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 Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]

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MessageSujet: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Jeu 9 Juil - 18:00

Sometimes the heart sees what is invisible to the eye
Prism & Christoph

 
 
Prism... Il avait ce prénom sur le bout des lèvres depuis plusieurs jours, depuis qu'elle était venue bouleverser sa vie en s'asseyant au Fitz. Il ne l'avait pas revu depuis. Elle n'était pas revenu au restaurant. Il avait attendu chaque soir qu'elle passe la porte, jouant inlassablement la balade qu'il avait fredonné pour elle. Il avait du arrêter au bout d'un moment. Les clients s'étaient d'entendre toujours la même mélodie tourner en boucle. Il avait cédé mais la jeune femme n'avait pas quitté ses pensées pour autant.

Il n'osait pas sortir de sa chambre et partir à sa recherche. Il pouvait la croiser, comme il pouvait croiser n'importe qui d'autre. Il préférait ne pas prendre de risque. Il se méfiait trop des gens de cet hôtel.

Il aurait pu tenter d'aller la voir dans sa chambre. Elle l'y avait plus ou moins invité. Mais ce n'était pas son genre. Il ne s'invitait pas ainsi dans la chambre d'une femme. Encore moins après lui avoir parlé une seule fois. Cela ne se faisait pas. Et tant pis s'il était toujours aussi vieux jeu.

Il se leva en soupirant. Il porta une cigarette à ses lèvres et l'alluma avant d'en tirer une bouffée. Elles lui rappelaient Prism et cette soirée qu'ils avaient passé ensemble. Il se sentait tellement pathétique et sentimental. Il avait cru que tout ça ne l'atteindrait plus jamais, qu'après l'avoir perdue il n'arriverait plus à ressentir quoi que ce soit. La vie semblait enfin vouloir lui donner une seconde chance.

Il s'adossa à sa fenêtre, jetant un coup d'oeil distrait au parc, quand il la vit. Elle était là. Elle se promenait seule dans le parc, ignorant qu'il était juste au dessus en train de penser à elle. Il n'hésita qu'un bref instant avant d'éteindre sa cigarette et de se précipiter sur ses vêtements pour s'habiller. Un simple pantalon noir et une chemise blanche feraient l'affaire. Il la boutonna suffisamment haut pour masquer l'horrible tatouage qui ornait sa poitrine. Un dernier regard au miroir dans sa chambre et il se précipitait dehors pour aller la rejoindre.

Il ignora les regards et les chuchotements qui l'accompagnaient comme souvent. Il en avait l'habitude. Il avait appris à les ignorer et à vivre sa vie. Enfin, façon de parler bien sûr.

Il la rejoignit finalement. Il ralentit son allure, marchant calmement. Il attendit d'être derrière elle pour lui parler.

- Que fais tu ici seule dans le parc...?

Il la dépassa un sourire aux lèvres et se retourna pour lui faire face.

- Tu n'as pas peur de te faire attaquer par le Grand Méchant Loup?

Il lui sourit davantage puis retrouva son sérieux. Il sortit les bras de derrière son dos et lui tendit une rose rouge. Il l'avait cueilli juste avant d'arriver à sa hauteur. Il aurait voulu pouvoir faire tellement plus. Mais dans cet endroit maudit, ils étaient rapidement limités.

- Tu m'as manqué...


 
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Jeu 9 Juil - 20:40

Sometimes the heart sees what is invisible to the eye
Christoph Hirsch ✧ Prism Z. Welinski
Ces derniers jours avaient été insupportables. Insupportables car il n'était pas là, car j'avais du les vivre sans lui. Christoph. Un prénom qui restait sur mes lèvres depuis que je l'avais entendu. Tout comme la sensation de ses lèvres sur les miennes. Je voulais le retrouver, je voulais l'embrasser à nouveau. J'étais tombée amoureuse de lui sans même pouvoir y faire quelque chose. Quelque chose en lui captait mon attention, m'empêchait de le revoir. Nous ne nous étions pas revus. Damon s'était pointé le lendemain soir, alors que je comptais me rendre au Fitz pour le retrouver. Il s'était pointé, et m'avait supplié de rester avec lui ce soir. J'avais accepté. J'aimais bien cet homme et ses attitudes d'adolescent. Il avait besoin d'oublier sa mère, il avait besoin d'oublier qu'il était un Fitzgerald. Je ne pouvais pas lui refuser. Et puis je m'étais réveillée, en plein milieu de la nuit suivante, raide défoncée, les cernes creusées sous mes yeux. Je ne devais tout simplement sortir. Et les jours qui avaient suivi, je n'avais tout simplement pas assez d'argent pour aller manger au Fitz. Tout était passé dans je ne sais quoi lorsque je me trouvais avec Damon. J'étais allée, la nuit dernière, fréquenter la piscine intérieure en espérant le retrouver. Mais il n'était pas venu. Christoph me manquait, et je ne savais quoi faire. Car lui non plus n'avait pas cherché à me voir. Il n'était pas venu toquer à ma chambre - ou alors je ne l'avais pas entendu. Il n'était pas venu fréquenter la piscine. Nous ne nous étions pas recroisés. Je commençais à avoir peu peur que notre histoire n'ai été pour lui qu'un passe temps, qu'un moyen de ne pas passer la soirée seul. Mais je ne voulais pas y croire. Son regard, sa manière de m'embrasser. Tout prouvait qu'il tenait à moi. Je regardais ma seringue. Elle était sous mon lit. Je n'y avais pas touché, je n'y avais pas touché depuis ma rencontre avec lui. Certes, avec Damon, j'avais fumé de l'herbe, sniffé de la cocaïne et bus de l'alcool. Mais ce fut le seul moment où je touchais à la drogue. Je n'en avais pas ressenti le besoin. Peut-être avais-je une chance de m'en sortir après tout? Je souriais et me mordillais la lèvre. J'avais besoin d'air frais.
J'attrapais donc au passage mes éternelles cigarettes et m'apprêtais à sortir. Je m'arrêtai soudainement. J'étais habillée d'un sweat bien trop grand et d'un vieux jean. Je ne pouvais pas sortir comme ça, je ne pouvais pas sortir comme ça alors que je risquais de le voir. Rapidement, j'enlevais mes vêtements et cherchais quelque chose à me mettre. C'est avec horreur que je me rendis compte que je n'avais rien, rien à me mettre. Je devais travailler, je devais trouver quelque chose à faire de ma vie. J'attrapais donc avec désespoir un short taille haute et un vieux tee-shirt "Pink Floyd". Je glissais mes pieds dans mes éternelles Stan Smith et enfilais ma veste en jean. En fait, c'était pas trop mal. Après hésitation, je décidais de laisser mes cheveux bruns détachés et je sortais. Pas maquillée. Je secouais la tête de désespoir. J'étais si peu présentable. Je marchais longuement à travers l'hôtel avant de me décider à aller au Parc. Je n'y étais jamais allée, je n'avais pas prit le temps de découvrir cet endroit. Et puis à vrai dire, j'avais entendu parler du viol et du meurtre de Tahlia Fitzgerald en ces lieux. Et ça, ça m'effrayait. Néanmoins, aujourd'hui j'y allais. Après tout, il était bien du genre à faire des promenades, comme les vieux, non? Je marchais donc, rêveuse, me fredonnant une chanson de Janis Joplin que j'aimais beaucoup. C'est alors que j'entendis une voix. Une voix familière. Sa voix. Je sursautais et un grand sourire s'afficha sur mes lèvres. Je ris timidement et lui réponds d'un air de défi :  « Le grand méchant loup, c'est moi qui le mangerait. » Et c'est alors qu'il sort de derrière son dos une rose rouge. Je la regarde, je souris. Il est vieux jeu, mais c'est si mignon. Et ce qui sort par la suite me touche. Je lui saute au cou et je dépose un baiser sur ses lèvres. Un court baiser. Car je ne veux pas le brusquer, et je ne veux pas paraître trop entreprenante.  « Toi aussi Christoph... Je suis désolée, j'ai du remonter le moral à un ami, puis j'avais plus d'argent. Mais je t'ai attendu, je t'ai attendu à la piscine. Tu n'es pas venu, je comprends. Tu travailles tard, puis... Tu m'as expliqué, tu... Je parle trop. Désolée; » Je fis une grimace et reprenais ma marche, je regardais longuement sa main, et décidais de la prendre entre mes doigts. Ce n'était pas trop entreprenant ça, non? Je regardais autour de nous, et c'est alors qu'une question me traversa l'esprit. Je demandais alors en souriant : « Au fait, tu pensais que je m'appelais comment? » Je n'avais pas envie de parler de ces interminables jours, je voulais parler de nous deux, de ce que nous savions l'un de l'autre ou de ce que nous allions apprendre l'un sur l'autre. Je voulais lui parler de ma famille, de mes parents, des mes origines Polonaise et de ma vie, de mon enfance, de tout ce que j'avais vécu. J'avais envie de m'offrir pleinement à lui, et cette envie, je ne l'avais jamais connu auparavant.
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Dernière édition par Prism Z. Welinski le Dim 12 Juil - 14:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Ven 10 Juil - 9:58

Sometimes the heart sees what is invisible to the eye
Prism & Christoph

 
 
« Le grand méchant loup, c'est moi qui le mangerait. »

Il sourit à sa remarque. S'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir, il se laisserait manger avec plaisir. Tout ce qu'elle voulait, du moment qu'elle acceptait de rester avec lui.

Puis elle se jeta à son coup et déposa un bref baiser sur ses lèvres. Mon dieu qu'il était heureux de la revoir. Elle lui avait manqué c'était vrai. Mais il mesurait seulement maintenant à quel point elle lui avait vraiment manqué. Il se sentait si bien maintenant qu'elle était là à ses côtés.

Bien trop vite à nouveau elle se recula et reprit sa marche. Elle jouait avec ses nerfs décidément. Elle le lui avait dit, c'était vrai, que si elle devait choisir le type de femme qu'elle serait, elle serait celle qui prendrait un malin plaisir à charmer les hommes. Et c'était ce qu'elle faisait. Elle le rendait un peu plus fou à chaque instant.

« Toi aussi Christoph... Je suis désolée, j'ai du remonter le moral à un ami, puis j'avais plus d'argent. Mais je t'ai attendu, je t'ai attendu à la piscine. Tu n'es pas venu, je comprends. Tu travailles tard, puis... Tu m'as expliqué, tu... Je parle trop. Désolée. »

Ce n'était pas de sa faute, il le comprenait. Elle n'avait pas les moyens de venir régulièrement au Fitz. C'était de la sienne. Il s'était terré dans sa chambre comme toujours, trop effrayé à l'idée d'affronter l'extérieur et le regard des autres. Elle était l'une des rares personnes à ne pas le regarder comme un monstre, il ne voulait pas gâcher tout cela.

Il baissa le regard sur leurs mains entrelacées et sourit légèrement. C'était tellement de cette époque ça. Jamais il n'avait agi ainsi. Il s'était toujours contenté de marcher aux côtés de ses prétendantes. Ou parfois, l'une d'entre elles avait pris son bras tandis qu'il la guidait. Il aurait préféré qu'elle agisse ainsi. Mais il ne lui dit rien. Elle l'aurait traité de vieux papy encore. Plus personne ne se comportait ainsi désormais. Maintenant... on se tenait par la main. Mais il aimait ça. Il aimait sentir sa petite main blottie dans la sienne.

« Au fait, tu pensais que je m'appelais comment? »

Il rit légèrement en entendant sa question pour le moins inattendu. Il aurait pu croire qu'elle allait lui poser tout un tas de question sur lui, sur qui il était, ce qu'il faisait avant de venir à l'hôtel mais pas vraiment ça.

- Je ne sais pas. Je t'avoue que je n'y avais pas réfléchi avant que tu me poses la question. Je ne connais pas bien les prénoms courant de cette époque. Si j'avais du t'en donner un, j'aurais probablement choisi un prénom ancien comme... Elizabeth ou... Victoria...

Cela le perturbait quand même beaucoup cette position. Il replia son bras puis attrapa sa main et la passa dans le creux de celui ci. Il la caressa de sa main libre et la laissa reposer dessus. Et tant pis s'il était vieux jeu, il était tellement mieux ainsi.

- Ce n'est pas à toi de t'excuser mais à moi. J'aurais pu passer te voir plus tôt mais je n'osais pas venir frapper à la porte de ta chambre. Et je n'aurais pas cru que tu m'attendais à la piscine sinon je serais venu t'y rejoindre bien plus tôt crois moi.

Il lui sourit à nouveau et continua sa marche. C'était si agréable de se promener là avec elle. Ils étaient seuls au monde, perdus dans leur écrin de verdure. Il pouvait presque oublier l'endroit où ils se trouvaient. Il en oubliait l'époque où ils se trouvaient même si la tenue de Prism ne s'y prêtait guère. Elle était certes plus habillée que la dernière fois mais guère plus. Il en avait vu plus d'elle en deux rencontres qu'il n'en avait vu des femmes au cours des vingt premières années de sa vie.

Mais peu lui importait son époque, sa tenue, son prénom... il était là avec elle et c'était tout ce qu'il comptait. Jusqu'à ce qu'il aperçoit un homme au loin. Il se figea un instant en l'apercevant. Il n'était pas forcément dit qu'il allait venir leur parler. Il pouvait très bien passé son chemin et les ignorer. Ou il pouvait venir tout gâcher...

Il attrapa Prism et l'entraina hors du chemin. Il la plaqua contre un arbre et se rapprocha d'elle. Il entoura son visage de ses bras et en laissa retomber un pour venir caresser sa joue.

- Promets moi quelque chose Prism... Promets moi que tu ne me laisseras pas... quoi qu'il se passe...

Et surtout quoi qu'elle puisse entendre. Des choses sur lui elle allait en entendre plein, des horreurs pour la plupart. Une grande partie étaient fausses. L'autre était vraie mais ils ne comprenaient pas. Ils ne comprenaient pas ce qui l'avait poussé à agir ainsi. Ils n'étaient pas là. Ils n'avaient pas vu. S'il avaient été là, il les mettait au défi d'agir différemment de ce qu'il avait fait.

Il se pencha et l'embrassa avec envie. C'était peut être la dernière fois. Peut être le détesterait-elle comme tous les autres si elle apprenait la vérité? Ou peut être qu'ainsi dissimulés au milieu des arbres, il passerait sans les voir. Peut être que la vie serait assez généreuse pour lui laisser un peu plus longtemps le cadeau qu'elle lui avait fait.

 
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Ven 10 Juil - 12:59

Sometimes the heart sees what is invisible to the eye
Christoph Hirsch ✧ Prism Z. Welinski
Mes parents disaient de moi que j'étais le genre de femme qu'on ne marierait jamais. J'avais trop de caractère, trop de répondant pour que je puisse plaire à un homme et pour que cet homme puisse me supporter. Je ne les avais pas cru, et j'avais eut raison, car désormais, je me baladais main dans la main d'un beau jeune homme dans un hôtel où il avait sûrement eut le temps de rencontrer des femmes. Il restait silencieux à ce que je disais. J'étais bien trop bavarde, et je le savais. C'était l'angoisse, c'était le fait de savoir que je pouvais le perdre au moindre faux pas qui me faisait agir ainsi. Alors je décidais de changer de sujet, de parler d'un sujet de tous les jours. De nos prénoms. Lorsque nous nous étions rencontrés quelques jours plus tôt, nous avions passé la soirée sans savoir ce détail, et nous n'avions pas eut le temps d'en parler. Et je voulais en parler, maintenant. Sa réponse me fis sourire et je répondais en le regardant : « Ma grand-mère s'appelait Victoria. T'façon je crois qu'en Pologne beaucoup de femmes s'appellent comme ça... » Je fronçais les sourcils. Je n'étais sûre de rien. Je n'étais jamais allée là bas, et je n'avais jamais rencontré ma grand-mère Victoria. En fait, je ne savais rien sur mes grands-parents, j'avais préféré ne rien savoir, j'avais préféré ignorer mon histoire familiale. C'était mieux ainsi, je ne devais pas souffrir pour ce qui était déjà passé. C'est alors que Christoph lâcha ma main pour prendre mon bras. Je lui jetais un regard en coin et souriais. Ce n'était qu'un papi. Je réprimais mon envie de rire et regardais ailleurs. Il s'excusait, il s'excusait de ne pas être venu me voir plus tôt. Il n'avait pas à s'excuser, je m'en fichais, car désormais nous étions de nouveau ensembles et rien ne pouvait nous séparer. Absolument rien. Un sourire ne voulait pas quitter mes lèvres, alors je restai là, bras dessus bras dessous, à observer le parc en sa compagnie.
Puis tout se déroula si vite. Je le sentis se raidir, puis il me tira hors du chemin. Il me plaqua contre un arbre et m'entoura de ses bras. Sa main vint caresser mon visage et mon sourire s'effaça. Il avait l'air paniqué, il avait l'air inquiet. Je passais ma main dans ses cheveux châtains avec douceur et secouais la tête. Pourquoi le quitterais-je? Pourquoi le laisserais-je alors que je l'aimais de cette manière? Je ne pouvais plus vivre sans lui, c'était une évidence. Je le regardais dans les yeux, avec incompréhension et répondais : « Et pourquoi te laisserais-je? Christoph, je... » Je ne pouvais pas lui dire ça, je ne pouvais pas lui dire que je l'aimais alors que je connaissais depuis si peu de temps. Que m'arrivait-il? Pourquoi étais-je si convaincu de l'avoir trouvé? Vous savez, le grand amour? Comment pouvais-je ainsi m'ouvrir à lui alors que je ne connaissais rien de lui? Et ses lèvres vinrent couper le fil de mes pensées. Je fermais les yeux. Une boule au ventre se forma dans mon ventre, et je sentis mon cœur bondir, et bondir encore et encore dans ma cage thoracique. Je m'agrippais à lui. Parce que je l'aimais, et que je ne voulais pas le perdre. Mais je sentais que quelque chose allait venir nous séparer. Et pourtant, je ne savais pas quoi. C'est alors que j'entendis une voix s'élever. Je rompais le baiser et tournais la tête. Un homme se trouvait là, nous regardait et riait. Un de mes potes de soirées. Encore lui. Je riais et répondais : « Passe ton chemin mec, on se voit ce soir! » Je lui souriais mais lui ne répondit pas à mon sourire. Je jetais un coup d'œil à Christoph. Il était figé, il ne bougeait pas, il ne respirait plus. Je me hissais sur la pointe des pieds, et déposais un léger baiser sur ses lèvres. Puis je m'avançais vers mon ami et le gars s'éloigna de moi. Il me glissa avant de partir : « Fais gaffe Prism, tu vas finir au four. » Je fronçais les sourcils et le poussais. Il était dégueulasse de faire des blagues racistes de cette manière. Mais un détail attira mon attention. Il ne rigolait pas, il n'était pas là pour rire. Il jeta un regard dégoûté et apeuré à Christoph et je restai là, immobile. Non. Pourquoi avait-il dit ça? De quelle époque venait Christoph? Quel était son nom? Quelles étaient ses origines? Tant de questions se succédaient dans ma tête, et je ne parvenais pas à faire le tri, non je ne parvenais pas. Je sentis ma respiration se couper. Et quelques secondes plus tard, je suffoquais. Je ne parvenais pas à la reprendre. J'étais en colère, je paniquais. Je ne comprenais rien. Je ne pouvais pas croire que je puisse être à ce point destinée à vivre malheureuse. Non, je ne pouvais pas y croire. Je devais vérifier, je devais vérifier. Je devais vérifier. On m'avait de très nombreuses fois parlé de cet homme crucifié pour avoir été nazi. Le numéro du diable, 666, tatoué sur son torse. Le tee-shirt. Etait-il vraiment vieux jeu, ou l'avait-il gardé volontairement? Non. Non. Je ne pouvais pas y croire. Je me tournais alors brusquement, plaquai Christoph contre l'arbre et lui déchirais sa chemise. Et c'est avec horreur que je le découvrais. Ca. Ce numéro. Un nombre qui changerait ma vie à jamais. Pourquoi m'avait-on permis de tomber amoureuse d'un homme comme lui? Qui avait tué mes ancêtres, mes grands-parents que je n'avais jamais connu? Comment? Comment avais-je pu me laisser avoir de cette manière? « Non. Non. Non... Non ce n'est pas possible... Ce n'est pas possible... CHRISTOPH! Dis-moi que c'est faux! Dis-moi que tu n'es pas... Que tu n'es pas ce que je pense... JE T'EN SUPPLIE DIS LE MOI!! » Hurlais-je alors, en le secouant. Je pleurais, je pleurais toutes les larmes de mon corps. Je pleurais toutes les larmes de mon corps, parce que notre amour est impossible, parce qu'il est un nazi, et moi je suis juive. Nous nous détestons, c'est un fait. Nous ne pouvons nous aimer. Nous ne pouvons. Je me retourne, et lui fous un coup de poing. Je ne suis pas du genre à foutre des claques. Les temps ont changés. Puis je lui tourne le dos et je me mets à courir, aussi vite que je le peux. Mais je sais qu'il me suit, je sais qu'il veut me rattraper. Je le hais, je le déteste. S'il n'était pas déjà mort, je l'aurai tué à nouveau. Pour m'avoir laissé tomber amoureuse de lui, pour m'avoir trahi de cette manière. Je ne pouvais pas y croire, non je ne pouvais pas y croire. Mes sanglots déchiraient le silence du parc. Les quelques personnes qui s'y trouvaient me regarder passer sans comprendre. Je voulais m'enfuir. J'arrivais devant la grille et la secouais : « MARY FITZGERALD! OUVRE CETTE PUTAIN DE GRILLE! LAISSE MOI SORTIR SALOPE!!!! Laisse moi sortir!!! » J'étais là, telle une folle furieuse à essayer d'ouvrir cette grille, à essayer de passer mon bras au travers des barreaux. Mais c'était impossible. J'étouffais. Je voulais sortir de là, je voulais sortir. Je manquais d'air, j'étouffais. J'allais mourir. J'allais mourir si je restais là, près de Christoph. Et pourtant, lorsque ses bras m'entourèrent, je me sentis coupable de m'y sentir bien. Mais ce sentiment ne dura que quelques secondes, car très vite je le repoussais et le regardais d'un air de défi. J'aurais voulu le tuer. J'aurais voulu le tuer. Christoph, j'aurais voulu te tuer.
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Ven 10 Juil - 14:28

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Prism & Christoph

 
 
« Ma grand-mère s'appelait Victoria. T'façon je crois qu'en Pologne beaucoup de femmes s'appellent comme ça... »

Sa famille était de Pologne? C'était marrant ça. Il n'y était jamais allé mais il n'oubliait pas qu'à son époque l'Allemagne et la Pologne avaient été... enfin assez proche pour le moins. Y avait-il des chances pour qu'il ait déjà rencontré quelqu'un de sa famille? Il préférait ne pas y penser. Ca avait quelque chose d'assez glauque quand même quand il y pensait.

« Et pourquoi te laisserais-je? Christoph, je... »

Parce qu'il avait participé à une des guerres les plus sanglantes de l'histoire et qu'il appartenait au clan des vaincus. Parce que beaucoup parmi ceux qui vivaient dans cet hôtel rêveraient de pouvoir le tuer à nouveau s'ils le pouvaient. A commencer par le groupe de mecs qui passaient derrière eux.

Il aurait voulu la retenir, l'empêcher d'aller les voir. Mais elle réussit à passer. Elle alla les saluer, innocemment, inconsciente de la bombe qu'ils étaient susceptibles de lâcher et qu'ils lâchèrent.

« Fais gaffe Prism, tu vas finir au four. »

Finir au four... L'expression était tellement lourde de sens. Il se figea, espérant avoir une petite chance, que Prism ne comprenne pas. Ce n'était pas son époque après tout. Aujourd'hui ça pouvait peut être dire tout et n'importe quoi et ne pas forcément faire référence aux vrais fours dont il s'était lui même servi.

Mais il avait comme l'impression que ce ne serait pas le cas. Il ne résista pas quand elle le plaqua à son tour contre l'arbre, avec beaucoup moins de douceur que lui cependant. Il frissonna et détourna le regard de sa poitrine quand elle déchira sa chemise. En voyant son expression... il sut qu'elle connaissait toute la vérité, qu'elle avait entendu parlé de l'histoire comme tout le monde dans ce fichu hôtel. Ils en étaient tellement fier ces connards. Des années plus tard ils se vantaient encore de ce nazi qu'ils avaient réussi à attraper et à crucifier après lui avoir tatoué ce chiffre horrible sur la poitrine. Elle en avait forcément entendu parlé. Sinon pourquoi ce serait-elle jeter sur sa chemise pour vérifier si le nombre se trouvait bien là?

« Non. Non. Non... Non ce n'est pas possible... Ce n'est pas possible... CHRISTOPH! Dis-moi que c'est faux! Dis-moi que tu n'es pas... Que tu n'es pas ce que je pense... JE T'EN SUPPLIE DIS LE MOI!! »

Et il ne pouvait pas lui dire. Parce qu'il était bien celui qu'elle croyait. Parce qu'il avait fait exactement tout ça. Mais personne n'arrivait à le comprendre. Il était le monstre à leurs yeux et ils n'essayaient pas d'aller voir plus loin. Personne ne cherchait jamais à savoir qui il était. Personne à part, quand il ignorait encore ce qu'il était.

Il ne répondait rien tandis qu'il voyait les larmes couler sur ses joues. A cause de lui... à cause de ce qu'il avait fait... Il accusa le coup alors qu'elle le frappait. Il resta sonné un instant. Elle en profita alors pour s'enfuir vers les grilles de l'hôtel. C'était peine perdue, elle le savait pourtant. Il la rejoignit et le spectacle de celle qu'il aimait en train de hurler au travers des grilles lui fit plus de mal que le coup de poing qu'elle lui avait mis.

« MARY FITZGERALD! OUVRE CETTE PUTAIN DE GRILLE! LAISSE MOI SORTIR SALOPE!!!! Laisse moi sortir!!! »

Il se précipita sur elle et tenta de la prendre dans ses bras pour l'apaiser. Elle allait se faire du mal ainsi. Elle ne pouvait pas partir c'était impossible. Supplier Mary ne changerait rien à l'affaire. Bien au contraire, elle devait être en train de se réjouir de voir la souffrance qu'elle avait réussi à leur causer.

Il pensa un instant qu'il avait réussi. Il la sentait se laisser aller dans ses bras. Puis elle sembla réaliser dans les bras de qui elle se trouvait et elle le repoussa avec force.

- Prism s'il te plait écoute moi... Tu m'as promis que tu ne me laisserais pas... Ne laisse pas ce qu'ils ont dit tout gâcher... Ca ne change rien... Je suis toujours le même...

Il l'aimait toujours autant. Cela ne changeait rien à ce qu'il était ou à ce qu'il éprouvait. Elle était toujours celle qui avait réussi à le faire sortir de son isolement, celle qui par un simple baiser avait réussi à le faire sentir plus vivant qu'il ne l'avait jamais été de toute sa vie.

Il ne s'approcha pas d'elle. Il ne voulait pas l'effrayer davantage. Il jeta un instant un regard à sa chemise et essaya d'en resserrer les lambeaux pour cacher les traces de l'immonde tatouage. Il y parvint... enfin plus ou moins.

- Je te dois la vérité...

Il aurait préféré qu'elle l'apprenne autrement. Il aurait voulu être celui qui le lui aurait appris, en douceur. Mais pas comme ça, par des connards qui avaient pris un malin plaisir à bousiller sa vie.

- Je m'appelle bien Christoph. Christoph Hirch. Je suis né en 1920 à Berlin. Mon père était un membre important du parti et il m'a élevé dans la même... façon de voir les choses. J'ai servi mon pays pendant la guerre, là où il avait le plus besoin de moi.

Il n'avait fait que son devoir, ce qu'on lui avait appris dés le plus jeune âge. Personne ne semblait le comprendre. Ils s'arrêtaient aux représentations qu'ils avaient. A ce que leurs parents et la société leur avait répété en boucle.

- Je n'ai jamais pris de plaisir à faire ce que je faisais. Mais je n'avais pas le choix. Tuer ou être tuer... C'était eux ou moi. Si les rôles avaient été inversés crois moi ils n'auraient pas hésité une seconde. Et c'est ce qu'ils ont fait.

Il frotta distraitement ses poignets. Les marques n'y étaient plus, pourtant il pouvait encore sentir la douleur et la morsure du métal quand les clous de fer avaient transpercés ses poignets.

- Ils prétendent être des gens biens. Ils se croient meilleur que moi. Ils se permettent de me cracher dessus. Pourtant ces salopards de juifs ne valent pas mieux. Ils sont même pires. Ils m'ont tatoué ça sur le torse. Ils m'ont crucifié dans ce même parc. Ils m'ont laissé agoniser, mourant de faim et de soif pendant des jours. Ne me dis pas que je suis pire qu'eux. Je n'ai jamais pris autant de plaisir à tuer qu'ils n'en ont eu à me torturer ces enfoirés.

Il avait eu raison de les haïr. Ils ne valaient pas mieux que des animaux. Ils ne méritaient pas de fouler cette terre, cette race inférieure qu'étaient les juifs.

Il tenta de s'approcher à nouveau doucement d'elle, les mains levées pour lui prouver son innocence.

- Je t'en pris Prism tu dois me croire. Jamais je ne te ferais de mal...
 
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Sam 11 Juil - 13:35

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Je n'arrivais pas à croire ce qui se passait. Je n'arrivais pas à croire que l'homme dont j'étais tombée amoureuse était en réalité un monstre. Non je ne pouvais pas y croire. Je le regardais, avec haine. Mais en même temps, je l'aimais aussi, et c'était le plus douloureux. Il pensait me calmer, il pensait pouvoir m'avoir en me prenant dans ses bras. Mais je n'étais pas comme ça, je n'étais pas le genre à me laisser avoir par un sourire et des caresses. Je la regardais, avec l'envie de le frapper, de le faire souffrir comme il me faisait souffrir. Et il était là me supplier, à me dire que je lui avais fais une promesse. Habituellement je tenais mes promesses, mais pas là. Pas là, c'était trop dur, trop personnel pour que je puisse lui pardonner d'être ce genre de monstre. Je ne pouvais passer mon temps à défendre toutes les causes et accepter mes sentiments envers un nazi. Un nazi qui s'était sûrement occupé de tuer mes grands-parents tandis que mes parents, eux, sauvaient leur peau comme ils le pouvaient. Il disait être toujours le même. C'était ça le soucis, un nazi le resterait à jamais. Il ne parviendrait jamais à s'essuyer les mains du sang de mon peuple. Je le regardais refermer sa chemise. Il pouvait essayer de se cacher, il n'y parviendrait pas. Mais mes yeux s'arrêtaient sur son torse parfaitement sculpté. Et la haine monta un peu plus en moi. La haine et l'amour, car je l'aimais et c'est pour cela que je le haïssais tant. Puis il commença une phrase. J'allais tout apprendre, j'allais tout savoir sur lui. Comme je l'avais désiré quelques minutes plus tôt. Mais au fond de moi, j'avais envie de partir avant d'être détruite encore plus. Mais je restai là, le cœur battant, à attendre qu'il parle, à attendre qu'il me raconte son histoire. Je le regardais, la mâchoire serrée, les yeux en larmes et le regard sombre. J'ouvre la bouche à mesure qu'il parle et je finis par le repousser violemment :  « Là où on avait le plus besoin de toi?! Ton père et toi, vous participiez au massacre d'innocents! De femmes, d'enfants! T'aurais aimé toi qu'on te foute dans des chambres à gaz parce que t'étais Allemand et con??!!! » Et je continuais de le pousser, de le frapper, mais aussi de pleurer. Je ne pouvais plus m'arrêter. J'avais la sensation qu'il n'arrangerait pas son cas, qu'il s'enfoncerait en essayant de se justifier. S'il savait, s'il savait à qui il parlait... Je secouais la tête lorsqu'il reprit la parole. Comment avais-je pu me tromper à ce point là? Il était si égoïste que ça? Désormais je comprenais pourquoi il avait passé tant de temps seul. Je me rapprochais de lui, mon visage à quelques centimètres de lui et lui crachais au visage :  « Christoph, j'aurai préféré mourir que d'être un monstre comme toi. » Puis je m'éloignais en lui lançant un regard noir et sortais une cigarette de mon paquet avant de l'allumer. Je tremblais de ton mon corps, j'avais envie de tout foutre en l'air, et j'en étais capable. J'étais ce genre de personne à ne pas énerver, celles qui détruisent tout sur leur chemin. Une sanguine. Alors je continuais de me contrôler, pour ne pas faire couler le sang de l'homme mort qu'il était. Je n'arrivais pas à croire que c'était lui le monstre, que c'était lui le monstre qu'on avait crucifié, qu'il avait souffert de cette manière pour avoir été nazi. Je n'approuvais pas les méthodes prises par les juifs de cet hôtel, je n'approuvais aucune méthode, aucune. Mais c'était lui, c'était lui qui avait souffert des jours durant avant de mourir. Les clous dans ses poignets, dans ses chevilles. C'était horrible. Tout simplement horrible. Et c'était lui, l'homme que j'aimais. Non, je ne voulais pas y croire. Et l'image de lui crucifié m'arracha un sanglot. Qu'avais-je fait pour souffrir autant?
Puis ses mots. Ses mots me firent sortir de la tristesse et le plongèrent dans une rage folle. Je restai là, quelques instants, tirant sur ma clope comme si ma vie en dépendait et le regardais calmement. Je l'écoutais parler, contenant ma colère et ma rage. Il finit par me supplier, par me dire qu'il ne me ferait jamais de mal. J'eus un rire, un rire étrange. Un rire qui disait que je ne voulais pas y croire. Je le regardais, il s'approcha de moi, et je tendais ma clope vers lui, comme pour le menacer. Il n'avait peut-être pas peur de mourir une seconde fois, mais il craignait peut-être la douleur. Lorsqu'il se décida à rester là où il était, je refumais une taffe de ma cigarette et répondais :  « Christoph. Si j'étais née à ton époque, tu m'aurais tué... Je m'appelle Prism Zoëlla Welinski. Je suis Polonaise, mes parents ont immigrés en Angleterre pendant la guerre. Eux, ils en ont eut la chance... Et Christoph, je suis juive. » Je le regardais d'un air de défi et soulevais mes cheveux. Je me tournais et lui montrais ma nuque. Moi aussi j'avais un tatouage, l'étoile de David, qu'il n'avait pas pu voir puisque mes cheveux l'avait caché. Je le regardais, et crachais à ses pieds avant de lui tourner le dos et de recommencer à secouer la grille. Je voulais sortir de là, je ne voulais plus le voir , je voulais m'échapper de cet endroit et ne plus jamais y revenir. J'étais malheureuse ici, j'étais malheureuse. J'avais besoin de ma drogue. J'avais besoin de fumer. Où était Damon ? J'avais besoin de lui, j'avais besoin de lui pour fumer. Où était-il ? Il en avait toujours sur lui, il avait même plus fort. De l'héroïne. J'en avais besoin. Je commençais à remonter vers l'hôtel mais je sentis Christoph m'attraper le poignet. Je me retournais et me dégageais. Puis je le regardais dans les yeux.
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Sam 11 Juil - 16:29

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Il fallait qu'elle le comprenne. Il n'était pas le monstre que tout le monde pensait. Ils n'avaient pas été là. Ils n'avaient pas vécu les même choses que lui. C'était facile de parler quand on avait connu que la paix. Ils ne s'étaient pas levé chaque matin avec la peur au ventre. Peur que ce jour ne soit votre dernier. Peur de ce que vous allez être obligé de faire et de ce qui arrivera si vous refusez de le faire. Ils ne comprenaient pas mais il espérait que Prism,elle y arriverait.

« Là où on avait le plus besoin de toi?! Ton père et toi, vous participiez au massacre d'innocents! De femmes, d'enfants! T'aurais aimé toi qu'on te foute dans des chambres à gaz parce que t'étais Allemand et con??!!! »

Bien sûr que non il n'aurait pas aimé. Qui aurait aimé ça de toute façon? Mais elle croyait vraiment qu'il avait fait ça de gaieté de coeur? Elle se rangeait à ce qu'on disait de lui, oubliant tout ce qu'il s'était passé à la piscine. Il n'avait rien à voir avec un monstre sans coeur. Il avait détesté faire ça. Toutes ses femmes, ses gamins innocents... il aurait aimé ne jamais avoir à le faire. Leurs visages ne cessaient de le hanter nuit après nuit. Mais il n'avait pas eu le choix. Il devait le faire. Pour l'empire, pour sauver sa propre vie.

« Christoph, j'aurai préféré mourir que d'être un monstre comme toi. »

Il encaissa sans rien dire. Des insultes de ce genre il en avait entendu pleins et des biens pires même. Mais venant d'elle... cela lui faisait tellement de mal. Elle plus que tout autre il aurait voulu qu'elle comprenne.

Il tenta de l'approcher mais elle s'y opposa. Elle brandit sa cigarette entre eux, le menaçant avec. Songeait-elle à le bruler avec? Elle pouvait. Cela lui était égale. Il aurait mal un instant puis il guérirait. La souffrance physique n'était rien comparé à ce qu'il endurait tous les jours. Vraiment rien comparé à la souffrance qu'il ressentait à la voir ainsi. Elle ne comprenait pas. Elle le détestait. Elle le rejetait. Elle qui avait promis...

« Christoph. Si j'étais née à ton époque, tu m'aurais tué... Je m'appelle Prism Zoëlla Welinski. Je suis Polonaise, mes parents ont immigrés en Angleterre pendant la guerre. Eux, ils en ont eut la chance... Et Christoph, je suis juive. »

Il se figea tandis qu'elle se retournait et remontait ses magnifiques cheveux pour montrer l'étoile qu'il détestait tant tatouée sur sa nuque. Elle était juive... Elle faisait partie de ceux qu'il détestait tant. Elle était de la même race que les ordures qui l'avaient torturé. Et elle les défendait. Elle préférait se mettre dans le même sac que tous ces enfoirés, défendre les assassins de son clan plutôt que de voir qui il était. C'était bien connu forcément. Tous les juifs étaient des saints et tous les nazis étaient des connards. Personne n'acceptait une seconde qu'il puise penser qu'une grande partie des juifs étaient des connards, des meurtriers tout autant que certain nazis, si ce n'était même plus.

Elle cracha à ses pieds et se détourna une fois de plus de lui. Il ne réfléchit pas. Il se précipita et la saisit par le bras pour la forcer à le regarder. Une fois de plus elle se dégagea. Elle le fuyait encore une fois.

- Tu ne comprends pas. Tu ne veux pas comprendre. Tu préfères croire tous ces gens parce qu'ils sont de la même espèce que toi plutôt que d'essayer de me comprendre.

Il pourrait presque lui pardonner ce qu'elle était. Il pourrait peut être oublié le dégout que ceux de sa race lui inspirait. Il pourrait... si seulement elle acceptait de le voir autrement que comme un monstre, si seulement elle essayait de comprendre ce qu'il avait vécu. Tout n'était pas tout blanc ou tout noir comme on le leur avait toujours répété.

- Tu crois que je suis un monstre parce que j'ai tué pendant la guerre. Mais justement... on était en guerre. Tu crois que j'ai eu le choix? Tu penses qu'on m'a bien gentiment demandé ce que je désirais faire? Où je voulais être envoyé? Non on ne m'a pas laissé le choix.

Sa voix commençait à monter, trahissant son énervement. Jamais on ne lui avait demandé son avis. Depuis son plus jeune âge on lui avait dit quoi faire, quoi penser. Et il avait obéi. Parce que c'était ce qui était le plus facile, parce qu'ainsi il ne se ferait pas tuer. Et au final... il s'était retrouvé condamné ici.

- Je ne voulais pas les tuer... aucun d'eux...

Une larme roula sur sa joue. Il s'en souvenait de tous avec beaucoup trop de précision. Il revoyait chacun de leurs visages, l'expression qu'ils avaient au moment où il les avait exécuté. Même elle... Surtout elle...

- Je les détestais mais... ce n'était pas une raison pour qu'on fasse ça... mais je n'ai pas eu le choix... on était en guerre... personne n'avait le choix...

Elles coulaient désormais librement sur ses joues. Il les ignorait. Il ne les sentait même plus. Il recommençait à les voir. Tous ses visages innocents.

- C'est facile pour toi de juger. Tu n'y étais pas. Tu n'as connu pour la paix. Jamais tu ne t'es réveillée avec la peur de vivre ton dernier moment. Tu n'as jamais eu à regarder quelqu'un dans les yeux, un fusil dans les mains en te disant que tu n'avais que deux options. Appuyer sur la détente... ou le gars à côté de toi le fera... et après sa tête c'est la tienne qui sautera.

Il se recula et lui laissa de la place. Les larmes ne se calmaient pas pour autant sur son visage.

- Mais tu as raison... crois plutôt ces connards. Crois ces enfoirés qui m'ont tué. Crois qu'ils sont mieux que moi parce qu'eux sont dans le camp des vainqueurs. Ca justifie de torturer et d'abattre de sang froid quelqu'un qui ne leur avait rien fait alors qu'on était en temps de paix. Qu'aucun danger ne les menaçait. Que rien ne justifiait leur acte mis à part la soif du sang. Tu es bien comme tous les autres juifs. Des voleurs... Des menteurs... incapable de tenir une promesse...

Il avait eu raison de toujours s'en méfier. Elle le lui prouvait de la plus cruelle des façons.
 
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Dim 12 Juil - 13:55

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Comment l'homme si fragile, si doux que j'avais rencontré pouvait-il être un monstre comme cela, comment avait-il pu participer à un tel massacre? Comme avait-il pu...? Je le regardais, et malgré tout l'amour que j'éprouvais pour lui, je ne voyais que de la haine. De la haine parce qu'il aurait pu me faire la même chose, il aurait pu m'enfermer dans ces chambres à gaz et ne pas sourciller. Parce qu'il n'avait pas eut le courage de se révolter, il n'avait pas eut le courage de s'opposer à son pays. C'était un faible, un trouillard. Mon contraire, mon opposé. Et je le regardais, avec haine et maintenant mépris. Je ne voulais plus le voir, je ne voulais plus rien avoir à faire avec lui. Mais lui ne semblait pas vouloir me laisser partir. Pourtant nous étions ennemis, il me détestait. Il avait même tué des gens comme moi. Pourquoi s'accrochait-il à une juive comme moi? Je fronçais les sourcils. Peut-être était-il différent, peut-être n'avait-il en réalité aucune haine contre nous. Non, c'était absurde. Et en effet, je n'essayais pas de le comprendre, parce qu'il était ce qu'il était, parce qu'il avait massacré des innocents, des innocents qui portaient les mêmes croyances que moi. Mais moi, j'avais abandonné ces croyances, j'étais fière de mes origines, mais je ne croyais en aucun Dieu. Quoiqu'il en soit, c'était mon peuple, et à l'époque, mes idéologies politiques n'auraient rien changé à mon sort funeste. C'était ainsi que la vie était faite à l'époque. Je regardais Christoph, et je sentis de nouvelles larmes couler sur mes joues. Quelque chose nous séparait, quelque chose de bien plus fort que ma volonté de ne pas me rapprocher d'un nazi. Il continuait de se justifier, expliquant qu'il n'avait jamais voulu la mort d'innocent, mais qu'il était en guerre, et qu'à l'époque il ne pouvait pas décider. Nous n'avions pas la même vision des choses, à son époque, je me serais battu, jusqu'à mon dernier souffle, je n'aurai pas accepté d'être de ceux qui se laisse diriger pour faire le mal. Nous ne pensions pas de la même manière. Mais il me faisait pitié, car je voyais dans son regard le regret. Mais il nous détestait, nous, les juifs, et je ne parvenais pas à comprendre pourquoi. Pourquoi son discours était autant contradictoire. Et puis quelque chose me laissa de marbre. Christoph pleurait. Cet homme qui dans les faits semblait si cruel pleurait devant moi. Etait-ce du cinéma? Je me rapprochais doucement de lui pour m'assurer que c'était de réelles larmes. Oui, elles étaient réelles. Et je sentis mon cœur se briser, car malgré tout, j'aimais cet homme. Et je voyais dans ces larmes de la souffrance, je comprenais alors qu'il avait énormément souffert. Mais il l'avait fait. Et ça, rien ne pouvait le changer. Il recula, et je m'avançais vers lui, en laissant tout de même un distance entre nous. « J'ai peur de mourir Christoph, et tu le sais. Je te l'ai dis. Mais ma vie ne vaut pas celles de milliers de personne. Une personne qui se révolte, c'est un espoir. Et si tu étais mort, tu aurais pu sauver mes grands-parents, et tu ne m'aurais pas détruit par la même occasion. » C'était bas, c'était méchant, mais c'était réel. Quelque part il avait fait une victime de plus. Un juif de plus. Avec son regard, ses fossettes, ses lèvres. Toutes ces choses chez lui que je voulais posséder pour le restant de mes jours. Mais c'était impossible. C'était un cadeau empoisonné. Je fermais les yeux et tentais de reprendre mes esprits. J'avais cette habitude de défendre toutes les causes, mais celle là je ne devais pas la défendre. Cela me touchait trop personnellement et je ne pouvais pas lui accorder mon pardon, je ne pouvais pas tolérer son passé ni le sang qui coulait encore sur ses mains. Et puis il parla, et le coup parti tout seul et s'écrasa sur sa joue. Je le regardais, m'approchais de lui et dis avec dureté : « Ne redis jamais ça. Le peuple juif n'a pas gagné Christoph, il a tout perdu. Regarde moi, j'ai l'étoile de David dans le cou, mais je mange du cochon comme si ma vie en dépendait. La religion se perd, car le Dieu auquel nous croyons n'a pas permis de sauver toutes ces vies innocentes. Personne n'a gagné cette guerre, nous avons tout simplement réussi à faire tomber le fou furieux qui dirigeait ton pays. Et je n'approuve pas ce que ces personnes t'ont fait. Le sang par le sang n'est pas une solution. Je suis désolée que quelqu'un ai pu te faire cela, et si je pouvais revenir en arrière, je t'aurai libéré de cette croix. Mais c'est trop tard Christoph. Et les juifs ne sont pas tous des voleurs. Est-ce que je dis que tous les Allemands sont des nazis? Quel genre de père t'a élevé pour qu'il puisse t'apprendre de telles absurdités? Le monde à changé. Certains juifs sont des voleurs, certes. Mais pas tous. Certains allemands sont des voleurs. Mais pas tous. Tu généralises tout, parce qu'on t'a appris à détester un peuple, mais tu ne nous connais pas, tu ne connais rien de nous. Et surtout, tu as su tomber sous mon charme alors que tu ne savais pas ce que j'étais. Comme quoi, tu n'as rien compris. Et même si un jour tu comprends...» Ma voix se brisa. Je soupirais, regardais le sol et relevais vers lui un visage ravagé par les larmes. J'étais détruite, complètement détruite parce que j'allais dire, parce que j'allais faire. « Et même si un jour tu comprends, ce sera trop tard pour nous. Car tu as fait ce que tu as fait, et ce serait trahir ma famille que d'accepter mes sentiments pour toi. » Je le regardais dans les yeux, déposais un baiser sur ses lèvres et lui donnais dos. C'était un baiser d'adieu. Je renonçais à lui, je renonçais à l'amour, à l'espoir... Mais aussi à la vie d'un certain côté. Je savais que sans lui, je ne parviendrais jamais à être heureuse, car je l'avais dans la peau, et je ne pouvais me passer de lui, de ses sentiments, de ses caresses, de sa voix et de ses baisers. J'étais déjà accro, après quelques instants passer à ses côtés. Et c'était le plus dur, c'était le plus dur de me dire que je ne pourrais jamais le retrouver, le retrouver comme lorsque je l'avais rencontré. Cet homme là était resté quelque part au fond de mon cœur, mais je savais qu'il n'était que le second visage de Christoph. L'homme qu'il est réellement au fond de lui, l'homme encore vivant après tant de destruction. Mais il y avait l'autre visage, le nazi, celui qui par peur avait participé à la torture et au massacre d'un peuple qui n'avait rien demandé, mon peuple. Chaque vie valait quelque chose, et mes ancêtres avaient été traités comme de la vermine. Je ne pouvais pas voir en ce visage qu'un seul homme, j'en voyais deux, et ce n'était pas suffisant, ce n'était pas suffisant pour que j'accepte cet amour. C'était à l'encontre de mes principes. Et même si je croyais en la paix, à cet instant, désormais, je ne croyais plus en rien. Car je n'étais plus en paix. Et la seule solution à mes problèmes semblaient être la mort. Car je ne l'oublierai jamais. Et c'était bien ça le soucis. Résignée, je levais la tête et regardais l'immense hôtel. De la même manière que mes grands parents avaient compris qu'ils mourraient dans les camps, je savais que j'allais finir ma vie ici, torturée, brisée et seule. Horriblement seule. Et à cet instant, je compris ce qu'ils avaient ressenti, cette impuissance, cette injustice, cette rage et cette tristesse. Ils n'y avaient été pour rien, et moi non plus je n'y étais pour rien. Je ne pouvais rien contre mes sentiments, je ne pouvais rien pour ces désirs qu'éprouvaient mon corps. Je devais les stopper. Rien qu'un instant. Rien qu'une nuit. Je devais oublier. Tout oublier. L'oublier lui. M'oublier moi.
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Dim 12 Juil - 17:21

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« J'ai peur de mourir Christoph, et tu le sais. Je te l'ai dis. Mais ma vie ne vaut pas celles de milliers de personne. Une personne qui se révolte, c'est un espoir. Et si tu étais mort, tu aurais pu sauver mes grands-parents, et tu ne m'aurais pas détruit par la même occasion. »

Comme si le fait qu'il meurt pour eux aurait changé quelque chose. Il aurait refusé de tuer un juif et alors? Il se serait fait exécuté à ses côtés et... fin de l'histoire. Les massacres auraient repris de plus belle. Personne ne l'aurait pleuré et sa vie aurait été gâchée pour rien. C'était ça qu'elle aurait voulu qu'il fasse? Mourir pour rien? Parce que ça n'aurait strictement rien changé. C'était bien beau de croire que le sacrifice d'une personne pouvait changer le destin du monde. C'était ce qu'on leur montrait dans les films. La réalité était tout autre. On se révoltait. On se faisait tuer. Fin de l'histoire. Pas de happy end, pas de magnifique sacrifice ultime du héros. Rien que la terre et le sang.

Il accusa sans broncher le coup supplémentaire qu'elle lui mit. Cela ne lui faisait plus rien. Ce n'était rien comparé à la douleur qu'il ressentait au quotidien et encore plus maintenant qu'elle l'avait rejetée.

« Ne redis jamais ça. Le peuple juif n'a pas gagné Christoph, il a tout perdu. Regarde moi, j'ai l'étoile de David dans le cou, mais je mange du cochon comme si ma vie en dépendait. La religion se perd, car le Dieu auquel nous croyons n'a pas permis de sauver toutes ces vies innocentes. Personne n'a gagné cette guerre, nous avons tout simplement réussi à faire tomber le fou furieux qui dirigeait ton pays. Et je n'approuve pas ce que ces personnes t'ont fait. Le sang par le sang n'est pas une solution. Je suis désolée que quelqu'un ai pu te faire cela, et si je pouvais revenir en arrière, je t'aurai libéré de cette croix. Mais c'est trop tard Christoph. Et les juifs ne sont pas tous des voleurs. Est-ce que je dis que tous les Allemands sont des nazis? Quel genre de père t'a élevé pour qu'il puisse t'apprendre de telles absurdités? Le monde à changé. Certains juifs sont des voleurs, certes. Mais pas tous. Certains allemands sont des voleurs. Mais pas tous. Tu généralises tout, parce qu'on t'a appris à détester un peuple, mais tu ne nous connais pas, tu ne connais rien de nous. Et surtout, tu as su tomber sous mon charme alors que tu ne savais pas ce que j'étais. Comme quoi, tu n'as rien compris. Et même si un jour tu comprends...»

Quelle juive elle faisait... Elle lui sortait des jolis discours sur son peuple et elle qu'est-ce qu'elle faisait? Elle ne respectait pas ses traditions, elle ne respectait pas sa religion, elle mettait tous les nazis, tous les ss dans le même sac sans voir un instant que certains d'entre eux avaient été tout autant victimes de la guerre que les juifs. Elle l'accusait de généraliser? Mais elle faisait la même chose. Elle refusait de lui pardonner, d'entendre ce qu'il disait parce qu'il était dans le camps des méchants de l'histoire. Et il souffrait de la voir le juger ainsi.

Quant à son père... comment se permettait-elle de le juger ainsi sans le connaitre?

« Et même si un jour tu comprends, ce sera trop tard pour nous. Car tu as fait ce que tu as fait, et ce serait trahir ma famille que d'accepter mes sentiments pour toi. »

Trahir sa famille? Pourquoi? Parce qu'à un moment de sa vie, il y avait plus de soixante ans, il avait été du côté de ceux qui avaient tué ses grand parents? C'était ridicule. Ils ne savaient même pas s'il était de ceux qui les avait tué. Et même si c'était le cas? Cela changerait quoi? Elle allait refuser d'écouter son coeur à cause d'une chose qu'on l'avait forcé à faire il y a longtemps?

Il ne chercha pas à la prendre à nouveau dans ses bras alors qu'elle se détournait de lui pour regarder l'hôtel. Il ne savoura même pas le baiser qu'elle lui donna. Il ne voulait plus rien dire.

- Tu me dis que je généralise mais... tu fais la même chose. Tu crois que tout ceux qui ont travaillé dans les camps étaient des monstres. Tu penses que tous les allemands étaient des enfoirés. Je pouvais très bien vivre avec les juifs sans rien leur faire. Ils ne gênaient pas. Mais ça... je n'ai jamais été d'accord. Je n'ai pas eu le choix.

Il se retourna vers elle, énervé à nouveau. Ses émotions faisaient le yoyo entre la douleur, la peine et la colère.

- Traite moi de lâche si tu veux, j'en ai l'habitude. Mais ne pense pas que ça aurait changé quelque chose si je m'étais révolté. Je l'aurais fait. Je serais mort. Et tes grands parents auraient quand même été tués. La guerre se serait terminé de la même manière. La seule différence c'est que je serais mort, pour rien. Arrête de croire une seconde à ces films dont vous raffolez à cette époque. Ma vie n'aurait pas fait une grande différence dans l'histoire. J'ai fait ce que j'ai pu. Je leur ai apporté un peu de réconfort avant qu'ils ne partent. Je ne pouvais pas faire mieux. Mais admettons que ma rébellion ait fonctionné. Admettons que je ne me sois pas fait tuer par mes compatriotes. Le résultat aurait été le même. On m'aurait quand même traité de nazi. On m'aurait quand même tué. Parce qu'il y en aurait toujours eu pour me détester et me juger sur ça. Toi la première.

Elle était comme tous les autres. Il pensait qu'elle était différente mais il s'était menti à lui même. La vie ne lui ferait pas de cadeau. Elle se contenterait de le faire souffrir. Lui agiter l'amour sous le nez pour mieux le lui retirer ensuite.

- Je t'aime... qui que tu sois... quoi que tu ai fait... je peux te pardonner d'être ce que tu es... mais toi... toi tu ne veux rien entendre... Si seulement je pouvais comprendre? Mais c'est toi qui ne comprend rien.

Il se détourna d'elle et commença à marcher vers l'hôtel. Il ne voulait plus la voir. Voir la haine dans son regard était beaucoup trop douloureux. Il se retourna juste une dernière fois.

- Ne te force plus à m'embrasser. Je m'en voudrais si tu venais souiller tes lèvres sur les miennes.
 
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Dim 12 Juil - 19:32

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C'était tellement douloureux de devoir tourner à l'amour de cette manière. J'aimais Christoph, j'aimais ce qu'il m'avait montré de lui avant que je découvre son passé obscur. Mais il était ce qu'il était, et j'étais ce que j'étais. Notre amour était par conséquent impossible. Et alors que je retournais vers l'hôtel, j'entendis sa voix s'élever et j'éclatais en sanglot, à nouveau. Je me retourne vers lui, dévastée et réponds, la voix brisée : « J'ai bien vu que tu n'étais pas un psychopathe Christoph! J'ai bien vu que tu étais sensible et que tu avais des sentiments! Mais si j'avais été dans ces camps, si on t'avait donné l'ordre de me tuer, est-ce que tu l'aurais fait, ou est-ce que tu aurais tenté de ma sauver? » Je le regardais longuement dans les yeux et baissais le regard. Je ne voulais pas savoir. Je ne voulais pas savoir. Il était si emprisonné dans la peur, dans les règles, alors que moi je me battais contre cela. Et il parla de nouveau. Cette fois je me jetais à son cou et pris sa tête entre mes mains avant de dire, paniquée : « Tu aurais pu ne pas être nazi, tu aurais pu te rendre compte que ça allait trop loin. Mais tu avais trop peur pour cela Christoph, et c'est ce que je te reproche. Tu as laissé passé, tu t'ai laissé dirigé, dominé, sans même respecter tes idées... Je suis sûre que tu ne nous hais pas, je suis sûre de cela. Comment pourrais-tu tenir à moi sinon? » J'avais l'air désespérée. Je restais quelques instants à le regardais, puis laissais tomber lourdement mes bras avant de me passer les mains sur le visage. Je voulais que tout cela se termine. J'en avais assez. Assez, plus qu'assez. Et il commença à partir, m'avouant pour la première moi qu'il m'aimait. Peu importe la personne que j'étais. Et moi aussi je l'aimais. Mais j'accordais bien trop d'importance à ce qu'il avait fait - ou ne pas fait - pendant la guerre pour passer outre. Un nazi. Ces hommes soumis à la volonté d'un homme, d'un fou, d'un dérangé haineux et jaloux. Comment il avait pu se laisser faire? Je ne comprenais pas, je ne comprenais pas cette soumission, cette servitude sans adhérer aux idéologies du Fürher. Et je trouvais ça impardonnable, d'avoir participé sans y adhérer. Car il avait le choix, il avait le choix entre se laisser faire et essayer de faire quelque chose. Et je le regardais. Je sentis mon cœur se briser, je sentis mon cœur se briser véritablement. J'étais vide, vide de tout espoir. Je ne croyais plus en rien, et j'aurais voulu disparaître sous terre. Pour toujours. Mais c'était impossible, et je le regardais partir sans rien dire. Sans rien faire. Moi aussi je t'aime Christoph, mais ce n'est pas suffisant. Rien n'est suffisant. Et je sens que j'étouffe à nouveau. J'ai besoin de quelque chose, j'ai besoin d'air. Je me mets à courir, en sanglotant toujours. Je le dépasse, et je ne le regarde pas. Ce serait trop dur, ce serait trop dur de le regarder ce soir. Je me dirige vers les escaliers et je les monte. Arrivée au deuxième étage, je pousse la porte de ma chambre et je fous tout en l'air, je fous tout en l'air, en hurlant. Je n'en peux plus. Ce que je veux? Tout péter. Libérer ma colère, ma rage. Alors je fous tout en l'air. Ma tête tourne, j'ai la sensation que je vais exploser, j'ai la sensation que ma fin est imminente. Et puis je tombe sur une seringue. Je la regarde, la respiration haletante et la prends dans mes mains. Je m'allonge sur mon lit, prépare ma drogue et me la plante dans le bras. Je n'ai pas fais attention à la dose, je n'ai fais attention à rien. Je veux juste oublier, je veux juste oublier Christoph. Je veux juste oublier qui il est et les sentiments que j'ai pour lui. Je me laisse tomber en arrière et regarde le plafond. Mais je n'oublie pas, et ça m'énerve. Alors je me lève, et je me dirige vers une chambre pas trop loin de la mienne. Laquelle? Je suis con, elle est au troisième étage. Je parcours le troisième étage. Je titube, ma vision se fait floue. Mais je n'oublie pas, ce n'est pas suffisant. Je toque à une porte, le gars du parc se trouve là. Je lui demande de la coke. Il m'en passe, sans me poser de questions. Il sait, il a vu mon visage déformé par la tristesse. Je repars en direction de ma chambre et je sniffe, sans même attendre d'être arrivée. Et je continue toute la soirée. Je cherche juste à oublier. La nuit tombe, je regarde par la fenêtre. J'ai l'impression de voir quelque chose voler, mais je ne sais pas quoi. Je rigole, et mes rires résonnent dans mon esprit. Je regarde autour de moi, c'est drôle. Et son visage me revient. Je repense à ses baisers, mais soudain je vomis. C'est dégueulasse. Je change de côté et reprends une dose d'héroïne. Ca me fait du bien. Mais je sens que quelque chose ne va pas. J'essaye de me lever, et je me casse la gueule. Mes mains tremblent. Tout mon corps tremble. Je me mets à pleurer, à hurler de nouveau. Je n'arrive pas à arrêter, je n'arrive pas à marcher, ni ramper jusqu'à la porte. Quelque chose se passe. Mes membres me lâchent. Ils me lâchent ces connards. Je ne sens plus rien, je ne sens plus rien, et je m'écrase contre le sort. Je vomis à nouveau, mais je n'arrive pas à bouger, j'étouffe. Je m'étouffe. Ma tête me tourne. Christoph! Non. Ma tête me tourne, j'étouffe. Je n'arrive pas à reprendre ma respiration. Je suffoque. Mon corps tressaute, je convulse. Je ne comprends rien, je sens juste un liquide sortir de ma bouche et rouler sur ma joue. Et moi, moi je pense à lui, je pense à mon cœur qui s'accélère, s'accélère, s'accélère... pour cesser de battre. Ma vue se brouille, je sens juste les larmes rouler sur mes joues. Je ne vois plus clair, je ne vois plus rien. J'ai l'impression de sortir de mon corps. Je veux vivre, je veux vivre. Mais je n'y arrive plus, je n'y arrive plus sans lui. Alors je laisse la vie faire. Je me laisse aller. Mais non, ce n'est pas moi. Je ne suis pas comme ça, je me bats, je me suis toujours battu. Je ne veux pas, je ne veux pas. Alors j'ouvre les yeux, mais je ne vois toujours rien. J'essaye de ramper, vers la porte. Mais je ne bouge toujours pas, mon corps ne m'obéit plus. Plus rien ne m'obéit pas. Je meurs. Je meurs. Je meurs ! Je meurs à cause de l'amour, je meurs à cause de la vie! J'ai voulu croire en l'espoir, j'ai voulu croire en quelque chose, mais désormais, désormais je vois qu'il n'y a plus rien. Cet espoir s'est envolé avec notre histoire d'amour, à Christoph et moi. Je hurle, du moins j'essaye. Mais rien ne sort. Mourir est-ce aussi long? J'ai mal quelque part, mais je ne sas pas où. J'ai l'impression de disparaître sous terre, j'ai l'impression qu'on m'entraîne dans les abysses de la mort. Et c'est la vérité. Alors je continue à me battre. J'essaye de pousser un dernier soupire. J'essaye... J'essaye... J'essa.....
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Lun 13 Juil - 12:27

Sometimes the heart sees what is invisible to the eye
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Il s'en voulait de la voir éclater en sanglots ainsi à cause de lui. Il aurait aimé pouvoir remonter dans le temps et changer ce qu'il avait fait à l'époque. Pas parce qu'il regrettait ses choix, mais simplement pour qu'elle cesse de lui en vouloir et reste à ses côtés.

« J'ai bien vu que tu n'étais pas un psychopathe Christoph! J'ai bien vu que tu étais sensible et que tu avais des sentiments! Mais si j'avais été dans ces camps, si on t'avait donné l'ordre de me tuer, est-ce que tu l'aurais fait, ou est-ce que tu aurais tenté de ma sauver? »

Il ouvrit la bouche mais les mots restèrent bloquer. Il aurait pu lui mentir, c'était tellement facile, il l'avait fait si souvent. Il aurait pu lui jurer que si ça avait été elle, si au lieu de la rencontrer au Fitz, il était tombé sous son charme dans un camp, alors il l'aurait sauvé. Il pouvait le faire. Mais il n'était pas certain que ce soit la vérité. Elle, il l'avait tuée. Mais Elle n'était pas Prism. Est-ce qu'il aurait agir différemment si ça avait été la jeune femme au bout de son fusil.

Il se maudit de ne pas pouvoir lui dire et penser les mots qu'elle avait besoin d'entendre. Et il se maudit davantage de se sentir si bien en sentant ses mains entourer son visage.

« Tu aurais pu ne pas être nazi, tu aurais pu te rendre compte que ça allait trop loin. Mais tu avais trop peur pour cela Christoph, et c'est ce que je te reproche. Tu as laissé passé, tu t'ai laissé dirigé, dominé, sans même respecter tes idées... Je suis sûre que tu ne nous hais pas, je suis sûre de cela. Comment pourrais-tu tenir à moi sinon? »

Il l'aimait elle, ça s'était certain, mais les juifs... oui il les haïssait. C'était ainsi et elle ne pouvait rien y changer, pas plus qu'il ne pouvait lui demander de renier ses origines. C'était les siennes. Il était né nazi et il ne pourrait pas changer cela. Même s'il n'était pas d'accord avec tout ce qui avait été fait, il restait en accord avec eux sur le coeur du problème. Les juifs leur étaient inférieurs. Ils ne méritaient peut être pas la mort, juste son indifférence et son mépris.

Encore une fois il se disait qu'elle ne pouvait pas comprendre. Elle n'avait pas vécu dans cette peur permanente. Il n'avait pas été le seul à agir ainsi. Il y avait des sadiques dans le lot, forcément, mais il y en avait aussi qui étaient comme lui, qui n'étaient pas d'accord mais tenaient trop à leur vie pour tenter quelque chose. Et forcément il y avait les morts, ceux qui avaient voulu essayer de changer les choses. Leurs os étaient là pour témoigner de la futilité de leur effort.

Il repartit vers l'hôtel, tournant le dos à ce bref épisode de sa vie. Le plus merveilleux de tout ceux qu'il avait vécu. Mais aussi celui qui le faisait le plus souffrir désormais.

Il alla se changer avant de prendre son service au Fitz. Il apprécia le silence habituel qui l'entourait. Personne ne venait lui parler et c'était très bien ainsi. Il ne voulait voir personne, ne voulait parler à personne. Il ne voulait que Prism. La Prism qu'il avait vu quelques jours auparavant, celle qui lui souriait, celle qui venait se blottir dans ses bras, celle qui ne savait pas encore qui il était et qui l'aimait sans condition.

La soirée passa et l'heure de la fermeture avec elle. Il s'en alla tristement, peu pressé de devoir retourner seul dans sa chambre. Il aurait voulu pouvoir tout oublier, rester encore à son piano à laisser les notes emporter ses idées noires.

Il s'arrêta devant la porte de sa chambre, surprenant un mouvement à l'autre bout du couloir. Il n'en était pas certain mais... il lui semblait voir Prism partir en titubant de la chambre de l'autre connard qui les avaient emmerdés dans le parc.

Il hésita un instant puis traversa le couloir pour aller frapper à la porte du connard. Enfin... tambouriner plutôt. Le dit connard finit par lui ouvrir. Il le fixa avec un air goguenard.

- Tiens... le nazi... tu n'arrives plus à supporter le poids des horreurs que tu as commises?

Il l'attrapa par la gorge et le plaqua violemment contre le mur derrière eux. Il le secoua une fois, faisant cogner durement sa tête contre le mur.

-Qu'est-ce que tu lui as donné?

- A qui?

Encore une fois le même sourire prétentieux. Il le secoua une fois de plus lui arrachant une légère grimace.

- A Prism!!!

- Aaaah elle... la petite juive... je lui ai donné de quoi oublier... Mais... elle te plait? Ce n'est pas un peu contraire à ce que tu as toujours fait? T'es pas sensé la passer au four?

Il relâcha sa gorge avant de se reculer pour lui mettre un coup de poing magistral, le faisant tomber à terre sous le choc. Il plaça son pied sur son torse, l'empêchant de se relever.

- Tu as de la chance d'être déjà mort.

Il lui cracha dessus puis s'en alla, laissant ce connard où il était. Il dévala les escaliers, plus effrayé que jamais. Quelle connerie avait-elle bien pu faire? Il courait, cherchant sa chambre, espérant ne pas arriver trop tard. Il ne cessait de se le répéter en boucle, suppliant tout ce qu'il pouvait supplier qu'il arrive avant qu'elle n'ait commis l'irréparable.

Il trouva enfin la bonne porte. Il l'ouvrit avec un peu trop de force et se figea en découvrant le spectacle qui l'attendait. De la drogue un peu partout... une seringue usagée qui trainait dans un coin... et Prism... sa si jolie si merveilleuse Prism étendue sur le sol... inconsciente...

- Oh non...

Passée la stupeur, il se précipita sur elle. Il la releva, la serrant dans ses bras. Sa tête retomba en arrière, inerte comme le reste de son corps. D'une main tremblante il chercha le pouls au niveau de son cou... rien...

Il sentit une larme couler sur sa joue avant d'aller s'écraser sur celle de la jeune femme. Il pleurait sans retenue, serrant son corps contre le sien.

- Non... non... Prism... pourquoi tu as fait ça...? Je suis désolé... Je suis tellement désolé... si tu savais... Je ne voulais pas que tu meurs... pas comme ça... pas à cause de moi... de ce que j'ai fait... Je t'en supplie Prism reviens... Ne me fais pas ça... Tu ne mérites pas de mourir... pas comme ça...

Il se balançait, terrassé par la douleur tandis que les larmes coulaient sans retenue et allaient mouiller la chevelure de la jeune femme. Il gardait son corps contre le sien, essayant de l'empêcher de le quitter pour de bon.

- Je ne t'ai jamais dit tout ce que j'aurais voulu pour toi. Je n'en ai pas eu le temps. Tu m'aurais certainement traité de papy encore si je te l'avais dit mais... je rêvais de dîner aux chandelles pour toi et moi. Je rêvais de te voir porter une vraie robe, une robe du soir longue, qui t'aurait fait ressemblé à une princesse. On aurait dégusté un délicieux repas. Je t'aurais invité à danser, encore une fois. J'aimais tellement te tenir dans mes bras. Je n'ai pas besoin de plus. Juste te sentir tout contre moi. Je sais je suis vieux jeu. Tous les hommes que tu as connu ne pensaient surement qu'au sexe, pas moi. J'aurais attendu le temps qu'il fallait. Puis je t'aurais accueilli dans ma chambre, je l'aurais décoré de voiles blancs, de bougies et de pétales de roses. Et je t'aurais aimé toute la nuit. D'abord doucement puis plus fort au fur et à mesure que les heures seraient passés, quand nos corps nous en auraient demandé davantage.

Il se tut un instant, sa gorge bloquée par un sanglot qu'il laissa finalement échappé.

- J'aurais tant voulu vivre ça avec toi. J'aurais voulu pouvoir être un autre... que tu puisses m'aimer...

Mais il ne lui restait que ses regrets. Ils semblaient ne jamais vouloir le quitter...
 
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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eye [Prism]   Lun 13 Juil - 14:28

Sometimes the heart sees what is invisible to the eye
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Ca fait un mal de chien putain. Je tends les bras et je me relève. Puis j'ouvre les yeux. Je regarde autour de moi, je suis... En fait je ne sais pas où je suis, je ne connais pas cet endroit de l'hôtel. J'essaye de me souvenir de mes derniers actes, mais je n'en ai aucune idée. A tous les coups, j'étais bien trop défoncé pour pouvoir m'en rappeler. Je soupire, je suis incorrigible. Je passe les mains dans mes cheveux bruns et les relève. Il fait chaud aussi. Puis je me décide à trouver la sortie. Il y a une porte. Je l'ouvre et monte les escaliers. Qu'Est-ce que je foutais au sous sol? Je soupire. Avec difficulté je monte les escaliers et j'arrive au deuxième étage. Ma chambre est la première, et je l'ouvre, doucement et j'entends alors des sanglots. Je décide de me cacher dans la salle de bain et j'attends. Une voix masculine parle. Je fronce les sourcils, je la connais par cœur. Christoph! Je m'apprête à lui sauter les bras lorsque je me rends compte qu'il pleure. Pourquoi pleure-t-il? Il prononce mon prénom et je me fige. Il me parle, mais sait-il que je suis là? Et que fait-il dans ma chambre? Je fronce les sourcils. Je ne comprends rien, je ne comprends rien du tout. Il est là, à pleurer, à me parler alors qu'il ne me voit pas. Et j'entends « Je ne voulais pas que tu meurs. ». Je commence à rigoler en levant les yeux aux ciel, je ne suis pas morte voyons. Et puis je me rappelle où nous sommes. L'hôtel Fitzgerald. Je reste figée, derrière la porte de la salle de bain et je l'écoute. Il dit ce qu'il aurait aimé faire pour moi et je pleure, parce que c'est beau, parce que cela prouve tout son amour pour moi. Et j'entends « J'aurais voulu pouvoir être un autre... que tu puisses m'aimer... ». Je recule de la porte. Tout me revient. Le tatouage, l'engueulade, les pleurs, notre dernier baiser, la drogue. L'overdose. Je m'écroule au sol. Non, ce n'est pas possible. Je regarde mes mains, je me regarde dans le miroir. J'ai l'air réelle, et pourtant, je ne le suis pas réellement. Je finis par ouvrir la porte et je me place dans la chambre. Je découvre avec horreur mon cadavre entourée des bras de Christoph. Il est dévasté. Il lève les yeux vers moi et reste là, sans bouger. Je le regarde, sans expression et je finis par tourner les talons sans rien dire. Je suis morte parce que je voulais oublier ce qu'il était. J'ai fais une erreur et j'en ai payé de ma vie. Je pleurs, je pleurs toutes les larmes de mon corps. Je me mets à courir. Je dévale les escaliers et je sors de l'hôtel. Je me dirige vers le parc et je continue de courir. Je cours des heures, parce que désormais, mon statut de morte me le permet. Je n'enterrerai pas mon corps. Jamais. Je ne veux pas être morte, je ne veux pas accepter cette mort. C'est à lui de le faire, et il le fera. Tout simplement.

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