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 A thousand years (+) HOWARDS

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MessageSujet: A thousand years (+) HOWARDS   Mar 9 Juin - 17:49

A thousand years

Calliope A. Howard & C. Silas Howard

9 Juin 2014. Une date qui restera à jamais dans ma mémoire, car ce jour là a été le plus beau jour de ma vie, comme le plus sombre. Ce jour là, j'ai promis amour et protection pour l'éternité. Je me suis donné entièrement, inconditionnellement à la femme que j'aimais. Calliope. Calliope Howard désormais. Cette journée avait été une catastrophe. La robe blanche de ma femme avait terminée la journée souillée par son propre sang. Ce sang que j'avais fais couler. Et à peine étions nous mariés, que la mort nous avait séparé. Aujourd'hui, ça faisait un an. Un an que nous nous étions promis l'un à l'autre, et jusqu'ici, nous n'avions pas vraiment profité de notre amour. Nous nous étions déchirés, évités, énervés. Et jamais ne nous nous étions aimés. Aimés comme s'aime un couple. Alors aujourd'hui, je voulais que les choses changent. J'étais allée voir Hécate, tôt dans la journée et lui avais demandé d'occuper Calliope jusqu'à la soirée, de l'empêcher d'entrer dans la chambre. Elle avait longuement hésité, et il avait fallu que je lui rappelle quel jour nous étions pour qu'un sourire se dessine sur ses lèvres, qu'elle hoche la tête et me claque la porte au nez. Elle était aussi caractérielle que Calliope, et je comprenais maintenant pourquoi elles étaient amies. Je repartais et passais ma matinée à faire les quelques boutiques de l'hôtel, à la recherche de ce dont j'avais besoin. Prism vint m'aider et faire le guet alors que je montais toutes mes courses à la chambre. Elle me laissa en me tapant sur l'épaule et je frottais cette dernière. Cette fille était un ange, mais un vrai bonhomme en même temps. Je passais donc l'après midi à disposer fleurs, pétales de roses et bougies dans l'appartement. Aux alentours de dix-neuf heures, la chambre était prête, illuminée par de nombreuses bougies. Un chemin fait de pétales de roses indiquait ma chambre. Dans ma chambre, une bouteille de vins et de nombreux amuse-gueules étaient posés sur une table. Et le lit était recouvert de beaux draps. J'étais fier de moi. J'allais prendre une douche.
J'avais la boule au ventre, mes mains tremblaient. Je n'étais pas habitué à faire ce genres de choses, romantiques, un peu niaises. Mais j'aimais ma femme, je lui avais ôté la vie, l'avais torturé sentimentalement pendant un an, et je devais, à présent, réparé toutes ces erreurs et nous offrir une vraie nuit de tendresse. J'avais la sensation de quémander quelque chose en faisant tout ce cirque, en lui demandant de s'offrir à moi. Et pourtant c'était normal non? C'était normal de faire l'amour entre mari et femme, non? Je secouais la tête. Je me torturais, et je devais me détendre. Je terminais ma douche, et me rasais et m'attachais les cheveux. Je me brossais les dents et enfilais un pantalon noir, ainsi qu'une chemise blanche. J'attrapais mon gilet de garçon de café noir et l'enfilais. Puis glissais mes pieds dans mes éternels mocassins. Je pris une longue inspiration, attrapais le bouquet de fleur que j'avais laissé dans le salon et sortais de la chambre. Je me dirigeais vers les escaliers et me dirigeais jusqu'à la chambre d'Hécate. Je toquais et pris une longue inspiration. La porte s'ouvrit et Calliope apparut. Je la regardais, souriais, l'embrassais sur la bouche et lui tendais le bouquet.  « Bon anniversaire de mariage, chérie. » Je caressais ses cheveux avec douceur, adressais un regard et un sourire à Hécate, pour la remercier, et emmenais ma femme. Mon cœur battait à cent à l'heure et j'avançais doucement. Je n'osais pas la regarder, et j'aurai peut-être du. On retourna à notre chambre assez rapidement et j'ouvrais la porte, la main tremblante. Je me poussais pour laisser Calliope découvrir son cadeau d'anniversaire de mariage. J'avais peur que ça ne lui plaise pas. J'avais peur qu'elle trouve cela pathétique. Mais elle entra, sans rien dire, et un long moment, je crus qu'elle allait abattre ses foudres sur moi. Je fermai les yeux, pris une longue inspiration et me risquais à demander : « J'ai tout faux c'est ça? Tu aurais préféré un beau bijou ou un repas au Fitz? » J'y avais pensé, mais je m'étais dit qu'il valait mieux qu'on profite de ce soir là ensembles. Aujourd'hui, cela faisait un an qu'elle était morte, et je voulais lui faire oublier cela. Je voulais juste qu'elle se rappelle que je l'aimais, plus que tout au monde, et que l'espace de quelques heures, elle se sente vivante. J'avais peur d'avoir tout raté, d'avoir tout foiré, comme d'habitude. J'avais les larmes aux yeux, de bonheur, mais aussi de peur. En réalité, j'avais tellement envie de lui faire plaisir, que je m'en étais rendu malade. J'en avais assez de la décevoir, de la faire souffrir. Je voulais être un bon mari, je voulais être capable de la rendre heureuse. Alors j'attendais, j'attendais sa réponse, sa réaction. J'attendais les rires, les larmes, les cris ou la tristesse. J'attendais quelque chose. Quelque chose qui ne venait pas. Et j'aurai voulu disparaître. J'étais ridicule. Ridicule. Ridiculement amoureux de ma femme.

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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Mar 9 Juin - 21:16


(∆∆∆)
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Aujourd’hui, pour Silas et toi, c’est un jour spécial. Et si quelqu’un te dit l’inverse, c’est un abruti. Aujourd’hui, 9 Juin 2015, c’est un anniversaire. Ça fait un an que vous habitez ici. Ça fait un an que vous vous êtes mariés. Ça fait un an qu’il t’a tué. Au final, c’est un jour triplement spécial. Et tu comptes bien en profiter à fond. Lorsque tu te lèves, t’es de bonne humeur, et la joie se lit sur ton visage. Tu te faufiles dans la salle de bain pour prendre une douche bien chaude qui semble détendre tous tes nerfs et ton dos complètement foutu. Ce lit est une misère. Bien sûr tu pourrais errer dans l’hôtel toute la nuit, mais t’es pas un fantôme de pacotille ! Et puis s’allonger, ça repose quand même un peu. Tu sors de l’eau brulante et choisis rapidement tes vêtements. Tu regardes Silas dormir de ta chambre, un sourire aux lèvres. Il est magnifique. Vraiment beau. Tu sors de votre appartement et commence à errer dans les couloirs. Peut-être que t’es bien un fantôme de pacotille après tout. M’enfin, quand on s’ennuie, y’a pas d’autres choix, si ? Très vite, une main se pose sur ton épaule. Tu te retournes, pas effrayé pour un sous pour te retrouver face à ta meilleure amie ? « Bah alors Hecate, t’es pas avec ton nouveau pote ? » Elle rigole doucement et lève les yeux au ciel. Elle te prend la main et t’emmène jusqu’à sa chambre. « Je dois te parler d’Ulysse. » C’est à ton tour de lever les yeux au ciel. « Ça m’aurait étonné qu’on parle juste de la pluie et du beau temps tiens ! » Elle rigole de nouveau et tape doucement dans ton épaule. Elle sait bien que tu la titilles parce que c’est pour la plupart du temps, une blague. Là en l’occurrence. La dernière fois, lorsque tu ne pouvais plus la toucher, t’as franchement flippé. Et puis bien. T’avais peur de la perdre totalement. Et lorsque tu lui en as parlé, elle t’a juste dit que si elle partait, t’aurais enfin deux mecs pour toi, mais même si c’était une blague, ça t’a pas fait rire. Parce que tu sais pas trop à quoi ressemblerait ta vie sans Hecate. T’aurais encore Silas, heureusement, mais Hecate, c’est Hecate. Et sans Hecate, la vie est de suite moins drôle. Tu ris à toutes ses blagues qu’elle te fait, toutes moins drôles les unes que les autres. Et tu finis par t’allonger sur son lit. « OH MON DIEU ! Ce lit ! » Elle rigole. Ce lit est parfait ! Pourquoi t’as pas le même ? Elle se jette à côté de toi, et vous regardez toutes les deux le ciel. Enfin le plafond du moins. « Alors, ça se passe mieux avec Silas ? » Tu souris à la question, parce que oui. Ça se passe mieux. Tellement mieux. « Tu sais que c’est grâce à Ulysse hein ? » Tu fronces les sourcils et tourne ta tête vers ta meilleure amie. « De quoi tu me parles toi ? » Elle hausse les épaules et refuse de reparler de ça jusqu’à la fin de la journée. Elle passe le reste du temps à rigoler à propos de son nouvel ami qu’est quelqu’un de super gentil, mais d’un peu bizarre. Tu souris en la voyant en parler.

Très vite, c’est le soir, et tu t’en veux presque de ne pas avoir été voir Silas de la journée. Après tout, c’est votre journée et toi, tu la passes avec ta meilleure amie. Après, tu n’es pas vraiment sure qu’il veuille fêter ta mort. Après tout, il s’en sent responsable. Il en est responsable. Même si tu ne lui en veux pas. « Je devrais y aller Hecate. » Elle écarquille les yeux et se met devant la porte de sa chambre. « Hecate ? » Elle sourit, d’un de ces sourires innocents qu’elle loupe à tous les coups. « Hecate ? » Elle continue à sourire, et ne semble pas vouloir bouger. A ce même moment, quelqu’un frappe à la porte. Tu souris, et elle souffle, comme rassurée. Elle se déplace de quelques pas et tu vas ouvrir. En face de toi, Silas, très bien habillé, un bouquet de fleurs dans les mains. Tu souris, et te mors la lèvre pour ne pas rire. Pas qu’il soit ridicule, mais tu n’as juste pas l’habitude de le voir aussi classe. « Bon anniversaire de mariage, chérie. » Il te dit après un léger baiser sur les lèvres. Ton sourire est énorme, et tu pourrais franchement probablement faire peur à n’importe qui passant par-là, mais t’es heureuse. Il caresse doucement tes cheveux et le sourire qu’il envoie à Hecate t’informe sur son comportement radoteur de la journée. Hecate ne dit jamais de blagues qui ne sont pas drôle. Jamais ! Tu écris dans un endroit de ton esprit que tu devras te venger de cette trahison un jour ou l’autre, et tu reviens au moment présent. Avec ton mari. Pour votre un an de mariage. Et tes un an en tant que morte. Il vous amène près de votre chambre et ouvre la porte. Tu rentres doucement et reste estomaquée devant la scène devant toi. Bouche-bée, tu es incapable de dire quoique ce soit. T’as du mal à te rendre compte de ce qu’il se passe. Les pétales, les bougies, les machins et trucs. C’est magnifique. Il a fait tout ça aujourd’hui ? Tu penses qu’il faudrait peut-être lui dire que tu trouves ça magnifique, mais rien ne semble vouloir sortir de ta bouche. « J'ai tout faux c'est ça? Tu aurais préféré un beau bijou ou un repas au Fitz? » Tu te retournes vers lui, et tu lui souris. Est-ce qu’il est vraiment sérieux là ? « Tu rigoles ? Silas, c’est…c’est merveilleux ! » Tu continues de lui sourire, et tu l’embrasses rapidement au coin des lèvres. « C’est magnifique Silas. Je t’aime. » Tu l’embrasses de nouveau, et ce contact te provoque un mal de tête auquel tu ne t’attendais franchement pas. Assez terrible pour que tu doives prendre ta tête entre les mains. Quelques secondes plus tard, plus rien. « Merde, qu’est-ce que c’était que ça ? » Tu relèves les yeux vers Silas qui semble regarder le vide. Qu’est-ce qui lui prend ?
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Mar 9 Juin - 22:06

A thousand years

Calliope A. Howard & C. Silas Howard

Je me rends compte que je n'ai pas confiance en moi, et que parfois, je devrais. J'ai le cœur qui bat à tout rompre, mais il se calme, soudainement lorsqu'elle me répond. Je suis heureux. Un immense sourire se dessine sur mes lèvres. Elle m'embrasse au coin des lèvres et j'ai envie de sauter partout comme un gamin. De me diriger vers sa chambre et de sauter sur le matelas. De faire péter l'alcool, de fumer un joint, de faire du parapente. Bref, toutes ces choses plus ou moins dingues. Je me sens comme un gamin. Je suis fier de moi, pour la première fois de ma vie. «Je t'aime aussi Calliope... » Je réponds alors à son baiser, mais elle se dégage rapidement et se prend la tête entre les mains. Je la regarde sans comprendre, et tout d'un coup, plus rien. Plus personne. Comme si elle s'était évaporée.
La panique s'empare de moi et je fixe le vide quelques secondes. J'entends sa voix résonner et je comprends alors. La disparition des morts. Elle en est victime. Elle va me quitter, elle va disparaître, pour toujours. Et je serai incapable de la sauver, cette fois ci. Je me prends la tête entre les mains et donne un coup de pied dans ce que je trouve : une chaise. Je frappe le mur, et j'ai la sensation de rouvrir les plaies de mes poignets qui, depuis, ont quelque peu cicatrisées. Mais ce n'est qu'une impression. Moi je vais bien. C'est elle qui va mal. Je me jette alors dans sa direction. J'espère pouvoir la sentir. Et en effet, je me heurte à elle. A l'aveugle, je tente de trouver ses joues. Les mains tremblantes, mes mains parcourent son cou, et glissent jusqu'à son visage invisible. Je ne parviens pas à pleurer, je ne suis tout simplement pas capable de parler. Je tremble, j'ai peur. Je me sens impuissant. Je réponds alors, désemparé : « Tu es... Tu es invisible... » Pourquoi elle? Pourquoi nous? Pourquoi aujourd'hui alors que nous étions sensé passer une excellente soirée? Pourrons nous, un jour, célébrer notre amour avec tranquillité? Pourrons nous célébrer nos vœux de mariage sans qu'il y ai de sang, de mort, de pleurs et de peurs? Sommes-nous donc condamnés à vivre de cette manière? Une pensé me frappe alors de plein fouet. Ce soir, je comptais lui faire l'amour, je comptais passer outre mes remords et me lâcher, me libérer de toutes mes pensées pour ne garder que l'amour. Que l'amour que j'éprouvais pour elle. Mais désormais, tout était gâché. Et je n'y étais pour rien. Cette salope de Mary Fitzgerald en était la cause, et j'hésitais soudain à sortir de la chambre pour aller cogner à sa porte et la défigurer. Mais elle était déjà morte, et moi je ne l'étais pas. Et je savais que c'était perdu d'avance. Je ne savais plus quoi faire, je ne savais plus où aller. Je n'avais aucun pouvoir pour la faire réapparaître, alors que j'avais eut celui de la faire disparaître. Pourquoi n'avais-je pas le pouvoir de sauver ma femme au lieu d'avoir celui de la tuer? Je secouais la tête. S'il y avait un dieu là haut - puisqu'il y avait un démon à cet étage même, c'était fortement possible - il m'avait choisi comme souffre douleur. Et c'était plus simple de s'acharner sur un être aimant comme moi que sur une crapule comme Hadès Fitzgerald. Je me dirige alors vers la commode et attrape une cigarette et l'allume. Je ne dois pas m'énerver, je ne dois pas pleurer. Je dois apprendre à me contrôler et résister à cette envie de tout péter. Je dois adopter le comportement inverse de ce qu'on attend de moi. « On ne doit pas s'inquiéter. Tu es encore là, non? Je ne peux pas te voir, mais tu es là. Et puis, on ne sait pas où ça va mener. A quoi ça lui servirait à l'autre pourriture que ses petits jouets disparaissent hein? Tu es là, et tu vas rester, oui tu vas rester. Car vous, les morts, et même nous, les vivants, vous êtes son œuvre. Elle ne peut pas tout détruire comme ça. Elle veut semer, la peur, la terreur. Elle veut nous rendre malheureux. Elle veut que l'espoir disparaisse. Mais tant qu'on s'aimera Calliope, il y aura toujours de l'espoir pour nous. Et je t'aime, plus que tout au monde. Je ne vivrai pas sans toi, alors je me battrai, quoiqu'il arrive, pour que tu restes parmi nous. » Entre temps, j'avais cherché ses mains et les avais prises dans les miennes. J'avais parlé vite, comme un fou, comme à moi-même. Je tentais de me convaincre en même temps, et pour tout avouer, j'y parvins. J'étais convaincu qu'elle allait rester ici. Que ce n'était qu'un problème temporaire, qu'elle réapparaîtrait et que cette disparition ne serait que temporaire. J'y croyais profondément. Et nous devions tous y croire. Pour l'espoir. Pour l'espoir, qu'un jour, nous puissions avoir le choix de sortir, ou de rester.

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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Mer 10 Juin - 0:36


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Il a pas l’air bien, et t’essayes de comprendre ce qu’il a. Il refuse de te répondre. Pourquoi est-ce qu’il te répond pas ? C’était quoi ce mal de tête ? Il n’a duré que quelques secondes, mais il était affreux. Réellement affreux. Le genre de truc qui te met à terre le plus coriace des coriaces. Il prend sa tête dans ses mains aussi quelques secondes, et t’as peur. Parce qu’il a peut-être la même douleur. Et que lui est pas mort. Et t’as pas envie qu’il meurt. Et si ça le faisais mourir ? Non. Non. Il ne peut pas mourir. Il ne peut pas te faire ça. Il n’a pas le droit. Sauf que quelques secondes plus tard, tu sursautes. Il vient d’envoyer la chaise par terre avec un coup de pied assez phénoménale. Il n’a pas le droit de faire ça. Pourquoi est-ce qu’il s’énerve ? Est-ce que le fait que tu ais mal à la tête l’énerve ? Mais c’est votre soirée ! Il a pas le droit de la gâcher. Il a pas le droit. Et il s’arrête pas là, ensuite, il frappe le mur avec ces poings et ça te fait sursauter de nouveau. Il faut qu’il arrête. T’as envie de pleurer. Qu’est-ce qu’il se passe à la fin ? Il te fait peur ! Pourquoi est-ce qu’il fait ça ? Il a envie de gâcher votre soirée ? Il peur pas retenir ses sautes d’humeur pour demain non ? Il fonce vers moi et me fonce dedans. T’as peur de lui demander qu’est-ce qu’il fait. Pourquoi il te fonce dedans. Alors tu fais rien. Tu attends. Il te touche le cou et remonte ses mains jusqu’à tes joues. Mais qu’est-ce qu’il lui prend ? Tu le sens trembler. Et tu commences à croire que réellement, quelque chose ne va pas. Puis il parle finalement. Il lâche les quelques mots qui auraient pu t’achever si tu n’étais pas déjà morte depuis un an. « Tu es... Tu es invisible... » Pardon ? Tu te souviens de ce qu’il s’est passé la dernière fois, dans la cour. Hecate, n’ayant plus aucune consistance, Ulysse et toi, incompétent, n’arrivant plus à la toucher. Elle, n’arrivant plus à attraper quoique ce soit. Tu as disparu ! Pas étonnant que Silas ait pété un câble. Tu tournes ta tête immédiatement vers le premier miroir qu’il y a dans la chambre de Silas et en effet, tu n’as pas de reflet. Non. C’est pas possible. Non. Non. Non. T’as pas le droit. Tu peux pas disparaître. Tu peux pas, tu veux pas faire ça à Silas. T’as pas le droit de le laisser seul. Tu veux pas le laisser seul. Bon et puis…pour toi aussi. T’as pas réellement envie de disparaitre. C’est quoi après ? Il se passe quoi une fois qu’on a disparu ? T’as pas envie de disparaitre ! T’as peur ! T’es effrayée même oui ! Tu flippes ! Silas part vers l’étagère, mais t’as pas envie qu’il parte. T’as envie de passer les derniers moments que t’as avec lui et pas avec son dos face à toi. Mais tu le rattrapes parce que pour la première fois de ta vie, t’as réellement l’impression d’être un fantôme. Et t’as pour la première fois de ta vie peur de l’effrayer. Pourquoi est-ce qu’il aime un fantôme ? Un fantôme ! C’est tout ce que t’est ! Une putain de fantôme ! Qu’on ne peut même plus voir ! Pourquoi est-ce qu’il resterait avec toi ? Le fantôme d’une femme un jour aimé. La réalité te frappe, et ça te fait du mal.

Il prend une cigarette et l’allume. Il recherche tes mains, étonnement, et tu l’aides à les prendre. Pourquoi est-ce qu’il continue ? il devrait partir ! Partir vivre une autre vie. Une vie avec quelqu’un de vivant. Mais non, il le fait pas. C’est pas comme s’il pouvait quitter cet hôtel ! A cause de ce foutu charme qui le garde à l’intérieur. Pourquoi est-ce qu’il a fallu qu’il entre en te portant ? Il est bloqué à l’intérieur avec un demi-fantôme de femme maintenant. Et qu’il aille pas raconter que ça lui suffit ou il risque de se prendre une claque de fantôme invisible dans sa magnifique tête ! « On ne doit pas s'inquiéter. Tu es encore là, non? Je ne peux pas te voir, mais tu es là. Et puis, on ne sait pas où ça va mener. A quoi ça lui servirait à l'autre pourriture que ses petits jouets disparaissent hein? Tu es là, et tu vas rester, oui tu vas rester. Car vous, les morts, et même nous, les vivants, vous êtes son œuvre. Elle ne peut pas tout détruire comme ça. Elle veut semer, la peur, la terreur. Elle veut nous rendre malheureux. Elle veut que l'espoir disparaisse. Mais tant qu'on s'aimera Calliope, il y aura toujours de l'espoir pour nous. Et je t'aime, plus que tout au monde. Je ne vivrai pas sans toi, alors je me battrai, quoiqu'il arrive, pour que tu restes parmi nous. » Quand tu réapparaitras, il faudra vraiment que vous parliez de sa façon de penser et de t’aimer. Il ne peut pas t’ignorer pendant un an et te déballer tous ses sentiments en quelques jours seulement. Bon enfin, il ne peut pas, la preuve que si. Mais il ne devrait pas en avoir le droit. Tu le regardes, même s’il ne le voit pas et tu poses ta main restante sur vos mains liées. Tu t’approches de lui et poses ta tête sur son épaule. « Silas… L’amour. Ça ne me ramènera pas mon corps. Je t’aime, vraiment. Mais est-ce que tu es prêt à endurer tout ça par amour ? Tu t’es enfermé dans cet hôtel par amour, c’est déjà bien trop. Tu n’aurais jamais dû. Et si tu comptes réagir, écoute moi jusqu’à la fin je t’en supplie. Écoute… Je t’aime. Et j’ai compris, tu m’aimes. Mais je suis un fantôme. Aujourd’hui plus que jamais. Et tu penses franchement que c’est une coïncidence que ça tombe aujourd’hui ? Ce jour-là ? Je pense qu’il serait mieux si… » Tu marques une pause. Tu le regardes. Tu peux pas faire ça. Tu l’aimes trop. Tu peux pas. Alors tu fais ta lâche. Pour une fois que c’est toi de vous deux qui est lâche et pas lui. Tu lâches ses mains et tu te recules. Tu t’assois à côté du lit, et tu le regardes. Tu veux qu’il pense que t’es partie. Tu veux qu’il pense que tu l’as laissé. Peut-être que c’est ce qu’il lui faut. Il faut qu’il pense à toi comme un fantôme. Ce que tu es. Il ne faut pas que tu l’oublies. Tu n’es plus humaine. Tu n’es plus quelqu’un pour lui.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Mer 10 Juin - 15:12

A thousand years

Calliope A. Howard & C. Silas Howard

C'était un cauchemar. Un rêve éveillé catastrophique dont nous ne pouvions pas nous échapper. Nous n'avions aucun moyen de nous en sortir. Tout dépendait de Mary Fitzgerald. Ce monstre sans pitié qui n'avait pas hésité un instant à gâcher nos vies. Qu'on soit enfant, adolescent, adulte, pauvre ou riche. Elle nous avait retiré notre plus grand droit : la liberté. Je ne savais plus quoi faire, j'étais désormais perdu. Je m'étais battu contre mes volontés, pour que Calliope puisse vivre sa mort avec tranquilité, stabilité. Or, rien ne s'était passé comme je l'avais voulu. J'avais cédé, j'avais accepté notre amour qui n'avait pas de limites, pas de fin, et désormais que je voulais être celui qui puisse la rendre heureuse, Mary Fitzgerald en avait décidé autrement. Car justement, nous avions une chance d'être heureux. Je tentais de rester calme, de voir le bon côté des choses – ce qui ne me ressemblait pas vraiment. Mais je compris rapidement que Calliope ne fairait pas de même. J'étais là, haletant, à fixer le vide, à attendre qu'elle parle. Et j'aurai aimé qu'elle ne dise rien. Ses mots me brisèrent le cœur. Et je me sentis m'effondrer – au sens figuré du terme. Je continuais de tenir debout par je ne sais quelle force. Et je restai là, haletant, le cœur en miettes. Elle avait disparut. Et pas seulement physiquement, elle n'était plus là. Je ne sentais plus ses mains, son corps. Elle m'avait laissé, elle m'avait quitté. Elle ne voulait plus de moi, maintenant que je ne pouvais plus la voir. Mais... MAIS MOI J'ETAIS PRÊT A L'ATTENDRE ETERNELLEMENT S'IL LE FALLLAIT !! J'envoyais valser cette nouvelle chaise, je continuais de taper partout, je continuais de tourner en rond, et je me mis à hurler. A hurler et à pleurer. J'avais besoin de faire sortir ma rage, ma tristesse, mon malheur. J'en voulais au monde entier, j'en voulais à Calliope. Je lui en voulais de m'abandonner de cette manière alors que je m'étais aventuré aveuglement dans cet hôtel en connaissant mon sort, pour la sauver de cette force maléfique qui lui avait ôté la vie. J'avais fais face à mon destin, j'avais accepté de me condamner à l'errance éternelle. J'avais tout accepté – certes, difficilement -, j'avais tout accepté car je l'aimais, et je vivais désormais pour elle. Cette fois, les larmes n'eurent aucun mal à couler. J'avais la sensation d'inonder ma chemise, d'inonder le sol. Je pleurais comme un enfant, toute ma faiblesse se montrait au grand jour. Ce soir aurait du être la plus belle soirée de notre vie, et voilà qu'elle gâchait tout, qu'elle gâchait tout parce qu'un putain obstacle s'était dressé devant nous ! Ce n'était pas ça le mariage ! On devait se battre, quoi qu'il arrive, pour notre bonheur. Et mon bonheur, c'était elle. Je m'immobilisais alors. Mes cheveux n'étaient plus attachés, mais en bordel sur ma tête. Ma chemise n'était plus correctement lisse sur mon torse, mais plissée. La chambre était ravagée. Mais étrangement, le lit et la table étaient toujours intactes. Une partie de moi espérait que cette soirée se termine sur une touche d'amour et de tendresse. Je me tournais alors et hurlais : « CALLIOPE ! Tu n'as pas le droit de te cacher de moi comme ça ! J'ai tout abandonné pour toi ! Même mes putains de principes ! Tu crois que c'est ça ? Tu crois que c'est ça aimer ?! Tu crois que c'est se mettre à l'écart pour que je puisse être heureux ?! J'ai voulu faire la même chose, un échec. UN ECHEC ! Et tu le sais ! » Je tourne sur moi-même, essouflé, le visage ravagé par le désespoir et la colère. J'ai le sentiment que je pourrais commettre un meurtre. Je ne sais pas qui serait la victime. Mais j'en ai la sensation.
Et puis tout d'un coup, tout s'impose à moi. Le meurtre, la victime... Ce serait moi. Je serai, à cet instant, réellement capable de me foutre en l'air. Car si elle m'abandonne, je n'ai plus aucune attache en ce monde. Je comprends Evangeline maintenant. Je comprends son désir de se rapprocher de la mort, et j'aimerai la retrouver et lui dire de me tuer. D'en finir. Le plus vite possible. Que je sois libéré. Que je ne réapparaisse jamais désormais que j'avais une chance de ne plus errer dans ces couloirs. J'avais une chance. Mais... Mais Calliope était encore là, je ne savais pas où, mais je le savais. Je le sentais. Je me tourne alors vers le vide, là où elle se trouvait la dernière fois que j'ai senti sa peau contre la mienne, et je dis : « Tu peux me tenir à l'écart de toi, mais tu ne me tiendras pas à l'écart du suicide. Ca je peux décider. Et ne comptes pas sur tes paroles pour me raisonner. C'est toi, ou rien. » Un défi. Sur un air défi. J'attends une réaction, quelque chose. Qu'elle s'énerve ! Qu'elle me frappe ! Qu'elle pleure ! Je n'en ai rien à foutre. Mais qu'elle me montre qu'elle est là, qu'elle ne m'a pas vraiment abandonné. Que pendant un instant, la folie s'est emparé d'elle et qu'elle l'a, depuis, quitté. Je ne vivrais pas sans elle, et ça, ce n'est pas une décision, c'est un fait. Une évidence.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Jeu 11 Juin - 15:21


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T’as fait le bon choix. T’as fait ce que tu avais à faire. Rien de plus. Rien de moins. T’avais pas le choix. Et t’essayes de convaincre qui là ? Toi ? Ou Silas ? Les deux peut-être. Tu connais ton mari, que depuis deux ans, d’accord, mais tu commences à connaître ses réactions, et tu sais déjà comment il va réagir. Vous avez traversés tellement tous les deux. Tellement de choses. Et là, tu décides de le quitter, comme ça, pour qu’il puisse vivre sa vie…quelle… Mais non. T’as fait le bon choix. Tu dois faire comme si t’avais disparu. Comme si tu n’étais plus là. Qui sait ? Peut-être que Mary Fitzgerald retrouvera enfin un peu de bon sens et laissera les vivants partir. Et alors Silas pourra s’en aller, sans qu’il n’ait à penser à ce qu’il laisse derrière. Sans qu’il n’ait à penser à toi. Tu le regardes péter un câble devant toi, et tu n’as qu’une envie. T’as envie d’aller le prendre dans tes bras, de lui dire que tout ira bien, et que tu ne le laisseras jamais tomber. Mais tu n’y vas pas, parce que tu te convaincs. C’est mieux pour vous deux. Mais il hurle, et il pleure, et tu pleures, mais tu étouffes les bruits avec ta main, pour ne pas qu’il sache que tu es là. Il doit faire sa crise, et ensuite il passera à autre chose, tu en es convaincue. Il s’arrête enfin, et tu t’apprêtes à te lever pour sortir de la chambre, mais il parle. « CALLIOPE ! Tu n'as pas le droit de te cacher de moi comme ça ! J'ai tout abandonné pour toi ! Même mes putains de principes ! Tu crois que c'est ça ? Tu crois que c'est ça aimer ?! Tu crois que c'est se mettre à l'écart pour que je puisse être heureux ?! J'ai voulu faire la même chose, un échec. UN ECHEC ! Et tu le sais ! » Alors là, il est injuste. Tu penses à répliquer qu’il est quand même celui qui t’a tué avant tout, mais tu ne fais rien, parce que tu t’es convaincu que c’était mieux comme ça. Quant au fait qu’il ait essayé d’être à l’écart, s’il avait vraiment essayé, il n’aurait pas tenté de mettre fin à ses jours. Bon, certes, tu ne l’as pas aidé. Mais maintenant que tu lui donnes ce qu’il veut, pourquoi est-ce qu’il ne se contente pas de le prendre ? Pourquoi est-ce qu’il ne passe pas à autre chose maintenant que tu lui en donnes la permission ? C’est ridicule, et ça n’a aucun sens. Tu le regardes s’immobiliser, redescendre de son petit nuage de colère, et regarder l’endroit, fixer l’endroit où tu as disparu. Il a ce visage, ce genre de regard qui te fait peur. Parce que c’est un visage déterminé. Bien trop déterminé. Et t’as franchement pas envie de savoir à quoi il pense. Tu attends, tu sais qu’il va parler, mais tu sais pas ce qu’il va dire. Après tout, peut-être que t’as pas autant envie que ça de savoir ce qu’il pense à cet instant précis. Oui non, au final, tu ferais bien sans. Mais c’est trop tard. Tu n’as pas le temps de partir de la chambre, qu’il te parle déjà. « Tu peux me tenir à l'écart de toi, mais tu ne me tiendras pas à l'écart du suicide. Ca je peux décider. Et ne comptes pas sur tes paroles pour me raisonner. C'est toi, ou rien. »

Tu aimerais là, de suite, réapparaitre et le gifler. Il n’a pas le droit de sortir l’excuse du suicide. Pas après la dernière fois. Tu songes à lui répondre, mais encore une fois, tu es convaincue qu’il sera mieux sans toi, et pour ça, il ne faut pas que tu réagisses. Il ne le fera pas, pas vrai ? Il tient trop à la vie pour ça. Et puis bon, même s’il se décide à le faire, tu pourras toujours l’en empêcher au dernier moment, le sauver, comme tu as fait la dernière fois. Oui, c’est ça. Tu le regardes, tu l’observes. Sa chemise est débraillée, ses cheveux détachés, il a l’air d’une furie qui se serait échappé d’un hôpital psychiatrique. Tu souris. Parce que c’est Silas, ton mari, et que tu l’aimes. Et pendant un instant, tu sors totalement du contexte dans lequel tu te trouves. Tu fermes les yeux et tu rêves, éveillée. Tu t’imagines tranquillement, les cheveux aux vents, assises sur ses genoux, l’embrassant. Tu t’imagines te souriant, et te répétant qu’il t’aime sans arrêt. Tu t’imagines lui répondre que c’est absolument réciproque et que tu ne le quitteras jamais. Que tu ne le laisseras jamais partir. Et tu redescends sur terre. Parce que c’est exactement l’inverse que tu viens de lui envoyer à la tête. Et que tu commences à comprendre qu’il t’en veuille. Tu commences à piger pourquoi il ne veut pas comprendre que tu le laisses s’en aller. Parce que pour lui, comme pour toi, il n’y a que l’autre qui compte. Et jamais vous ne pourrez changer ça. Et ta résolution tombe à l’eau. Tu viens te remettre devant lui après l’avoir fait attendre quelqu’une minute dans le silence et lui prend la main. Ton autre main se dirige automatiquement vers sa joue et lui y fait une marque qui se transformera en bleu avant la fin de la journée. La même joue que la dernière fois soit dit-en-passant. Tu le regardes. « Ecoute moi bien Charlie Silas Howard. Je t’interdis ! Je t’interdis de me parler de suicide encore une seule fois ! Me suis-je bien faite comprendre ? Je te promets de ne plus JAMAIS parler de te laisser, ou de te rendre ta liberté, puisque ce n’est pas ça que tu veux, mais à la condition que JAMAIS PLUS tu ne me parles de la possibilité que tu as de mourir ! Plus jamais ! Et puis, tu n’avais franchement pas besoin de casser toutes ces chaises, tu me connais, tu sais très bien que j’étais dans la chambre, je serais jamais parti. Et puis en plus, où est-ce qu’on va s’assoir maintenant hein ? C’est pas parce que je suis invisible que notre anniversaire ne doit pas avoir lieu. Crois moi que je ne laisserais pas cette femme arrogante nous enlever ça. » Bon, bah finalement…il est mieux avec toi. Oui. C’est un fait.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Ven 12 Juin - 16:37

A thousand years

Calliope A. Howard & C. Silas Howard

Je me sentais seul. Incroyablement seul. Et je ne pensais pas un jour ressentir ce vide. Désormais, je n'étais pas tout simplement loin de la femme que j'aimais, j'étais seul car elle m'avait abandonné. Elle avait choisi de choisir la facilité, de choisir ce qu'elle pensait être moins douloureux. Mais ce qui faisait mal, ce n'était pas d'avoir cette peur de la perte, cette boule au ventre qui ne nous quitte pas. Non. Ce qui faisait mal, c'était de savoir qu'elle ne voulait pas se battre pour nous, qu'elle me laissait seul. Seul à accepter sa disparition, seul à supporter son abandon. Seul avec ma vie, mes souvenirs, mes démons. J'avais besoin d'elle. Et pas seulement parce que j'étais amoureux d'elle et que mes sentiments ne me permettaient pas de vivre sans elle. Mais surtout parce qu'elle était la seule personne capable de m'apaiser. De me donner cette certaine stabilité. Stable, je l'avais été toute cette année qui avait précédé notre mariage. Et j'étais sur le point de le revenir quelque peu, de mettre de côté le passé pour pouvoir avancer. Mais Mary Fitzgerald avait décidé de semer le trouble dans l'hôtel, et ma femme avait été touché. J'avais été touché. Non. Nous avions tous été touché. Je repensais alors à Lily-Snow, qui, assise sur le toit à regarder le paysage, se montrait incapable de s'emparer de la cigarette que je lui tendais. Puis, Hécate me revinrent en mémoire. Je ne savais pas ce que je préférais. Ne pas voir Calliope ? Ne pas l'entendre ? Ne pas la sentir ? J'avais besoin de son contact, j'avais besoin de sa voix, mais pas de la voir. Je connaissais son visage par cœur, le dessin de ses veines sur ses mains, la couleur et la longueur de ses cheveux. Si je savais dessiner, j'aurai pu, la dessiner, à la perfection. Il me suffisait de fermer les yeux, et je la voyais. Parfaitement, distinctement. Mais j'avais besoin de sentir sa présence, et je savais que si je n'avais pas l'occasion de la sentir, ce serait pour moi, comme l'avoir réellement perdu.
Alors j'attendais. Un signe. Quelque chose. Et ce que je fis était minable. Je savais que je n'avais pas le droit de lui parler de la mort, de la faire culpabiliser pour une mort qui arriverait très certainement si elle m'abandonnait ; alors que moi, je l'avais tué. Certes, pas volontairement, certes malgré moi. Mais les faits étaient les mêmes : elle en est morte. Elle est morte de mon amour, et plus jamais elle ne sentira son cœur battre, plus jamais elle n'aura peur de la mort. De plus, c'était du chantage. C'était lui laisser le choix entre me laisser mourir ou entre me regarder la voir dispaître. Mais entre la mort et la difficulté, je préférai la difficulté. Nous étions mariés. Nous nous étions promis éternité. Et bien évidemment, elle répondit. Je m'étais attendu à sentir une claque invisible s'abattre sur ma joue, mais au lieu de cela, elle me prit les mains. Je fus soulagé de... Et non, je sentis une vive douleur sur la joue et grimaçais. C'était bien elle, ça. Et ce qu'elle me répondit me fit sourire. Je cherchai sa nuque et l'attirais doucement à moi. Je serrai dans mes bras un fantôme que je ne pouvais voir. Mais je pouvais la sentir. Alors je fermai les yeux, et m'imaginais son corps, son visage. Comme si elle n'avait jamais disparu. Et mes lèvres n'eurent pas besoin de chercher les siennes pour les trouver. Je la connaissais par cœur. Une main caressa ses cheveux et se perdit dans sa chevelure blonde. Et je glissais à son oreille : « C'est ce que je tentais de te dire ». Oui, ça n'avait pas d'importance qu'elle ne soit plus visible. Elle était encore là, et c'était le plus important. Je fis descendre mes mains le long de son dos, les posais sur ses fesses et la soulevais pour la déposer délicatement sur le lit. J'embrassais sa joue, puis me levais. J'allais chercher les deux coupes posées sur la table et la bouteille de vin. Je retournais près du lit, et tendais le verre dans le vide en attendant qu'elle l'attrape. Pendant quelques instants, je regardai fasciné le verre voler dans les airs, puis revins à la réalité. J'ouvrais la bouteille et la servais avant de faire de même avec mon propre verre. Puis, je levais mon verre vers le sien. « Je te promets. Je te promets de ne plus parler de suicide. Je te promets de te rendre heureuse tout le temps dont nous disposerons. A partir de maintenant, nous ne sommes plus qu'un simple couple, nous sommes une famille. Et ça, pour l'éternité mon amour... ». J'apportais le verre à mes lèvres et buvais une gorgée. J'étais décidé à transformer cette soirée sensée être cauchemardesque, en véritable nuit d'amour. Comme je le désirais au début.

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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Lun 15 Juin - 18:27


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Il te prend dans ses bras dès que tu t’arrêtes de parler. T’es bien là quand même. T’es carrément une girouette, bien sûr. Tu changes toujours d’avis, surtout quand ça concerne Silas. Mais t’y peux rien, c’est de sa faute à lui. Tu réfléchis quelques minutes, et tu te dis que t’es quand même pas cool de lui avoir dit ça ce jour-là. Puis tu réfléchis encore, et tu te dis qu’il se passe bien trop de trucs le même jour. Votre anniversaire de mariage. Votre première fois, presque. Votre arrivée à l’hôtel. Votre emprisonnement dans le même endroit pour l’éternité. Ta mort. Alors bien sûr, tous ces évènements ne sont pas forcément tous positifs. Mais certains le sont. Votre mariage. Votre première fois. Même si elle a mené à ta mort. T’aurais pas dû lui dire ça. Pas comme ça. Pas sans avertissement avant. Mais tu t’es rattrapée avec ces autres mots, qui lui ont manifestement fait plaisir. Et puis c’est pas comme s’il pouvait plus te toucher. T’es sure que le fait qu’il ne te voit plus n’est probablement pas plus dérangeant que ça pour lui. Il te connait probablement par cœur. Et puis t’essayes de te mettre à sa place. Le pire serait probablement de ne pas pouvoir le sentir. Ne pas le voir, bon, tu fermes les yeux, avec un peu de souvenirs, t’arrives à l’imaginer parfaitement. Ne pas l’entendre, au final, serait une bénédiction plus qu’une malédiction. Mais ne pas le toucher…ne pas pouvoir sentir sa peau contre la tienne…non. Tes pensées sont coupées par des lèvres sur les tiennes. Il n’a même pas eus à les chercher, comme s’il savait où tu étais pendant tout ce temps. Et bien sûr qu’il le sait. Il a fait ce que t’aurais fait à sa place. Il t’a imaginé. Il a fait comme si t’étais toujours là. Comme si t’avais jamais disparu. Il passe doucement sa main dans tes cheveux, et tu souris au contact. T’aimes quand il fait ça, et il aime faire ça faut croire. Il le fait souvent. Il l’a toujours fait. Et ce geste est rassurant. Il t’assure que lui, est toujours là. Qu’il ressent toujours cette même chose pour toi. « C'est ce que je tentais de te dire. » Sa voix est douce et son souffle te frôle l’oreille. Toutes les sensations qu’il te procure sont plus fantastiques les unes que les autres. Qu’est-ce que tu l’aimes. Jamais tu le quitterais. Et quand on est mort, jamais est une très longue période. Infinie au final. Bien sûr, t’as peur de réellement disparaître. D’être là mais que lui ne soit plus capable ni de te voir, ni de t’entendre, ni de te toucher. T’as pas envie de disparaître. T’as pas envie de le voir passer à autre chose. T’as envie de réapparaître et de profiter de ce jour comme il se le doit. Ses mains passent doucement le long de ton dos et tu frissonnes. Oui, t’es un fantôme et alors ? Jamais précisé que tu frissonnais de froid hein ! Lorsqu’il arrive en bas, il te porte quelques secondes, juste le temps de te poser sur le lit. Tu souris, tu rougis, tu baisses les yeux. Qu’est-ce que t’es prude ma pauvre ! Heureusement pour toi, il ne voit rien de tout ça. Pas qu’il soit occupé à autre chose. Quoique si en plus. Mais n’oublions pas que t’es invisible. Il est trop occupé à t’embrasser la joue pour remarquer le nouveau frisson qui te parcourt l’échine. Peut-être a-t-il remarqué que l’endroit qu’il a embrassé est plus chaud ? Ah mais non, t’es un cadavre ! T’es froide comme un…bah comme un cadavre quoi.

Pendant quelques secondes, il va faire autre chose, puis reviens avec deux verres à pieds et une bouteille de vin. T’aimes pas le vin. Mais tu feras avec. Parce que c’est Silas. Et que tu lui passes la plupart des choses qu’il fait, que ce soit mal ou…mal. Pas qu’il ne fasse jamais rien de bien hein. Mais récemment, ç’a pas été la gloire. Il t’a tué, il vous a enfermé dans un hôtel, pour te sauver certes, mais tout de même, il t’a évité, il a couché avec la moitié des filles de l’hôtel, il a essayé de tuer le frère d’une "amie" à lui, sans savoir qui il était certes, mais tout de même, il t’a envoyé dans les bras de ton meilleur ami et de son pire ennemi, il a tenté de mettre fin à ses jours, bref...bon, entre temps, il y a eu quelques déclarations d’amour bien placées des deux côtés, mais pas sûr que ça gagne si on met tout ça sur une balance. Mais t’es toi. Et toi, tu lui pardonnes. Parce que c’est Silas, et que tu l’aimes. Il te tend un des verres que tu prends. Tu vois qu’il regarde le verre pendant un moment et tu souris, parce que c’est sûr que de voir un verre flotter seul dans les airs, c’est pas un truc qu’on voit tous les jours. Ça ferait probablement un tabac sur internet. Il sert l’alcool couleur sang dans les deux verres et lève le sien vers le tien. Tu fais de même, pour porter un toast. Parce que vous avez besoin de ça. Vous avez besoin de vous retrouver autour d’un verre. Même si c’est un verre de quelque chose que tu détestes. Ça risque un verre. « Je te promets. Je te promets de ne plus parler de suicide. Je te promets de te rendre heureuse tout le temps dont nous disposerons. A partir de maintenant, nous ne sommes plus qu'un simple couple, nous sommes une famille. Et ça, pour l'éternité mon amour… » Tu souris à sa déclaration. Parce que oui, vous êtes une famille, un couple marié. Il ne manque plus qu’un enfant. Sauf que ça…entre lui qui tue toutes les filles avec qui il fait l’amour, et toi qui est, et bien, morte, ça ne risque pas d’arriver rapidement. La seule solution, l’adoption. Mais comment ? Dans cet hôtel ? Bien sur oui, quelle belle blague. Tu bois une gorgée de vin et pose le verre sur la table à côté de toi. Tu t’approches de Silas, lui enlève le verre des mains et l’embrasse doucement, amoureusement. « Une famille hein ? Il manque un enfant pour ça mon cœur. Mais je vois ce que tu veux dire. Je t’aime mon cœur. Pour toujours. Et toujours pour moi, ça veut dire l’éternité. Tu sais, y’a un an pile, on s’est marié, et je sais pas…j’ai juste…j’ai l’impression que ma vie, ma vraie vie, a commencé à ce moment-là. » Ce qui en soit est ridicule, c’est le jour où t’es morte. Mais l’idée est la même. Et t’espères qu’il comprendra ce que tu veux dire. Tu t’assoies à califourchon sur lui et tu poses la tête au creux de son cou. Tu t’y sens bien. Tu t’y sens saine et sauve. Comme si rien ni personne ne pouvait t’atteindre. Comme si rien ni personne ne pouvait te faire du mal lorsque t’es avec lui.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Lun 22 Juin - 22:53

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Calliope A. Howard & C. Silas Howard

C'est si difficile de faire comme si de rien n'était. Comme si de rien ne s'était passé. Comme si je ne l'avais pas tué, comme si elle ne disparaissait pas, elle ne s'enfonçait pas dans l'oubli. J'essayais de rester fort, mais c'était si dur, car je savais que si je n'avais pas été là, elle serait encore, quelque part à Londres, à chercher un endroit où vivre. Et pourtant, j'étais l'homme de sa vie, c'était une évidence. Mais elle avait été liée à la mauvaise personne. Je baissais les yeux vers nos verres remplis d'un sombre liquide rouge. J'aurai du choisir du vin blanc. Mais le rouge était propice à cet instant, à cet anniversaire de mariage. A ce premier anniversaire. Je l'embrassais délicatement et regardais par la fenêtre. J'y croyais. Oui, j'y croyais au fait que nous puissions être une famille, une réelle famille. Après avoir vécu tant de malheurs, après avoir survécu même après la mort à nos douleurs, nous avions le droit à un peu de bonheur. Au fond, nous avions beau être tous enfermés ici pour l'éternité, j'étais convaincu, que quelque part, dans ces couloirs, existait un personne dont les journées n'étaient pas faites que de pleurs et de tristesse. Et puis mon cœur fit un bond. Avoir un enfant, ce dont j'avais toujours voulu au fond de moi. Être père avait toujours été une évidence à mes yeux. Je voulais réparer les erreurs de mes parents et je voulais donner de l'amour, puiser au fond de moi, trouver, puis donner l'amour que je n'avais jamais eut. Mais désormais, dans cet hôtel, les choses me paraissaient impossible. Mais j'y croyais. Car des clients arrivaient toutes les semaines, avec des enfants, des femmes enceintes. Je savais qu'un jour, l'opportunité d'adopter un enfant nous viendrait. Je ne pouvais pas en avoir, et elle non plus, mais je me fichais que cet enfant soit de mon sang ou non, ce que je voulais, c'est qu'il puisse m'appeler "Papa". Alors je tournais la tête vers elle et je répondais : . « On trouvera un moyen. On aura cet enfant, quand tu seras prête. Je ferai mon possible pour que nous soyons parents... » Elle était désormais à califourchon sur moi, et je fermais les yeux. Je passais mes bras autour de sa taille et la serrai contre moi. Puis, je laissais mes lèvres rencontrer les siennes. Nous n'avions pas besoin de nous voir, car nous nous sentions, nous nous respirions. Notre amour était si fort que rien ne semblait pouvoir le briser. Rien ne semblait pouvoir nous séparer. Je caressai son dos en douceur et plongeais mon visage dans sa cascade de cheveux blonds. Je l'aimais tant. Et puis je sentis alors je besoin de l'embrasser à nouveau. En réalité, je ne voulais plus la quitter. Au contraire, je voulais ne faire qu'un avec elle. Je l'embrassais longuement, puis d'une voix douce, la main caressant sa joue invisible, je soufflais à son oreille : . « Madame Howard, m'autorisez-vous à vous faire l'amour? ». Je me sentis rougir. Ce n'était pas à mon habitude. Ce n'était pas moi. C'était Charlie qui se trouvait là, c'était Charlie à quinze ans, les mains moites et le cœur battant qui s'apprêtait à faire le grand pas. C'était comme faire ma première fois, c'était comme tout reprendre de zéro. Ce qui avait eut lieu auparavant ne comptait pas. Ma première fois, c'était elle. Car c'était elle que j'aimais et que j'aimerai pour toute ma vie. Alors j'attendais, silencieusement, le cœur battant à tout rompre, qu'elle prononce ce petit mot de trois lettres qui changerait tout dans notre vie.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Mer 24 Juin - 12:48


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Le destin est une connasse mine de rien. Bah quoi ? C’est vrai ! Elle te fait rencontrer Silas, mais ça te fait perdre tes deux meilleurs amis. Elle décide que tu dois mourir des mains de l’homme que tu aimes, mais ça te fait retrouver tes deux meilleurs amis. Puis, elle décide de continuer à ruiner ton cœur jusqu’à ce que tu te dises que Silas est toxique pour toi. Et bien qu’elle continue, tu n’es pas prête à l’abandonner. Pas maintenant. Jamais. Tu ne veux pas le laisser filer, le laisser partir. Parce que c’est Silas, et que c’est le tien. L’homme de ta vie, de la vie de personne d’autre, et que personne n’a besoin, n’a le droit d’avoir, à part toi. Possessive ? Juste un peu. Mais pour la bonne cause. T’as jamais cru à ces bêtises de destinée, d’âmes sœur ou ce genre de truc. Puis t’as rencontré Silas. Et tu t’es dit que, peut-être, c’était pas que des conneries. Alors bien sûr que tu lui pardonnes toutes ses erreurs, et elles ne sont pas infimes. Bien sûr que tu lui pardonneras toujours tout. Parce que tu l’aimes. Et que t’es probablement un peu timbrée sur les bords aussi. Vous parlez de famille, de projets et même s’il ne peut pas te voir, ça te fait sourire. Parce que bon dieu, tu rêves de ça. Tu rêves de pouvoir te balader dans les couloirs de l’hôtel et que les gens te voient comme la femme aimante et la mère responsable. Mère. Ça te fait étrange de penser qu’un jour tu pourrais être une bonne mère. La tienne n’a rien fait pour toi. Quoique… Si, elle t’a privée de la seule personne qui t’aimait réellement, ton père et t’a enfermé dans un asile où tu as rencontré Hecate et Ulysse. Maintenant que t’y penses, tu devrais peut-être lui envoyer une lettre un de ces jours. Juste pour lui dire que tu vas bien. Que t’es morte, mariée à ton assassin et bloquée dans un hôtel avec lui et tes deux meilleurs amis aussi dingues que toi. De toute façon, elle pense que t’es folle, probablement que ça ne changera pas sa façon qu’elle a de te voir. Tu souris à l’idée, oui, tu dois vraiment faire ça un de ces jours. Mais assez pensé à ta mère. Pour le moment, il faut vivre ce jour présent, et t’es pas avec ta mère, bien heureusement, t’es avec Silas. T’es avec ton mari. T’es avec celui que t’aimes plus que tout au monde, celui avec qui tu veux vivre la fin de…de ta mort. S’il y a une fin. Et s’il n’y en a pas, tant mieux. « On trouvera un moyen. On aura cet enfant, quand tu seras prête. Je ferai mon possible pour que nous soyons parents... » Tu aurais envie de lui crier que tu es prête, mais tu sais parfaitement bien que c’est un parfait petit beau mensonge. Ta réflexion a dérivé sur ta mère, parce qu’elle le devait, mais la question reste la même, est-ce que toi, Calliope Howard, tu ferais une bonne mère ? Il n’y a rien de moins sûr. Tu es quelqu’un certes, qui aimes les enfants. Bien sûr que des fois, tu erres dans l’hôtel et tu apportes le sourire à certains enfants qui sont là, coincés comme toi, qu’ils soient morts ou vivants. Mais est-ce que toi, tu pourrais être mère ? Avoir un enfant, rien qu’à toi. Pas celui de quelqu’un d’autre que tu fais rire, ou pas celui qui vient te voir, de temps à autre, lorsque sa mère est occupé pour jouer à la Barbie. Non, le tien. Ton enfant. Tu souries à la pensée, parce que quand même, ce serait cool, mais tu n’es vraiment pas sure que tu pourrais t’en occuper. Et Silas, père ? Rectification, s’il y a bien une chose moins sure que toi en bonne mère, c’est Silas en bon père. Tu aimes Silas. De tout ton cœur, et avec toute ton âme. Ton corps n’est pas insensible non plus. Mais Silas ? Père ? L’idée semble tellement saugrenue… Oh l’idée te plait, ce n’est pas le problème. Mais c’est juste…bizarre, à imaginer.

Tu es à califourchon sur lui, et ça te fait sourire. Parce que depuis un an, il t’évite, et maintenant, il te laisse faire ça, et tu n’as pas la moindre crainte qu’il te rejette. Il ne le fera pas, et tu le sais. Tu sais qu’il ne te rejettera jamais. Enfin, plus jamais serait le terme correct. Tu voudrais passer ta vie avec ta tête dans son cou. Il est chaud, et tu dois être froide, avec ton corps mort. Mais lui, il est chaud, et tu es bien. Et tu sais que tu pourrais t’endormir comme ça. Mais pour le moment, t’as pas envie de dormir. Non. Dormir n’est vraiment pas ta priorité pour le moment. Il t’embrasse, et tu te rappelles qu’il ne peut pas te voir. Et tu souris dans le baiser parce qu’il t’aime à un point qu’il n’a pas besoin de te voir pour savoir où tu es. Il te connait. Par cœur. Il pourrait te dessiner les yeux fermé s’il avait le moindre talent en dessin…ce qui n’est pas le cas. Tu lui rends son baiser avec autant d’amour que tu le peux, et tu te surprends à fermer les yeux. Non pas que fermer les yeux pendant un baiser soit une nouveauté, mais par contre les fermer pour essayer de te mettre à sa place. Tu essayes de te rendre compte de ce que ça ferait si tu ne pouvais pas le voir. Et tu te rends compte que toi aussi, tu connais son corps par cœur. Ses deux bras son fermement attacher autour de tes hanches, et c’est sans hésitation que tu mets tes mains dans ses cheveux. Tu sais où ils sont. Tu joues avec. T’aimes jouer avec ses cheveux. C’est de notoriété publique. Ses bras remontent doucement et te caressent le dos, t’arrêtes de l’embrasser, et tu ouvres les yeux. Comme une lâche. Parce que tu as besoin de le voir, même s’il te tient dans ses bras, même si son souffle est plongé dans tes cheveux, tu sais qu’il est là, et bien tu as besoin de le voir. Un an qu’il t’ignore. Un an qu’il a passé à t’éviter, et à ne jamais réussir à faire quoique ce soit en ta compagnie. Un an qu’il te regarde en coin en couchant avec tout le monde, sauf avec toi. Alors oui, t’as besoin de le voir, là, pour vérifier que pour cette fois, il est bien avec toi, pour toi, et que personne ne pourra te l’enlever. Personne. Rien. Même pas cette foutue malédiction de merde. Ses lèvres retrouvent les tiennes dans une douceur que tu ne lui connaissais pas, mais tu souris. Parce que cette douceur, il ne l’a que pour toi. Et lorsque ce baiser se finit, tu ne t’attends certainement pas à ce qui suit. « Madame Howard, m'autorisez-vous à vous faire l'amour? » Au début, t’as envie de lui crier que oui, bien sûr que tu veux qu’il te fasse l’amour. Puis tu réfléchis. Il ne te voit pas. Et tu n’as pas envie que la première, deuxième techniquement, relation que vous ayez soit avec toi qu’il ne peut pas voir, ou qu’il ne peut pas entendre, ou même qu’il ne peut pas sentir. Tu n’as pas envie de risquer de gâcher ce moment. D’un autre côté, de quoi aurais-tu l’air à lui dire non. « Silas, je… » Un mal de tête, tu fermes les yeux, le même mal de tête qu’il y a quelques minutes. Est-ce que tu disparais vraiment ? Est-ce qu’il pourra toujours t’entendre, toujours te sentir ? Tu lèves précipitamment la tête vers lui, tu poses tes mains sur son visage, tu peux le sentir. Tu peux le sentir, donc tu as toujours ta consistance. « Tu m’entends toujours ? Dis-moi que tu m’entends toujours ? » Tu as un air paniqué sur le visage. Tu enfouis ton visage dans sa nuque. T’as pas envie de le perdre. T’as pas envie de disparaitre. T’as peur. Tellement peur.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Lun 29 Juin - 22:19

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Calliope A. Howard & C. Silas Howard

J'aimerai que pour une fois, tout se passe bien. Et j'ai de l'espoir. Car les choses semblent s'être quelque peu arrangé avec Calliope. Mais j'ai le cœur lourd, car j'ai la sensation que notre bonheur est éphémère. Elle est éphémère. Je baisse les yeux vers mon verre. Quelque part, à des kilomètres d'ici, vivent des gens, qui comme nous, s'aiment, et qui eux ont le droit au bonheur. A cette chose si abstraite qui ne nous semble pas permis. J'aimerai que les choses changent, mais je n'en ai pas le pouvoir. Je ne suis qu'un assassin. Mais je décide de faire comme si tout allait bien, de ne penser qu'à notre amour. Et je lui demande, enfin. Cette chose qu'on attendait tant, qu'on attendait de faire réellement. Sans provoquer sa mort, sans provoquer quoique ce soit. Mais j'ai le sentiment qu'elle ne veut pas. Qu'elle me repousse. Elle ne dit rien, et je commence à avoir peur. Alors je m'éloigne, je pose mon verre et je me prends la tête entre les mains. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi elle me rejette, après avoir tant voulu que je me pardonne et que nous nous aimions à nouveau. Je ne comprends pas pourquoi tout ce mal pour ensuite me dire que non, ce n'est pas possible entre nous car elle disparaît. Et c'est alors que je comprends. Elle est là, devant moi. En chair et en os. Et je souris, parce qu'elle est de nouveau là. La mort ne nous a pas séparé, et rien ne le fera. Je prends son visage entre mes mains et je souffle : « Oui mon amour, je t'entends. Je te vois. Je te sens. ». Je souris et je l'embrasse. Doucement. Délicatement. Je suis heureux.
Toute ma vie j'ai gardé l'espoir alors que je savais très bien que les choses allaient un jour changer, que le bonheur se transformerait en cauchemar. J'ai fuis. J'ai fuis Cambridge, j'ai fuis l'Angleterre pour avoir une chance de m'en sortir ailleurs. J'ai cru que quitter ma terre natale me permettrait de devenir quelqu'un d'autre. J'ai cru que c'était mes origines qui avaient fait de moi l'homme que j'étais. Mais non, le mal venait de moi, et il avait fallu que je tue tant de personnes pour le comprendre. Il avait fallu que je vois Hope morte, cette jeune femme qui résumait par son prénom et sa beauté intérieur tout ce que j'espérais de la vie, pour que je comprenne que je ne pouvais pas échapper à qui j'étais. Et j'avais rencontré Calliope. Cette fois, je n'avais pas l'espoir d'être quelqu'un d'autre, j'avais l'espoir de changer. Et j'avais changé. Mais je n'étais moi-même qu'à ses côtés, car elle savait m'aimer, m'accepter tel que j'étais sans me demander d'être quelqu'un d'autre. Alors, à cet instant, je me décidais à être moi-même et l'allongeais délicatement sur le lit. Je l'embrassais doucement et laissais mes envies me guider. Comme je l'avais toujours fait, dans un sens. Mes mains caressaient son corps avec douceur, et elles finirent par passer sous son tee-shirt pour caresser sa peau. Je voulais me montrer à elle tel que j'étais vraiment. Comme je ne l'avais jamais fait. Je voulais effacer notre première fois sanglante et meutrière pour laisser place à l'amour et à la passion. Mon corps réagissait à ces caresses. Je voulais l'aimer, la posséder, lui partager tous mes sentiments et toutes mes sensations. Alors je fermai les yeux et retirais son tee-shirt. Je me reculais alors et regardais son corps. Elle était si belle. Je souriais, la regardais dans les yeux et me penchais en avant pour embrasser son ventre, puis pour embrasser la naissance de ses seins. Elle était ma femme, depuis un an, et notre lune de miel était maintenant. J'enlevais alors mon tee-shirt, et me collais à elle. Je retournais à ses lèvres, que j'embrassais fougueusement tout en caressant sa peau. Je l'aimais, comme un fou. Et j'avais la sensation que je vivais actuellement ma première fois. Avec elle.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Mar 30 Juin - 20:34


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Non. Tu veux pas disparaitre. Tu veux pas qu’il puisse passer un jour à autre chose. Egoïste ? Et alors ? T’as pas envie qu’en plus de plus te voir, il puisse plus t’entendre non plus. Non mais franchement, c’est quoi la suite ? Il peut plus sentir ta présence ? Et après quoi, tu vas être destinée à ne rien pouvoir faire en le regardant aller chercher les autres nanas de l’hôtel ? Pas question ! T’es pas d’un naturel possessif, mais quand tu passes à trop prêt de le perdre, alors t’as pas vraiment le choix. T’as peur. T’as tellement peur. Tu sais que ce maux de tête veut dire que quelque chose a changé dans ton statut de morte. Et tu voudrais juste que tout soit comme avant. Après qu’il t’ait tué, après votre mariage, parce que tu aimes porter son nom. Mais avant que cette foutue Fitzgerald s’amuse à faire de vous, les morts, ses petits jouets personnels. Parce que c’est ce que vous êtes non ? Ce serait trop beau sinon. Vous êtes ses jouets. Ses joujou avec lesquels elle aime faire des expériences tordues. T’es à deux doigts de pleurer, et tu le sais. Tu le sens. Les larmes te montent aux yeux jusqu’à ce que tu lèves ceux-ci vers Silas. Et qu’il sourit. Alors tu fronces les sourcils, tu comprends pas. Il est si content que ça que tu ais disparu ? Il prend doucement ton visage entre ses mains et le contact te fais frissonner comme à chaque fois qu’il te touche. Et tu attends. Parce que s’il ne peut te voir ni t’entendre, alors pourquoi il irait sourire hein ? Et tu attends ce qui te semble être une éternité alors qu’en réalité ce n’est que quelques secondes. « Oui mon amour, je t'entends. Je te vois. Je te sens. » Pardon ? Donc en fait quoi ? Tout est redevenu comme avant ? Tu es de nouveau entière ? Morte, mais entière ? Il peut te voir. Il peut toujours t’entendre, et oui, il peut te toucher. Donc tout est comme avant. Comme avant que Mary Fitzgerald décide de jouer à la sorcière amatrice. Tu pourrais sauter partout, danser la java et crier ta joie sur tous les toits, mais pour le moment, ton mari te sent, t’entend et te voit. Et sincèrement, tu n’en as rien à faire que le monde extérieur sache que tu es heureuse de ne pas l’avoir perdu. De ne pas avoir complètement disparu à ses yeux. Non, pour le moment, seul Silas compte. Silas et ce jour. Silas et votre un an de mariage. Silas et son sourire. Silas et ses gestes délicats. Silas et son baiser si doux qu’il pourrait à lui seul t’envoyer au paradis si t’étais pas déjà morte.

T’aurais franchement jamais cru que ce serait possible d’être aussi heureuse un jour. Ta vie n’a pas été un exemple de bonheur. Franchement pas. La rencontre avec Hécate, puis avec Ulysse t’a un peu fait remonter la pente, mais soyons sérieux, c’était franchement pas encore ça. Puis t’as rencontré Silas, et le bonheur a montré son nez pendant un an. Puis il t’a tué, puis évité, puis enfin…enfin, vous vous êtes retrouvés. Et là, ce soit, t’as failli le reperdre. Et t’as failli connaître la plus grande tristesse que tu puisses vivre dans ce monde. Mais non, tu es redevenue complète. Et le sourire, les baisers de Silas t’informe sur ce que tu veux savoir. Il t’aime. Il t’aime, et t’irais même jusqu’à dire qu’il continuerait probablement à t’aimer si tu disparaissais. Après tout… S’il disparaissait, tu l’aimerais toujours. Tu l’aimerais jusqu’à ce que tu disparaisses à ton tour, et jamais tu n’aimerais quelqu’un d’autre. Tu le regardes dans les yeux. Il est magnifique. Tellement beau. Tellement parfait. Tu souris, et t’as envie de pleurer tellement t’es heureuse. T’as envie de pleurer sur la chance que tu as d’être ici avec lui, à ce moment précis. Et lorsqu’il t’allonge sur son lit, tu ne fais rien, tu te laisses faire. Parce qu’il est temps. Il est temps que vous passiez ce cap, et que vous consommiez enfin ce mariage tous les deux. Sans que l’un de vous finisse blessé.

Il t’embrasse, doucement, délicatement, presque comme s’il avait peur de te casser…une seconde fois. Et tu souris sous ses baisers. Parce que depuis le temps que tu attends ça, tu ne peux t’empêcher de te dire que c’est enfin votre moment. Que rien ni personne ne viendra le déranger. Ses mains caressent chaque parcelle de ta peau avec attention, comme s’il découvrait ton corps pour la première fois. Et tu ne sais pas si tu dois être réjouie ou dépité en te souvenant que c’est parce que c’est le cas. Il n’a jamais effleuré ton corps comme il le fait maintenant. Il ne t’a jamais touché comme il est en train de le faire. C’est une première. Et tu sais que ce n’est pas la première fois pour lui. Mais c’est la première fois pour toi. Et les sensations que ça te procure sont étrangères. Agréables. Très agréables. Mais étrangères. Et lorsque ses mains passent sous ton tee-shirt et qu’elles le remontent doucement, tu pourrais presque te sentir rougir. Pas que tu n’aimes pas particulièrement ton corps, mais finalement, Silas s’est marié sans jamais voir à quoi tu ressemblais sans vêtements. Et c’est la première fois qu’il te voit. Et tu ne sais pas, là encore, si tu dois être extatique ou complètement honteuse. Tu le regardes faire avec admiration. Et tu vois qu’il t’aime, tu le sens. Tu sais qu’il attend ce moment avec autant d’impatience que toi. Et tu rougis fortement lorsqu’il finit par retirer ton tee-shirt en fermant les yeux. Tu vas opter par le honteuse non ? S’il ferme les yeux, c’est qu’il n’aime pas ce qu’il voit. Mais il les rouvre rapidement. Ses yeux scannent ton corps comme s’il l’analysait, et même si tu devrais te sentir gênée, honteuse, tu ne te sens rien de tout ça. Parce que tu vois dans ses yeux qu’il aime ce qu’il voit. Qu’il aime ton corps autant qu’il t’aime toi, Calliope. Il sourit, et il se rapproche de toi, approchant ses lèvres de ton ventre, y déposant un léger baiser. Baiser qui te fait frissonner et fermer les yeux. Et pour la première fois de ta vie, deuxième fois si on compte le soir de ta mort, tu ressens la signification du mot désir. Puis il remonte doucement, s’approchant de ta poitrine. Il se relève alors, enlève son tee-shirt, et tu ne peux t’empêcher de le regarder. Il est magnifique. Il ressemble aux dieux grecs qu’on voit sur les vases de l’ancien temps. Et tu souris en te disant qu’il est à toi, et ce aussi longtemps que tu resteras sur cette terre. Vivante ou morte. Il plaque son corps contre le tien, ses lèvres rejoignent les tiennes, et tu sais que cette fois, rien de mal ne pourra t’arriver. Pas tant que tu seras dans ses bras. Une de tes mains part chercher ses cheveux tandis que l’autre s’accroche à son dos. Tu te dégages rapidement de ses lèvres juste le temps lui embrasser le cou avant de lui chuchoter à l’oreille un : « Charlie. Silas. Howard. Je t’aime. » d’une voix plus tremblante que tu le pensais.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Mer 1 Juil - 23:33

A thousand years

Calliope A. Howard & C. Silas Howard

C'était le moment. C'était le moment de s'abandonner, de lâcher prise et de laisser nos envies nous guider. Calliope me prononça sept mots à l'oreille qui me firent sourire. Désormais elle connaissait mon véritable prénom. Et elle le prononça, suivit de celui par lequel elle m'appelait depuis maintenant deux ans, et de celui qu'elle portait depuis un an. Suivit de ces trois mots si forts et si vraies. Ainsi, elle venait de m'avouer son amour, qu'importe l'homme que j'étais, quel prénom je portais. Elle m'aimait moi, et entièrement. Démesurément. Je la soulevais donc délicatement, sans décoller mes lèvres des siennes, et retirais son bas. Nous n'avions pas le temps de nous perdre dans des je t'aime interminables. Nous le savions. Il était désormais tant que je lui montre. J'avais peur que Mary Fitzgerald fasse encore des siennes, et qu'elle disparaisse à nouveau. Que je ne puisse plus la voir, la sentir ou l'entendre. Alors j'ôtais moi aussi mon pantalon. Tout en délicatesse. Elle était tout de même ma femme, celle que j'aimerai toute ma vie et pour l'éternité, et méritait tant de douceur. Tant d'amour. Nous étions désormais corps contre corps, séparés par quelques bout de tissus. J'embrassais son corps, et le découvrais en même temps. Elle était si belle. Et puis les minutes passèrent et nous furent nus l'un contre l'autre. Je la regardais un instant dans les yeux. Comme pour vérifier qu'elle était prête, mais aussi pour lui communiquer ma joie, mon désir d'être avec elle, d'être en elle. Et pour la première fois de ma vie, je faisais l'amour à ma femme. La chaleur devint insoutenable dans la chambre, et pendant quelques secondes, j'hésitais à aller ouvrir les fenêtres. Mais j'avais peur de déranger les voisins. J'avais peur que sa voix, ses gémissements délicieux et sensuels parviennent aux oreilles des commères. Moi aussi je prenais du plaisir. Comme je n'en avais jamais prit. Et j'étais bien. J'étais entier, là, avec elle. Je souriais. J'étais heureux. Si heureux. Et puis, au bout d'un long moment, tout prit fin. Et l'envie de recommencer me prit. De recommencer toute ma vie, éternellement, d'en mourir. Je l'aimais tant. Mais au lieu de cela, je pris ma femme nue dans mes bras et caressais son visage avec douceur. J'embrassais alors son front et dis d'une voix douce : « Je suis heureux. C'était tellement... » Comment trouver le mot exact pour définir tout cela? Il n'y en avait pas. Nous étions heureux dans les bras l'un de l'autre, et rien ne pouvait changer cela. J'avais fait l'amour à ma femme. Une chose que je n'avais jamais cru possible, et qui pourtant, était arrivée. D'un certain côté, Mary Fitzgerald nous avait permis d'être un véritable couple. De faire l'amour. Ce qui n'aurait jamais pu être possible si nous ne nous étions pas retrouvés ici.
Je fermais les yeux. Tant de choses s'étaient passées cette dernière année. Nous n'avions rien pu contrôler. Et j'avais regardé ma vie me passer sous le nez. Mes espoirs. Mes rêves. Tout s'était effondré. Et même si aujourd'hui nous étions dans les bras l'un de l'autre, rien ne garantissaient que nous soyons réunis pour l'éternité. Quelque part, oui, car nous étions fait l'un pour l'autre. Mais dans ce monde si cruel, je n'étais pas convaincu que nous soyons destinés à vivre heureux pour l'éternité. En réalité, j'avais beau avoir retrouvé ma femme, je ne croyais plus en rien. Comment pouvions-nous vivre heureux l'éternité sans avoir d'enfant? Sans fonder une famille, sans avoir la possibilité de changer d'endroit, de bouger, de découvrir le monde? Je ne croyais plus en rien. Seulement en ce que je voyais.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Jeu 2 Juil - 12:04


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Le désir que tu ressens pour lui est d’une force que tu ne comptais jamais expérimenter. Tu l’aimes à un point que tu ne comprends pas. Que tu n’arrives, ne parviens pas à calculer. C’est trop fort. Trop fort, mais tellement bon, tellement agréable. Il ne répond pas à ta déclaration, et dire que ça ne te manque pas serait mentir, mais il continue à te déshabiller, et tu n’as plus l’esprit clair. Ton cerveau est maintenant empli d’une fumée qui t’empêche de penser à autre chose qu’aux sensations que son corps provoque au tien. Tu ne comprends pas ce qu’il se passe, mais tu le laisses faire, parce que c’est ton mari, ton homme, ton âme-sœur, et que quelque part, tu sais que ce que vous faites est normal. Ce que vous faites est quelque chose de bien. C’est bien. C’est bon. Et tu aimes ça. Il enlève ses vêtements lui aussi, et tu le regardes, tu l’observes. Il est magnifique. Tellement beau. Et c’est ton homme. Le tien. Ton mari à toi. A personne d’autre. Sa peau se colle contre la tienne, puis enfin, ce moment. Un moment de pur plaisir. Un moment d’amour pur, de désir et de bonheur. Et tu ne pensais même pas qu’aimer autant un moment de ta mort serait possible. C’est juste tellement de ressentis, tellement de sensations, que tu ne sais plus où te mettre. Tu sens une pointe de douleur à un moment, probablement à cause de la malédiction de Silas, mais ça passe rapidement, et le reste n’est que bénédiction. Vous êtes en contact, et avec tout ce qui s’est passé depuis un an, c’était ce dont tu avais besoin. Tu l’aimes tellement. Tellement. Tu gémis, sa respiration est rauque, et lorsque tout se finit, tu es sur un petit nuage qui semble être tellement léger… Et tu te sens tellement bien. Et lorsqu’il te prend dans ses bras, et qu’il t’embrasse le front, tu as l’impression d’être dans un rêve. Pas dans la réalité. D’ailleurs, t’as envie de rester dans ce rêve et de ne jamais, jamais en sortir. T’aurais envie de rester dans ses bras pour l’éternité. « Je suis heureux. C'était tellement... » Oh oui, ça l’était. Tu es heureuse, tu es extatique. Si tu étais vivante, ton cœur battrait probablement à cent à la minute. C’est beaucoup ? Tu t’accroches à lui, tu n’as pas envie qu’il parte. Tu ne veux plus le perdre comme tu l’avais perdu toute cette dernière année. Et si Mary Fitzgerald fait tout pour vous séparer, qu’elle le fasse. Toi, tu veux juste l’avoir pour toi, et rien. Rien de ce qu’elle fera ne pourra t’en empêcher. Tu fermes les yeux, et tu caresses lentement son torse. Il est magnifique. Tellement beau. C’est Silas. C’est l’homme de ta vie. Et personne n’a jamais eu aucune chance à part lui. Tu le regardes avec amour, et tu l’embrasses du bout de tes lèvres. « Mon dieu Siles, c’était tellement…tellement parfait. Je t’aime Silas. Je t’aime. Et rien de ce que fait cette Mary Fitzgerald ne pourra nous séparer. » Tu le regardes de nouveau et tu te repositionnes dans ses bras. Qu’est-ce que tu aimerais pouvoir rester ici toute ta vie. Dans ses bras. Protégée et aimée. Tu souffles, et tu pourrais presque sentir le sommeil t’emporter. Les morts ne dorment pas, mais tu as presque l’impression qu’il te rend vivante de nouveau. Tu embrasses doucement son torse et passe tes mains dans ses cheveux. Tu le contemples. Il est magnifique.

Et soudain, venant de nulle part, comme une malédiction de malheur, un mal de tête.

Tu ouvres les yeux, et tu trembles. Il fait froid ici. Tu te regardes et tu rougis lorsque tu vois que tu es nue. Tu te relèves rapidement, cherchant du regard quelque chose à mettre, mais ton regard tombe sur quelque chose d’autre. Un homme. Nu. A côté de toi. Mais qu’est-ce qu’il se passe ? Tu prends le drap et te lèves rapidement. « Qui… qui êtes-vous ? » Tu te couvres rapidement avec le drap et tu regardes autour de toi. Où est-ce que tu es ? Est-ce que c’est un fou qui t’as drogué pour te violer ? Est-ce que c’est un pervers sexuel ? Tu essayes d’ouvrir la porte de la chambre, mais tu n’y parviens pas. Il vous a enfermé ? Pourquoi ? Manifestement, il a eu ce qu’il voulait. Il est beau, cet homme, vraiment beau. Mais il t’a violé non ? C’est un méchant. Tu regardes autour de toi, et tu appelles à l’aide avec le seul prénom dont tu sembles de rappeler. « ULYSSE ! ULYSSE ! ULYYYYYYSSE !!! » Tu tournes sur toi-même, tu aurais une crise d’angoisse ? Mais ton cœur ne bat pas. Attend quoi ? Ton cœur ne bat pas ? « Qu’est-ce qui se passe ? T’es qui ? Pourquoi mon cœur ne bat pas ? Où est Ulysse ? » Et tu prends pas la peine de dire ça calmement, tu cris. T’es perdu, t’as peur. Puis, un mal de tête. Atroce. Tu as mal. Si mal. Tu t’effondres par terre. Dans ta chute, tu entraînes une lampe qui se casse à côté de toi. Ça passe. Mais tu te relèves, et tu continues à stresser. Qui est ce type ? Où es-tu ? Où est Ulysse ? Est-ce qu’il va venir te sortir de là ? Tu te retournes, les larmes aux yeux, vers un miroir, et rien ne te choque sur ton… Tu regardes plus précisément, et tu te rends compte que quelque chose manque. Toi. « Pourquoi je me vois pas sur le miroir ? C’EST QUOI CE BORDEL ? » Tu prends un livre posé à côté et tu l’abat sur le miroir, qui se casse rapidement. Pourquoi ça t’arrive à toi ? Qu’est-ce que t’as fait à ce type pour qu’il te fasse vivre tant de mauvaises choses ? Tu l’as blessé, à un moment ou à un autre de sa vie, c’est ça ? Tu veux que quelqu’un t’explique ce qu’il se passe. Et avant tout, avant tout, tu veux que quelqu’un arrive à te calmer. Tu veux voir Ulysse. Tu veux voir Ulysse.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Mar 7 Juil - 17:38

A thousand years

Calliope A. Howard & C. Silas Howard

J'avais un mauvais pressentiment. Un mauvais pressentiment qui m'empêchait d'être heureux, qui m'empêchait de profiter de cet instant. De ce moment d'amour et de passion. Calliope, Calliope ma femme, elle était heureuse. Pour la première fois, on lui avait fait l'amour, pour la première fois elle avait ressenti ces sensations. Et j'étais celui qui lui avait fait l'amour. Tout s'était bien passé. Elle était toujours là, elle n'était pas morte une seconde fois, et mieux encore, elle était heureuse. Après deux ans, nous avions enfin dépassé cette étape. Nous avions enfin fait l'amour, après s'être fait du mal, s'être repoussé. Comme un couple normal, comme si je n'étais pas maudit et destiné à tuer toutes les personnes que je mettrai dans mon lit. Je souriais. J'étais heureux, car enfin nous y étions. Il ne manquait que l'enfant. Et je voulais un enfant. Mais ça, c'était impossible. A cause de moi, à cause de ce que j'avais fait. Je fermais les yeux, je ne devais pas y penser. Nous étions ensembles, nous étions heureux. Mais malgré tout, ce mauvais pressentiment ne me quittait pas, et je n'aimais pas ça. Elle me dit qu'elle m'aime, qu'elle est heureuse et qu'elle ne regrette rien. Je lui adresse un grand sourire et la prends dans mes bras. J'embrasse sa bouche, le bout de son nez et enfin son front avant de fermer les yeux. Et puis tout change. Tout se chamboule. Et mon cœur cesse de battre. Du moins, j'en ai l'impression, mais je sais que ce n'est pas le cas. Elle change de comportement, elle me regarde avec peur. Elle semble me détester. Elle s'éloigne de moi, se lève du lit, couvre son corps. Elle commence à paniquer. Et elle appelle... Ulysse. Je viens de lui faire l'amour, je viens de lui faire l'amour, je viens de lui faire l'amour... ET ELLE CHERCHE ULYSSE! ELLE SE RAPPELLE D'ULYSSE! Je me lève, je me rhabille. Elle se casse la gueule et continue de poser des questions. Je ne réponds rien. Je préfère la laisser me détester. Elle disparaît soudainement. J'hésite. je m'apprête à lui prendre le bras pour la conduire à Ulysse, mais je me ravise. Laissons là dans la merde, elle se souviendra peut-être de qui je suis. J'ai le cœur brisé, j'ai le cœur si brisé. J'ai le cœur en miettes. Et je me mets à pleurer. Je me mets à pleurer parce qu'elle a tout gâché. Parce que je suis convaincu qu'au fond d'elle, elle peut cesser, elle peut cesser d'oublier et elle peut se rappeler de moi. A sa mort, elle s'est protégée de moi, elle s'est protégée de ce que je pourrais lui faire. Mais désormais, désormais je me suis ouvert à elle. Je me suis ouvert sur tous les points. Elle ne peut plus me faire ça. Elle n'en a plus le droit. Alors j'enfile mon dernier vêtement et je claque la porte derrière moi, en pleurant comme un gamin. Je m'arrête quelques secondes et je retire mon alliance et la balance, quelque part dans le couloir. Je n'en veux plus. Je ne veux plus de tout ça. Je ne veux plus qu'elle me fasse du mal de cette manière. J'ai arrêté, à elle d'arrêter désormais.
Et je marche, je descends les escaliers et me dirige vers la chambre de Prism. Elle y est toujours. Elle saura quoi faire de moi. Elle ouvre la porte, et en pleurs, je l'embrasse. Mais elle me repousse, me fout une claque et me tire à l'intérieur de la chambre. Je me fais engueuler. Je me fais vraiment engueuler. Elle ne veut plus coucher avec moi, elle sait ce qui s'est passé ce soir. Elle sait tout, elle entend toujours tout. Elle me sert une bière et me demande de tout lui raconter. Depuis le début. Mais elle ne veut pas être ma consolation ce soir. Non, elle ne veut pas. Et j'en ai assez de me faire jeter par tout le monde. Alors je quitte la pièce en balançant la bouteille au sol et je sors de l'hôtel. Je secoue la grille, aussi fort que je le peux. Je veux sortir. Je n'y arrive pas. A cet instant, je laisserai ma femme à n'importe qui. Je la déteste. Elle m'a brisé le cœur. Mais je renonce, et je me dirige vers le parc. Au bout de quelques heures de marche, je m'allonge sur un banc. Et je m'endors. Je suis malheureux. Je suis malheureux. Faites que tout cela s'arrête. S'il vous plait.
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Mer 22 Juil - 18:55


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Pourquoi est-ce que tout est si bizarre ? Pourquoi est-ce qu’Ulysse n’est pas là, avec toi ? Pourquoi est-ce que… Pourquoi est-ce qu’il part ? Pourquoi est-ce que lorsqu’il passe la porte, tu as mal au ventre, pour une raison inconnue ? Tu arrêtes ta crise, et tu arrêtes de pleurer ou de crier, ou quoique ce soit que tu étais en train de faire. Tu essayes de te calmer. Après tout, c’est peut-être un faux miroir hein, qui sait ? Tu dois te reprendre. Tu le sais. « Calliope ? T’es là ? » Tu relèves la tête. Tu le connais pas lui. Lorsqu’il t’approche, il sourit, mais il t’approche très doucement. Comme s’il avait peur de t’effrayer. Et ça te rassure un peu. Au moins t’es pas nue à côté de lui dans un lit. « Je m’appelle Lloyd. N’aie pas peur de moi. On est ami. Tu t’en souviens pas mais on est amis. Tu peux me dire ce qu’il s’est passé ? » Et il te tend un anneau. Et tu le regardes. Tu as le même à ton doigt. Tu es mariée ? « Qui ? » Il te sourit et finit par s’assoir à côté de toi, perdant sa délicatesse. Il a probablement pensé que le fait que tu lui répondes t’enlevait toutes tes peurs à son propos. C’est probablement le cas. « Il s’appelle Silas. Et je suis étonné qu’il l’ait enlevé. » « Est-ce que je l’aime ? » Tu sais pas pourquoi tu poses cette question. Enfin si, tu sais. C’est parce que t’as peur de l’avoir fait partir. Et si c’était lui, le type à côté de toi ? Et tu as appelé Ulysse et… Oh non. « Oui, tu l’aimes. Et il t’aime. Enormément. » « Est-ce qu’il a les cheveux mi-longs ? Les yeux marrons et est-ce qu’il est très, très beau ? » Il rigole, surement à cause de la dernière partie, mais hoche la tête. Et tu te prends la tête entre les mains. « Calli, qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Tu lèves les yeux vers lui, et tu te prends la tête dans les mains. Et tout te revient. Et la douleur double en intensité. Et lorsque tu relèves la tête, tu es seule. Après ce que vous venez de vivre, il s’en va ? Comme ça ? Sans aucune raison ? Et tu regardes par terre, et là, tu la vois, cette bague. Et t’as l’impression de recevoir un coup de pied dans le ventre. Ton estomac se tord dans tous les sens et tu pleures. Tu prends l’anneau, et tu le sers fort dans ta main. Et tu sors de ta chambre. T’as probablement dû perdre la mémoire. Et t’as probablement… Appelé Ulysse. Oh non. Tu sors de ta chambre rapidement, en courant, et tu traverses les couloirs. Tu croises des gens que tu connais, qui ne te voient pas. Ils ne doivent pas te voir. Probablement que tu as disparu de nouveau. Tu croises Ulysse et tu lui attrapes le bras. « T’as vu Silas ? » Mais il ne te regarde pas, il regarde autour. « Qui est là ? » Ah… Ils ne t’entendent pas non plus. Bah bien !

Tu continues de courir, et tu essayes de voir où est-ce qu’il pourrait être. Où est-ce que ton mari, après une déception comme celle-ci, aurait pu aller ? Tu vas taper à la porte de Prism, parce que c’est ta première idée. Lorsqu’elle ouvre, elle est seule. Donc tu repars. Et tu continues de courir. Et tu croises Hécate, et tu pourrais sourire en l’entendant parler avec son ami, mais tu ne le fais pas, parce que Silas a disparu. Alors tu vas dans la cour. Pour te calmer, réfléchir à où il pourrait être. Et puis, t’aimes bien faire le tour du bâtiment, de temps en temps. Tu finis par t’arrêter dans ta balade lorsque ton cœur se brise. Là, sur un banc, Silas. Avec cette blondasse que t’as vu la dernière fois. Elle est réelle elle, elle peut être vue, elle peut être touchée. Tu lui cris de s’en aller, mais évidemment, elle ne t’entend pas. Elle le prend dans ses bras. Mais pour qui est-ce qu’elle se prend ? Tu t’avances vers elle, avec haine, et tu la pousses par terre. « QUI EST-CE QUE TU PENSES ÊTRE ? » Tu sais qu’elle ne t’entend pas. Mais tu as besoin de lui dire. Tu lui envoies des cailloux dessus, là où elle est tombée. Et elle ne semble pas souffrir. Pourquoi elle souffre pas ? Finalement, tu arrêtes et tu prends Silas dans tes bras. « Je suis désolée, je suis désolée… Tellement désolée… » Il t’entend pas. Pourquoi il t’entend pas ? Tu pleures. Il sent tes larmes au moins. Et il sait que c’est toi. Tu le sais qu’il le sait. La blondasse se lève, vous sourit. Pourquoi est-ce qu’elle sourit. « C’est beau d’être amoureux. » Et elle part en souriant. Qui c’est cette fille ?
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MessageSujet: Re: A thousand years (+) HOWARDS   Dim 23 Aoû - 14:14

A thousand years

Calliope A. Howard & C. Silas Howard

A mon réveil, Anja est là et me caresse doucement les cheveux. Je regarde ses cheveux raides tomber sur mon visage et me relève. J'ai du dormir peu de temps. Une heure peut-être. La nuit est tombée. Elle est noire. Très noire. Et je parviens à distinguer chacun de ses traits avec précision. Elle me prend dans ses bras, et là, je m'effondre. Je me mets à sangloter dans les bras de cette femme qui, malgré tous ses problèmes, continue de m'apporter aide et soutien. Nous savons tout les deux ce que c'est de perdre la personne que nous aimons, et de se perdre soi-même. Elle dépose ses lèvres douces sur ma joue et sa voix retentit alors dans l'obscurité : « Lili m'a tout raconté. Calme-toi. » C'est facile à dire! Qu'Est-ce qu'elle fait, elle, quand Maddox vient lui parler, lorsqu'il essaye de s'expliquer sur la mort de la petite Judith, lorsqu'il lui hurle, lorsqu'il s'enferme dans cette colère noir, et qu'il lui dit entre deux insultes, qu'il l'aime à en mourir? Elle tourne le dos et s'en va sans un mot? Non. Elle pleure. Elle pleure et regarde le ciel, plus par espoir que par réelle croyance, et demande. Demande. Demande. Pourquoi elle, et pas une autre? Pourquoi l'homme qu'elle aime? Pourquoi cette vie, cet enchainement de merdes et de complications. En vérité, nos destins sont étroitement liés. Comme si notre vie était dirigée par une seule et même personne. Et où sont les limites de cette imagination? Qu'allons-nous vivre jusqu'à ce que tout s'arrête? Je baisse les yeux et m'agrippe un peu plus à Anja. J'ai besoin de soutien. J'ai besoin du soutien de cette femme qui est incapable d'en donner à un assassin innocent et détruit par la folie. Mais qui peut, par je ne sais quel miracle, en donner à un tueur en série aux allures d'ange noir. Et j'aimerai pouvoir lui dire Merci. J'aimerai aussi lui montrer ma reconnaissance de croire en ma douleur, en ma tristesse. Elle n'en doute pas. Elle le sait, elle le sent.
Mais soudainement, je ne la sens plus autour de moi. Elle semble avoir disparue. Mais elle n'est pas loin. Elel est au sol, emportée par une force invisible. Je fronce les sourcils et je m'éloigne. Et si c'était Maddox, jaloux? Et si... Mais la seconde suivante, une personne se jette dans mes bras, et je reconnais alors ma femme. La femme que j'aime, et que je détestais un instant plus tôt. Elle s'excuse. Elle semble perdue, détruite. Je l'aime. Calliope, je t'aime. Je la serre dans mes bras et embrasse son front. Anja nous adresse quelques mots et nous quitte. Je la regarde, plein de reconnaisse, et lui adresse un merci silencieux. Elle hoche la tête, et tourne les talons. Je regarde sa chevelure cuivrée s'éloigner dans la nuit noire et je m'éloigne brusquement. « Calli, il faut que je retrouve mon alliance... Je l'ai... » Balancé. Pour changer. C'est très rare. Mais lorsque ça arrive, c'est toujours de la même manière. Et je la serre contre moi et je remarque alors qu'elle a réapparu. Depuis longtemps. Mais je ne m'en étais pas rendu compte. Et c'est alors que je vois ma bague, à son doigt. Avec douceur, je la récupère, la laisse glisser à mon doigt. Je regarde Calli, dépose avec douceur mon front contre le sien. Je ne veux plus jamais la quitter, je ne veux plus jamais qu'on se dispute. Je veux qu'on passe notre vie ensembles. Simplement. Et je l'embrasse.


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