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 The first time ever I saw your face [Prism]

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MessageSujet: The first time ever I saw your face [Prism]   Mar 16 Juin - 13:20


   
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Il laissait ses doigts glisser sur le clavier, les yeux à moitié fermé à cause de la concentration. Il oubliait tout ce qui l'entourait. Il n'y avait plus que la musique, le piano et ses mains. Il oubliait qu'il était entouré de clients. Il parvenait même à oublier l'hôtel et la situation dans laquelle il se trouvait. Tout disparaissait avec la musique.

Cela avait toujours été ainsi. Dès la première fois qu'il avait posé les mains sur un piano. Son père avait tenu à ce qu'il apprenne à en jouer. Il se devait d'être un homme d'art tout autant qu'un homme de lettres. Maîtriser un instrument était l'apologie des grands hommes selon lui. Alors il avait appris. Il s'y était complètement abandonné, jouant parfois pendant des heures. La situation s'était retourné contre son père. Il voulait un fils qui soit un homme érudit et non un rêveur passant son temps libre entre les livres et sa musique. Il avait fini par lui interdire de jouer.

Puis la guerre était arrivée et il n'avait plus touché à un piano. C'était le seul avantage de l'hôtel. Il pouvait jouer tous les jours. Il n'avait pas l'impression de travailler. Il pouvait enfin s'évader à travers la musique.

Il changea de morceau, entamant l'une des sonates de Beethoven, sa sonate au clair de lune. Le premier mouvement uniquement, c'était celui qui correspondait le plus à son humeur et à l'ambiance du restaurant. Une légère musique de fond c'était ce qu'il fallait pour le restaurant. Ceux qui voulaient faire la fête ne venaient pas ici. Ils venaient pour le luxe. La douce musique d'une sonate jouait au piano résonnant dans un coin ne faisait que renforcer cette impression.

Il releva les yeux un instant, sortant légèrement de sa transe. C'est là qu'il la vit... Il lui fit un discret sourire et continua de jouer, ses doigts ne reflétant pas le trouble passager qui l'avait envahi un instant. Ce n'était rien, qu'une jeune femme de plus, destinée à rester ici et à mourir comme tout un chacun. Juste une personne de plus qui apprendrait à le détester.


   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Mar 16 Juin - 19:37

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Une lumière aveuglante. Elle m'appelle. J'essaye de l'atteindre mais je n'y parviens pas. J'essaye de hurler, mais rien ne sort de ma bouche. Les battements de mon cœur s'accélèrent. J'ai chaud. Puis froid. Puis chaud. Je me tourne. Mais il n'y a rien derrière moi. J'essaye de bouger, mais mes jambes ne m'obéissent pas. Je force. Je force contre je ne sais quelle force. Mais je parviens à hurler, et... J'ouvre les yeux. A ma droite, un verre d'alcool à peine terminé. A gauche, une seringue vide. Je soupire et passe une main dans mes cheveux. Je suis habillée. Je n'ai pas prit le temps de me coucher : je me suis endormie, tout simplement. Je me lève et je vacille. La gueule de bois. Je me dirige en titubant vers la salle de bain, prends un doliprane, et fais couler l'eau chaude dans la baignoire. Je me déshabille et me regarde dans le miroir. Je suis maigre. Je ne mange plus, je ne fais que me droguer. Je secoue la tête et regarde la pièce luxueuse autour de moi. Je ne supporte plus cette chambre d'hôtel. J'aimerai la quitter, j'aimerai pouvoir échapper à cet endroit morbide et reprendre le cours de ma vie. Mais c'est impossible. Alors je tourne les talons et rentre dans l'eau, en douceur. Je laisse l'eau chaude détendre mes muscles. Me purifier de la drogue. Me réveiller. Je savoure ce moment, et j'ai peur. J'ai peur de mourir ici, et de ne plus jamais ressentir ce genre de choses. J'ai peur d'être contrainte toute ma vie de profiter de tels instants. Aussi futiles soient-ils. J'ai peur de me contenter de ce que ce que j'ai et de ne plus pouvoir profiter de la vie. Je baisse les yeux. Mon cœur a disparu sous l'eau chaude, et j'ai la sensation que je vais disparaître à mon tour. Je n'aime pas ça.
Dans l'eau, j'y reste longtemps. Pas parce que je ne veux pas en sortir, mais parce que je n'ai pas la force d'aller ailleurs. Mais l'eau se rafraîchit, et je finis par greloter. J'ai faim. Je sors de l'eau et m'essuie. J'appuie sur un bouton de la baignoire pour laisser l'eau couler. Puis je sors de la pièce. Je me dirige vers ma penderie. Je cherche une robe, quelque chose d'élégant à me mettre. J'ai envie d'aller au Fitz et de manger comme quatre, mais je n'ai rien, rien à me mettre. Alors j'attrape un long tee-shirt bien trop grand pour moi. J'enfile mes sous-vêtements - un bandeau et un boxer noir, tout simple - et enfile mon haut. Il est court, mais assez long pour cacher mon boxer. Je glisse mes pieds dans des Doc Martens et enfile une veste en jean. Je laisse mes cheveux bruns en cascade sur mes épaules et me dirige vers le miroir. Je me maquille les yeux de noir. J'ai l'air d'une prostituée des bas quartiers, mais je m'en fiche. Alors je sors de ma chambre et me dirige vers l'ascenseur et le laisse m'emmener là où je veux aller. J'entre dans le Fitz, le cœur battant. Je n'ai pas l'habitude de m'y rendre, ce n'est pas mon genre. Mais ce soir, j'ai envie de calme, de tranquillité. Je ne veux pas me droguer, je ne veux pas finir la nuit avec un énième homme dont je ne me rappellerai pas le nom. J'entre, et je sens des regards sur moi, mais je n'y fais pas attention. On me guide à une table, et je m'y assois. J'attrape le menu et le regarde. Tout est cher. Je soupire et décide de prendre une grosse assiette de pâtes au canard. Enfin, l'intitulé exact était bien plus compliqué, mais je ne saurai m'en souvenir. Je regarde autour de moi. Je ne veux voir personne, personne que je connais. Je me sens mal à l'aise. Les personnes autour de moi sont habillés avec classe, alors que moi... Je m'apprête à me lever de ma chaise pour partir lorsque j'entends une douce mélodie de piano qui attire mon attention. Clair de lune de Beethoven. Je ressens le toucher fin du pianiste, et je souris. C'est de ça dont j'avais besoin. Je lève les yeux et mon cœur cesse de battre. Un instant. Une seconde. Puis repart. Il est beau. Extrêmement beau. Et bien plus vieux que moi, j'en suis convaincue. Mais je ne parviens pas à détacher mon regard de son visage. Il lève alors les yeux et m'adresse un sourire. Je lui réponds timidement. Et je rougis. Mais je ne détachais pas mes yeux de lui. On vint me servir un verre de vin très rapidement, mais je n'y fis pas attention. J'annonçai ma commande sans même jeter un regard au serveur et apportais le verre à mes lèvres. Il était bon. Très bon. Et la musique cessa. Je levais les yeux. Je l'avais quitté du regard une seconde, et j'avais désormais peur qu'il disparaisse. Qu'il s'en aille et que je ne connaisse pas son prénom. Mais il quitta son piano, et lorsque ses yeux se posèrent à nouveau sur moi, je baissais les miens vers mon verre. Gênée, honteuse, troublée. Je voulais qu'il vienne me voir, mais j'avais peur qu'il ne le fasse pas. J'avais peur.
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Ven 19 Juin - 11:25


   
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Il ne savait pas qui elle était. Il ne l'avait jamais vu. Il évitait souvent les autres parties de l’hôtel. Il n'aimait pas se mêler à ses semblables d'ordinaire, encore moins quand on pensait que la plupart de ses semblables feraient tout pour le faire souffrir. Ils étaient les dignes descendants des gens biens. Lui il avait perdu. A leurs yeux il faisait partie des méchants. On leur avait appris à les détester lui et les siens et c'était ce qu'ils faisaient. Il préférait donc les éviter. Il ne se rappelait que trop douloureusement ce qui s'était passé la dernière fois...

La plupart des gens qu'il rencontrait étaient les autres locataires de son étage ou les clients du Fitz. Elle, elle ne faisait assurément pas partie de ces deux catégories. A son comportement il pouvait voir qu'elle n'avait pas l'habitude de se retrouver dans ce genre d'endroit. Le luxe et les attentions que l'on vous portaient, étaient surprenant la première fois. Il lui suffisait de voir le coup d'oeil intrigué puis choqué qu'elle avait porté à la carte, ou encore le regard surpris qu'elle avait eu quand on lui avait porté un verre de vin. Ces signes là ne trompaient pas.

Mais il était plus facile que de se fier aux signes pour comprendre qu'elle n'était pas de ce monde. Un seul regard suffisait. Il n'était d'ailleurs pas le seul à lui lancer des regards, à la différence que la plupart qu'on lui lançait n'avait rien à voir avec sa propre démarche. Il remarquait les expressions choquées de la plupart des plus anciennes fortunes de cet hôtel. C'était vrai qu'avec son maquillage, son tee shirt qui lui tenait lieu de robe, sa veste en jean et ses grosses chaussures, elle avait plus l'air d'être une fille de joie qu'une cliente respectable d'un restaurant encore plus respectable. Mais elle lui plaisait bien. Elle était belle dans un style qu'il n'avait pas l'habitude de voir. Il était né à une époque où les femmes portaient des toilettes compliquées, ne dévoilant que peu de choses de leur corps. Et il était resté sur cette impression. C'était beaucoup plus excitant à ses yeux de tenter de deviner les courbes graciles que dissimulaient une robe élégante que de voir tout cet étalage de peau nue. Et pourtant... il était intrigué et même presque charmé par cette jeune femme.

Lui il se fondait parfaitement dans le décor, à l'opposé d'elle. Il portait comme toujours un costume noir. Ce soir il l'avait assorti d'un noeud papillon de la même couleur. Il n'avait pas non plus réussi à se plier à la mode actuelle masculine. Les modes évoluaient sans qu'ils ne changent dans cet hôtel. Il ne voyait pas pourquoi il aurait abandonné ses habitudes.

Il termina sa sonate et se leva pour aller discuter un instant avec le serveur. Elle l'intriguait cette jeune femme, alors peut être que pour une fois il pourrait rompre avec sa réserve habituelle et allait jusqu'à l'inviter. Il arrêta un de ses collègues, celui qui s'occupait d'elle. Il lui demanda alors une faveur, fait surprenant le connaissant. Il lui fit alors servir une coupe de champagne, l'un de leurs meilleurs crus, bien meilleur que le malheureux verre de vin qu'on lui avait servi. Le verre était accompagné d'une invitation, celle de le rejoindre au piano quand elle aurait terminé son repas. Il ne pouvait pas abandonner son poste tant que le dernier client serait encore présent mais nulle part dans le règlement, il ne lui était défendu d'inviter une personne à le rejoindre.

Il se ré-installa alors à son piano, recommençant à jouer, passant cette fois à du Chopin. Il continuait de la regarder du coin de l'oeil, attendant avec appréhension qu'on lui livre la coupe et son message.

   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Ven 19 Juin - 16:52

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On me servit mon repas, et j'y touchai à peine. En réalité, j'étais en admiration devant lui, devant cet inconnu. Il ne paraissait pas de cette époque, il ne paraissait pas avoir connu Woodstock - moi non plus d'ailleurs -, il ne paraissait pas vivre dans le même monde que moi. Mais j'appréciais sa musique, et surtout sa beauté. Mes mains finirent tout de même par attraper mes couverts, et je commençais à manger. Il disparut alors, aux côtés d'un serveur. Je baissais les yeux vers mon assiette et bus une gorgée de vin. Et je repris mon repas. J'avais si faim. Je m'apprêtai à commander le dessert lorsqu'un serveur s'approcha de moi, déposa un verre de champagne sur ma table, accompagné d'une carte. Mais je n'avais jamais commandé une telle chose. Je fronçais les sourcils et regardais sans comprendre le serveur. Mais je me mordais alors la lèvre. J'espérai un instant qu'il s'agisse du beau pianiste. A cet instant précis, je me rendis alors compte que je me comportais telle une adolescente de mon âge, tel une adolescente de 19 ans. Ce que j'étais. Alors j'attrapais la carte et l'ouvrais. Un sourire se dessina sur mes lèvres, mais je le fis disparaître tout aussitôt. Il ne devait pas le voir. Il m'invitait à le rejoindre en fin de soirée, après la fermeture du Fitz. Je me mordais les lèvres de satisfaction et apportais la coupe de champagne à mes lèvres. J'étais le nez plongé dans ma glace à la fraise lorsque j'entendis le délicat son des notes du piano. Je relevais la tête brusquement. Il était revenu. Je ne pouvais détacher mes yeux de lui. Je restai là, quelques minutes, sans pouvoir bouger, alors que ma note était payée. Je me sentais stupide, immature, mais en réalité, je n'avais jamais rencontré personne, et encore moins un homme plus âgé comme lui. J'avais enchaîné les coups d'un soir, peu importe les âges, parfois même les sexes, mais je n'avais jamais ressenti cette envie de connaître quelqu'un. Il était si mystérieux. Mon cœur battait à la chamade, j'avais chaud. J'avais besoin de sortir.
Alors, lorsqu'il eut fini de jouer, je me dirigeais dehors et allumais une cigarette. C'était le premier soir depuis mon arrivée où je n'étais pas défoncée, où je n'étais pas bourrée. Je souriais. Et c'était ce soir là que je faisais une rencontre. Je regardais l'heure. Minuit arrivait, le Fitz n'allait pas tarder à fermer. J'hésitais un instant à retourner dans ma chambre pour me changer, mais je me rendis alors compte que ce serait stupide de ma part : il comprendrait mes intentions, et je ne voulais pas qu'il puisse lire en moi comme dans un livre ouvert. Le temps passait, et il ne sortait pas, il ne quittait pas son piano. Je soupirais. J'aurai voulu rentrer. Et puis le dernier client sortit enfin, après que je l'ai viré : Aloysius. Il était encore paumé, pour changer. J'avais fait sa connaissance lors d'une soirée, et cette soirée, je l'avais passé à le chercher partout dans l'hôtel car il s'était perdu en voulant aller commander une bouteille d'alcool. J'eus un sourire et remarquais alors qu'il avait cessé de jouer. Je pris une longue inspiration et me lançais : « T'es en retard. » Pas la peine de le vouvoyer. Il avait beau être l'homme galant et classe qui joue du piano, j'étais Prism, la petite toxicomane de Londres, et je ne prenais pas la peine de respecter les marques de politesse. Je souriais, et lui tendais la main.
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Sam 20 Juin - 10:42


   
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Il gardait un oeil sur elle, la détaillant tandis qu'elle mangeait. Il attendait patiemment qu'elle termine de manger. Le rejoindrait-elle directement après son repas? Au contraire, attendrait-elle qu'il ait terminé de jouer pour pouvoir discuter plus calmement? La seconde solution serait la plus sensée. Ils auraient plus d'intimité, plus de temps pour discuter... Mais il avait envie de lui parler. Il voulait qu'elle vienne malgré tout pour lui parler.

Mais viendrait-elle? Peut être qu'elle se demanderait qui était cet inconnu assez fou pour lui demander simplement de venir le rejoindre. Ou peut être était-elle au courant de qui il était. Cette seule information suffirait à la faire fuir définitivement. Il était fou de penser qu'il pourrait avoir une conversation normale avec quelqu'un dans cet endroit. Il ferait mieux de continuer comme il était jusqu'à présent. Rester seul dans son monde, avec sa musique. Les gens à l'extérieur ne le comprenaient pas. Ils ne le comprendraient jamais ni ne lui pardonner.

Il la regarda partir sur la terrasse avec un léger soupir de déception. C'était mieux ainsi après tout. Tôt ou tard il lui ferait du mal, il le savait. Il changea de mélodie, s'abimant dans du Debussy. Une nocturne pour refléter au mieux son humeur du moment.

Il prêtait à peine attention au restaurant qui se vidait petit à petit. Bientôt il serait l'heure pour lui de partir, d'abandonner son piano et de retrouver la solitude de sa chambre.

Il releva finalement le visage et arrêta de jouer quand il sentit quelqu'un s'approcher de son piano. Un léger sourire étira ses lèvres quand il la reconnut. C'était elle. Elle était venue finalement.

« T'es en retard. »

Il lui sourit, un peu plus largement. Il hésita un instant puis tendit sa main pour serrer brièvement la sienne. Il avait perdu l'habitude de toucher un autre être humain et surtout pour des contacts de ce type.

- Pas du tout... Je t'attendais. Je ne pouvais quitter mon piano tant qu'il y avait des clients encore dans le restaurant. Mais je t'attendais...

Si elle le tutoyait il pouvait bien le faire après tout. Cela lui paraissait étrange. Il n'avait que rarement tutoyé les personnes. Ses propres parents avaient toujours attendu de lui qu'il les vouvoie. Il était choqué souvent par le manque de respect, de tact et de pudeur dont faisaient preuve les personnes de cette époque. Et pas de doute la jeune femme était bien de celle ci.

   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Lun 22 Juin - 23:46

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J'avais l'habitude de faire des rencontres. J'étais connue pour être très ouverte, pour me présenter aux gens sans honte ni gêne. J'aimais connaître les gens, me faire un avis sur eux. J'aimais tout simplement être entourée et montrer aux gens que nous n'étions pas obligés d'être seuls. Mais cette rencontre ci, je sentais qu'elle était différente. Je sentais que cet inconnu allait changer ma vie dans un sens. Et je ne comprenais pas pourquoi. Il n'était qu'un simple pianiste, dans ce misérable hôtel. Il était probablement mort, ou peut-être sur le point de mourir - nous l'étions tous, nous autres, les vivants. Et j'avais peur. J'avais peur de ce qu'il pouvait bien être. Il pouvait être un énième psychopathe parmi tous ceux qui parcouraient les couloirs de l'hôtel. Ou une âme brisée. Comme moi. Comme nous tous dans un sens. Mais je me décidais, et allais me présenter à lui. Un large sourire s'étira sur ses lèvres, et il me répondit qu'il m'attendait. Je levais les mains en l'air, et répondais : « C'était Alo le dernier client, il compte pour du beurre, c'est un Fitzgerald. » Aloysius était toujours là où il ne devait pas être. A vrai dire, le jeune Fitzgerald tentait, tant bien que mal, de se démarquer de sa famille, de montrer qu'il était bel et bien différente de sa chère grand-mère qui l'aimait tant. Il était né dans la mauvaise famille, et ses parents avaient beau être deux amours, eux aussi détruits, ils restaient des Fitzgerald. Leur nom le collait à la peau, et ils ne pourraient jamais s'en défaire.
Je regardais le bel homme en face de moi, et regardais la main qu'il venait de me serrer. Pas très adroit, mais mignon. Je lui fis signe d'aller dehors, et il me suivit. Je sortais un paquet de cigarette de mes poches et lui en tendais une. Je l'allumais alors et frissonnais. Il faisait froid dehors. Je me rendis alors compte qu'il ne connaissait pas mon prénom. Etait-ce important? Non, pas vraiment. Je m'appuyais sur les rambardes et regardais le paysage Londonien qui s'étendait sous nos yeux. « Tu joues depuis longtemps au Fitz? Je ne t'ai jamais croisé dans l'hôtel, et pourtant, j'ai du fréquenter tous les endroits de ce dernier, sauf celui-ci, avant ce soir... » Je tournais la tête vers lui. J'étais morte de trouille, mais je ne le montrais pas. Je ne voulais pas qu'il puisse lire en moi. J'avais pour habitude d'être la fille rebelle, à qui on demande des conseils. Mais en réalité, je n'étais pas capable de me gérer. Je ne savais pas vivre dans ce corps, je ne savais pas le supporter ni supporter les difficultés de la vie. J'étais née dans une famille où nous avions le minimum pour vivre correctement. Et j'avais profité, et tout foutu en l'air. Parce qu'à mes yeux, défendre n'importe quelle cause était bien plus importante que de bosser à l'école pour devenir quelqu'un après. Je n'avais rien compris à la vie, et je savais que les choses n'allaient pas changer de si tôt. Ce que je voulais, c'était vivre, et être libre. Et je voulais l'égalité. Pour tous. Mais désormais, je n'avais plus les moyens de rien, et c'était ça, le plus triste.
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Sam 27 Juin - 11:15

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Il la regarda avec un sourire lever les mains en l'air comme pour signifier qu'elle n'était en rien responsable de son retard.

« C'était Alo le dernier client, il compte pour du beurre, c'est un Fitzgerald. »

Et c'était bien ce qu'il pensait. En effet, le jeune homme trainait assez souvent dans le restaurant. Mais il avait été obligé d'attendre qu'il parte. Il restait un client malgré tout et il se devait de jouer tant qu'il y en avait encore dans la salle.

Il la suivit tandis qu'elle lui faisait signe de la rejoindre dehors. A contre coeur il laissa tomber son piano. Il se sentait bien derrière celui ci, comme protégé de tout ce qu'il pourrait lui arriver, masqué, à l'abri.

Il s'arrêta à ses côtés sur la terrasse et prit en la remerciant la cigarette qu'elle lui proposait. Il avait entendu dire que fumer était nocif finalement. Maintenant qu'il était mort il ne voyait plus vraiment quel mal elles pourraient lui faire. C'était une habitude qu'il avait pris avant. A son époque tout le monde fumait. Cela vous donnait l'air important de fumer alors forcément il l'avait fait.

« Tu joues depuis longtemps au Fitz? Je ne t'ai jamais croisé dans l'hôtel, et pourtant, j'ai du fréquenter tous les endroits de ce dernier, sauf celui-ci, avant ce soir... »

Il ne l'avait pas croisé non plus. Il s'en serait souvenu s'il l'avait déjà vu. Mais il n'y avait rien d'étonnant à cela. Il fréquentait le plus souvent le Fitz, ne sortant que rarement. Elle, elle n'était clairement pas du genre à s'aventurer dans le restaurant. La preuve, elle venait de lui avouer qu'elle était venue ici pour la première fois. Il s'en serait douté. Elle semblait encore si fraiche, si humaine. Elle ne devait pas être décédée. Ou si elle l'était, elle ne l'était pas depuis longtemps.

Il tira une bouffée de sa cigarette, plongeant son regard dans la nuit. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fumé. C'était difficile de se procurer des objets de l'extérieur dans cet hôtel. Il fallait avoir des relations, choses qu'il n'avait pas en général. Les autres résidents se méfiaient de lui. Ce n'était pas encore le cas de la jeune femme à ses côtés mais il sentait qu'un jour ou l'autre cela finirait par arriver. Ca terminait toujours ainsi.

- Je crois que je joue ici depuis que je suis arrivé.

Une façon détourné de dire la vérité. Il ne savait pas encore de quoi elle était au courant exactement. Si elle ne savait rien, il se voyait mal lui expliquer qu'il était piégé ici depuis plus de cinquante ans. Il ne lui faudrait qu'un instant dans ce cas pour se poser de sérieuses questions. Il n'avait pas vraiment l'apparence d'une personne de plus de quatre vingt ans.

- Et je ne fréquente que peu les autres parties de l’hôtel. C'est normal qu'on ne se soit pas croisés si tu n'étais jamais venue ici.

Il se retourna vers lui et lui fit un léger sourire.

- Normal mais dommage...

Il l'aimait bien cette jeune fille. Il espérait qu'elle ne finirait pas par le fuir. Sa solitude commençait à lui peser de plus en plus.

- Et toi...? Ca fait longtemps que tu es arrivée?

   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Sam 27 Juin - 13:37

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Il m'intriguait. Tout simplement. Je n'avais pas la force de faire demi-tour et de le laisser ici. Sans en savoir plus sur lui. Sans avoir marqué son esprit. Je le regardais. Il paraissait plus âgé que moi, bien plus âgé. Et je voyais dans son regard une certaine maturité. Nous n'étions pas de la même époque, et cette idée m'excita encore plus : j'aimais ne rien savoir de lui, j'aimais avoir à tout découvrir. Je passais une mèche de cheveux derrière mon oreille et tirais sur ma clope. Je regrettais de ne pas m'être aventuré ici avant ce soir. J'aurai pu faire sa connaissance plus tôt. Je regardais le piano à l'intérieur du restaurant. Il avait du y passer tant de temps... Je levais alors la tête vers lui et demandais, sourcils froncés : « Pourtant il y a d'autres endroits où jouer ici... Et des lieux à découvrir... Tu es déjà allée te baigner dans la piscine intérieure en pleine nuit? Franchement, ça c'est le pied! » Je lui souriais et apportais de nouveau la cigarette à mes lèvres. J'aimais sa compagnie. Et une de ses phrases me fit me rendre compte que lui aussi, appréciait la mienne. Je le regardais avec de gros yeux et je me sentis rougir. Je n'étais pas habituée à ça. Je n'étais pas habituée à ce qu'un garçon me trouve attirante. En général, on me prenait pour la "bonne pote" ou alors j'attirais les filles. Mais pas les hommes. Et encore moins les hommes comme lui. Avec de la classe, de la beauté, du charisme. Je me sentis perdre tous mes moyens et restais quelques instants la bouche ouverte et les yeux dans le vide. Je cherchais. Depuis combien de temps étais-je là? Je fronçais les sourcils et haussais les épaules. « Je suis arrivée au Printemps... C'est quel mois là? Août? Et bien ça fait quelques mois... » Je souriais tristement. Je m'étais stupidement condamnée à rester dans cet hôtel. J'aurai pu, tant qu'il en était encore temps, faire marche arrière et me décider à aller me bourrer la gueule sur Londres. Mais non, j'avais voulu faire ma rebelle et me sentir libre, et étais venue me réfugier ici. Grave erreur. Je comptais les jours jusqu'à ma mort. J'espérai mourir vieille, mais pas trop. Je voulais des enfants, mais je ne voulais pas me taper le déambulateur tout le reste de mon éternité. Je soupirais. C'était si dur de décider à quel âge mourir... Je levais alors les yeux vers lui, et je compris très rapidement, que lui, était mort depuis déjà bien longtemps. Trop longtemps. Et il resterait beau à jamais tandis que moi, je vieillirai. Je baissais les yeux. C'était si triste et si douloureux de se dire que notre vie ne tenait plus qu'à nous, qu'elle dépendait désormais des humeurs de Mary Fitzgerald et de tous ses clients tarés. J'avais peur que la folie de cet hôtel finisse par embrouiller mon esprit. J'avais peur de devenir folle et de perdre mes repères. De perdre tout ce que je possédais. Ma raison. Ma liberté. Mes souvenirs. J'avais rencontré Alo, j'avais rencontré son esprit, autrefois si pur, ravagé par la folie. Il avait préféré oublier plutôt que de voir la vérité, et je ne voulais pas devenir comme lui. Je voulais rester qui j'étais, entière. Et je me demandais alors si l'homme qui était en face de moi était resté la même personne qu'avant sa mort.
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Mar 30 Juin - 17:01

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« Pourtant il y a d'autres endroits où jouer ici... Et des lieux à découvrir... Tu es déjà allée te baigner dans la piscine intérieure en pleine nuit? Franchement, ça c'est le pied! »

Il se contenta de sourire doucement tout en tirant sur sa cigarette. Elle était mignonne avec ses efforts pour le faire sortir de sa routine. Oh, ça lui arrivait d'aller ailleurs qu'au Fitz mais il n'en trouvait pas grand intérêt. Il ne supportait que peu les autres morts ainsi que les vivants. Sauf absolue nécessité il ne sortait pas. Il ne se rappelait que trop douloureusement encore ce qu'il lui était arrivé quand il s'était pris à frayer avec ses semblables.

« Je suis arrivée au Printemps... C'est quel mois là? Août? Et bien ça fait quelques mois... »

Ainsi donc c'était bien ce qu'il pensait. Elle était bel et bien vivante. La pauvre... avait-elle seulement conscience de l'endroit où elle se trouvait? Savait-elle déjà qu'elle frayait au milieu des morts, tous âmes en peine piégé dans cet hôtel? Avait-elle déjà compris qu'elle était condamnée au même sort qu'eux? Périr d'une mort plus ou moins violente et se retrouver enchainé à cet endroit maudit pour l'éternité. Il se prenait pour la première à s'inquiéter pour autrui. Elle n'aurait jamais du venir ici. Elle était si belle, si pleine de vie. Elle aurait mérité d'avoir une longue vie à l'extérieur. Trouver un gentil mari qui lui aurait fait tout un tas d'enfants, vieillir à ses côtés et voir ses enfants se marier et avoir des enfants à leur tour. C'était ce qu'on était sensé faire de sa vie et non pas rester dans cet endroit à souffrir d'une agonie sans fin.

- Certes il y a d'autres endroits mais...

Il se tut, se mordant brièvement la lèvre. Il ne voulait pas trop en dire sinon elle fuirait. Il ne voulait pas la voir partir pourtant. Elle était la première personne avec qui il avait une conversation normale depuis des années. Il ne pouvait pas laisser passer ça. Il ne voulait pas la laisser partir.

Il se contenta de lui faire un petit sourire.

- Je suis bien ici. J'ai tout ce qu'il me faut.

Et il ne voyait pas les autres résidents de l'hôtel. Il valait mieux ne rien lui dire. C'était préférable.

Il tira une dernière bouffée de sa cigarette et l'écrasa sur la rambarde avant de la lancer dans le vide.

- Comment es tu arrivée ici?

Il plongea son regard dans le sien, essayant de découvrir son secret. On ne venait pas par hasard dans cet endroit. Toutes les âmes sans exception, étaient torturées. La différence entre eux résidaient en la nature de leur secret et au poids de leur faute qui pesait sur leurs épaules. Meurtre, viol, auto destruction, violence, trahison, mensonge... tous avaient commis leur lot d'atrocité, même ceux qui se prétendaient blanc comme neige. Il n'y avait qu'à voir ce qu'ils avaient été capable de lui faire. Elle ne devait pas faire exception à la règle même s'il avait du mal à voir ce qu'elle avait pu faire.
   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Mar 30 Juin - 19:01

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A vrai dire, j'étais arrivée à l'hôtel insouciante et en peine rébellion. Je n'avais pas réellement réfléchis aux conséquences de mes actes. J'étais tout simplement partie, avec mes jeans déchirés et mes débardeurs trop long. Je n'avais même pas prit la peine de dire au revoir à mon frère. Je baissais les yeux. J'en avais fait des erreurs malgré tout, malgré ma volonté de sauver tout le monde et n'importe qui. Et depuis mon arrivée, j'avais rencontré des monstres dans cet hôtel. Et puis la rencontre de Mary Fitzgerald suffisait pour marquer toute votre vie. Je soupirais. J'espérai que cette fois, je sois tombée sur la bonne personne. Sur quelqu'un qui ai été victime et non bourreau. Je levais les yeux vers le beau pianiste qui se trouvait en face de moi. Il avait l'air si gentil, si solitaire. Si normal. Il ne répondit pas lorsque je lui parlais de la piscine intérieure. Il était si coincé. Il avait besoin qu'on le bouge un peu, qu'on lui fasse découvrir la vie. J'apportais ma cigarette à mes lèvres puis regardais autour de nous. En fait... Nous avions l'air con. Au beau milieu de la terrasse du Fitz, à fumer notre clope et à parler. Je n'avais pas envie de rester là et de faire connaissance comme le font des adultes. Je voulais m'éclater, et non parler bons vins et pays que je n'ai jamais parcouru et que je ne parcourrai jamais. Je fronçais les sourcils et levais des yeux surpris vers lui. Comment pouvait-il se contenter de ce que Mary Fitzgerald lui permettait d'avoir? Comment pouvait-il se contenter d'aller se balader dans le parc seulement les jours de beau temps? Comment pouvait-il accepter de ne pas choisir quoi faire à manger, de ne pas pouvoir conduire sa voiture pour aller rendre visite à ses amis? Des trucs stupides et anodins de la vie de tous les jours, mais qui prouvent que tu es le seul à décider de ta vie et de ce que tu veux faire de ton corps. Moi j'avais besoin de liberté, j'avais besoin de faire ce que je voulais. Et je me battais pour cela.
« Bonne question. Mes parents voulaient que je devienne médecin, ou une connerie comme ça. Tu sais, ces métiers qui rapportent du fric? Au lieu de bosser, je levais les foules contre le système. C'est cool, mais ça fait pas vivre. Puis ben comme mes parents en avait marre de moi, ils m'ont foutu dehors, et je suis venue ici car je voulais me foutre la race de ma vie. J'ai réussi hein... » Je tournais la tête vers lui et ajoutais en montrant mon poignet : « Je suis une criminelle moi, j'ai même le bracelet regarde! » Je me rappelais de ce jour où je m'apprêtais à sortir de taule pour la quatrième fois et que j'avais arraché mon étiquette sur ma combinaison de travail dégueulasse pour m'en faire un bracelet. Un souvenir quoi. Je souriais. Puis je levais alors les yeux vers mon nouvel ami et demandais : « Et toi? » J'étais mitigée. D'un certain côté, j'avais envie d'en savoir plus sur lui, mais de l'autre, j'avais trop peur de sa réponse. Et s'il était un monstre? Comme Mary Fitzgerald? Et si c'était contre des mecs comme lui que je me battais depuis toujours? Je ne pouvais y croire. Son visage cachait trop de souffrance, et pas assez de folie pour que ce soit le cas. Je jetais ma cigarette puis regardais autour de nous, de nouveau. Puis, sans réfléchir j'attrapais sa main et le tirais vers moi. J'en avais assez d'être ici et je n'étais pas du genre à attendre l'accord de l'autre pour faire ce que j'avais envie de faire. Je le fis donc descendre les escaliers, sans lâcher sa main et l'emmenais jusqu'au rez de chaussée. Je regardais autour de nous, il n'y avait personne. Que j'aimais l'hôtel à cette heure-ci! Je poussais alors la porte de la piscine intérieure et la refermais derrière nous. Je souriais, fière de moi et m'avançais vers la piscine. Je retirais mon débardeur XXL, mes chaussures et sautais dans la piscine. Je plaquais mes cheveux en arrière sur ma tête et regardais mon ami. Puis je me dirigeais vers mes affaires, j'essuyais mes mains sur mon débardeur et sortais de mon sac de quoi rouler. Je commençais à rouler et m'arrêtais soudainement. J'étais tellement douée pour plaire à un garçon... Je me comportais comme un garçon... Je demandais alors, timide : « Désolée je suis pas très... Fin tu vois quoi... Tu fumes? » Je voulais qu'il me rejoigne. Je le regardais avec espoir, je voulais qu'il me rejoigne, je ne voulais pas qu'au contraire, il tourne les talons et me laisse là. Je me sentais stupide d'avoir agis comme ça, je n'avais pas réfléchit. Vraiment pas.
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Mer 1 Juil - 20:32

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« Bonne question. Mes parents voulaient que je devienne médecin, ou une connerie comme ça. Tu sais, ces métiers qui rapportent du fric? Au lieu de bosser, je levais les foules contre le système. C'est cool, mais ça fait pas vivre. Puis ben comme mes parents en avait marre de moi, ils m'ont foutu dehors, et je suis venue ici car je voulais me foutre la race de ma vie. J'ai réussi hein... »

Il avait un peu de mal à comprendre tout ce qu'elle lui racontait mais il avait plus ou moins saisit le sens général. C'était un esprit libre qui n'avait peur de rien. Elle était tout l'opposé de lui en fait. Elle s'était rebellée contre ses parents et elle était partie vivre sa vie, luttant contre toutes les injustices de ce monde. Il avait suivi la voie qu'on lui avait tracé sans se poser de question, sans opposer de résistance. Laquelle des deux options était la mieux? Impossible à savoir, ils étaient tous les deux enfermés ici désormais. A croire que quoi que l'on fasse, quel que soient nos choix... on finissait tous avec le même destin.

« Je suis une criminelle moi, j'ai même le bracelet regarde! »

Il sourit légèrement en regardant le bracelet de prisonnière qu'elle arborait. Elle n'avait pourtant pas l'air d'être une criminelle. Peut être une fille que les ennuis venaient trouver quand elle se battait pour ce qu'il lui semblait juste. Mais une criminelle... non. Il savait de quoi avaient l'air les vrais criminels et elle n'avait rien à voir avec ceux là.

« Et toi? »

La question fatidique à laquelle il ne pouvait pas répondre. Il ne pouvait pas lui dire qui il était, ce qu'il avait fait. Il ne pouvait pas lui avouer qu'il avait participé au massacre de centaines de personnes. Qu'il avait fuit son pays en ruine. Qu'il était venu se réfugier ici par peur de la mort. Mais que finalement, cette dernière l'avait trouvé précisément ici. Il avait cru la fuir... il n'avait fait que se précipiter dans ses bras.

Il fut sauvé par celle là même qui l'avait mis en situation périlleuse. Il sursauta en sentant sa main se glisser dans la sienne. Il se laissa entrainer, encore trop surpris par le contact de cette peau chaude contre la sienne. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas ressenti ça. Il était si froid lui, si froid et si seul.

Il s'arrêta quand ils arrivèrent au bord de la piscine. Avec regret il sentit sa main quitter la sienne. Il la regarda alors surpris laisser tomber au sol son tee shirt trop large pour ensuite plonger dans l'eau, vêtue en tout et pour tout que d'un bandeau et un boxer qui ne cachaient pas grand chose de son corps. Les femmes de cette époque... il avait vraiment du mal à s'y faire avec le peu de pudeur qu'elles avaient. Pourtant ce n'était pas complètement désagréable. Elle était plutôt belle à regarder.

« Désolée je suis pas très... Fin tu vois quoi... Tu fumes? »

Pas très quoi? Habillé? Non ça s'était certain. Il ne savait pas vraiment s'il pouvait appelé ses minuscules bouts de tissu des vêtements. Il sortit de ses pensées en comprenant ce qu'elle était entrain de faire. Fumer des cigarettes ça oui il l'avait toujours fait. Mais fumer ce qu'il semblait être de la drogue... non très peu pour lui. Il n'aimait pas vraiment l'idée de s'abrutir l'esprit avec des substances pareilles.

-Hmm... non je ne fume pas...


Il la regarda faire, hésitant encore, restant au bord de la piscine. Il fallait pourtant qu'il se décide à la rejoindre. Il ne pouvait pas rester planté là à la regarder. Il commença à retirer son costume, déboutonnant veste chemise et pantalon. Il s'arrêta au moment d'arriver aux derniers vêtements qu'il lui restait. Le boxer ça c'était certain qu'il le gardait mais le débardeur... Les hommes de cet époques se baignaient torse nus. Elle s'attendait certainement à ce qu'il agisse de même pourtant... il ne tenait pas à ce qu'elle voit une certaine marque qui défigurait son torse. Au risque de paraitre ridicule il garda donc son haut, sautant dans l'eau avec ces seuls vêtements sur lui.

Il nagea rapidement la rejoignant. Il fit alors ce qu'il désirait tant faire. Il se colla contre elle, restant à une distance suffisante pour qu'il n'ait pas l'air trop envahissant. Il lui retira alors ce qu'elle était en train de préparer, peu importait comment s'appelait cette chose. Il la posa loin d'eux et plongea son regard dans le sien.

- Ne touche pas à ça s'il te plait. Pas ce soir...

Il resta un instant à la fixer, hésitant à franchir le peu de distance qui séparait leurs lèvres. Il déglutit difficilement puis se mit à parler à la place. Sa voix n'était pas plus qu'un murmure tandis qu'il lui racontait son histoire.

- Je suis né et j'ai grandi loin d'ici. Je n'ai pas eu ton courage face à mes parents. J'ai suivi ce qu'ils m'ont ordonné de faire. Mais j'ai fini par fuir à mon tour et je me suis retrouvé ici, piégé tout comme toi.

Il ne mentait pas ou si peu. Il évitait juste de raconter les moments les plus sordides de son histoire. Cela ne lui importait rien de le savoir. Ce n'était pas lui, ce n'était que des détails.

   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Jeu 2 Juil - 0:46

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J'avais le pressentiment que je surprenais mon nouvel ami. Nous paraissions si différents. Nous n'étions pas de la même époque, et cela pouvait se voir sur nos vêtements. Il paraissait si sage, si ancré, emprisonné dans des règles. Alors que moi, je n'en respectai aucune. Je vivais à ma manière, comme bon me semblait. Je n'avais pas peur des représailles et c'était sûrement mon plus grand défaut. Mais c'était si compliqué de parler de moi, de lui parler du monde dans lequel je vivais. Alors je me décidais à lui faire découvrir. A abandonner ses règles pour découvrir ce que c'était d'être libre, mais emprisonné entre ces murs. Il ne m'avait pas dit les raisons de son arrivée ici. Mais je m'en fichais. Je savais qu'à un moment ou un autre il finirait par tout me dire, par tout m'avouer. Alors je l'entraînais dans cet endroit que j'aimais tant. Et puis, comme si nous nous connaissions depuis toujours, je me déshabillais devant lui et plongeais dans l'eau. Je n'avais aucun complexe. Je m'assumais entièrement. Mais je sentis malgré tout une certaine gêne, et je décidais de m'excuser sur ma conduite si... libérée. Il m'avoue alors qu'il ne fumait pas. Je levais les yeux vers lui. Nous étions réellement très différents. Mais je continuais tout de même. Je pouvais l'initier, ce n'était pas un soucis. Ou tout simplement savourer le joint seule. Ce ne serait pas la première fois. Il se déshabilla alors, et un sourire se dessina sur mes lèvres sans que je m'en rende compte. Je le regardais, du coin de l'œil et je sentis mon cœur s'accélérer. il était encore plus beau que ce que je le pensais. Mais à mon grand désespoir, il ne retira pas son tee-shirt. Ce devait être un truc de vieux. A une époque, les maillots de bain pour hommes cachaient tout. Non, nous n'étions pas de la même génération. Et l'idée me traversa l'esprit qu'il aurait pu être mon grand-père. Les fesses fripées, le sexe tout rétréci. Je fis une grimace de dégoût et reportais mon attention sur le joint que je roulais. Il était canon, pourquoi se poser tant de questions? Il entra dans l'eau, et je l'entendis nager derrière moi. Mais il fit une chose à laquelle je ne m'attendais pas. Je sentis son corps contre le mien. J'eus un frisson, puis je sentis la chaleur envahir mon corps, mais aussi mes joues. Il prit de mes mains le joint et le posa plus loin avant de plonger son regard dans le mien. Je fus si décontenancé que je m'exécutais, sans même rechigner. Et j'eus soudain l'impression d'être capable de tout pour lui.
Il me raconta son histoire, et mes yeux se perdaient entre ses yeux, et ses lèvres. Je ne savais sur quoi me concentrer. Tout était si beau. Et puis je fronçais les sourcils car son histoire laissait place à tant de mystère. Mais aussi à tant de souffrance. Ma main se rapprocha de lui pour venir caresser son visage. Ses fossettes, sa bouche en forme de cœur et ses yeux brillants me rendaient folle. Je ne me contrôlais plus. J'avais tout simplement besoin d'être contre lui. « Tu es donc seul ici? »C'était si triste. Il ne méritait pas tant de malheur, de solitude. Mais j'étais là désormais. Et je sentais que je ne pourrais jamais le laisser tomber, quoiqu'il arrive. Je me sentis émue, et rapidement, ma vue fut brouillée par des larmes qui ne voulaient pas tomber. Pour la première fois de ma vie, je m'étais attachée à quelqu'un, en peu de temps. J'avais le sentiment que nous étions proches. Que nous aurions du nous connaître avant. C'était absurde, et pourtant si réel. Mon cœur battait à la chamade. Je laissais tomber ma main. « Dis-moi pourquoi j'ai la sensation de te connaître depuis toujours? » Et je me figeais. C'était si niais, si immature. Si irréel. Je plongeais sous l'eau et allais nager plus loin. Loin de lui, et de tout ce que sa présence provoquait en moi. J'avais honte de moi, et j'aurai voulu avoir ma seringue pour pouvoir me faire oublier l'énormité que je voulais de sortir. Ce n'était pas moi, être comme ça. Je finis tout de même par ressortir la tête de l'eau et le regardais. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire. J'aurai juste voulu qu'il me prenne dans ses bras et qu'il me dise qu'il ressentait la même chose. Mais c'était stupide. J'étais stupide. Comment pouvais-je espérer être aimée dans un tel endroit?
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Jeu 2 Juil - 10:44

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Il parvint à se contrôler tandis qu'il sentait sa main venir caresser son visage. Il était partagé entre l'envie de fermer les yeux de plaisir. Cela faisait tellement longtemps qu'on ne l'avait pas touché ainsi, un simple toucher par plaisir, et non pas s'approcher de lui pour le torturer ou le tuer. Mais une autre envie se disputait en lui, celle plus forte de combler la distance qui les séparait et de venir l'embrasser.

« Tu es donc seul ici? »

Il avait l'impression d'avoir été seul toute sa vie. Il avait pourtant passé toute sa vie entouré de monde, que ce soit ses parents et les gens importants qu'ils côtoyaient, les prisonniers et ses confrères au camp, ou maintenant tous les autres résidents de l’hôtel. Il restait seul malgré tout.

« Dis-moi pourquoi j'ai la sensation de te connaître depuis toujours? »

Il ne savait pas. Il n'avait pas vraiment la même impression pour sa part. Il avait plus le sentiment d'avoir passé sa vie à l'attendre et que maintenant qu'elle était là, cette longue attente prenait un sens. C'était bêtement romantique. Il ne s'était jamais senti comme ça, encore moins pour une fille qu'il connaissait à peine. Il ignorait tout d'elle, à commencer par son prénom.

S'il avait cru au coup de foudre il aurait pu croire que c'était ce qui était entrain de se passer entre eux. Un seul regard et il avait su qu'il avait trouvé celle qui égayerait un peu sa morne vie.

Il allait peut être céder à son envie finalement. Il allait peut être franchir l'espace qui les séparait et se laisser aller à goûter ses lèvres.... Ou peut être qu'il resterait comme un idiot au bord de la piscine tandis qu'elle s'enfuyait en allant nager loin de lui.

Qu'avait-il bien pu faire de travers? Avait-il trop attendu? Ou au contraire avait-il été trop près qu'il l'avait effrayée? Il ne comprenait rien à ses femmes modernes et à leur façon de fonctionner. Tout était tellement plus simple autrefois. Une femme lui plaisait et il se devait de la courtiser en douceur, sans jamais avoir l'outrecuidance de se rapprocher davantage d'elle. Puis après suffisamment de temps il aurait demandé sa main à son père. Une histoire toute simple. Mais avec elles... il ne savait pas si elles s'attendaient à être courtisée en douceur, si au contraire elles s'attendaient à accélérer les choses rapidement. C'était bien ça le problème, il ne savait pas ce qu'elle voulait et n'avait pas les clés pour comprendre leurs attentes.

Il nagea vers elle, se rapprochant sans pour autant être aussi proche qu'il ne l'avait été un peu plus tôt. Il était trop loin à son goût. Douloureusement trop loin pour son propre bien. Il serait obligé de tendre le bras s'il voulait effleurer la douceur de sa joue. Mais c'est mieux ainsi. Peut être que comme ça elle ne le fuirait pas à nouveau.

- Je suis désolé si j'ai fait quelque chose de mal. Je n'ai pas l'habitude de... de ça...

Il n'avait jamais été un très bon dragueur. De son vivant il n'avait jamais eu l'occasion de vraiment s'entrainer. Il n'y avait eu qu'Elle... Puis la guerre avait pris fin. Il avait fui. Il s'était retrouvé ici. On l'avait fui. Difficile dans ce cas là de savoir comment s'y prendre avec les femmes et surtout avec des femmes aussi compliquées.

- Je suis seul oui depuis que je suis ici. Je suis seul depuis bien des années. Mais pourtant depuis que je t'ai vu... j'ai l'impression d'être un peu moins seul...

Du moins si elle ne continuait pas à le fuir. Elle avait réussi à chasser le vide qu'il ressentait à chaque instant de sa vie. Il savait qu'il ne supporterait pas de la voir le fuir comme tous les autres.
   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Jeu 2 Juil - 13:22

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Quelque chose n'allait pas. Je n'étais plus moi-même. Je n'étais plus cette fille qui se moquait des quelques boulets qui venait la draguer. Je n'étais plus cette fille peu féminine qui s'amusait à se battre avec les mecs. J'étais devenue quelqu'un d'autre. Le genre de jeune femme qui rougit, passe la main dans ses cheveux et se mord la lèvre. Pas moi. Une autre. Je ne comprenais pas l'emprise que cet homme avait sur moi. Cet homme que je connaissais à peine mais que je semblais connaître au fond depuis toujours. Pourtant, je ne savais rien de lui. Je ne voulais pas savoir son prénom. J'avais peur qu'il porte le prénom de mon grand-père. Ou de ma grand-mère, qui sait. Je secouais imperceptiblement la tête, comme pour me chasser ces idées saugrenues de l'esprit. J'avais le don pour penser à autre chose alors que ce n'était pas le moment. Puis je sentis. Je sentis son incompréhension. Sa déception. Mais quelle déception? Je ne m'étais pas éloignée de lui parce que je ne voulais pas être près de lui, mais au contraire parce que je ne savais pas comment réagir face à mon attirance pour lui. Mais il vint me rejoindre, et j'eus un sourire. Il n'abandonnait pas. Il ne repartait pas, penaud, avec la sensation d'avoir échoué. Ce n'était pas mon intention, mais pendant un instant, j'avais eut peur que son comportement soit celui-là. Et puis il parla et je sentis mon cœur se briser. Il était si mignon, si prévenant. Je me rapprochais un peu de lui et passais une main tremblante dans mes cheveux. J'étais ridicule. « Eh, tu n'as rien fait. Tu sais, ce n'est pas parce que je porte des tee-shirt en guise de robe que j'ai l'habitude de ces situations là... Je suis une gamine de dix-neuf ans, et toi... Toi tu es un homme. Peut-être même que tu pourrais être mon grand-père, j'me trompe? Plus personne se baigne avec un tee-shirt tu sais. Sauf les papis. » Je souris timidement et je le regarde dans les yeux. Puis, un sourire taquin vient se dessiner sur le coin de ma bouche et je l'arrose doucement. Mais il s'éloigne quelque peu, pour éviter l'eau. Je n'aime pas ça. Reste près de moi, s'il te plaît Papi...
Et puis il me parle de lui. Il me parle de sa tendance à être tout le temps seul. Je baisse le regard attristée. Mais le reste de sa réponse fait apparaître un sourire non contrôlé sur mes lèvres. Je me mords les lèvres et tente de le retenir. Mais c'est impossible. Les choses ont beau paraître évidente depuis le début, je ne suis sûre de rien, et il ne faut jamais l'être. Il aurait pu m'inviter après la fermeture du restaurant pour me violer et me découper en petit morceaux. Mais non, il était là avec son maillot de bain de grand-père, sa bouche en cœur et son regard de chien battu, à me dire que ma rencontre changeait quelque chose pour lui, dans un sens. J'hésitais. J'hésitais entre répondre quelque chose pour rire, pour détendre l'atmosphère si sérieuse qui nous mettait mal à l'aise, et à nu, ou entre me lancer, jouer la fille des films romantiques et l'embrasser. Je ne fis aucun des deux. Je n'avais pas envie de faire un choix, j'avais envie de faire ce que je voulais. Je regardais sa main, et l'attrapais, le tirant quelque peu vers moi. Je la serrai dans la mienne et passais un doigt de mon autre mains sur les veines qui ressortaient du dos de sa main. « Alors promets moi que... Que si tu te sens seul, tu viendras me voir. Je suis au deuxième étage... » Mais il y avait autre chose. Quelque chose que je ne parvenais pas à dire, qui restait coincé là, dans ma gorge. Car je n'avais pas l'habitude de me livrer à ce point là. Néanmoins, je laissais ma fierté de côté, tournais la tête de côté et regardais dans le vide avant d'ajouter : « Et... Ne me laisses pas seule... Je ne veux pas mourir... Pas ici... Pas comme ça. » C'était ridicule de lui demander ça. C'était ridicule tout simplement parce que je ne le connaissais pas et que je ne pouvais pas lui demander cette chose. Je ne pouvais pas lui demander de me protéger, je ne pouvais pas lui demander d'être à mes côtés alors que nous ne nous connaissions que depuis quelques heures. Mais j'en avais envie, et je sentais que cet homme allait marquer ma vie et mon cœur à jamais. Une sensation étrange, et pourtant si réelle. J'eus enfin le courage et plongeais mon regard triste dans le sien. J'avais beau faire comme si tout allait bien, j'étais fragile, sensible, brisée. Me droguer était un moyen pour moi d'avoir la sensation de tenir le coup, d'être assez forte pour rester ici. Mais je ne l'étais pas. Et les jours avant de mourir, avant de craquer, je devais les compter. Je m'avançais alors doucement et posais ma tête sur son épaule. Enfin, sur son torse, il était bien plus grand que moi. Je fermais les yeux quelques instants et soupirais. J'étais bien là. J'avais besoin de lui.
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Ven 3 Juil - 15:21

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« Eh, tu n'as rien fait. Tu sais, ce n'est pas parce que je porte des tee-shirt en guise de robe que j'ai l'habitude de ces situations là... Je suis une gamine de dix-neuf ans, et toi... Toi tu es un homme. Peut-être même que tu pourrais être mon grand-père, j'me trompe? Plus personne se baigne avec un tee-shirt tu sais. Sauf les papis. »

Il se recula, légèrement vexé, tandis qu'elle s'amusait à l'arroser. Un papi... C'était donc l'image qu'elle avait de lui. La différence d'époque entre eux deux se faisait plus grande que jamais. Il avait réellement l'âge d'être son grand père. Il la faisait rire avec son maillot de bain de grand père, elle le choquait dans sa façon de s'habiller.

Il mit de côté sa susceptibilité et se laissa faire tandis qu'elle le prenait par la main pour l'attirer à elle. Il frissonna pour de bon quand elle commença à caresser sa peau. C'était tellement étrange. Il ne pensait plus être capable de ressentir une telle chose un jour. Il était mort, il n'était plus sensé éprouver de tels sentiments. Sa vie s'était arrêté il y avait si longtemps, quel droit avait-il de vivre cela à nouveau? D'avoir des sentiments aussi fort pour une femme?

« Alors promets moi que... Que si tu te sens seul, tu viendras me voir. Je suis au deuxième étage... »

Il sourit à cette pensée. Il viendrait, ça elle pouvait en être sûr. Il ne savait pas quand exactement, il ne voulait pas avoir l'impression d'être un lourd qui s'accrochait désespérément à elle. Se sentir seul, il avait en permanence cette impression. Enfin, sauf à cet instant. Il se sentait si bien avec elle tout près de lui.

Il s'interrogea tandis qu'il la voyait détourner le regard de lui.

« Et... Ne me laisses pas seule... Je ne veux pas mourir... Pas ici... Pas comme ça. »

Il se figea, ne sachant pas quoi lui répondre. Il ne bougea pas alors qu'il la sentait se blottir contre son torse. Que pouvait-il faire? Ce qu'elle craignait le plus allait arriver qu'elle le veuille ou non. Elle ne partirait jamais de cet endroit. Elle était condamné comme eux tous. Un jour ou l'autre elle allait finir par mourir, de façon plus ou moins violente. Ce jour là ne sonnerait pas sa délivrance, bien au contraire. Elle serait tout autant coincé dans cet endroit, errant désormais comme un fantôme. Plus vivante, morte mais pas partie pour autant. Quoi qu'il fasse, il ne pourrait rien faire pour elle.

Lui dire la vérité ne l'aiderait pas. Elle le savait parfaitement. Le dire à haute voix ne ferait qu'enfoncer le couteau dans la plaie. C'était la torturer inutilement.

Il fit alors ce qu'il savait faire le mieux, ce qu'il avait toujours fait dans tant d'autres situations du même genre.

Il passa ses bras autour d'elle et la serrer contre son torse.

- Je serais là... Je ne te laisserais pas... Je ne laisserais personne te faire de mal...

C'était un mensonge et il le savait. Il ne pourrait rien faire pour la protéger de Mary et des autres pensionnaires plus ou moins fou de cet endroit. Il ne pouvait que tenter de lui apporter un peu de réconfort avec ses pieux mensonges.

- Et je n'ai rien d'un papi petite effrontée. Je suis simplement né à une époque où on avait un peu plus de pudeur. On ne se promenait pas à moitié nu même quand on allait se baigner.

Ce n'était pas terrible comme remarque mais il espérait au moins la faire au minimum sourire et oublier ses peurs l'espace d'un instant.
   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Ven 3 Juil - 23:44

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Je le regardais. Avec espoir. Je me sentais si vulnérable, si peu en sécurité dans cet hôtel où les gens semblaient mourir dans les cinq premières années qui suivaient leur arrivée. Certains étaient morts à leur arrivée. Ceux là étaient nombreux, et cet hôtel leur avait permis l'éternité. D'un certain côté, je comprenais leur choix. Ils n'avaient rien d'autre, c'était le seul moyen pour eux de ne pas mourir. Mais ce que je ne comprenais pas, c'est pourquoi s'enfermer dans un endroit aussi lugubre, aussi sombre. La mort n'était-ce pas la meilleure solution. Ils se condamnaient à l'enfer éternel. A la souffrance. A la tristesse. Mais aussi à la solitude. Je repensais alors à ce jour où j'avais compris que les morts étaient aussi vivants que nous. Que moi. Ce soir là, un de mes compagnons de soirée - dont je ne connaissais toujours pas le nom - s'était planté un couteau en plein cœur pour voir ce que cela faisait. Horrifiée, j'avais hurlé. J'avais crié à l'aide, mais personne n'était venu au secours du gars. Tous riaient face à mon ignorance, et dix minutes plus tard, il se relevait, le torse immaculé, le tee-shirt couvert de sang. Et c'était tout. Je fermais les yeux. De quelle manière l'homme qui se trouvait en face de moi était mort? Avait-il souffert? Avait-il eut le temps de se rendre compte de ce qui lui arrivait? Avait-il choisi? Je ne voulais plus y penser. Cela me brisait le cœur. Je baissais le regard et frissonnais lorsqu'il passa ses bras autour de moi. C'était si agréable. Si agréable de se sentir protégée. Appréciée. Aimée? Je fronçais les sourcils. C'était impossible. Nous nous connaissions depuis seulement quelques heures, et je n'avais aucune idée de quel était son prénom. Je ne savais rien sur lui. Je m'éloignais alors de lui face à ses mots et fronçais les sourcils. Toute ma peur, toute ma tristesse avait disparue. J'avais la sensation que ses mots mettaient une distance entre nous. Qu'ils mettaient des années entre nous. Je ne voulais pas ça. Je ne voulais pas que les années nous séparent. Je le regardais droit dans les yeux, quelque peu touchée par ses mots et demandais d'un air de défi : « Alors je me rhabille? ». Je lui tournais dos. Nous n'étions pas de la même époque. J'étais libre, sans complexes. J'étais jeune et vive. « Et non, tu n'as rien d'un papi. Tu es trop sexy pour en être un. » Lui lançais-je en me retournant, avec un sourire en coin. J'attrapais mon paquet de cigarette, lui en tendais une et allumais la mienne. Je ne savais plus comment agir. Je ne savais plus si je devais remettre mes vêtements, rester ainsi, au naturel ou encore... Ou encore quoi? Je ne savais pas. Il me déstabilisait, il m'empêchait d'être moi-même, d'agir naturellement sans me soucier de la suite. Je fermais les yeux. Je ne devais en aucun cas oublier qui j'étais, car c'était ça, être libre : être soi-même. Alors je lui fis face à nouveau et m'approchais de lui. Je passais ma main dans les cheveux de sa nuque et approchais mon visage du sien, à une distance dangereuse. Je le regardais longuement dans les yeux et demandais : « Très bien papi. Montres moi comment faisaient les femmes de ton époque, et je te montrerai comme nous faisons, nous, les femmes de mon époque... » Mon cœur avait beau battre à cent à l'heure, je n'avais pas peur de ce contact, de la douceur avec laquelle je caressais ses cheveux, du regard que je lui lançais. Je voulais le comprendre, et je voulais qu'il me comprenne. Je voulais casser les codes. Je voulais le connaître. Ainsi, je restai comme cela pendant quelques secondes, avant de laisser ma main tomber et de m'éloigner quelque peu. J'apportais la cigarette à mes lèvres, en attente de quelque chose. Aujourd'hui, les femmes étaient libres, et avaient tendance à faire le premier pas, à obtenir ce qu'elles désiraient par elle-même. Mais je ne suivais pas cette règle. Pas en amour. J'aimais l'attente, l'incertitude. J'aimais me faire désirer et j'aimais attendre, espérer, désirer le moment tant voulu, pour qu'il soit plus intense. Je ne voulais pas tout d'un coup. Et même si je ne connaissais pas cette homme, je savais ce que je voulais de lui. Je voulais poser mes lèvres sur les siennes, je voulais m'endormir ce soir en pensant à lui et être heureuse de le retrouver le lendemain, ou les jours qui suivront. Je ne voulais plus le quitter. Il y avait quelque chose en lui qui m'attirait. J'étais tombée amoureuse. En quelques secondes, par quelques regards. C'était une évidence. Ce n'était pas mon genre, et pourtant, je continuais de me découvrir chaque jour. Alors je restais là, le regardant dans les yeux, à attendre qu'il s'approche de moi, à attendre que ses mains se posent sur ma peau, avec douceur, pour me montrer la manière dont il vivait, la manière dont il se rapprochait d'une femme. Autrefois.
Je n'étais plus triste, ni apeurée. J'avais tout simplement envie que les choses avancent. J'avais envie de me sentir vivante, j'avais envie que cet homme dont je ne connaissais toujours le nom, me redonne le sourire et l'envie de vivre. Réellement. Alors je continuais de le regarder, le cœur battant, tirant sur ma clope à intervalles réguliers. J'étais heureuse d'être dans l'eau, car toutes ces émotions me donnaient chaud, et je sentais mon sang bouillonner sous ma peau.
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Sam 4 Juil - 14:11

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« Alors je me rhabille? »

Il l'avait vexé à son tour. Il avait voulu tenter de dédramatiser la situation et tout ce qu'il avait réussi à faire c'était de la détourner de lui. Elle avait quitté ses bras. Elle avait emporté avec elle sa chaleur, le laissant à nouveau seul, vide et froid. Il se sentait mal. Il ne savait décidément pas y faire avec les femmes.

« Et non, tu n'as rien d'un papi. Tu es trop sexy pour en être un. »

Il en aurait presque rougi. Elle s'était retournée vers lui avec un sourire en coin. Elle n'était peut être pas si vexée que ça finalement. Les femmes étaient si difficiles à comprendre et particulièrement celles de cette époque. On critiquait les mariages arrangés mais c'était quand même plus facile ainsi.

Il prit la cigarette qu'elle lui tendait et commença à fumer. Le petit bâton de nicotine avait le don de le détendre. Mais vu la vitesse à laquelle la jeune femme enchainait les cigarettes et la drogue il ne pouvait que se faire du soucis pour elle. Lui, il était déjà mort. Il pouvait bien prendre tout ce qu'il voulait ça ne changerait rien. Mais elle... il ne voulait pas la voir souffrir et mourir. Elle ne le méritait pas.

« Très bien papi. Montres moi comment faisaient les femmes de ton époque, et je te montrerai comme nous faisons, nous, les femmes de mon époque... »

Il lui sourit, ravi. Elle le faisait rire avec sa façon de l'appeler papi. Il aimait bien l'idée de ce petit jeu. Mais surtout, elle était revenue tout contre lui. Il appréciait la sensation de sa main se perdant dans ses cheveux. Elle était si proche, si dangereusement proche de lui.

-Bien... faisons comme autrefois alors. Juste un instant.

Il tira une bouffée de sa cigarette et la jeta loin d'eux. S'il devait se la jouer gentleman il ferait mieux d'oublier ça tout de suite. A contre coeur il se recula, instaurant une distance respectable entre eux.

-Imaginons un instant que nous ne sommes pas ici, que tu ne portes pas ce... maillot mais une élégante robe du soir. Et ne te rhabille pas tu es très bien. Imagine quant à toi que je porte encore mon costume.

Il nagea vers le bord de la piscine et sortit. Il se retourna alors vers la jeune femme et tendit la main pour qu'elle vienne le rejoindre. Il attendit qu'elle soit sortie de l'eau pour prendre doucement sa main dans la sienne. Il s'inclina alors légèrement en avant et effleura du bout des lèvres le dos de sa main. Restant incliné il plongea son regard dans le sien, sa main toujours serrée dans la sienne.

- Je t'aurais dit que j'étais enchanté de te rencontrer, que de ma vie jamais mes yeux n'ont contemplé pareil beauté...

Il lui sourit à nouveau et se redressa, relâchant à regret sa main. Il s'approcha d'elle, restant à une distance respectable. Il passa une main dans son dos, la posant dans le creux de son dos. Sa peau était si douce sous ses doigts. De son autre main il prit son bras et le posa sur son épaule. Puis il redescendit, évitant de la toucher davantage. Il prit sa main dans la sienne et la redressa en position de valse, la serrant doucement.

- Et je t'aurais invité à danser. Nous aurions été dans un bal ou une soirée du genre. Il aurait été impensable que nous nous retrouvions seul dans un endroit isolé. Ou en tout cas jamais sans un chaperon à proximité. Il y aurait de la musique. Je ne t'aurais pas invité à danser sur un rythme trop enjoué. J'aurais préféré une lente ballade, pour pouvoir profiter pleinement de l'instant, apprécier de te tenir au creux de mes bras et te sentir te laisser aller, t'en remettre à moi, t'abandonner légèrement. Comme ça...

Il commença à valser, fredonnant doucement une ballade pour accompagner leurs mouvements. Comme il le lui avait promis, il la guida, la faisant virevolter au rythme de la mélodie qu'il fredonnait. Il avait presque l'impression d'être de nouveau vivant, d'être revenu à une des soirées de son adolescence, quand le monde lui semblait si simple.

Il arrêta finalement de danser. Il la garda dans ses bras pourtant, juste un instant de plus, faire durer le moment, essayer de garder la magie avant qu'elle ne s'envole.

- Alors... dis moi... que ferait une fille de ton époque?

   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Mar 7 Juil - 14:21

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Tout se passa si vite. Mes yeux ne le quittaient pas tandis qu'il m'expliquait les méthodes de séduction et de rencontre de son époque. Je le suivais hors de la piscine et le laissais faire. J'aimais le contact de ses doigts contre ma peau nue et la délicatesse avec laquelle il me tenait dans ses bras. On se mit à danser, à valser. Et je le laissais me guider. Je n'avais jamais été très bonne en danse de couple, je ne savais jamais comment m'accorder aux pas de mon partenaire, ni même s'il fallait aller à droite ou à gauche. En revanche, avec lui, tout était simple. Je n'avais pas de questions à me poser car danser avec lui semblait être naturel. Je baissais la tête et me sentis rougir. Je n'étais pas habitué. Mais après un moment de réflexion, je devais bien avouer qu'autrefois, ils avaient une manière de se rencontrer très classe, mais aussi très formelle. Et je n'aimais pas la formalité. Car la formalité, c'était emprisonner quelqu'un dans des règles pour avoir la possibilité de rentrer dans un cadre. Je me laissais tout de même prendre au jeu et écoutais sa voix tandis qu'il fredonnait une valse sur laquelle nous aurions pu danser un jour. Je fermai les yeux, et tentais de me laisser aller. J'avais l'impression d'être une de ces princesses. Cendrillon? Non. Je n'avais rien d'une pauvre demoiselle maltraitée. Belle? Oui, j'étais plus belle. Aimée de ceux qui l'entourent mais avec l'envie, l'envie de protéger le monde qui l'entoure. J'étais Belle, et l'homme qui me faisait actuellement valser avait quelque chose de la Bête. La carrure, le côté mystérieux, mais aussi la galanterie. Je souriais. J'étais une princesse Disney, et ça me plaisait. Mais le rêve sembla se briser, se terminer, et j'ouvrais les yeux. Nous ne dansions plus. Mais il me garda dans ses bras, et je souriais, gênée. Je me grattais la gorge et m'extirpais de ses bras avec douceur.
Je passais une mèche de cheveux derrière une de mes oreilles et regardais autour de moi. Je ne pouvais pas agir comme les femmes de mon époque. Elles étaient vulgaires, jalouses et possessives. Elles n'acceptaient pas d'échouer ou de perdre le cœur d'un homme. Elles étaient prêtes à tout et même à perdre leur dignité. Je n'étais pas de ces femmes là. Je ne faisais pas partie des nombreuses prostituées de cet hôtel qui avaient préféré ouvrir leurs cuisses contre de l'argent au lieu de se battre pour leur liberté et leur égalité. Je luttais contre ces femmes de mon époque. Les femmes vénales et superficielles. Alors, je levais les yeux vers lui, et répondais : « Une femme de mon époque aurait mit ses atouts en avant, t'aurais offert un verre, t'aurais embrassé et déshonoré dans les toilettes. En y repensant... Je ne suis pas née à la bonne époque... » Je souriais. En réalité, il m'était déjà arrivé de coucher avec un homme dès le premier soir. Je n'étais pas si prude que cela. Néanmoins, je savais ce que je faisais à chaque fois, et pourquoi je le faisais. Je remarquais alors à quel point j'avais froid. J'avais deux options. Retourner dans la piscine, ou retourner dans ses bras. Non pas ses bras, j'aurai l'air trop désespérée. Je courais donc et sautais dans la piscine. Je ressortais la tête de l'eau en riant comme une enfant et nageais jusqu'au rebord. J'y posais mes bras et regardais mon ami. « En fait... Je ne sais pas à quelle époque j'appartiens. J'agis comme bon me semble. Mais si je devais me comparer à une époque, ce serait celle où les femmes se laissent désirer, où elles envoient des signaux et jouent au chat et à la souris. Mais... » Mais je ne le fais pas actuellement. Je laissais ma phrase en suspend, haussais les épaules et plongeais la tête sous l'eau. Je m'amusais dans l'eau et finis par sortir de l'eau pour y pousser l'homme qui se trouvait avec moi. Il tomba comme une pierre et éclaboussa partout. J'étais la Belle. Il était le clochard la Bête. Il sortit la tête de l'eau et je le regardais avec un air coupable. J'avais peur qu'il se vexe, qu'il cri ou qu'il parte. Mais non, rien de tout cela. Alors je souriais et je pris alors un air sérieux. Je n'avais plus envie de jouer, je n'avais plus envie de faire comme si nous attendions quelque chose. J'avais envie de prendre les choses en main.
Alors, avec douceur, je m'avançais vers lui et m'arrêtais à quelques centimètres de son visage. Je restai quelques instants, à respirer bruyamment. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, et je commençai à regretter de m'être tant approché de lui. Je le regardais, sans savoir quoi faire et plongeais mon regard dans le sien. Il était si beau, il était si beau et actuellement, il était avec moi, dans cette piscine. Il prenait de son temps, il prenait de son temps pour en passer avec moi. Une pauvre gamine rebelle et perdue. C'est qu'il devait bien m'aimer? C'est qu'il devait m'apprécier? Je fermai les yeux quelques instants et cherchais au fond de moi le courage pour faire un pas. Rien qu'un pas. Et lorsque je rouvris les yeux, je déposais un léger baiser sur ses lèvres, qui ne dura qu'une fraction de seconde. Je le regardais, sans savoir que faire. Avais-je fais une erreur? Aurais-je du attendre un peu plus longtemps avant de faire cela? Je ne savais pas, mais désormais, j'étais morte de peur. Je baissais les yeux vers l'eau, et n'osais pas les relever vers lui.
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Mar 7 Juil - 17:00

The first time ever I saw your face
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Il y avait cru pendant un instant. Il n'avait pas voulu la brusquer, la laissant venir à lui. Mais pendant quelques secondes, il avait cru qu'elle allait le faire. C'était le moment parfait, celui dont toutes les femmes rêvaient d'après ce qu'il en savait. Ils étaient seuls. Il la tenait dans ses bras avec douceur.Ils avaient valsé doucement. Il l'avait bien senti se laisser aller dans ses bras. Et pourtant elle s'était dégagée de son étreinte, alors que tout son corps à lui ne désirait qu'une chose, s'était capturer doucement ses lèvres.

« Une femme de mon époque aurait mit ses atouts en avant, t'aurais offert un verre, t'aurais embrassé et déshonoré dans les toilettes. En y repensant... Je ne suis pas née à la bonne époque... »

Déshonoré dans les toilettes... la formule était tellement mignonne. C'était en général les hommes qui l'utilisaient quand ils parlaient des femmes, rarement l'inverse. Il ne savait pas comment prendre ce retournement d'expression. Il n'était pas du genre à se laisser.... déshonorer sans son consentement. Et si c'était ainsi que les femmes de cette époque se comportait, il préférait en effet ne pas les connaitre. Elles avaient tout de vulgaires trainées à ses yeux.

Il la regarda repartir à l'eau déçu. Tout semblait compromis entre eux. Il s'était peut être fait des idées. Peut être ne ressentait-elle pas la même chose que lui? Il la suivit, se contentant de s'asseoir au bord de l'eau et de laisser pendre ses jambes dans l'eau. C'était l'avantage d'être mort, il ne souffrait pas d'être trempé. Maigre avantage...

« En fait... Je ne sais pas à quelle époque j'appartiens. J'agis comme bon me semble. Mais si je devais me comparer à une époque, ce serait celle où les femmes se laissent désirer, où elles envoient des signaux et jouent au chat et à la souris. Mais... »

Mais c'était le cas de certaines femmes quel que soit l'époque il en avait l'impression. Mais que voulait encore dire cette notion d'époque à cet endroit? Il était né à une époque qui n'existait, pour la plupart des gens, que dans les livres d'histoire. Tout ceux qu'il avait pu côtoyer, aimer et chérir, étaient enterrés. Leur os n'étaient plus que poussière. Son époque ne voulait plus vraiment rien dire. Et arriverait un jour où il en serait de même pour Prism. Un jour où des nouveaux pensionnaires arriveraient à l’hôtel et regarderait ses manières avec un sourire indulgent, la traitant gentiment de mamie.

Il la regarda s'amuser un moment. Puis finalement, il poussa un petit cri, fort peu virile quand elle le fit tomber dans l'eau. Il s'était trompé. Elle ne l'appréciait peut être que comme un ami.

Il lui rendit son sourire et attendit, tandis qu'elle s'approchait de lui. Elle s'arrêta à quelques centimètres. Il plongea son regard dans le sien. S'il avait encore eu un coeur en état de marche il l'aurait senti battre violemment dans sa poitrine. Puis après une attente interminable, il la sentit venir déposer un léger baiser sur ses lèvres.

Il ferma les yeux de plaisir sous la légère caresse de ses lèvres. C'était tellement bon. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas connu ça. Il avait presque l'impression de se sentir vivant à nouveau.

Trop vite, il sentit la douceur de ses lèvres le quitter. Il passa alors un bras autour de sa taille et l'approcha de lui, la plaquant contre son corps. Il leva une main et caressa tendrement sa joue avant de la passer sous son menton pour relever doucement son visage et plonger son regard dans le sien.

- Je pense qu'on peut dire que les époques ne veulent rien dire. Je viens d'une époque lointaine qui n'existe plus que dans les livres d'histoires. Tu viens d'une époque qui ne te comprends et qui dans quelques temps ne sera plus que de l'histoire ancienne.

Il fit à nouveau glisser sa main sur sa joue, caressant la douceur de sa peau. C'était tellement bon de sentir à nouveau une femme contre soi...

- Seul ce moment compte...

Il se pencha finalement et embrassa tendrement ses lèvres. Il resta plus qu'un instant, profitant pleinement de la douceur de ses lèvres. Il n'avait jamais rien ressenti de tel. Il savait qu'il était perdu, que plus rien ne pourrait remplacer la saveur de ses lèvres contre les siennes.


   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Mer 8 Juil - 16:07

The first time ever I saw your face
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Je ne pensais pas que les choses se passeraient ainsi. Je ne pensais pas avoir un tel retour. Et pourtant, il sembla apprécier cette fraction de seconde pendant laquelle nos lèvres étaient l'une contre l'autre. A peine m'étais-je éloignée de lui que son bras vint remplir cette distance qui nous séparait. Puis, son autre main vint relever mon visage, et je le regardais, au bord de l'infarctus. Mon cœur battait à tout rompre, mes joues étaient d'un rouge vif et mes yeux devaient, très certainement être emplis d'incompréhension, de pleurs, mais aussi d'espoir. Et un léger sourire se dessina sur mes lèvres tandis que sa main caressait ma joue. Je fermai les yeux. Je n'étais jamais tombé amoureuse, je n'avais jamais ressenti cette sensation, mais ça me plaisait. Je ne voulais plus le quitter. Et ses lèvres rencontrèrent à nouveau les miennes. Au début, je le laissais les embrasser tendrement, afin de m'habituer à cette nouvelle chose, à cette nouvelle chose qu'était l'amour. Puis mes mains passèrent autour de son cou pour rencontrer les cheveux de sa nuque. Je m'agrippais doucement à eux pour l'embrasser un peu plus, avec plus de pression, mais toujours avec tant de douceur. Je ne voulais plus qu'il me lâche, je ne voulais plus supporter d'être loin de lui. Mais au bout d'un certain temps qui me parut une éternité, nos lèvres finirent pas se séparer, difficilement. Je le regardais, les joues sûrement bien rouges et me mordillais ma lèvre. Je n'étais pas habitué à une telle situation. Je ne savais pas quoi répondre, alors je me décidais à être tout simplement honnête : « Je n'étais pas sûre que... que nous soyons sur la même longueur d'onde... » Je relevais vers lui un visage timide et gêné. A cet instant, j'avais réellement l'impression d'être une gamine. Je me sentais vulnérable et mise à nu, et je n'avais pas l'habitude d'être si fragile. D'ordinaire, j'étais celle qui remontait les bretelles aux personnes fragiles, qui les motivait, qui les engueulait, et surtout, qui leur obligeait à faire face à leurs problèmes. Mais aujourd'hui, à cet instant, je n'étais rien d'autre qu'un petit oiseau tombé de son nid qui venait d'être confronté à son premier soucis. Et mon premier soucis, c'était lui, ce mec dont je ne connaissais pas le nom mais qui avait déjà retourné mon cœur et mon cerveau. J'aurai pu, à cet instant, essayer d'aller plus loin, ôter ce qui me restait de vêtements pour passer le cap. Je l'avais déjà fait, de nombreuses fois depuis mon arrivée, sans jamais m'en rappeler. Mais non, je ne voulais pas. Ce n'était pas comme ça que je voulais agir avec lui, ce n'est pas ce que je voulais de lui. Je n'avais pas besoin de plus d'amour, son baiser, son baiser était suffisant. Je secouais la tête et passais ma main sur mes lèvres en souriant. Je n'en revenais pas.
En vérité, je ne savais plus quoi faire de mon corps. Je ne savais pas si je devais l'embrasser à nouveau, rester immobile, où j'étais, ou m'éloigner. J'optais pour la dernière option, pas parce que je voulais le fuir, mais tout simplement pour prendre un peu de recul sur ce qui venait de se passer. J'avais tant aimé l'embrasser, je ne devais pas me montrer si désespérée devant lui. Et je devais me retrouver, je devais retrouver la femme forte que je savais être. Que j'étais avant d'arriver ici. J'aurai voulu ouvrir la bouche et lui demander d'autres choses sur sa vie. D'où venait-il? Depuis combien de temps exactement était-il ici? Mais non. Non car je n'avais pas la force de parler, je n'avais pas la force d'en savoir plus pour l'instant. C'était trop d'un coup. Je ne m'étais pas attendu à une rencontre de ce genre. Je ne m'étais attendu à rien, absolument rien venant de cet hôtel. Une autre cigarette était arrivée dans ma bouche. Je fumais trop, c'était un de mes grands défaut. Mais de toute manière, j'allais mourir ici, je n'avais plus rien à perdre. Sauf la vie, mais ça, c'était encore à moi de décider quand j'allais mourir, du moins, je m'en accordais le droit. Je fumais, en attente d'une réaction. En attente de quelque chose.
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Jeu 9 Juil - 14:46

The first time ever I saw your face
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Il était si bien là. Il la tenait contre lui, ses lèvres chaudes réchauffant doucement son âme. Il la sentit passer ses mains autour de son cou, son corps se pressant un peu plus contre le sien. Maintenant qu'elle était là, il ne voulait plus la laisser s'échapper. Il voulait que cet instant dure éternellement. Vivre l'éternité seul était une malédiction, la passait avec elle serait le plus doux des supplices.

Puis trop rapidement, leurs lèvres se séparèrent. Il avait envie de crier de frustration. Non... pas déjà... il voulait qu'elle reste encore... il voulait garder cette impression de chaleur... cette sensation qu'il était encore vivant.

« Je n'étais pas sûre que... que nous soyons sur la même longueur d'onde... »

Il lui sourit tendrement pour la rassurer. Il avait eu cette peur aussi. Et s'il se montrait trop présomptueux? Si ses sentiments n'avaient pas été les même? Si en agissant ainsi il ne faisait que la perdre davantage? Trop de et si et de peurs, balayés par la plus merveilleuse des caresses.

Il la voulait encore. Oh il ne demandait pas davantage que ce qu'il avait déjà. Il ne désirait rien de plus qu'un baiser de plus. Il n'avait rien à voir avec cette époque. Il avait encore les principes de son enfance à l'esprit. Il n'était pas prêt à partager les plaisirs de la chaire avec elle. Il ne désirait rien de plus que leur chaste étreinte et ses délicieux baisers. C'était peut être puéril, ringard, vieux jeu, digne d'un puceau, diraient certains. Mais c'était ainsi qu'il traitait les femmes, avec respect, la vénérant trop pour oser la prendre dans cette piscine. Elle méritait tellement mieux.

Elle méritait des repas aux chandelles au Fitz. Elle méritait qu'il lui fasse une cours assidue, ventant ses mérites les uns après les autres, la questionnant doucement pour apprendre à connaitre et à aimer chacune des facettes de sa personnalité. Elle méritait des balades au clair de lune dans le parc, des roses cueillis et offertes avec révérence. Puis l'une d'entre elles, plus belle et courageuse que les autres, se verrait passée dans ses cheveux, rehaussant davantage sa beauté. Puis quand enfin le moment serait venu, il l'inviterait dans sa chambre. Il l'aurait décoré pour qu'elle semble tout droit sortie d'un rêve et non de leur cauchemar perpétuel. Il aurait dispersé des bougies un peu partout et des pétales de roses. Une douce musique se serait élevée d'un coin. Et il l'aurait aimé toute la nuit. C'était tout cela et bien plus encore qu'elle méritait.

Mais elle se recula, quittant ses bras, emportant la chaleur de sa peau avec elle. Il ne soupira pas. Il était juste épuisé. Il ne voulait pas la brusquer davantage en la poursuivant. Déjà, cette maudite cigarette avait pris sa place entre ses lèvres.

Il s'approcha d'elle et prit à nouveau sa main dans la sienne. Lentement il la porta à ses lèvres pour venir l'effleurer.

- Il se fait tard... Il est temps pour moi de partir.

Il ne voulait pas. Il voulait rester avec elle. Mais à trop être entreprenant la première fois, il risquait de définitivement la perdre. Plus tard il la reverrait. Ils avaient toute l'éternité pour se voir.

Il relâcha sa main et sortit d'un bond souple de la piscine. Il attrapa une serviette pour se sécher rapidement avant de s'envelopper à l'intérieur. Il ramassa ses affaires et se prépara à partir. Il se retourna cependant juste un instant, pensant à un détail.

- Au fait...je m'appelle Christoph...


   
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MessageSujet: Re: The first time ever I saw your face [Prism]   Jeu 9 Juil - 16:54

The first time ever I saw your face
Christoph Hirsch ✧ Prism Z. Welinski
Cet homme était mystérieux, et quelque part j'aimais cela. J'aimais ne pas tout savoir de sa vie et avoir des choses à découvrir. Je le regardais, et j'essayais de digérer ce qui venait de se passer. Je retournais les choses dans tous les sens, pour essayer de comprendre comment une simple décision d'aller manger au Fitz avait terminé en une rencontre amoureuse avec un homme. Un homme et une gamine. Je secouais la tête tout en fumant ma cigarette. C'était si inattendu. Je n'en revenais pas. Puis sa voix s'éleva dans la piscine et je levais brusquement les yeux vers lui. Je ne voulais pas qu'il parte, je voulais qu'il reste avec moi. Mais non. Il avait raison. Nous devions nous séparer ce soir, pour mieux nous retrouver. Il avait embrassé ma main avec douceur. Mais je m'en foutais du dos de ma main! Moi je voulais qu'il embrasse mes lèvres! Mais je le regardais partir, une boule dans la gorge. Je voulais rien qu'un baiser. Mais il sortit de la piscine et j'écrasais ma cigarette. Je sortais moi aussi de la piscine, ramassais les mégots de cigarettes attrapais mes vêtements. Je les remis, encore trempée et essorais mes cheveux. Puis je l'entendis annoncer quelque chose. Son prénom. Christoph. J'eus un sourire. Des Christoph, il y en avait encore, à mon époque. Finalement, il ne portait pas le prénom de mon grand-père. Je le regardais longuement dans les yeux et répondais : « Et moi c'est Prism... » Un prénom peu commun, et je le savais. Je le regardais partir et finissais de tout nettoyer. Certes, je faisais ce que je voulais, mais je respectais ceux qui nettoyaient derrière. Je laissais la piscine intacte et sortais à mon tour. Dans l'ascenseur, je me mordillais la lèvre en pensant à Christoph. Il y avait tant de choses que j'ignorais encore à son sujet, mais je voulais en savoir plus, je voulais connaître tant de choses sur lui. Rapidement, j'arrivais à la chambre numéro 201. Je filais sous la douche, à nouveau. Je pris une douche chaude, puis je séchais mes cheveux. J'étendais ensuite mes sous vêtements, et m'enroulais dans un gros pyjama. Puis, je me glissais dans mes draps, fumais une dernière clope pendant laquelle je repensais à cette soirée. Cet homme était parfait, il était tout ce que j'avais attendu. Lui aussi n'allait pas avec l'époque dans laquelle nous vivions, et j'aimais cet décalage. J'étais tombée amoureuse, et c'était le plus déroutant dans toute cette histoire. Moi qui n'aimais jamais, moi qui ne donnait mon cœur que pour l'amitié. J'étais tombé amoureuse, d'un inconnu. J'écrasais ma cigarette et m'allongeais. Puis je fermais les yeux. Et cette nuit là, je rêvais de Christoph et de tout ce que je lui dirai le lendemain.

SUJET CLOS.
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○ Pauvres mortels éternels. Ennemis et pourtant amants, rien n'aurait été en pouvoir de nous rapprocher si nous ne nous étions pas connus dans cet hôtel. (+) Christoph
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The first time ever I saw your face [Prism]
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