé le coche Pâris. Maintenant, sa vie, il la fera sans toi. Sauf si t’arrives à piger que toi, tu peux plus vivre sans lui. Tu le regardes, et tu lui souris. Sourire cynique, sourire faux. Et lui aussi, il doit comprendre que ça sonne faux. Sourire bien trop élargit. Genre de sourire que tu réserves aux gens que t’aimes pas. Tu devrais pas lui sourire comme ça alors. Tu le comprends n’est-ce pas ? « Ah oui ? Bah tiens, prend ça, va bouffer dehors, et casse-toi, fiche moi la paix. » Tu lui envoies à la gueule. Et tu regardes même pas s’il l’attrape ou si le bout lui arrive sur le visage. Tu prends une bouchée du tiens, et tu l’avales. Et t’amènes la croix qu’est à ton cou à tes lèvres, et tu t’excuses, doucement, parce que t’aurais du partager, et finalement, c’est pas c’que t’as fait. Tu l’abaisses Pâris, dans la vie et dans ton estime. Mais il le mérite pas, ton estime. Il mérite pas tout ça. Parce que le fait est là : un jour, il était là, quelques minutes de ta vie, probablement répertoriées dans les plus belles. Puis soudainement, plus rien, une absence totale. Plus de nouvelles, jusqu’à quelques temps. Il est parti, dans sa voiture, il a tout vu, il n’a pas réagi, il n’a rien fait. Ce n’est pas de la haine que tu ressens à son égard, non. C’est des ressentiments.

Je t’en veux de m’avoir laissé là, alors que je t’aurais suivi n’importe où. Où tu voulais, je serais allé, juste parce que ça avait été le coup de foudre. Parce que tu t’étais intéressé à moi. Et toi, toi…

Tu m’as abandonné.
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MessageSujet: Re: la glace et le feu (pâris/cam)   Dim 23 Aoû - 13:32

    Camille n'était pas décidé à me recevoir, à me parler, à me regarder. Je ne comprenais pas cette haine. Certes, il était un jour où j'aurai pu l'emmener avec moi. Mais que serais-je devenu? Un pédophile bourré de fric qui kidnappe un enfant battu. Camille était trop jeune, Camille était trop jeune que je ne pouvais rien faire pour lui. Dans ce genre de sectes, tout le monde sait, à l'extérieur, ce qui s'y passe. Mais la situation ne change jamais, tout simplement parce que les autorités n'agissent pas. Nous n'avons aucun pouvoir sur ces communautés indépendantes et reculées. Je baisse les yeux. Je ne peux l'expliquer à Camille. Je ne peux lui avouer que toutes ces années, je n'ai cessé de penser à lui, de penser à ses yeux et à son regard affolé. J'aurai aimé t'emmener avec moi Camille, t'apprendre la vie, te faire découvrir le monde. Mais maintenant c'est trop tard, tu es coincé dans cet hôtel, avec moi. Et tu ne découvriras jamais rien. J'aurai pu te sauver, mais je ne l'ai pas fais. Je ne savais pas comment faire. Je ne savais pas. Et aujourd'hui, ça n'a plus d'importance. A ses mots, je baisse les yeux, et esquive de justesse le sandwich qu'il m'a balancé à la figure. Je me mords la lèvre et je me lève. Je n'ai pas envie de partir, je n'ai pas envie de le laisser. Et après tout, pourquoi je le ferai? Je peux encore le sauver. Je peux encore le sauver de ma sœur, de l'emprise qu'elle a sur lui. Elle va le souiller. Il ne faut pas. Il ne faut pas qu'elle le souille. Je fronce les sourcils et regarde alors les placards qui se trouvent là. Je suis heureux de constater qu'ils ont déjà de nombreux rangements à cet étage là. Je tends le bras et commence à ouvrir des placards. « Tu devrais boire du thé plus souvent toi. Ah voilà! » J'affiche un grand sourire et sors la boîte du thé. Du Lipton. On fera avec. Je commence à faire chauffer de l'eau dans une bouilloire qui se trouve là. Il me faudrait ma tasse en porcelaine, mais j'ai peur qu'il s'échappe si jamais je pars deux minutes. Je me rends alors compte que ma sœur, Ren, elle a la chance d'être régulièrement. D'être dans les bras de l'homme que j'aime. Ren elle a tout. Je verse l'eau bouillante dans deux tasses et lui en tend une avant de disposer deux sachets sur la table. J'ai l'air d'un vieil aristocrate, comme mon grand-père. Je soupire et le regarde avec tristesse.
    « Tu ne devrais pas épouser Ren. Elle va te briser. Te prendre tout ce que tu possèdes et te jeter lorsqu'elle en aura fini avec toi. » Il ne m'écoutera pas, et je le sais. Mais je tente de le sauver, je tente de l'aider. Et je vois son visage se décomposer. Je vois que je l'ai offensé à donner mon avis de cette manière. Moi aussi je sors avec sa sœur, mais je ne l'ai pas épousé. Je ne me suis engagé en rien avec Axel, contrairement à lui. « Je ne te veux pas de mal... Je regrette... Je regrette que le seul sentiment que je t'inspire soit le dégoût. Mais c'est pas grave. L'important, c'est que tu sois heureux, et pas avec Ren. » Il ne pourra jamais être heureux avec Ren. C'est une évidence, cet écrit. Cette femme ne sait pas penser aux autres, elle ne sait que donner son corps, ouvrir ses cuisses, et pousser des cris dignes de films pornos. Quelque chose ne va pas chez elle. Et je l'ai toujours su. J'ai été le seul à le voir. En plus d'être vénale, cruelle et égoïste, elle avait cette particularité d'être nymphomane. Et je savais, qu'en vérité, Camille n'avait jamais eut l'occasion de la voir telle qu'elle était. Je soupirais. Il n'y avait rien à faire. De nombreuses fois, j'avais préparé le meurtre de ma sœur. Mais je savais qu'elle reviendrait et qu'elle annoncerait à tout le monde que je l'avais tué. Je le savais. Je ne voulais pas que Camille me haïsse. Je détestais Peter et Arsène, mais eux, je voulais qu'il continue de m'aimer, malgré tout. C'était eux mes amis, mes plus fidèles soutiens. Je soupirais. Je ne savais pas quoi faire. J'étais désemparé, désarmé, mis à nu face à l'homme que j'aime, et que j'ai toujours aimé. Et je ne parvenais pas à me confier. J'aurai aimé avoir mon cahier.

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MessageSujet: Re: la glace et le feu (pâris/cam)   Lun 24 Aoû - 21:30

Instinct de conservation ? Zéro. Il reste le débile, il reste et il fouille en plus. Mais à quoi est-ce qu’il joue. Respire Camille, l’air est pas si toxique que tu le penses. Et si tu respires pas, tu risques de le tuer plus qu’il ne l’est déjà, mort. Il parle, et ses paroles sont incohérentes. « Tu devrais boire du thé plus souvent toi. Ah voilà ! » Du thé ? Pourquoi il te parle du thé ? Il pense que t’es trop stressé peut-être ? Ah ! La blague ! La seule raison pour laquelle tu pourrais être stressée là, c’est à cause de lui. Il sort le paquet de Lipton qui appartient à Ren. Elle laisse des affaires ici, de temps à autres. Elle pense que si elle laisse des affaires, tu l’accepteras de plus en plus, et que tu la laisseras s’offrir à toi. Elle attend que ça. Mais tu veux pas toi, pas vrai ? Toi, tu dis qu’tu veux attendre que vous soyez vraiment mariés. N’importe quoi. C’est juste que t’as peur de pas crier le bon prénom espèce d’enfoiré. Et le pire, c’est que tu le sais, que t’es pas encore prêt pour une relation après ton ex. Après Jade. Et puis, même si t’aimes pas l’avouer, que t’es incapable de le faire, y’a aussi le fait que t’as la peur, la plus minime, de sortir le nom de son frère. T’imagines la honte ? Non, t’imagines pas, parce que t’es trop con, parce que t’es trop borné. Parce que t’es trop rancunier. En même temps, qui peut te le reprocher ? Il t’aurait emmené, t’aurais pas connu Amy, t’aurais pas connu Liam, t’aurais pas connu Jade, t’aurais pas eu trois fois de plus le cœur brisé. Tout ce qui s’est passé après son passage, ça a été de sa faute. Et là ? Il revient comme une fleur, et il te propose…une tasse de thé. Mais qui pense-t-il être ? A-t-il vraiment l’impression qu’il a une place quelconque dans ta vie, autre que ton futur beau-frère ou que celui qui l’a gâché ? As-tu réellement besoin d’être plus froid pour qu’il pige que sa place à lui, elle n’est pas là, à t’offrir du thé, mais le plus loin possible de toi ?

Attend une seconde, p’tit père. Si sa place est censé être si loin de toi, pourquoi tu vas épouser sa sœur ? C’est contradictoire, ridicule. Surtout que sa sœur, tu l’aimes pas, c’est une évidence. Et toi-même tu le sais, et c’est une des choses que tu sais, et que tu t’avoues, même si tu le dis pas à voix haute, parce que ça te ferait passer pour un enfoiré. Mais c’est pas ce que t’es ? Un enfoiré ? Il verse de l’eau chaude dans deux tasses, dépose deux sachets, et te regarde, de ce sourire triste que tu commences à lui connaître. Et tu baisses les yeux, ne t’énerve pas, ne t’énerve pas. Et t’as presque envie de le supplier de s’en aller. Tu veux pas avoir à faire à sa présence. Tu veux pas. « Tu ne devrais pas épouser Ren. Elle va te briser. Te prendre tout ce que tu possèdes et te jeter lorsqu'elle en aura fini avec toi. » T’as presque envie de rire. Putain, mais quel con ! Débile profond ! Mais tu ris pas, ses mots te dégoutent. Qui croit-il être ? Elle, Ren, elle va me blesser ? Et toi, tu penses que t’as fait quoi ?

Elle va te jeter parait-il. Et lui, c’est ce qu’il a fait. Il est partit, il t’a laissé. Et t’es rancunier, parce que c’est pas comme s’il s’était rien passé après son départ. C’est pas comme s’il avait pris de tes nouvelles. C’est pas comme s’il avait essayé de faire quoique ce soit pour te sortir de cet enfer. « Je ne te veux pas de mal... Je regrette... Je regrette que le seul sentiment que je t'inspire soit le dégoût. Mais c'est pas grave. L'important, c'est que tu sois heureux, et pas avec Ren. » Et il continue, il continue. Il comprend pas qu’il te blesse avec ses paroles ? Qu’il te fait du mal ? Bien sur que tu seras pas heureux avec Ren, personne l’a jamais cru. Mais au moins, t’auras une femme, que t’auras choisi. Une femme, qui même si elle te trompe, sera là pour toi. Elle. Elle, elle te laissera pas en plan quand t’auras besoin d’elle. Elle, elle s’en ira pas dans une voiture, cheveux au vents, te laissant te faire martyriser, violer, frapper, par un monstre. Elle, elle sera là. Elle, elle sera ce qu’il n’a jamais pu être. Elle, elle sera un remplacement de ce que tu n’as jamais pu avoir, que tu n’auras jamais. Elle, elle sera tienne, et toi, tu n’auras plus la possibilité d’être jamais à quelqu’un d’autre, et tu n’auras plus le droit d’en avoir l’envie. Et tu joues avec l’anneau de Cléo. Parce que c’est celui là que tu as au doigt, pas celui de Ren. Et que celui de Ren, t’es même pas trop sur de te souvenir d’où il est. Quelque part dans la chambre, probablement sous quelques affaires, caché. Comme si tu refusais de le voir. Bah ouais mon pote, tu refuses de voir ta propre connerie, tu la fuis. C’est compréhensible après tout. Bon dieu, mais qu’est-ce que j’t’ai fait pour que tu sois aussi dur avec moi ? C’est ce baiser avec Louis ? C’est quoi ? Dis-moi ! DIS-MOI ! Dis moi pourquoi tu me mets dans des situations pareil ? Où il me dit que je serais pas heureux avec elle, alors que je le sais… Je le sais…

Bien sur que tu le sais, parce que t’es pas con. Mais t’aimes pas sa phrase. Elle te fait mal. Et surtout, surtout elle signifie quelque chose, un sens caché. Et peut-être qu’il n’y pensait même pas en te la disant. Mais toi, t’y as pensé, tu t’es senti obligé d’y penser. Parce que, et si c’était vraiment ce qu’il pensait Pâris ? Mais il peut pas penser ça. C’est lui qu’est parti. C’est lui qui t’a rayé de sa vie, et t’as appris, avec beaucoup de temps, beaucoup de douleur, beaucoup de détermination, à faire pareil. Et maintenant, maintenant, il veut remonter le temps. Mais Pâris, mon amour, le passé, c’est le passé. Je t’ai rayé de ma vie. Plus jamais t’y rentrera de nouveau. Alors tu sais que tu dois lui faire comprendre. Tu lui montres ta main gauche. Et tu lui expliques. Et t’es pas énervé, t’es juste décidé. Décidé à gâcher ta vie, une fois de plus. « Tu sais que c’est pas la bague de Ren hein ? C’est la bague de Cléo. A Eldorado, je suis marié à elle. Je l’aurais jamais rencontré si tu m’avais pris avec toi. Cléo, c’est la jumelle d’Amy, une fille magnifique, et gentille. Elle s’est suicidé lorsqu’elle a du épouser mon… le prophète. Je l’aurais jamais rencontré, j’aurais jamais vécu sa mort si tu m’avais pris avec toi. Cléo, c’est aussi la cousine de Jade. C’est mon ex. Je sortais avec elle, lorsque j’ai dû épouser Cléo. Elle est morte, un AVC avant d’entrer dans l’enceinte de l’hôtel. Je l’aurais jamais rencontré si tu m’avais pris avec toi. Je suis plus vierge non plus. J’ai été souillé, facilement cent fois, par l’homme se prétendant mon père. Plus de la moitié de ses fois là ne seraient pas arrivées, si seulement tu m’avais pris avec toi. Quand je te l’ai demandé. Quand je t’ai crié de revenir me chercher. T’es jamais venu Pâris. » Tu marques une pause, et tu respires. T’es toujours calme. Et pour le coup, tu ne lui dis que la vérité. « Pâris, ne vient pas me dire, maintenant, que je ne serais pas heureux avec Ren. Tu crois quoi ? Que je ne sais pas qu’elle se tape la moitié de l’hôtel ? Après tout, elle pourra pas être souillée plus que moi. A cause de ta fuite. J’ai réussi à te pardonner Pâris. Mais n’essaye pas de revenir dans ma vie. N’essaye pas de revenir et de me dire que je serais plus heureux avec toi. Parce que t’as loupé ta chance. Ta chance tu l’as eu, mais t’es parti, dans ta bagnole de riche, t’es parti. Et tu sais ce qui s’est passé une fois que t’es parti ? Mon père m’a violé. Devant Axel, et Ange, et d’autres de mes frères et sœurs. Parce que j’avais parlé avec quelqu’un de l’extérieur. Merci Pâris. Grâce à toi, j’ai grandi. Grâce à toi, j’ai appris à ne plus faire confiance. A personne. » Et tu te tais, plus silencieux d’une tombe. Parce qu’après tout, t’as rien d’autre à lui dire. Ou si.

Je t’ai jamais oublié moi non plus.
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MessageSujet: Re: la glace et le feu (pâris/cam)   Lun 24 Aoû - 22:28


    Je me suis souvent posé la même question. Qu'aurais-je fait à la place de Camille si c'était lui qui était parti? Si c'était lui qui m'avait laissé seul, dans cette secte, avec ces fous. Et à chaque fois, aucune réponse ne m'était venu. Car je ne savais pas, je ne savais pas ce qui s'était réellement passé là bas. J'avais juste fait la connaissance d'un pré-adolescent couverts de bleus. J'avais, certes, fait de nombreuses suppositions. Mais je n'avais jamais su la vérité. Et lorsque mes yeux tombèrent sur l'alliance de Camille, je renversais mon thé sur la table. Je jurais et tentais de nettoyer comme je le pouvais l'eau qui s'était répandu sur la table avec un mouchoir. J'en avais toujours sur moi. Il était marié. Mais à qui? Et comment pouvait-il demander ma sœur en fiançailles alors qu'il était lié à une autre personne? Je baissais les yeux et je ressentis une vive douleur. Je baissais les yeux. Je m'étais brûlé, mais j'avais mit du temps à le sentir. Et puis il prit la parole. Et à mesure qu'il parlait, je sentais mon cœur se briser. En milliers de morceaux. Il était désormais impossible de le réparer, de le recoller. Et je sentis des larmes couler sur mes joues. Je n'aimais pas pleurer, je n'aimais pas montrer mes sentiments de cette manière. Mais je ne pouvais pas me contrôler. Cet homme, je l'aimais. De tout mon être. Je l'aimais et je rêvais depuis des années de vivre ma vie avec lui. De caresser son visage, de l'embrasser. Et j'avais tout gâché. En ne revenant jamais. En le laissant se faire souiller, violer, humilier. Il avait vécu tant de choses, tant d'horreurs bien différentes de la vie de luxe et de débauche que j'avais eut. Il avait accumulé tous les malheurs du monde. Et puis il prononça le nom d'Axel. Ma Axel. Sa sœur. Cette femme, je l'aimais. Mais pas assez, pas comme j'aimais Camille. Et lorsque nous partagions les plaisirs de la chair, je rêvais secrètement qu'elle ne fut plus là. Et que Camille la remplace. Car c'était lui, l'homme de ma vie. Je sentis mon corps entier trembler et je ne parvenais plus à respirer. Je me relevais brusquement, passais les mains dans mes cheveux et tentais de reprendre mes esprits. Mais c'était impossible. Je tremblais bien trop. Et sans prévenir, je me jetais aux genoux de Camille. J'étais minable, mais ça ne détonait pas de la vérité. J'étais minable. Je l'avais toujours été, et je le serai à jamais. Les larmes coulaient à flot, et je hurlais, gémissais, pleurais : « Mais Camille! Je t'aime. Je t'aime comme un fou, comme un dingue. Je t'aime à en mourir. Je suis mort pour toi!! Je suis mort parce que ma sœur s'est emparé de toi, et je ne l'ai pas accepté. On s'est disputé, elle m'a tué. Je suis mort pour toi. Et si je le pouvais, j'accepterai la mort des milliers de fois si tu le voulais. Je t'ai aimé dès l'instant où je t'ai vu. Je t'ai aimé lorsque mon regard a croisé le tien. Et j'aurai aimé t'emmener avec moi! Mais je ne pouvais pas! J'aurai été poursuivi par la police, ils nous auraient séparé, ils nous auraient détruit! Tu crois que je n'y ai pas réfléchi? Tu crois que... Je t'ai oublié? Je n'ai pas cessé de penser à toi. J'ai pleuré ton absence. Et je n'imaginais pas que... Que tu pouvais vivre ça! Je n'ai jamais manqué de rien, j'ai toujours tout eut. Sauf toi, et j'ai besoin de toi. J'ai besoin de ton amour, de ta présence. J'ai besoin que tu me pardonnes que tu oublies! Je ne pensais pas que tu vivais ça... Des parents qui battent leurs enfants ça existent. Des enfants qui ont des problèmes de comportement, il y en a aussi. Je me suis imaginé tous les scénarios possibles. Mais pas celui-ci. C'est si inhumain. Si impossible! J'aimerai pouvoir revenir en arrière et t'emmener avec moi! Casser la gueule de ton père et de toutes les personnes qui t'ont fait souffrir! Je... » Je m'effondrais au sol.
    Je venais de tout dire. Je venais de tout déballer. Et je me mis à rire. Car c'est ainsi que j'agis. Je fais toujours l'inverse. Mais dans mes rires, se trouvaient des larmes. Je lâchais le pantalon de Camille, que j'avais alors agrippé jusqu'ici et laissais tomber mes bras sur le sol. Et soudainement, je poussais un cri. Pas un cri de fillette comme j'avais l'habitude de lancer, un cri de rage. Et je me mis à cogner le sol, puis à déchirer mon costume de kangourou. Non pas mon kangourou, je l'aime trop. Et puis merde, j'en rachèterai un. Et je ne parvenais pas à me calmer. Rare étaient les moments où je m'énervais de cette manière. Ces moments où je voulais tout détruire. Ces moments où je voulais me détruire. « Comment j'ai pu être aussi stupide?! Comment ai-je pu penser que tu n'avais pas besoin d'aide?! J'ai perdu ma seule raison d'être! Tu as souffert, et pas je ne sais quel miracle, tu es encore en vie! MAIS JE NE POUVAIS PAS? Comment aurais-je pu? Je ne suis pas capable de me gérer moi-même? Ma sœur me déteste et je n'ai jamais su pourquoi! Je ne comprends rien aux gens, au monde, je... Je... Je veux mourir. » Et je m'effondrais de nouveau. Car c'était ça. Je voulais mourir, et pour de bon. Mais rien n'y faisait, je n'avais pas ce pouvoir là. Je... Je me relevais et séchais mes larmes comme un enfant. Je me rasseyais sur la chaise et bus une gorgée du peu de thé qui restait, le petit doigt levé, comme à mon habitude. Avant de croiser mes bras sur la table et de laisser tomber ma tête dedans. Je me remis à pleurer, à gros sanglots. Comme le font les enfants lorsqu'ils n'ont pas ce qui veulent. Et entre mes bras, je baragouinais : « J'ai essayé d'aimer. Avec Arsène, j'ai essayé de l'aimer. Avec Axel. Mais ce n'est pas comme avec toi. J'ai beau tenir à eux, ce n'est pas comme toi Camille... » Rien ne sera jamais comme avec toi Camille. Tu es l'homme de ma vie, tu es mes rêves les plus fous, tu es tout ce que je désire. Pour toi, j'abandonnerai mes tasses de thé servies dans de la porcelaine, j'abandonnerai mes fringues, mes costumes, mon argent. Je deviendrai moche, je prendrai 300 kilos, je me raserai le crâne, me ferais castré, me couperait une main, apprendrai tous les langues de ce monde.... Je ferai tout pour toi Camille. Et ça, tu ne le comprends pas, et tu ne le comprendras jamais. Parce que tu me hais. Et ta haine ne peut même pas me tuer, puisqu'une autre personne s'en est chargé. Je ne possède plus rien. Sauf l'amour que j'ai pour toi et qui ne s'en ira jamais...

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MessageSujet: Re: la glace et le feu (pâris/cam)   Dim 30 Aoû - 12:53

Ce type est fou. Sa réaction à ta bague ne t’étonne pas franchement plus que ça, après tout, tu viens d’lui dire que t’es marié. C’est pas petit comme révélation. T’es marié. A une fille qu’il a déjà du apercevoir, mais qu’il n’a jamais réellement connu. Et malgré ça, tu lui brises le cœur en te fiançant à la seule femme qu’il hait. Mais toi, tu t’en fous. Depuis neuf ans, ton sang bout lorsque tu penses à lui. Neuf ans que tu le hais. Neuf ans que t’apprends à penser que tout ça, c’est de sa faute. Parce que quelque part, c’est vrai. Il aurait dû t’emmener avec lui, il aurait dû t’emmener dans sa caisse, te faire découvrir le monde dehors. Le monde extérieur. Un monde dans lequel ton père n’aurait pas pu t’atteindre. Un monde dans lequel tu n’aurais pas connu Amy, ni Jade, ni Cléo. Un monde dans lequel Pâris et toi auriez vécus heureux. Parce que c’est ça que tu veux. Secrètement, tout au fond de ton cœur, c’est ça que t’as toujours voulu, depuis neuf ans. T’as toujours, toujours espéré, qu’à un moment ou à un autre Pâris revienne. Mais il l’a pas fait. Et tu lui expliques, en face, tout ce que t’as vécu quand il est parti. Qu’il comprenne que t’as souffert. Qu’il comprenne que t’as vécu des choses, affreuses. A cause de lui. De sa fuite. De sa lâcheté. De sa peur. Et lorsque tu finis, son visage est décomposé, et il pleure. Et tu pourrais avoir de la peine pour lui. Mais ce n’est pas le cas. Et t’en as une petite pointe. De peine. Après tout, il pouvait pas savoir. Et t’as presque envie d’avancer un peu ta main, pour prendre la sienne, mais tu le fais pas. Parce que non seulement, tu le hais, par de sa lâcheté, mais en plus, tu as peur des hommes. Peur de ce sexe qu’est le tien. Peur de leur influence dans le monde. Peur de ton père. Mais tu avances, imperceptiblement ta main. Mais il se lève, et tu la recules. Qu’est-ce qu’il fait ? Va-t-il s’en aller ? Encore ? Va-t-il fuir se actes ? Va-t-il fuir ta douleur ? Ne fuis pas Pâris, pas de nouveau. Reste. Et fait face à tes erreurs. Il se jette à tes pieds, il ne va pas fuir. Mais il les rejette. Il pleure, comme si c’était réellement à lui de pleurer. Ce n’est pas lui qui devrait pleurer, c’est toi. Et il attrape ton pantalon, et il pleure, et il cri, et il gémit. Et il te fait pitié. « Mais Camille ! Je t'aime. Je t'aime comme un fou, comme un dingue. Je t'aime à en mourir. Je suis mort pour toi !! Je suis mort parce que ma sœur s'est emparée de toi, et je ne l'ai pas accepté. On s'est disputé, elle m'a tué. Je suis mort pour toi. Et si je le pouvais, j'accepterai la mort des milliers de fois si tu le voulais. Je t'ai aimé dès l'instant où je t'ai vu. Je t'ai aimé lorsque mon regard a croisé le tien. Et j'aurai aimé t'emmener avec moi ! Mais je ne pouvais pas ! J'aurai été poursuivi par la police, ils nous auraient séparé, ils nous auraient détruit! Tu crois que je n'y ai pas réfléchi ? Tu crois que... Je t'ai oublié ? Je n'ai pas cessé de penser à toi. J'ai pleuré ton absence. Et je n'imaginais pas que... Que tu pouvais vivre ça ! Je n'ai jamais manqué de rien, j'ai toujours tout eut. Sauf toi, et j'ai besoin de toi. J'ai besoin de ton amour, de ta présence. J'ai besoin que tu me pardonnes que tu oublies ! Je ne pensais pas que tu vivais ça... Des parents qui battent leurs enfants ça existent. Des enfants qui ont des problèmes de comportement, il y en a aussi. Je me suis imaginé tous les scénarios possibles. Mais pas celui-ci. C'est si inhumain. Si impossible! J'aimerai pouvoir revenir en arrière et t'emmener avec moi! Casser la gueule de ton père et de toutes les personnes qui t'ont fait souffrir! Je... » T’as envie de lui dire de se taire. Mais ta tête ne reflète que le dégoût que tu as pour lui. Pâris, relève toi, tu me donnes envie de vomir. T’es dégoûté par cet homme. Il est pire que ce que tu pensais. Il ose essayer de se trouver des excuses. Après qu’il ait gâché ta vie, il essaye de se trouver des excuses. Il est pitoyable.

Et il perd la tête. Il devient complètement dingue. Quel con ! Qu’est-ce qu’il lui prend ? Il se roule par terre. Il se prend pour un chien ? Il finit sa crise de folie et finit par se relever. Toi, ta tête est passée d’énervée à moqueuse. De moqueuse à complètement aberré. Arrête Pâris, arrête, tu deviens encore plus détestable de secondes en secondes. Tu me dégoûtes, de plus en plus, à chaque minutes qui passe.

Et j’ai pas envie que tu me dégoûtes plus encore.

Il se rassoit, comme si de rien n’était. Comme si sa crise n’avait jamais eu lieu. Et il boit son reste de thé. Le petit doigt en l’air. Il est tellement détestable, p’tit aristocrate de merde. Puis il recommence à pleurer. Espèce de gogole. Il pose son visage dans ses bras et il continue de parler. « J'ai essayé d'aimer. Avec Arsène, j'ai essayé de l'aimer. Avec Axel. Mais ce n'est pas comme avec toi. J'ai beau tenir à eux, ce n'est pas comme toi Camille... » Et tu lui prends la main. Et ça te dégoûtes pas de le toucher. Tu lui caresses doucement le bras, et secrètement, ça te soulage. Mais tu sais, toi, pourquoi tu fais ça. « Pâris, arrête de pleurer, t’es ridicule. » C’est gentil, c’est un conseil d’ami. Amis. La blague. Tu lui caresses les cheveux aussi. Parce que, d’une certaine manière, t’as toujours rêvé de le faire. Et tu veux qu’il relève la tête, qu’il te regarde. « Pâris, je veux pas te faire de mal non plus. Je veux juste que tu comprennes. Que tu comprennes que pour moi, tu n’as plus ta place dans ma vie. Tout ça, c’est des excuses. Tu m’as laissé aux mains de cet homme. Je ne t’aurais pas demandé de dénoncer le culte, je ne suis pas débile. Mais les enfants battus, il y’a des organisations pour ça. Les enfants battus, ils sont pris en charge, village mormon ou non. Comprend moi, tu n’as même pas essayé de prendre de nouvelle. Comprend moi, c’est tout ce que je te demande. » Et tu continues de caresser ses cheveux. Sans comprendre pourquoi, à croire qu’un vent calme à pris possession de toi. Qui es-tu Camille ? Que fais-tu ? Ce n’est pas toi. Toi, tu hais les hommes, tu hais cet homme plus que tous les autres. Alors pourquoi ?

Parce que je l’aime.

Tu laisses tomber ta main à côté de lui, sur la table, et tu continues de parler. « Je vais épouser ta sœur Pâris. Parce que jamais, je ne pourrais t’épouser toi. Je vais épouser ta sœur parce que je n’ai pas pu t’avoir toi. Je vais épouser ta sœur, parce que tu es arrivé trop tard. Tu n’as pas su saisir ta chance. Si tu m’avais emmené Pâris… On pourrait être ensemble à cet instant, à vivre une belle histoire d’amour. Mais tu ne la pas fais. Pâris, tu es lâche. Et pourtant, pourtant… » Je t’aime. « Mais… Je ne peux pas te pardonner. Tu comprends ? Je ne peux pas. Trop de choses se sont passées. C’est trop dur. » Et tu baisses la tête. Qui es-tu ? Et qu’as-tu fait du Camille cynique et énervé ? Qui es-tu ?

Un homme faible.
Un homme amoureux.
Amoureux d’un souvenir.
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MessageSujet: Re: la glace et le feu (pâris/cam)   Dim 20 Sep - 22:54

    J'ai le sentiment que les choses ne s'arrangeront jamais. Que je resterai seul pour l'éternité, à regarder le bonheur des autres, à rêver de son visage obscur et qui pourtant représente la seule source de lumière dans ma terrible et pathétique existence. Je vais courir après l'impossible, après l'inatteignable. Et jamais il ne comprendra. Jamais il n'essayera de me comprendre. J'aimerai pouvoir lui en coller une et le faire disparaître. Mais c'est impossible. Je n'en ai pas la force. Je l'aime bien trop pour cela. Les larmes coulent à flot, et j'aimerai pouvoir, à travers elle, me débarrasser de cet amour pour lui qui s'est installée il y a des années. Mais ça ne fonctionne pas. Connaissez-vous cette expression abstraite qui signifie qu'on ne parvient pas s'enlever quelqu'un de nos pensées, de notre cœur? "Je l'ai dans la peau". C'est si banal, c'est si niais. Et pourtant, c'est réel. J'ai le sentiment que la seule chose qui me permet de garder un minimum la raison, c'est l'amour que j'ai pour Camille. Mais avec le temps, avec les années, avec les évènements. Je sombre peu à peu dans l'oubli. Et j'aimerai pouvoir disparaître. Et tandis que je pleure, je sens sa main se poser sur la mienne. J'aimerai pouvoir la serrer, mais je n'en ai pas la force. Et ses doigts passent dans mes cheveux. Arrêtes de me toucher, arrêtes de me torturer de cette manière. Mais il n'arrête pas, il continue. Et ses mots sont blessants. Je sens mon cœur s'évaporer dans l'air, avec tous mes espoirs. Mais aussi avec mes pleurs. A cet instant, j'aimerai qu'il meurt. Et il continue. On aurait pu être ensembles. Certes. Il complique tout. Il aime ce qui est compliqué, sinon, il n'aurait pas demandé ma salope de sœur en mariage. Je baisse le regard, et je retire brusquement ma main. Je pousse son autre main, celle qui caressait mes cheveux et plonge mon regard dans le sien. Un regard dur. Je le hais. Je te hais Camille.
    Et j'aimerai pouvoir disparaître.
    Un mal de ventre s'empare alors de moi. Je connais ce mal de ventre. Je relève la tête, je suis invisible. Je peux faire ce que je veux, ce que je désire. Et à cet instant, je sais quoi faire. Je sais quoi faire pour lui montrer tout mon amour, mais aussi pour lui briser le cœur de la même manière qu'il a brisé le mien. Je me lève avec douceur, afin qu'il ne perçoive pas mes mouvements et m'approche de lui. Je reste là quelques secondes, afin qu'il sente mon souffle sur sa peau. Et sans qu'il puisse empêcher les choses d'arriver, je dépose un doux baiser sur ses lèvres. Avec amour. Avec douceur. Ma main vient caresser son visage avec tendresse, et je m'éloigne, très rapidement, avant de lui donner l'occasion de me rejeter. Je murmure alors : « Pense ce que tu veux Camille. Je ne suis pas ton père... » Et je retourne m'assoir. Je le regarde. Et je ne vois rien. Je suis incapable de discerner ses sentiments. Il se contient, il cache ce qu'il ressent. Mes yeux se posent alors sur sa croix, et je rigole. Je passe une main dans mes cheveux - mais il ne le voit pas - et lance alors : « Et jette cette putain de croix. Elle ne t'a pas servi dans le passé, et elle ne changera pas ta nature Camille. Tu aimes les hommes. » Je suis dur. Tout comme il l'a été. Mais je ne peux plus me jeter à ses genoux, m'excuser pour toutes mes erreurs et me prendre de telles réponses. J'en ai assez de souffrir, j'en ai assez de l'aimer. J'en ai assez de lui. De son prénom. De la lettre C. De tout ce qui a un rapport avec une croix, et avec la religion. Des skates. Des putains de Brown qui se baladent dans l'hôtel en récitant leur putain de Bible de merde. J'en ai assez de ce tout ce qui se rapporte à lui. J'en ai assez de moi. J'en ai assez d'aimer.

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MessageSujet: Re: la glace et le feu (pâris/cam)   Sam 3 Oct - 22:26

Camille, ô Camille. T’as tellement aucune idée de ce que t’es en train de faire. Toi qui est toujours si dur, si sur de toi, si froid, surtout avec Pâris, avec celui qui t’as, autrefois, abandonné. Pourquoi tu lui avoue ce que tu ressens ? Pourquoi tu lui dis, pourquoi tu lui expliques ? Pourquoi est-ce que soudainement, tu te sens obligé de lui expliquer la vérité. Ou presque. Tu ne peux pas lui dire toute la vérité. Pour une raison très simple. La vérité, toute la vérité, toi-même tu ne la connais pas. Tu ne sais pas que personne, personne n’aura jamais la place dans ton cœur qu’occupe Pâris pour le moment. Jamais personne ne pourra le remplacer. Mais ça, ça, tu ne le diras jamais. Tu ne l’avoueras jamais, et à personne, et surtout pas, pour commencer, à toi-même. Tu ne comprendrais pas d’où ça vient. Tu ne comprendrais pas comment c’est possible. Tu le détestes. La plupart de la merde qui s’est passé dans ta vie, elle ne serait jamais arrivée si ses choix à lui avaient été différents. Et pourtant, tu restes ce mec incapable d’oublier sa chevelure blonde, et ses yeux, et tout ce qui te rapporte à lui. T’y arrives pas. Tu sais que tu essayes de l’éloigner de toi, mais d’un autre côté, tu sais que tu ne supporterais pas qu’il arrête d’essayer. Et tout ça parce que t’arrives pas à te comprendre. T’arrives pas à t’écouter. A écouter autre chose, en toi, que cette stupide haine envers les hommes, et que cette stupide rancune personnelle envers Pâris. Mais tu n’écoutes que ça. Parce que tu as peur. Tu as peur de ce que tu pourrais faire, tu as peur d’où ça te mènerait. D’où ça vous mèneraient tous les deux, Pâris et toi. Et lorsqu’il te rejette, lorsqu’il te repousse, bon dieu, ça te fait tellement mal. Tu pensais pas que ça te blesserait autant, vraiment. Mais alors qu’il te rejette, t’as l’impression que ton ventre se contracte. Pourtant, c’est ça que tu veux non ? Qu’il te laisse enfin tranquille, qu’il te lâche la grappe, non ? Et pourtant, non. Pourtant, ça te fait du mal. Pourquoi Camille, pourquoi ça te fait mal ? Hein ? Réfléchis ! Réfléchis un peu, bon dieu ! Mais tu fais rien. Non, tu réagis pas. Tu fais comme si ça t’affectais absolument pas. Et ça pourrait être dur. Mais finalement, ça ne l’est pas tant que ça. De faire comme si. Comme si. Prétendre. Un truc que t’as fait toute ta vie. Et que t’aimerais pouvoir continuer de faire, mais d’un côté, t’as peur de pas pouvoir. Parce que t’as bien peur de te rendre compte, avec ce rejet que tu viens de recevoir, qu’il compte pour toi Pâris. Que sa présence t’est comme obligatoire. Comme un besoin. Et lorsque tu baisses les yeux, c’est pour ne pas qu’il voit que tu te mords la lèvre inférieur. Pour ne pas qu’il voit que son rejet oui, t’as fait quelque chose. A provoquée quelque chose chez toi.

Et lorsque tu relèves la tête vers lui, et que tu ne le vois plus, tu es effaré. Non Pâris, dis-moi que t’es pas parti, je veux pas que tu partes. Et tu comprends qu’il n’est pas parti lorsque tu sens un souffle sur ton visage. Il est là. Encore. Et plus proche qu’il ne l’a jamais été. Mais t’as peur, tu veux pas qu’il fasse ce qu’il a prévu. S’il te plait Pâris, fait pas ça, non. Je veux pas. Je suis pas prêt. Pas encore. Pas maintenant. Mais pourtant, tu fais rien pour l’en empêcher lorsqu’il s’approche et qu’il pose doucement ses lèvres sur les tiennes. Trop de sensations, trop de sentiments. Non. Arrête Pâris, je t’en supplie, arrête. Mais il continue de t’embrasser. Et pourtant, avant que tu puisses le repousser, ce que t’aurais surement pas fait, il se recule. Et il parle, doucement, de cette voix que tu aimes tant chez lui. « Pense ce que tu veux Camille. Je ne suis pas ton père... » Et wow. Ça, ça fait mal. Très, très, mal. Bien sûr qu’il n’est pas ton père, et tu le sais bien. Mais pendant un moment, t’as bien cru qu’il était également pire. Pas pire, bien sûr, parce que ce serait impossible. Mais cela dit… A une époque, tu as pensé qu’il était un autre genre d’enfoiré. Puis, il parle de nouveau, mais cette fois, il n’est pas doux, il est énervé. Il en a l’air du moins. Mais toi, tu continues à penser au baiser, parce qu’il était doux. Et que depuis Lloyd, personne ne t’avait jamais embrassé avec tant de douceur et tant…d’amour ? « Et jette cette putain de croix. Elle ne t'a pas servi dans le passé, et elle ne changera pas ta nature Camille. Tu aimes les hommes. » Arrête Pâris, arrête ! Ça n’a rien à voir ! Et tu devrais être énervée, bien sûr. Parce que Pâris ne comprend rien. Pâris ne t’a jamais compris. Mais pourtant, tu réagis pas, parce que tu continues de penser à son baiser, si doux, si différent de tous ceux que tu as déjà reçu dans le passé. Surtout ceux de ton père. Et sans le vouloir, sans t’en rendre compte, tu pleures. La blague. Les rôles semblent inversés. Ce n’est plus Pâris qui pleure à tes pieds, mais toi. Qui pleures. Parce que tu avais oublié, depuis Lloyd, que les baisers pouvaient être doux. « Bordel Pâris. Pourquoi ? Pourquoi t’as fait ça ? Pou…Pourquoi ? » Tu renifles doucement. T’es en train de pleurer Camille. Putain quoi, c’est du grand n’importe quoi. « Je… J’ai… Je suis fiancé. » La blague, c’est drôle que tu dises ça. Surtout que t’hésites pas une seconde avant de finir vraiment ta pensée, sans vraiment y penser. « Ce baiser… Jamais j’ai ressenti ça avec Ren. Je l’aime pas Ren. Je veux pas l’épouser Pâris. Mais je suis pas prêt. Je suis pas… Mon père. Il est toujours…tellement, tellement présent. Je… Pâris. » Son prénom, tu l’as chuchoté, doucement, parce que tu sais pas quoi lui dire. Et dans ce dernier mot, son prénom, tu lui as dit tout ce que t’avais à lui dire. Je t’en veux. Je te déteste. Je suis pas prêt à passer à autre chose. Et pourtant, pourtant.

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MessageSujet: Re: la glace et le feu (pâris/cam)   Mer 21 Oct - 17:39

    Tout semblait changer. Sans qu'on puisse s'y attendre. Sans qu'on puisse arrêter les choses. J'étais là, à tenter d'obtenir l'amour de cet homme, détruit par la vie, par le temps. Et je n'y croyais pas. Non. Je n'y croyais pas. Je ne pensais pas possible qu'un jour il puisse me céder et me pardonner. Je ne pensais pas entendre sa voix douce, du moins pas pour moi. Je ne pensais pas voir des larmes couler sur ses joues. Et pourtant, désormais, c'était le cas. Et je restai là, figé, sans comprendre ce qui se passait. Sans comprendre, sans accepter le fait que ce simple baiser avait fait couler ses larmes. Au fond, je n'y croyais plus. Je ne croyais plus en son amour, je ne le pensais plus possible. Et pourtant, il était là, assis autour de cet table, et ne parvenait pas à dire ce qui le tracassais. Mais dis-le Camille. Tu peux tout me dire mon amour, tu peux t'abandonner à moi, jusqu'aux abysses infernaux de l'amour. Jusqu'à la mort. Tu peux t'offrir à moi, et je prendrai soin de toi. Je te le promets. Je le regardais, tremblant. Sans savoir quoi faire de ses paroles. Il n'aimait pas Ren, il l'avouait. Il s'ouvrait. Il m'aimait. Je sentis mon corps réapparaître, doucement. Je m'avançais avec douceur près de lui, et m'agenouillais. J'étais si grand, j'arrivais à son niveau, alors qu'il était assis, et moi agenouillé. Je regardais ses yeux avec douceur, et vins poser mes mains pleines de bagues sur chaque côté de son visage. Mes pouces vinrent sécher ses larmes avec douceur. Je le tenais fermement, comme pour lui montrer que j'étais là et que je ne l'abandonnerais jamais. Il était tout ce que j'avais. Il était toute ma vie. Il devait le comprendre, il devait le savoir. Je continuais de sécher les larmes qui coulaient, et mon annulaire et mon auriculaire se mirent à jouer avec quelques mèches de ses cheveux bruns. J'avais longtemps désiré faire cela. Et enfin je pouvais, enfin je parvenais à toucher son corps, son visage, ses cheveux. Nous étions proches. Je pouvais sentir son souffle, je pouvais entendre battre son cœur. La chaleur de ses joues, son corps tremblant et ses larmes fuyantes. Je tentais de le calmer, avec douceur, et lorsqu'il réussit enfin à respirer normalement, lorsqu'il redevint maître de son corps, j'attirais son regard dans mes pupilles bleues profondes et un sourire apparut sur mes lèvres : « Camille... Je voulais que tu comprennes tout l'amour que j'ai pour toi. Je voulais que tu ressentes ce que je ressens à chaque fois que je pense à toi. Le cœur qui s'emballe, le corps tremblant, cette envie constante de pleurer car nos cœurs sont proches, mais nos âmes appartiennent à deux mondes différents. » Je marquais une pause. Baissais les yeux vers ses lèvres et mon pouce vint à nouveau caresser sa peau. Je regardais longuement ses lèvres qui m'avaient tant attiré, et qui continuaient de m'appeler et sans réfléchir, je l'attirais à moi. Sa tête dans le creux de mon épaule, je le tenais fermement contre moi.
    C'était la première fois que je le tenais dans mes bras. Et je ne voulais jamais le lâcher. Je voulais qu'il y reste pour l'éternité, je voulais passer l'éternité avec lui. Ma main vint caresser ses cheveux et j'embrassais sa joue avec douceur, comme pour le réconforter. Comme pour lui montrer que j'étais là. Tout paraissait naturel, et pourtant, je n'étais pas habitué à tant de douceur. Je ne savais pas montrer mes sentiments. Je ne savais pas m'ouvrir aux gens. Mais je voulais tellement que Camille m'aime, et accepte cet amour, que j'étais prêt à tout. Alors maladroitement, je caressais son dos, et ma voix revint chatouiller son oreille : « Il faut que tu avances. Il faut que tu l'oublies... Tu continues de t'emprisonner, tu continues d'être ce que tu n'es pas. Tu n'es pas heureux, et tu ne le seras jamais si tu continues ainsi... » Il ne sera jamais heureux aux côtés de Ren. Elle le trompera, du moins continuera de le tromper, le blessera, et lui ôtera tout ce qui lui reste. Je ne voulais pas que ma petite sœur diabolique détruise Camille. L'homme que j'aimais. Elle m'avait détruit, elle avait profondément blessé Arsène, et Camille était le prochain sur la liste. Camille devait faire les bons choix, il devait s'accepter. Et j'étais là pour l'aider.

_________________

Lux aeterna luceat eis
S'teuplait t'en vas pas. S'teuplait, fais pas fais ça. T'as pas le droit. T'as pas le droit de m'abandonner. Toi et moi, c'était pour la vie. Pour la vie. Alors ce sera la mort.©️ by anaëlle.
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