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 May we meet again (+) HOWARDS

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MessageSujet: May we meet again (+) HOWARDS   Mer 6 Mai - 19:22


May we meet again

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Silas & Calliope Howard

Un an. Une putain d'année que je m'étais aventuré dans cet hôtel dans le but de sauver ma femme. Ma femme qui était morte, morte pour revenir à la vie. Des rencontres, j'en avais fait. Des bonnes, comme des moins bonnes. Mais ma vie, mes rencontres, mon propre bonheur, je m'en foutais. Ce qui m'importait, c'était celui de Calliope. Elle, qui, par amour pour moi, s'était condamnée à mourir. Chaque jour, je m'en voulais. L'alcool s'était infiltrée dans mes veines et avait embrumé mon cerveau, m'empêchant alors de canaliser mes pulsions et de la repousser à temps. D'empêcher ce contact sexuel qui avait fait couler le sang. Et comme si l'amour avait entraîné la démence, Calliope avait perdu la mémoire. Du moins, elle la perdait, de temps à autre, obligée de vivre dans un corps qu'elle ne reconnaissait pas, qui ne semblait plus être le sien. Elle était désormais contrainte de retrouver son chemin à chaque black out. Elle devait apprendre, encore et encore, à s'habituer à son corps, à sa manière de bouger, de penser. Elle revivait, sans arrêt, notre rencontre. Et qu'importe le jour, l'heure, je voyais cette chose briller dans ses pupilles. L'amour. Nous étions inévitablement et tragiquement liés pour la fin de nos jours. La fin de mes jours. La fin du monde. J'avais tout de même cette peur qu'elle disparaisse, que son âme que je pouvais voir, toucher, entendre, disparaisse à la seconde où la magie noire quitterait cet hôtel. De nombreuses fois, j'avais réfléchit à la mort, essayant de trouver le meilleur moyen pour moi de mourir. J'espérai qu'en mourant, cette malédiction, cette obscurité disparaîtrait. Mais cet espoir était stupide. J'étais le mal, et même après la mort, ce que je suis ne pourrait s'en aller. Car je suis la mort. J'ai tué Calliope, sans le vouloir, parce qu'elle m'a aimé. Et même si je sais que cette capacité de tuer par le simple fait de m'unir aux autres, je ne la contrôle pas, je me sens coupable et jamais je ne pourrai me pardonner ce crime. Je ne méritais plus son amour, je ne la méritais plus. Et elle, elle avait le droit d'être heureuse, d'être aimée par quelqu'un qui saurait la faire revivre, soigner sa démence, lui offrir lumière, bonheur et joie. J'étais trop sombre pour elle. Nous nous étions mariés sans nous connaître vraiment. Je ne lui avais jamais raconté mon passé, la mort des filles que j'avais aimé. Les meurtres que j'avais commis. La disparition des membres de ma famille, ça elle le savait. Mais c'était la seule chose que je m'étais senti capable de lui avouer.
Je passais la main dans mes cheveux. Comme toujours. Une habitude qui avait le don de faire craquer les femmes. Je le savais, et j'en abusais. Baiser des mortes était le moyen que j'avais trouvé pour combler mes désirs – ces désirs pour ma femme à qui je n'avais jamais fait l'amour, sauf cette seule fois où je l'avais tué – sans faire de mal. Car je prévenais. J'étais marié, je portais mon alliance, et je ne l'enlevais jamais. Jamais. J'étais lié à Calliope pour la vie, et pour l'éternité. Quoiqu'il arrive. Devant la fenêtre, je regardais le soleil qui illuminait la paysage Anglais. C'était une réelle souffrance de ne pouvoir courir et jouer dans les champs. Comme des gamins alors que la télé et internet n'existaient pas. Je me penchais. J'espérai voir ma femme courir dans le parc, comme dans les films d'amour niais. Mais elle n'était pas là. Je soupirais et allais dans ma chambre. Je m'allongeais sur mon lit et fermais les yeux. Je détestais ce lit froid et trop grand pour moi dans lequel elle ne me rejoignait jamais. J'avais prit cette décision, mais je ne la supportais pas. Chaque nuit, elle dormait dans sa propre chambre, à l'autre bout de la suite, et chaque nuit, je me réveillais avec l'envie de la rejoindre, de la serrer dans mes bras et d'embrasser son cou. Et quelque part, je savais qu'elle pensait à la même chose, et elle, contrairement à moi, n'avait pas la chance de dormir comme moi. Les fantômes dormaient d'un sommeil qui n'en était pas un. Plus du somnambulisme, une pâle imitation du sommeil. Et les rêves ? Comment pouvaient-ils rêver désormais alors qu’ils n'avaient pas la chance de pouvoir fermer leurs yeux et de se laisser entraîner dans les abysses d'une autre vie sans logique, sans réalité.
J'allais m'abandonner à mes rêves lorsque j'entendis du bruit. J'ouvrais brusquement les yeux et me levais. C'était la voix de ma femme, accompagnée d'une autre voix qui m'étais alors inconnue. Mon cœur se mit à battre à la chamade. J'étais jaloux, jaloux qu'elle passe désormais du temps dans les bras d'autres hommes. Mais c'était ma décision. Je ne devais pas réagir ainsi, et je le savais. Je fermai la porte de ma chambre, et regardais par l'entrebâillement de cette dernière. Calliope entra, accompagné d'un grand blond moche. J'étais mieux que lui. L'amnésie lui donnait aussi de mauvais goûts. Elle n'était pas elle-même, elle était l'autre. Celle qui ne sait pas qui elle est. Celle qui ne me connaît pas encore. Calliope, vois-tu cette bague à ton doigt ? Souviens-toi de moi, je t'en prie. De l'homme que tu aimes. De l'homme que je suis... Non. Non, ne te souviens pas de moi, mais sois toi-même. Je t'en prie.
Elle ne remarque par son alliance. Elle ne voit que lui, ce balais à chiottes insignifiant qui s'empare désormais de ma suite, mais surtout de ma femme. Elle est flattée, mais elle le repousse. Il lui dit des choses dans l'oreille que je n'entends pas d'ici. Mais je vois. Je vois son regard sur ma femme qui ne me plaît pas. Ma mâchoire se contracte, mes poings aussi. La colère m'envahit. La jalousie. L'envie de la posséder. Moi. Et pas lui. C'est alors qu'il pose une main sur son corps. Son corps que je ne connais pas encore. Que je n'ai pour ainsi dire jamais vu. Il pose sa main sale sur le corps de ma femme. Et elle le repousse, violemment. Elle ne sait plus où elle en est. Il insiste. Je bondis de l'obscurité et me jette sur lui. Je ne peux plus me retenir. Je le frappe au visage de toutes mes forces. « Éloigne-toi d'elle ! » Je le frappe, cognant mes poings contre sa peau blanche. Déjà qu'il était moche, je ne l'arrange pas. Calliope crie. Je me retourne vers elle et la regarde un instant. Il me frappe à son tour. Et je me retrouve désormais en position de faiblesse. Je sens les coups, la douleur m'envahit. J'ai mal, et je m'en fiche. Je m'en fiche car je sais qu'à l'instant où j'aurai abandonné, fermé les yeux, pour m'évanouir ou tout simplement mourir, il retournera vers elle. Je ne réfléchis pas et attrape le premier objet que je trouve et le cogne à la tête. Un livre. Je reprends ma respiration et le tire hors de la chambre avant de refermer violemment la porte, cognant alors sa tête une dernière fois. Qu'il soit déjà mort ou qu'il le devienne, je m'en fous. L'important, c'est qu'il dégage.
Je me tourne alors vers ma femme et la prend dans mes bras. Je la secoue alors, et hurle : « Choisis mieux tes fréquentations ! Il allait te faire du mal Calliope ! Tu ne vois donc rien ?! » Je la regarde. Et je caresse alors son visage. Mais son air paumé m'agace et je m'éloigne d'elle. J'ai envie de l'embrasser comme de la jeter dehors. J'ai envie de l'aimer comme de la détester. Je me mets à tourner en rond dans la pièce, les mains tremblantes. Mes pulsions prennent le dessus, mais j'y fais face. Oui, j'y fais face. Je m'arrête alors, et me tourne vers elle. Je plonge mon regard dans le sien. Si tu savais comme je t'aime...
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Mer 27 Mai - 18:55

may we meet again
howards
L’image que le miroir reflète n’est pas la tienne. D’ailleurs, quand tu y réfléchis, tu n’es pas sure de savoir à quoi tu es censé ressembler. Ni ce que tu fais là. Ni où tu es. Ni qui tu es. Si. Tu sais que tu t’appelles Calliope, et que tu as une belle bague au doigt, même si tu ne sais pas avec quel argent t’as pu l’acheter. Tu sais aussi que tu ne respires pas. Et s’il y a un bien un fait que tu sais, à part celui concernant la tête étant ronde et tournant autour du soleil, c’est que lorsque tu ne respires pas, tu n’es pas censé être en vie. Alors tu te forces à laisser entrer l’air dans ton corps, mais il semble se perdre aux alentours de tes poumons. Un peu comme s’il ne trouvait pas le bon chemin. Tu baisses les yeux un instant et regarde la façon dont tu es habillée. Tu es en jean noir, et tu as un débardeur blanc, c’est assez simple. C’est beau. Tu as dû décider, à un moment ou à un autre, de mettre ces habits là, mais tu n’arrives pas à te souvenir quand. Tu ne te souviens pas de ces cheveux blonds. Ils sont beaux. Mais un peu trop frisés d’après toi. Tu ne te souviens de rien te concernant. T’essayes psychologiquement de te frayer un chemin dans ton cerveau pour retrouver ton passé, au moins retrouver comment tu es arrivée dans un couloir que tu ne connais pas. Et jusqu’à preuve du contraire, un couloir n’est qu’une partie d’un ensemble plus grand, un immeuble ou un château. Comment t’es arrivée ici ? Comprenant que ça n’a aucun impact, tu essayes de chercher si t’arrives à te souvenir de quelqu’un. Une personne. Tu crois être le genre de personne à plus se souvenir des gens que des actions, et t’espères que t’es tombée juste. Ton sourire s’élargit lorsqu’une image apparait dans ton cerveau pourtant si embrumé. Une image d’un garçon. Les yeux marron, le visage métissé. « Ula… Ule… Ulysse. » Tu as prononcé son nom doucement, c’est plus un chuchotement qu’autre chose, mais tu te souviens de lui. Tu te souviens de lui, et pas de toi-même, il doit réellement être important dans ta vie. Ton petit ami peut-être ? Mais l’idée ne te semble pas alléchante. Quelque chose ne doit pas aller avec cette idée. Il ne peut pas être ton petit ami. Alors quoi ? Un membre de ta famille ? Tu comprends que ça s’approche. Oui, un membre de la famille, ça semble juste. Ça semble un minimum logique. Bien plus logique qu’un amoureux. Est-ce que tu es amoureuse ? Non. Ton cerveau semble affirmé que tu n’es pas amoureuse. Tu n’aurais pas oublié celui que tu aimes. Pas si tu te souviens de quelqu’un d’autre. T’aurais bien aimé être amoureuse. « Salut. » Tu te retournes rapidement et te retrouves face à un jeune homme. Il doit avoir une trentaine d’année. Ses cheveux sont blonds, un blond cendré, tirant parfois vers le châtain clair. Il a de beaux et grands yeux bleus. Tu lui souris chaleureusement, parce que c’est ce qui semble le plus juste. « Bonjour. » Ta voix n’est pas encore sûre. Mais il semble rassurant lui, le garçon. Et tu ne sais pas vraiment pourquoi, mais tu lui fais confiance. « Calliope, c’est ça ? » Tu écarquilles les yeux. Alors c’est ça ton prénom ? Calliope ? Et si en fait c’est pas toi et qu’il s’est trompé ? « Je euh… » « Tu as perdu la mémoire. Ouais, ça t’arrive il paraît. » Il semble te connaître. Tu lui souris et hausses les épaules, parce que pour le moment, ça semble la seule réponse qui soit plus au moins logique. « Calliope ? C’est mon prénom ? » Il rigole doucement et pose sa main dans le creux de ton dos. « Allez viens l’amnésique, j’te ramène à ta chambre. » « Ma chambre ? » Il rigole. Ta situation a l’air de l’amuser, tant mieux, c’est bien le seul que ça fait rire. Vous arrivez rapidement à une porte que tu ne reconnais pas. Elle ne te dit réellement rien. C’est la première fois que tu la vois. « Euh, on est où ? » « On est à ma chambre, je prends quelque chose, attend moi là. » Et il s’attend à ce que tu fasses quoi ? Tu sais même pas où tu es. Tu as une chambre ici, et lui aussi. Alors quoi ? T’es dans un internat ou quelque chose comme ça ?

Il ressort rapidement et te prend la main sans même te demander ton avis. Et tu souris. Parce que même si cette main te semble étrangère, ça reste une main qui semble vouloir t’aider. Tu hoches la tête, un hochement de détermination, et tu le suis. « On va où ? Comment tu t’appelles ? Où on est ? » Il rigole de nouveau. En fait, il est énervant. Il te ramène à ta chambre et tu crieras le prénom d’Ulysse jusqu’à ce qu’il réponde. Qu’il soit dans cet endroit lugubre avec toi ou non. Vous arrivez devant une porte. Mais celle-ci réveille quelque chose en toi, comme si tu l’avais déjà vu. « Ma chambre ? » Il hoche la tête. Tu poses doucement la main sur la poignée et tu ouvres, et tu entres. Oui, c’est ta chambre. Tu te retournes et tu vas pour remercier l’étranger mais il est déjà entré dans ta chambre. Et tu rougis, parce que quelque chose te dit que tu devrais être mal à l’aise en sa présence. Probablement le fait que tu sois mal à l’aise. Il s’approche doucement et pose sa bouche pas loin de ton oreille. « Ulysse m’a dit de m'occuper de toi. Il m’avait pas dit que t’étais si belle et si innocente quand t’avais perdu la mémoire. » Ulysse lui a demandé de faire ça ? Mais alors Ulysse t’aime pas ? Il a envoyé un timbré s’occuper de toi. C’est pas une bonne nouvelle, c’est pas bien. Et ça sent franchement pas bon pour toi. Ta respiration s’accélère –manifestement, elle se manifeste que lorsqu’on a pas besoin d’elle– et tu essayes de reculer. Mais il repose sa main dans le creux de ton dos et t’approche de lui. « Et puis en général, t’es inatteignable. La faute à ce Silas de malheur. » T’essayes de te dégager de son emprise. Ce qu’il dit n’a aucun sens, il doit être fou. Sa prise est forte cela dit, et t’as du mal à faire quoi que ce soit. Tu dis rien, t’as pas envie de déranger les éventuels voisins, mais t’essayes de te dégager. Tu fais tout pour. Et soudainement, plus rien. Plus de pression, plus de chuchotements à l’oreille. Mais de la peur. Beaucoup de peur. « Éloigne-toi d'elle ! » Et tu relèves la tête. Et tu vois le blond, le visage aplatit –plus que d’habitude– puis tu le vois lui. Et il le frappe, il ne semble pas vouloir s’arrêter. Et ça te fait mal aux oreilles, et tu ressens des trucs que tu comprends pas. Et tu cris. Parce que tu sembles être capable que de ça. Tu ne sais pas ce qui se passe, tu ne comprends pas, mais tu te retrouves, quelques secondes plus tard, enfermés dans un nouvel étau. Pourtant cette fois, le contact ne te semble pas si étranger. Et outre le fait que tu sois secouée comme un prunier, t’arrives à regarder ton agresseur. « Choisis mieux tes fréquentations ! Il allait te faire du mal Calliope ! Tu ne vois donc rien ?! » Il te crie dessus, mais tes yeux s’écarquillent parce qu’il dégage quelque chose de magnifique. De magnifique et de dangereux. De mortellement dangereux. Il arrête de te secouer, et t’as peur. T’es morte de peur –sans jeu de mots– devant cet homme. Il te caresse doucement le visage et t’as envie de laisser ton visage aller, t’as envie de t’appuyer sur sa main, mais t’es juste capable de le regarder, les yeux écarquillés, l’air complètement perdue. Parce que tu l’es, perdue. Il s’éloigne de toi. Et tu baisses les yeux. « Ulysse. Où est Ulysse ? T’es pas Ulysse ! Qui es-tu ? » Tu t’assois rapidement dans un coin de ta chambre et tu attends. Sans réellement savoir pourquoi, tu fais confiance à cet homme, et puis si jamais tu t’es trompé, tu pourras toujours crier.
electric bird.

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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Mer 27 Mai - 22:56


May we meet again

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Silas & Calliope Howard

Je souffrais autant que Calliope. J'étais là, amoureux du fantôme que j'avais tué, à attendre qu'un amour digne de ce nom se présente à elle et lui offre la "vie" qu'elle aurait du avoir. Je la regardais se perdre, se retrouver, m'aimer et ne plus savoir où aller. Et j'attendais. Sans plus rien attendre de la vie. J'avais tout perdu. J'avais aimé, menti, trahi. J'étais prêt à tout pour que Calliope soit heureuse, mais à rien pour mon propre bonheur. Je ne méritais pas d'être heureux. Je lui avais ôté la vie. Je la regardais, perdue. Je voyais dans ses yeux le trouble, l'incompréhension. Elle m'aimait. Elle ne me connaissait pas, et pourtant, elle m'aimait. J'avais la désagréable impression que quoique je fasse, son amour pour moi ne changerait jamais. Et je l'avais condamné à cet amour, en l'emmenant avec elle, en restant avec elle, dans cet hôtel. J'aurai pu me débrouiller, la faire rouler jusqu'à la grille et m'en aller dans l'espoir qu'elle refasse la vie. Mais j'avais été trop faible pour l'abandonner. Pour la quitter. Car elle était ma vie désormais. Ma main caressait son visage, avec douceur. J'aurai voulu l'embrasser, lui dire à quel point je l'aimais, mais je ne pouvais pas. C'était impossible, c'était trop cruel. Je m'éloignais donc d'elle. Je ne voulais pas prolonger ce contact, nous laisser la chance de nous retrouver. Cet amour était désormais impossible.
Je la regarde. Elle baisse les yeux et prononce des mots qui me brisent le cœur. Pourquoi lui? Pourquoi encore lui. J'ai beau savoir que Calliope n'éprouve aucun amour pour lui, ça ne change rien à ma douleur. Je la regarde, longuement, les bras ballants. Je ne sais que dire, que faire. J'aurai pu sortir de cette chambre et me rendre dans la chambre d'Ulysse pour lui demander de venir. Mais je ne pouvais pas m'y résoudre. C'était avec moi qu'elle était en cet instant. J'étais son mari. J'étais, malgré tout, responsable d'elle. Je passais une main tremblante dans mes cheveux et la rejoignais. Elle était là, assise dans un coin de sa chambre, telle une enfant solitaire et perdue. Je posais mes mains sur ses genoux et je relevai sa tête : « Ulysse n'est pas là. Je suis Silas. Je vis avec toi. Fais moi confiance... » J'attrape sa main et la tire vers moi pour la relever. Je l'emmène jusqu'à son lit et l'allonge avant de dégager ses cheveux de son visage. Je me mets à caresser sa tête avec douceur. J'essaye de la calmer. Mais je sais qu'au fond, c'est nous deux que j'essaye de calmer. Mes yeux parcourent son visage, et s'arrêtent sur sa bouche. Je ne peux pas la désirer encore, je ne peux pas me comporter ainsi. Je me relève, doucement et passe une main sur mon visage. Je me rends alors compte de son regard sur mon alliance. Je cache ma main et sors un paquet de cigarette de ma poche. J'en allume une, et me dirige dans le salon. J'espère qu'elle pensera à autre chose, j'espère qu'elle ne se souviendra pas de qui je suis. Je ne veux pas me disputer, je ne veux pas la rejeter. Je ne veux pas pleurer. Et pourtant, lorsque je reviens dans sa chambre, une main tenant le cendrier, l'autre la cigarette, je sais que mes yeux sont embués de larmes. J'ai mal. Mon dieu j'ai mal. Je m'assois au bord du lit et la regarde. Elle est toujours allongée, elle me regarde. Elle tente de se souvenir de moi, j'en suis sûr. Et pour ça, je ne l'aiderai pas. « Calliope, il faut que tu fasses attention. Parce que tu es amnésique, les gens profitent de toi. Les gens sont mauvais ici. Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur... Je... Je ne le supporterai pas... » Pas une fois de plus. Ces gens dont je parle, j'en fais parti. Je l'ai tué. Et elle n'était pas ma première victime. Ma famille, sur laquelle j'avais lancé une triste malédiction par le simple fait d'exister, June, que j'avais tué de la même manière que Calliope, Hope, qui était morte de tristesse, Kelly, que j'avais assassiné sans aucun remords, et les gens de cette putain de secte. Des cadavres, j'en avais un bon nombre à mon actif. Mais celle à avoir le plus souffert, c'était elle.
Je me levai brusquement. Une idée me vint. Je me dirigeai vers son bureau, attrapais un bout de papier et écrivais : "Chambre 321, chercher Silas". Je retournai auprès d'elle et lui tendais le bout de papier. « Je te donne ça. Garde-le toujours sur toi, ça t'aidera à me retrouver. » Je lui souris tristement et je me lève. Désormais, je dois la quitter. Je dois lui laisser la chance de se souvenir seule et d'oublier les sentiments qu'elle a pour moi. J'attrape mon cendrier, écrase ma cigarette et sors de la pièce. Je me dirige vers ma chambre, mais je n'ai pas le temps d'atteindre la porte qu'une masse se cogne à moi. Je me retourne et sers dans mes bras la femme que j'aime. Elle lève vers moi des yeux embués de larmes et confus. Je sens son souffle. Son souffle chaud de fantôme. Etrange sensation, mais pourtant bien réelle. Mes doigts caressent sa joue avec douceur. Je sens mon cœur battre à tout rompre. Je sais que je fais une erreur, et je ne dois pas. Mais c'est si... compliqué de lui résister, de rester loin d'elle... Je dépose un léger baiser sur ses lèvres et la repousse alors. Les sanglots s'emparent de moi, et avant qu'elle n'ai l'occasion de voir mon visage ravagé par la tristesse et la douleur, je ferme la porte de ma chambre, et m'y laisse glisser. Elle est encore là. Elle est encore là et elle l'ouvre, avec une force que je ne lui soupçonnais pas. J'en envie de crier à l'aide, j'ai envie que quelqu'un vienne me sortir de là, et me dise comment agir. Les yeux que je lève vers elle sont ceux d'un enfant dérouté et suppliant. Je t'en prie mon amour, ne me fais pas ça. Cesse de m'aimer, et tout ira bien.
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Jeu 28 Mai - 0:37

may we meet again
howards
Tu le regardes, de là où tu es assise. Tu sais pas comment réagir à cet homme qui te semble si familier et pourtant si étranger, si dangereux. Il est dangereux, tu viens de le voir. Il a frappé cet homme. Tu sais pas ce qu’il est devenu d’ailleurs, t’étais bien trop choquée pour regarder, pour faire attention à ce qu’il se passait. Cet homme magnifique est dangereux, et pourtant tu cries pas, tu fais rien pour t’échapper, parce que t’as comme une confiance aveugle. Et tu n’as aucune idée d’où elle vient. Il se passe la main dans les cheveux, et il a l’air d’un ange déchu. Tu te sens obligé de baisser la tête pour ne plus le regarder. T’as l’impression que si tu baisses juste les yeux, ça suffira pas, et ils remonteront automatiquement vers lui. Alors tu baisses la tête et tu la bloques vers tes genoux. Tu refuses de le regarder. Et puis, c’est un inconnu, tu devrais pas le dévisager comme ça, c’est pas poli. Tu ne le vois pas, tu ne l’entends pas, mais tu le sens approcher. Tu sais pas décrire ce que tu ressens ou comment tu le sais, mais tu sais qu’il s’approche de toi. Et derrière toi, pour un court moment, tu regrettes qu’il y ait un mur. Ou peut-être que tu es soulagée ? Au tout fond de toi, t’as envie qu’il t’approche. T’as envie de savoir si tu as une relation quelconque avec cet homme qui a défendu ta vertu et qui a l’air tellement dangereux. Il pose doucement sa main sur ton genou, et tu peux sentir ton souffle se bloquer. Pas que ça te tuerait si tu restais avec le souffle bloqué, tu es déjà morte. Doucement, il relève ton visage, et ta poitrine se lève déraisonnablement rapidement. Tu aimes ce contact. Comme celui de tout à l’heure, t’as envie de t’y laisser aller. T’as envie de profiter ce contact, car tu as la mauvaise impression qu’il peut n’être qu’éphémère. « Ulysse n'est pas là. Je suis Silas. Je vis avec toi. Fais-moi confiance... » Silas ? Tes sourcils se froncent rapidement. Il connait Ulysse, c’est peut-être ça qui te choque dans sa phrase. Ou alors, c’est quelque chose d’autre. Un souvenir. Mais pas un souvenir de ta vie, un souvenir de quelques minutes auparavant. Tu fronces encore un peu plus les sourcils, essayant de te concentrer, puis tu ré-entends les mots que tu cherchais. « Et puis en général, t’es inatteignable. La faute à ce Silas de malheur. » Tu relèves la tête d’un seul coup. Silas. Il s’appelle Silas. C’est lui. Tu te demandes pendant quelques secondes pourquoi il te rend inatteignable. Tu réfléchis à toutes les possibilités possibles. Et une en particulier te semble logique. Plus logique que les autres du moins. Il te prend la main et t’attire vers lui, tu te lèves comme une plume. Tu le laisses faire. Tu lui fais confiance. Assez confiance pour ça. Il t’emmène jusqu’à ton lit et t’y allonge. Tu le laisses faire. Tu suis ses mouvements, et tu ne réagis pas. Tu n’as pas besoin de réagir. Il prend soin de toi, et t’as l’impression que c’est un rôle qu’il est censé avoir, alors tu le laisses faire.

C’est étrange cette sensation. Tu ne te souviens de rien, et pourtant tu as beaucoup de sensations. Beaucoup trop. C’en est presque assommant. Une fois que tu es allongée, il te caresse les cheveux, et tu as envie de sourire. Mais tu ne le fais pas. Tu ne souris pas. Tu le regardes. Son visage. Particulièrement ses yeux. Tu les vois détailler ton visage. Tu les vois s’arrêter sur tes lèvres, et rapidement tu te demandes s’il veut t’embrasser comme toi, t’aimerais qu’il t’embrasse. Mais il ne le fait pas, il semble reprendre ses esprits. Il se relève, et c’est là que tu le remarques. Tu remarques que tu avais raison. Il est censé te protéger. Parce que tu as beau ne pas te souvenir de ta vie, tu sais que si deux personnes ont la même bague, et au même doigt, c’est qu’ils sont proches. Mariés peut-être ? Ton cerveau semble marcher bien trop vite, et ça te filerait presque des maux de crânes que tu peux pourtant pas avoir. Il remarque que tu fixes sa bague, et il la cache. Pourquoi est-ce qu’il la cache ? Il en a honte ? Peut-être que t’es pas assez bien pour lui. Peut-être que cette bague est la seule raison pour laquelle il s’occupe de toi. Il sort un paquet de sa poche et s’en va, comme ça. Comme si il ne s’était rien passé. Et toi, tu es perturbé par ce comportement. Comment ne pas l’être ? Tu regardes la porte par laquelle il vient de partir, et il finit par revenir, plus vite que tu ne le pensais. Et tu ne le lâches pas des yeux. Parce que t’essayes de te souvenir de qui il est. Pour le moment, tu te souviens de rien. Et tu détestes ne pas te souvenir. Parce que tu sais, tu sais qu’il est important. Tu sais que tu lui fais confiance, tu sais qu’il est dangereux, et tu sais son prénom. Mais c’est tout ce que tu sais de lui. Pourquoi est-ce que tu peux pas te souvenir de lui ? C’est une sorte de blague ? Ne pas réussir à te souvenir de la personne qui est censé te protéger de tout, qui est censé partager ta vie. « Calliope, il faut que tu fasses attention. Parce que tu es amnésique, les gens profitent de toi. Les gens sont mauvais ici. Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur... Je... Je ne le supporterai pas... » Peut-être que ce n’est pas juste la bague finalement. Et ça te fait sourire. Parce qu’il s’inquiète réellement. Tu baisses les yeux, incapable de le regarder sans rougir. T’as envie de lui parler, de lui dire que si il y a une chose dont tu te souviens maintenant, c’est que t’es surement très amoureuse de lui quand tu t’en souviens. Étonnante chose à dire n’est-ce pas ? Mais soudainement, il se lève. Et t’as peur pendant un instant qu’il parte. Mais il revient avec un papier. Tu le lis rapidement. "Chambre 321, chercher Silas" Et tu souris de nouveau. Parce que tu sais que c’est pour la prochaine fois. Pour la prochaine fois que tu perdras tes souvenirs. Pour la prochaine fois que tu l’oublieras lui. « Je te donne ça. Garde-le toujours sur toi, ça t'aidera à me retrouver. » Tu hoches la tête rapidement. Trop rapidement. T’as envie qu’il reste. T’as envie qu’il reste à tes côtés.

Mais il écrase sa cigarette, et il se lève. Et il se dirige vers la porte. Et cette fois, quelque chose te dit qu’il n’a pas prévu de revenir. Et tu ne peux pas laisser ça passer. Tu ne peux pas le laisser partir « pas encore une fois » te dit une petite voix que tu ne reconnais pas dans ta tête. Mais tu l’écoutes. Et tu te lèves et tu cours jusqu’à lui. Tu t’écrases, face à son dos. Le contact est agréable. Trop agréable. T’as envie de juste rester collé à lui. Il se retourne et te prend dans ses bras. Et tu te sens, en quelque sorte, à ta place. Et ça te fait du bien. Mais pourtant, t’as envie de courir le plus loin possible de lui, comme s’il était d’un danger mortel pour toi. « L’ironie. » Encore cette voix. Tu lèves les yeux sur lui, et t’es pas sure de ce qu’il doit lire dedans. De la confusion, de la peine, de l’amour, tu sais plus ce que toi-même tu ressens. Doucement, ses doigts se posent sur ta joue et tu fermes les yeux. Encore ce contact. Ce si doux contact. Et bientôt un autre, tout nouveau contact. Et ton cœur explose, et ton corps prend feu. Ses lèvres sont douces, et t’as envie de t’appuyer à ce contact mais il l’arrête rapidement. Bien trop rapidement. Il se dépêche de sortir et ferme la porte derrière lui. « Non. Non. Non. Non. » C’est une litanie. Tu veux pas le perdre. Tu veux pas qu’il s’en aille. Tu ouvres la porte, et tu te retrouves face à lui. Tu pleures maintenant. Tu sais pas réellement quand tu as commencé à pleurer, mais tu pleures. Tu te jettes à genoux par terre, à côté de lui, et tu poses ta tête en pleure sur lui. Ton corps tressaute, tes pleures dérègle ta respiration, mais encore une fois, t’es morte donc ça ne change rien. Tu finis par lever la tête vers lui et le visage baigner de larmes, tu ne peux t’empêcher de lui poser la question que tu te poses. « On est mariés pas vrai ? Comment est-ce que je peux t’aimer autant ? Ça fait mal. C’est pas censé faire ça. L’amour n’est pas censé faire ça ! » Tu as crié la dernière phrase. Parce que tu veux comprendre. T’en as marre des sensations. Tu veux des souvenirs.
electric bird.

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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Jeu 28 Mai - 17:19


May we meet again

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Silas & Calliope Howard

Je ne supportais plus de la voir, implorante, perdue et aimante. Elle était comme un livre ouvert. J'étais capable de percer ses moindres émotions, car son regard disait tout. Je voulais qu'elle disparaisse, rien qu'un instant. Afin que je puisse penser à autre chose, afin que je puisse sortir de cette chambre pour m'égarer dans l'hôtel, et qu'elle ne puisse plus jamais me retrouver. J'étais là, misérable, à pleurer car j'étais coincé dans un amour éternel, indestructible. J'espérai qu'elle reste là, immobile, après ce court baiser. Ou qu'elle retourne dans sa chambre. Mais elle ne le fit pas, car quoique je fasse, elle continuerait de m'aimer. J'entendis ses "Non", j'entendis la panique l'envahir. Je me pris la tête entre les mains. Je ne voulais pas entendre sa voix tremblante, pleine d'émotions. Mais le son ne suffisait pas pour me tourmenter. Elle était entrée, le visage ravagé par la tristesse et l'incompréhension. Toujours ces deux même expressions sur son visage. Je secouais la tête, je voulais qu'elle parte, je voulais qu'elle me quitte. Mais elle resta là, et se jeta à genoux, posant sa tête sur moi. Je la pris dans mes bras. Je ne pouvais la laisser là à pleurer. Je la serrai contre moi mais elle s'écarta, et ses mots me brisèrent le cœur, à nouveau. Je le regardai, longuement, sans savoir que dire. Et puis mes bras entourèrent son corps et je l'emmenai à moi. Reste là, sois tranquille mon amour, je suis là. Je pleurais doucement, le visage enfoui dans sa chevelure blonde. Je pris sa tête entre les mains et plongeais mon regard dans le sien. « Mon amour... Je t'ai tué. Je t'ai ôté la vie. Je t'ai ôté la vie parce qu'on s'aimait. On ne peut pas être heureux ensembles... » Mes pleurs redoublèrent, c'était trop dur. C'était bien trop dur. Mes mains tombèrent de ses joues et je la regardai. Je voulais voir sa réaction, je voulais voir la haine et le dégoût envahir ses yeux. Mais il n'en fut rien. Quelque part, elle savait déjà. Elle savait déjà que j'étais dangereux. Je baissais le regard. Je m'obligeais à rester loin d'elle, mais je n'y parvenais pas. Elle était tout ce que j'avais, tout ce que je désirais. Et je n'avais d'autre choix que de le supporter. Mais je n'étais pas assez fort pour.
Je ne parvenais plus à bouger, ni à émettre le moindre son. Je repensais à notre rencontre, à ce jour où elle était apparue en bas de mes escaliers, couverte de sang et paniquée. Elle me parlait d'Hécate, qui avait eut un accident. Elle avait besoin d'aide. Et sous son charme, je l'avais suivit, sans même me dire que je pourrai, un jour, lui faire du mal. Arrivé à l'endroit où sa meilleure amie devait se trouver, on ne trouva rien ni personne. J'ai cru, pendant quelques instants, qu'elle était folle. Mais mon avis a rapidement changé. Je l'ai accueillit, je me suis occupé d'elle. Je me souviens de notre premier baiser, un soir, alors que nous étions prêt de la cheminée. Elle me racontait sa vie, ses soucis, ce qu'elle avait traversé. Je me suis senti proche d'elle, parce que nous étions tous deux des incompris, mal aimé par nos parents. Je me suis senti proche d'elle, et c'est mon cœur battant à la chamade qui a attiré ses lèvres aux miennes. Un doux baiser, plein d'amour, de sincérité. J'aurai voulu lui donner ma vie, j'aurai voulu lui donner tout ce que je possédais. J'ai cru deux fois être amoureux, j'ai cru deux fois avoir trouvé la personne qui donnerait un sens à ma vie. Mais j'étais naïf, je ne savais rien de la vie. J'avais surtout envie d'être aimé, d'être attaché à quelqu'un et de me prouver que je pouvais faire le bien autour de moi. Mais Calliope est arrivée, et m'a montré ce qu'était vraiment l'amour. J'étais prêt à mourir pour elle. Et si aujourd'hui, elle me demandait de mourir pour elle, je m'exécuterai. J'étais sa marionnette, elle pouvait faire ce qu'elle voulait de moi. Sauf m'aimer, sauf s'accrocher à moi. Car ce n'était pas bon pour elle, je ne lui apportai rien d'autre que la mort.
Je ramenai mes jambes à mon torse et y laissais tomber ma tête. Je ne voulais plus penser à tout cela. Je ne voulais plus que mon cœur batte encore pour elle alors que le sien ne battait plus à cause de moi. Je voulais changer de vie, je voulais être quelqu'un d'autre. Je continuais de pleurer. Je ne parvenais pas à m'arrêter. Je ne relevai pas la tête, je ne voulais plus voir son visage. Je ne voulais plus avoir l'occasion de l'embrasser, je ne voulais plus faiblir. « Je n'ai plus que toi. Alors je t'en supplie, sois heureuse, trouve une personne capable de t'aimer autant... Autant que je suis capable de t'aimer pour te laisser partir... » Je restai tête baissée. Je me forçais à cacher mon visage, à chaque mes émotions. J'essuyai mes larmes. Je ne devais plus pleurer, je devais être fort, je devais être fort pour elle. Pour qu'elle trouve la force de s'éloigner de moi. Je devais... Ses mots m'interrompirent. Je relevai la tête et la regardai avec de gros yeux. Ca faisait mal, si mal de la voir comme ça...
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Jeu 28 Mai - 22:09

may we meet again
howards
T’as les yeux en larmes, et tu remarques que lui aussi. Ce que t’as dit à dû lui faire de l’effet. Et probablement mal. Tu voulais pas lui faire du mal, mais tu devais lui dire ce que tu ressens. T’arrives pas à te souvenir de lui, et tu veux savoir. Tu veux savoir comment t’as contenu tous ces sentiments la première fois que tu l’as vu. Il te prend dans ses bras, et t’amène à lui. Il te sert. Fort. Tu pourrais lui demander de relâcher la pression, mais ce n’est pas comme s’il pouvait te tuer. Et puis, tu n’as pas la force de lui demander ça. Tu ne le veux pas en vérité. Tu ne veux pas qu’il te lâche. Jamais si possible. Et puis tu commences à les sentir. Des larmes. Ses larmes. Elles touchent tes cheveux et s’évaporent presque immédiatement. Seulement, elles sont là, tu le sais. Il pleure. Il pleure alors qu’il te tient dans ses bras. Qu’est-ce que ça signifie ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Pourquoi est-ce qu’il pleure ? Est-ce qu’il ressent ça lui aussi ? Ce sentiment qui se fit amour, mais qui est bien plus fort, bien plus prenant, bien plus pénétrant que ce que tu pensais jamais ressentir. Doucement, ses mains se reposent de nouveaux sur ton visage, et il plonge ses yeux dans les tiens. De beaux yeux. Des yeux magnifiques en réalité. « Mon amour... Je t'ai tué. Je t'ai ôté la vie. Je t'ai ôté la vie parce qu'on s'aimait. On ne peut pas être heureux ensembles... » Tu le savais. Tu ne sais pas pourquoi, comment, mais tu l’avais comme deviné. Ça ne te choque pas plus que ça. Il t’a tué. Il t’a assassiné, et pourtant cet amour ne semble pas vouloir s’en aller. Ni de ton côté, ni du sien. Et puis il peut continuer à te voir ici non ? Dans cet hôtel. Après tout, il aurait pu vous arriver des choses bien pires non ? Il pleure plus. Deux fois plus qu’avant. Tu comprends qu’il s’en veut. Bien sûr. C’est ça. C’est aussi pour ça qu’il essaye de partir, qu’il évite de te toucher. Il se sent responsable. Et en un sens, il l’est, responsable. Il t’a tué. Il est responsable de ta mort. Mais quelqu’un t’a amené dans cet hôtel. Et probablement la même personne qui t’a tué non ? Donc lui. Il t’a permis de revivre en quelque sorte. Et pour ça, tu lui en es probablement reconnaissante. Et sans oublier le plus important. Qu’il t’ait assassiné ou pas, tu es follement amoureuse de lui. Et son contact se termine. Il enlève ses mains et le contact se rompt. Et t’as envie de reprendre ses mains. De les reposer sur tes joues, de les embrasser. De l’embrasser lui. T’as besoin d’un contact. Tu en crèves d’envie. Ah, l’ironie des mots.

Il ramène ses genoux à lui et baisse la tête. Il ressemble à un petit garçon à qui on aurait demandé d’aller au coin après qu’il ait fait une bêtise. Mais il n’a pas fait de bêtises. Il t’a tué. Mais ce n’était pas une simple bêtise. C’était un autre niveau. Sa réaction n’est pas appropriée au moment. Pour le moment, t’as envie qu’il te tienne dans ses bras. Et puis, il pourra pas te faire plus de mal qu’il l’a déjà fait n’est-ce pas ? Il t’a tué après tout. L’image d’une voiture te revient en esprit, mais elle repart presque automatiquement. Un sentiment aussi. Un sentiment de plénitude. Un sentiment d’être enfin entière. Et une douleur, extrême douleur. Une suffocation. Et une image. Des yeux ensanglantés, du sang, partout sur le visage. Un visage que tu reconnais. Ton visage. Tu es soulagé, comme tu es apeurée. Parce que tu sais ce que c’est. C’est un souvenir. Le souvenir de ta mort. Et c’est douloureux. Tu regardes la boule en pleure qui est à côté de toi, et tu te rends compte de quelque chose. Quoi qu’il fasse, quoiqu’il puisse dire, tu lui en voudras jamais. Ou peut-être que tu lui en veux. Mais tu n’arrêteras jamais de l’aimer. C’est lui. C’est celui que tu aimerais jusqu’à…pas la fin de ta vie, c’est un exemple qui n’est plus d’actualité. Mais tu l’aimeras aussi longtemps que tu le pourras. Alors tu le regardes juste en train de pleurer, incapable de faire quoique ce soit. Ne sachant pas quoi faire, comment réagir. Et il reparle. Sa tête encore enfouie dans ses genoux. Comme s’il refusait de te voir, de te regarder. « Je n'ai plus que toi. Alors je t'en supplie, sois heureuse, trouve une personne capable de t'aimer autant... Autant que je suis capable de t'aimer pour te laisser partir... » Tes sourcils se froncent, tu te recules de lui. Tu continues de te reculer. Et vite tu te rends compte que tu as atteint l’autre côté de la pièce. Derrière toi, le mur opposé au mur sur lequel ton mari est appuyé, effondré comme un petit garçon. Tu baisses la tête à ton tour, incapable de trouver quelque chose à répondre. Et tu le vois s’essuyer les yeux. Tu restes appuyée au mur, et tu arrêtes de réfléchir à une réponse. Tu fermes les yeux, et en quelques secondes, repense à la conversation que vous venez d’avoir. Tu repenses à tes sentiments. A ses sentiments à lui. A ses paroles, et à ce que tu lui as dit. « Alors c’est ça ? Tu veux quoi au juste Silas ? Tu veux que j’appelle Ulysse ? Tu veux que je lui dise que ses efforts ne sont pas vains et qu’il peut m’avoir vu que mon mari ne me veut plus ? Tu veux que je lui demande de m’embrasser là ? Juste devant toi ? Tu veux aussi que je lui demande d’inaugurer ma chambre peut-être ? C’est ça que tu veux Silas ? Tu veux quelqu’un qui m’aime ? Tu veux quelqu’un qui m’aime autant que toi ? Tu veux quoi ? C’est ça que tu veux Silas ? Tu veux que quelqu’un prenne ta place dans mon cœur ? Ou peut-être que je devrais rappeler le blond de plus tôt ? Celui qui tu as frappé, tu sais ? Je peux lui demander de reprendre là où il s’était arrêté ! Après tout… » Tu t’arrêtes. Tes paroles sont dites calmement. Tu es trop énervée pour lui crier dessus. « Après tout, c’est ça que tu veux… » De nouveau, les larmes coulent sur tes joues. Tu es frustrée, énervée, et tu es indéniablement amoureuse de la personne qui t’a ôté la vie.
electric bird.



HJ:
 
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Jeu 28 Mai - 23:01


May we meet again

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Silas & Calliope Howard

Je n'en pouvais plus. C'était insupportable. J'aurai voulu disparaître, m'évaporer et ne plus jamais fouler cette Terre. Je restai là, le visage enfoui dans mes jambes, à attendre que quelque chose se passe, à attendre que la magie noire de cet hôtel vienne me retirer plus que la vie. Mais je devais accepter le fait que j'étais là pour souffrir, et non pas pour être heureux. Je sentis Calliope s'éloigner de moi. Un instant, j'eus l'espoir qu'elle s'en aille, dégoûtée par la personne que j'étais. Mais au lieu de cela, elle prit la parole, et chacun de ses mots étaient pour moi un coup de couteau transperçant mon cœur. Je relevai doucement la tête. La rage avait désormais envahit mon visage. Je lui en voulais de m'avoir dit cela. Mais je la reconnaissais bien. C'était elle. Ma femme. Ulysse. Lui. Toujours. Encore. Il était là, à me narguer. Lui ne tuait par en faisant l'amour, lui apportait lumière et bonheur à la femme que j'aimais. C'était lui l'homme parfait pour elle, et pourtant, je le haïssais, je ne supportais pas l'idée qu'il puisse un jour poser ses mains, ses lèvres sur son corps. Je me relevai et envoyais valser la lampe qui se trouvait sur la table de nuit. Je passais les mains dans mes cheveux, les arrachais presque. Elle n'avait pas le droit de dire ça. Elle ne savait pas ce que je voulais. Et moi non plus je ne savais pas. Je restai immobile et la regardais. Longuement. Longtemps. Ma poitrine se soulevait régulièrement, un peu trop fort. La haine, la rage, la colère s'était emparé de mon esprit, de mon corps. Mais surtout l'amour, l'envie. L'envie de la posséder comme l'avait désiré, quelques minutes plus tôt, ce putain de blond à qui j'avais détruit cette face. Je ne savais plus quoi faire.
Je m'élançais vers elle et attrapais son visage entre mes deux mains. Je plaquais mes lèvres contre les siennes et l'embrassais avec passion, amour, douleur et souffrance. Tant d'émotions traversaient mon esprit, mon corps. Je la voulais. Je la voulais par dessus tout, je la voulais pour moi tout seul et pour toute la vie. J'attrapais ses jambes et les enroulais autour de moi. Je la plaquais contre le mur, et tandis que mes larmes au goût salé se joignaient à nos baisers, je caressais son visage. Son corps. Je faisais une erreur. Une grave erreur. Et j'en étais conscient. Mais à cet instant, je n'avais qu'une envie, c'était tout oublier. C'était me laisser aller et... Je ne pouvais y penser. Je ne pouvais y penser, y songer, l'envisager. Non, je ne pouvais. Et pourtant, je continuais de l'embrasser. Mais comme pour me torturer, les images de notre dernier contact de vivant à vivant me revinrent. Je m'éloignais soudainement et la regardais, une de mes mains toujours sur sa joue. « J'aurai aimé... J'aurai aimé te faire des enfants, j'aurai aimé qu'on fonde une famille. Qu'on vive heureux. Pas qu'on... Pas qu'on meurt heureux... » Mais je l'aimais, et cet amour était incontrôlable. Je me rapprochais à nouveau d'elle et reprenais où je m'étais arrêtée. Je pris ses jambes et me retournais. Je la déposais doucement sur le lit. J'aimais sentir son corps contre le mien. Et à cet instant, je remerciai cet hôtel de m'offrir l'occasion de la sentir, même après la mort. J'embrassai son cou, la naissance de sa poitrine et remontais vers sa bouche. Je n'avais pas le droit de me laisser aller. Je n'avais pas le droit. C'était insupportable. Insurmontable.
« Je t'aime mon amour. Mon dieu je t'aime. Je suis désolé... Je suis désolé pour ce que je t'ai fais. J'aimerai te donner ma vie... » Mes larmes sont toujours là, mes baisers toujours aussi passionnés. Je repense à toutes ces femmes que j'ai baisé - car concrètement, aucun autre mot n'est assez fort pour définir ces instants -, et je me rends compte qu'aucun de ces moments n'était aussi intense que celui là. Je sens ses mains parcourir mon dos. Des frissons traversent mon corps. C'est si bon de te retrouver Calliope, c'est si bon de goûter à nouveau à tes lèvres, de sentir ton souffle, ton amour, ton envie. Je t'aime. Je m'imagine alors à sa place. Si c'était elle qui m'avait tué, si c'était moi qui étais amnésique, je ne lui en voudrais pas. Je l'aimerai de la même manière, et même encore plus fort - si l'aimer plus était possible. Je la comprends désormais, je comprends son acharnement. Et pourtant je sais que mes positions ne changeront pas. Mais pour le moment, j'ai besoin d'elle, de la chaleur de son corps. De cet amour qui me fait vivre. Je revis à nouveau. Comme si, en lui ôtant la vie, j'étais mort avec elle. Quelque chose renaît, quelque chose que j'avais oublié. L'espoir? Non. Le bonheur. Je continue de l'embrasser, et mes mains continuent de parcourir son corps. Laissons-nous cet instant. Non. Nous ne pouvons pas. Et pourtant. Et pourtant...
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Jeu 28 Mai - 23:49

may we meet again
howards
Et tu pleures, et tu pleures. T’as l’impression que c’est la seule chose que t’arrives à faire. Et c’est dérangeant. T’as l’impression de ne pas réussir à contrôler ton corps. Et ça te rend dingue. T’essayes d’arrêter de pleurer. Mais tu n’y arrives pas. D’ailleurs, tu t’en veux presque de lui avoir dit ça. Mais après tout, c’est lui qui l’a cherché. Il a été le premier à te dire qu’il fallait que t’ailles voir ailleurs. Le pire dans tout ça, c’est que t’as toujours pas retrouvé ta mémoire. Et t’as déjà l’impression que vous vous disputez comme un vieux couple marié. Tu continues de pleurer, tes larmes continuant de ravager ton petit visage rond. Mais du mouvement de l’autre côté de la pièce te fait relever la tête vers Silas. Et il est là, debout, et il ne pleure manifestement plus. Son visage est totalement différent. A vrai dire, là, il te fait peur. Mais tu l’aimes toujours. Même quand t’as l’impression qu’il serait capable d’ôter la vie à quelqu’un. En le voulant, pas par accident. D’un geste rapide, il envoie balader la lampe de chevet. Il est énervé. Il a la rage. Et toi tu le montres pas, mais tu souris. Parce que tu aurais jamais fait ça. Tu serais pas allé voir Ulysse. Ni ce type blond. Tu serais pas allé les voir. Même s’il te l’avait demandé. Mais tu te doutais qu’il te le demanderait pas clairement. Parce qu’il t’aime. Et qu’il est jaloux. Tu ne sais pas d’où tu tiens ça, ou si tu commences à te souvenir de quelques trucs, mais il est indéniablement jaloux. Et sa réaction te prouve juste que tu avais raison. Tu l’as provoqué. Sous le coup de la colère, et de ta peine. Mais tu l’as provoqué. Et méchamment. Et il réagit. Violemment. Tu le regardes faire, le sourire aux lèvres et pétrifiée. Parce que tu es heureuse de le faire réagir. Tu es contente qu’il comprenne enfin que non, il ne veut pas te perdre, même s’il prétend le contraire. Mais cela dit, il te fait peur. Il passe frénétiquement sa main dans ses cheveux, comme pour essayer de se calmer. Ou pour essayer d’éviter de taper quelque chose. Un temps de silence total. Un temps où il ne se passe clairement rien. Un moment d’attente où la pression monte, petit à petit.

La tension se fait insoutenable, et en un éclair, il s’approche de toi. Rapidement. Tu as le temps de te lever, et tu te retrouves à quelques centimètres du mur lorsque ses mains entourent ton visage. Tu ne réagis pas. Ton corps te cris que c’est normal, que c’est ce qu’il devrait se passer. Que c’est ce qui est censé se passer. Que c’est naturel. Ses mains à lui sur ton visage à toi. Puis vient ce deuxième contact, rapidement après le premier. Le baiser. Un baiser qui communique tellement sur ce qu’il ressent. Et il pleure. Les larmes communiquent aussi. Il a de la peine. Il peine à rester éloigner de toi, et tu n’arrêtes pas de le ramener, de plus en plus. Tu ne peux t’en empêcher. Il est énervé. Il t’aime. Il te déteste. Tout en même temps. Et toi, tu sais plus. Tu sais plus ce que tu ressens. Trop de choses. Tu comprends trop de choses. Tu n’arrives pas à comprendre les signaux que ton corps t’envoies, c’est impossible, il y en a bien trop. Très vite, il attrape tes jambes, et avec un petit saut, tu les passes autour de ses hanches. Les choses que tu ressens à ce moment-là, tu ne peux les expliquer, tu ne pourrais les exprimer. Mais trop de choses en même temps. T’as envie de crier, t’as envie de le frapper, mais avant tout, t’as envie de l’aimer. T’as envie de l’aimer comme tu l’as aimé dans cette voiture il y a un an. Pendant un court instant, tu te demandes comment ça se fait que tu te souviennes que c’était il y a un an, mais le fait qu’il te plaque contre le mur de derrière te fait oublier tes pensées. Tu as autre chose sur quoi te concentrer. Quoique, quand tu y penses, tu subis. Tu le laisses faire. Tu lui appartiens. Et c’est tout ce que tu demandes. De lui appartenir. Complètement. Et tout d’un coup, plus rien. Il s’éloigne, mais garde sa main sur ta joue. Tu respires difficilement, mais ce n’est pas ton cœur qui va s’en plaindre, il ne bat plus. « J'aurai aimé... J'aurai aimé te faire des enfants, j'aurai aimé qu'on fonde une famille. Qu'on vive heureux. Pas qu'on... Pas qu'on meurt heureux... » T’as envie de lui répondre que l’important, c’est quand même d’être heureux, mais tu dis rien. Parce que c’est sa réflexion, et que de toute façon pour le moment, t’as pas envie de parler du tout.

Il se rapproche de toi et de nouveau, s’empare de tes lèvres. Il t’emmène rapidement et t’allonges sur le lit. Il l’a fait il y a quelques minutes déjà, mais pas dans la même intention. Et cette pensée te fait sourire. Ca, ou le plaisir que tu ressens à ce moment. Tu l’aimes. Tu pourrais pas être là, dans une mort qui ne s’arrêtera jamais, sans lui. Tu ne pourrais pas faire ce que tu fais sans lui en général. Tu ne pourrais pas. Tu ne pourrais jamais passer à autre chose. Et tu n’aimeras jamais quelqu’un d’autre autant que tu l’aimes lui. Jamais. Il t’embrasse le cou, et tu fermes les yeux, appréciant la sensation, les sentiments qu’il transporte avec ses baisers. Il reparle rapidement, réussissant pourtant à ne pas briser ce lien, ni l’état de béatitude dans lequel tu te trouves. « Je t'aime mon amour. Mon dieu je t'aime. Je suis désolé... Je suis désolé pour ce que je t'ai fait. J'aimerai te donner ma vie... » Il reprend ses baisers, et il pleure. Et tu pleures aussi. Parce que ce qu’il vient de dire te touche réellement. Il s’en veut à mort. Et au premier sens du terme. Tu passes tes mains dans son dos, parce que tu veux le sentir encore plus prêt. Tu fermes les yeux et réussis à te frayer un chemin jusqu’à son oreille. « Je te laisserais jamais faire. Je ne te laisserais pas mourir pour moi Silas. Je t’aime bien trop pour ça. » Tu prends son visage dans tes mains et tu l’embrasses. C’est la première fois que tu inities le mouvement, mais t’as besoin de ça. T’as besoin de ce contact pour lui transmettre tout ce que tu ressens pour lui. Ton amour, ta peine, ta haine, mais aussi ta reconnaissance. Tu l’as emmené ici, il a fait en sorte que même morte, tu puisses continuer à le voir, à le toucher, à être sa femme. Tu lui transmets toutes tes sensations, tous tes sentiments, et tu veux qu’il pige. Tu veux qu’il comprenne que jamais tu ne le laisseras partir. Jamais tu ne le laisseras t’autoriser à partir. Tu es à lui, et à lui seulement. Point final. Il n’y a pas de débat possible.
electric bird.

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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Ven 29 Mai - 12:55


May we meet again

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Silas & Calliope Howard

Depuis un an, je m'évertuais à rester à l'écart de ma femme. Je voulais lui donner la chance de reconstruire sa vie, de recommencer à zéro, et surtout, d'être heureuse. Je n'avais jamais imaginé, qu'un jour, je puisse détruire la vie de quelqu'un à ce point là. Et le pire dans tout cela, c'est que ce n'avait été en rien volontaire. J'avais tout simplement rêvé d'amour et de bonheur. En la rencontrant, mon monde avait changé, avait été chamboulé. Je ne vivais désormais que pour elle, que pour vivre quelque chose avec elle. Mais entre temps, la mort avait emporté l'un de nous deux, me précipitant au bord du gouffre. J'étais prêt à abandonner, à me laisser tomber moi aussi. Mais dans cet l'hôtel qui avait permis à ma femme d'exister même après la mort, mourir n'était pas une solution. Et j'étais donc condamné à me battre avec mes démons, avec mes envies, et à me tenir à l'écart. C'était ma punition. Ma punition pour avoir été égoïste et pour avoir voulu aimer et être aimé. Mais ce soir, j'étais faible, et j'avais besoin de la retrouver, j'avais besoin de son amour. Nos baisers ne cessaient pas. Nous étions comme deux aimants : nous avions beau nous éloigner quelques temps, nous restions incapables de demeurer loin l'un de l'autre. Mes mains se font plus pressantes sur son corps. Jamais encore je n'ai pu poser mes mains sur son corps de cette manière. Toute cette année qui avait précédé notre mariage, nous avions su nous passer du sexe. J'avais su me tenir à l'écart d'elle, faisant de cet acte quelque chose de tabou. Nous n'en parlions pas, nous n'y pensions pas. Et je pensais, oui, j'étais certain que tout allait bien. Mais je m'étais trompé. Je m'étais trompé car j'avais nourrit l'envie de ma femme à mon égard. Je l'avais nourrit à tel point que sous l'effet de l'alcool et elle n'avait pu rester à distance. Elle s'était condamnée. Et moi. Moi qui m'interdisais, depuis Kelly, tout contact sexuel, je n'avais su la repousser. Je n'avais su la repousser car je l'aimais, j'avais envie d'elle, et quelque part, j'avais espéré que l'amour guérisse cette maladie qui ôtait la vie des autres.
Mais maintenant, faire l'amour à Calliope n'était qu'une question de principe, qu'une question de morale. Je n'avais pas de morale. J'avais tué des dizaines de personnes par haine, par vengeance, par amour. Toujours et encore la même chose. Et sincèrement, je n'avais, à présent, aucune envie de m'enfermer dans des règles, dans des principes alors que je vivais dans un hôtel où nous avions le droit, où nous étions même encouragés à tuer le premier venu. Il n'y avait plus de règles. Plus aucune. Alors je m'abandonnais. Je continuais de l'embrasser. De parcourir, de découvrir son corps. Mais je lui devais des excuses. Je ne pouvais me résoudre à aller plus loin si des excuses n'étaient pas présentées. Cet amour me rendait fou. D'un côté, j'avais envie de la repousser, de la rejeter pour qu'elle puisse me détester et ne plus jamais m'approcher, ne plus jamais m'aimer. Et d'un autre, j'avais envie de l'aimer, j'avais envie que notre histoire reprenne. Que nous vivions heureux. Comme si rien ne s'était passé. J'étais perdu. Perdu dans mes tourments, dans mes peurs, dans mes regrets. Il n'y avait pas de bonne solution, c'était tout simplement à moi de faire un choix. Le meilleur des choix. Et honnêtement, je ne savais pas si, actuellement, je faisais le bon. Alors je m'arrêtai, quelques secondes, afin de lui dire ce que j'avais sur le cœur. Et ses mots, les mots qu'elle me chuchota à l'oreille me réchauffèrent le cœur et j'eus alors l'impression de l'aimer encore plus. Un amour infini. Jamais elle ne me laissera mourir pour elle. C'est ce qu'elle me dit, c'est ce qu'elle me souffle. Mais je ne me vois pas, à soixante dix ans, être à côté d'elle, jeune, toujours aussi belle. Un jour je me laisserai mourir, quand je sentirai que le moment est approprié. Si ma vie est donc de vivre à ses côtés, alors je la vivrai, je l'accepterai. Je pense. Non. Je ne dois pas. Vieux, elle ne voudra plus de moi. Boitant, portant des couches et sans cheveux. Mes cheveux bruns. Longs. Je ferme les yeux. Elle m'embrasse, elle m'attire à elle. Et je ressens ce qu'elle ressent. Elle m'aime. Elle me hait. Elle est heureuse. De la reconnaissance aussi. Je n'en peux plus. Je glisse mes doigts le long de sa poitrine, de son ventre et lui ôte son tee-shirt blanc. Je découvre son corps, un corps magnifique que je pensais ne jamais voir. Je souris. Je l'aime, je l'aime encore plus. Je la serre contre moi et embrasse son cou, ses épaules, la naissance de ses seins, et son ventre. Mes mains se promènent sur son corps, sans savoir où aller. Mon corps est fou, mes mains aussi. Je deviens fou. Elle me rend fou. J'embrasse ses lèvres à nouveau. Je l'aime trop. Je l'aime tellement. Je ne sais comment, je n'y ai pas fait attention, mais je me retrouve torse nu contre elle. Je sens sa peau. La chaleur de son corps pourtant mort. Elle me semble là, et pourtant si irréelle, pourtant si inatteignable. Je ne comprends pas. Mais je m'en fous.
Je rêve. J'ai l'impression d'être dans un rêve. Et pourtant je la sens, je la touche, je l'embrasse. Jamais je n'aurai pu penser que nous puissions être aussi proche, et pourtant si loin... Car la mort nous sépare, et pourtant, nous sommes là, dans un corps à corps incessant. Mes caresses se font de plus en plus pressantes. Je n'ai pas envie de parler, j'ai juste envie de me laisser aller. Je suis bien. Anormalement bien. Mais je sais que cette sensation de plénitude prendra fin dans quelques heures. Je sais qu'elle retrouvera la mémoire, je sais qu'elle se mettra en colère pour avoir ainsi cédé, et pour continuer à la repousser. Mais j'ai besoin d'elle. J'aimerai que les choses se passent bien. Comme elles auraient du se passer depuis le début. Et puis les choses reprendront leur cours. Je retrouverai Calliope, sans mémoire, sans aucun souvenir de sa vie. De qui je suis. De ce que nous sommes l'un pour l'autre. C'est un éternel recommencement, qui, je pense, ne prendra jamais fin.
Je n'aurai su dire depuis combien de temps nous étions là à nous embrasser. A nous déshabiller. Rapidement, le sol fut couvert de nos vêtements, et il ne resta plus que sur nous, les seuls vêtements me permettant de m'unir à elle. Je regardais son corps, je l'embrassais, et rien ne semblait m'arrêter. Mon cœur battait à la chamade. J'avais attendu cet instant si longtemps, que désormais, je n'étais plus capable de réfléchir. Je la déshabillais entièrement, et je me débarrassais de ce qui restait. Je m'allongeais sur elle, et enfouissais ma tête dans son cou. Cette sensation, je ne l'avais jamais senti, cette sensation d'être nu contre elle. Je relevais la tête, plongeais mon regard dans ses yeux et bougeais mon bassin afin que nous puissions... Non! Le corps de June, nu, dans ma chambre. Son corps ensanglanté. Ses yeux pleins de sang. Kelly. Les gens de la secte. Du sang, du sang partout. Du sang sur mes mains. Je les ai tué. Je leur ai ôté la vie. Calliope, dans ma voiture, agonisant. Ses yeux pleins de sang. Son corps sans vie. NON! Je m'éloigne, presque en sautant du lit et attrape mon caleçon. Je le remets. « Non. Non. Non. NON! Je ne... JE NE PEUX PAS!! » Et les objets volent. Je casse tout. Je cogne tout ce que je trouve. Je ne pleure pas, non. Je suis en colère, je panique. Je tourne en rond, en répétant que je ne peux pas. Je ne peux pas. Je frappe dans le mur. Tellement fort que ma main se retrouve pleine de sang. Je m'effondre au sol. A nouveau. Jamais nous ne serons heureux. Jamais.
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Ven 29 Mai - 21:11

may we meet again
howards
Tu penses ce que tu lui as dit. Tu le penses vraiment. Jamais tu ne le laisseras mourir. Pas pour toi. Tu ne pourras pas empêcher une catastrophe ou une maladie, et bien que ça te peine de le penser, tu ne pourras pas non plus empêcher un meurtre. Mais du moment que c’est un choix qu’il prend lui, alors non, tu es contre. Tu ne le connais pas. Quand on y repense, tu ne le connais que depuis quelques minutes. Mais tu ne pourrais déjà pas supporter qu’il sorte de ta vie. Non. Pas quand ses baisers te font ressentir tellement de choses. Pas quand tu as autant envie de t’unir à lui. Pas quand la seule chose que tu veux, c’est que ton corps et le sien ne fassent qu’un. Tu fermes les yeux sous le surplus de sensations, tu cherches le plus de contact que tu peux. T’essayes de faire en sorte que chaque millimètre de ton corps soient collés à chaque millimètre du sien. Tu veux qu’il soit tien, que tu sois sienne. T’as envie de ne jamais quitter ce ballon de sureté. De ne jamais arrêter de l’aimer. Et tu ressens qu’il n’y aucun risque. Jamais tu n’arrêteras de l’aimer. Jamais. Ses baisers sont de feu, son touché est de glace, mais d’un sens ou l’autre, tu brûles. Et c’en est presque aussi douloureux que s’en est jouissif. T’as envie de lui crier d’arrêter. Ou de lui crier d’aller plus vite, de plus te toucher. D’en finir. En quelques minutes, tes baisers sont partout. Ils sont autant sur tes lèvres que sur les autres parties de ton corps. En quelques minutes, vous êtes tous les deux en tenue d’Adam, ou presque, et ça ne semble pas vous déranger outre mesure. Toi en tout cas, ça t’arrange. Plus de contact, plus de contact, plus de contact. T’as l’impression d’être une sangsue qui a besoin de la peau de Silas contre la sienne pour pouvoir continuer à vivre. Mauvais emploi du terme. Pour continuer à exister. T’as l’impression que sans lui, tu es inutile, barbante, ennuyante. Ton cerveau n’arrive pas à réfléchir ni à former des pensées cohérentes. Là-haut, c’est une litanie de son prénom. Juste son prénom. Silas, Silas, Silas, Silas, Silas… Tu ne sembles pas pouvoir t’arrêter. Et ton corps semble d’accord. C’est d’ailleurs peut-être lui qui a pris le dessus depuis tout à l’heure. Tu ne sembles pas pouvoir réagir, et tu ne peux pas blâmer ton pauvre cœur…il ne bat plus. Ton cerveau, le centre de tes émotions, de l’amour que tu as pour lui semble anesthésié par le désir que ton corps ressent pour le sien. Comme s’il était le seul moyen pour toi de t’exprimer sur le moment présent. Tu es perdue. Complètement pommée dans les sensations. Et à y réfléchir, tu sais pas si tu préfères être perdue dans tes émotions, dans tes sentiments ou dans tes sensations. Mais expérimenter les trois en à peine trente minutes est fatiguant. Bien plus fatiguant que tu n’aurais pu l’imaginer. Sur le moment présent cela dit, tu ne penses pas à tout ça. Tu le dévores des yeux, t’as envie qu’il t’appartienne. T’as juste envie qu’enfin vous vous unissiez et que cette douleur, ce désir dévorant disparaisse. T’as envie d’en finir. T’as envie de connaître ce plaisir que tu n’as jamais encore connu ni vécu. Tu ne te souviens pas encore de ta vie avant ton amnésie, mais tu es sure d’une chose. Jamais. Jamais tu n’avais ressenti quelque chose, senti quelque chose d’aussi fort, d’aussi compliqué, d’aussi déstabilisant, et d’aussi plaisant à la fois. D’aussi effrayant. Bien vite, il est nu, et tu fermes les yeux. Parce que c’est le moment. Tu le sais, tu le sens, tu le… « Non. Non. Non. NON! Je ne... JE NE PEUX PAS!! »

Tu entends presque le bruit du moment qui se brise en mille morceaux. Ou est-ce ton cœur ? Au début, tu ne comprends pas, tu le regardes remettre son bas, et tu es encore en transe, sans comprendre ce qu’il se passe. Puis, il s’énerve. Il est frustré, énervé, et terrifiant. Tu te recroquevilles sur son lit, les jambes repliées contre ta poitrine, et tu pleures. A croire que tu ne sais faire que ça. Tu pleures, et tu lui cris d’arrêter, mais derrière sa folie, ton mari ne semble pas t’entendre. « ARRÊ… » Mais tu stoppes ta phrase. Tu as mal à la tête. Tu penses pendant un instant que c’est le trop plein de pleures, ou le bruit des choses se fracassant contre les murs, mais tu comprends rapidement que ce n’est pas le cas. Tu fermes les yeux, ce mal de crâne est bien trop horrible pour que la lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle s’en mêle. Un déclic. Un petit clic dans ta tête, et tu rouvres les yeux.

Tu vas pour te lever et aller chercher un doliprane dans la pharmacie, mais tu te rends compte que t’es pas dans la grande salle. Et t’es pas avec Hecate. Devant toi, un Silas balançant des trucs sur les murs. Manifestement énervé. Et ce n’est qu’à ce moment que tu te rends compte que t’es nue. Comme un ver. Dans le lit de ton mari. Pas que ce soit un choque pour un couple marié. Mais disons juste que vous faites en général exception. Et vite, les pièces du puzzle se mettent en place dans ta petite tête. T’as du perdre la mémoire. C’est la seule raison valable pour qu’il t’ait laissé l’approcher en premier lieu. « Et merde Silas. » Tu fais une pause, exprès, pour qu’il comprenne que oui, t’as retrouvé toute ta tête. « Faut que j’aille jusqu’à perdre la mémoire pour que tu me touches ? Mais attend, on est vraiment mariés ? Parce que franchement des fois, j'ai des doutes. » Oh, ton tons est parfaitement calme, mais en réalité t’es l’exact opposé de calme. Là, tu flippes. T’es énervée, heureuse, et particulièrement en colère contre Silas. Parce qu’au final, faut pas être une voyante pour comprendre ce que vous étiez en train de faire, et qu’en plus d’être en flippe, énervée, heureuse, et en colère, t’es à bout de souffle, manifestement dans l’attente de quelque chose que tu sais, n’arrivera pas de sitôt.
electric bird.



Dernière édition par Calliope A. Howard le Ven 29 Mai - 22:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Ven 29 Mai - 21:57


May we meet again

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Silas & Calliope Howard

J'étais con. Trop con. Je m'étais laissé emporter par mes émotions. Je tournais en rond, je ne savais plus quoi faire je ne savais plus où aller. Un instant, j'avais cru revivre la mort de Calliope. Je m'étais perdu dans mes émotions. Et cette fois, je n'étais pas sous l'emprise de l'alcool, j'étais tout simplement amoureux. Mon cœur battait encore vite. A vrai dire, j'avais du mal à me remettre de mes émotions. Nous étions à deux doigts de faire vraiment l'amour, et pourtant, je m'étais éloigné. Je l'avais rejeté, une fois de plus. Tout simplement parce que j'étais redevenu moi-même, le mari protecteur qui fera toujours tout pour protéger celle qu'il aime. Et je n'étais pas la bonne personne pour lui apporter la sécurité, l'amour, la stabilité. Je passais une main dans mes cheveux. Comme toujours, pour me calmer. Mais concrètement, là, ça ne servait à rien. Alors j'attrapais mon paquet de cigarette en tremblant et en allumais une. Je regardai autour de moi, comme à la recherche d'une issue. Mais c'était soit la porte, soit la fenêtre. Autant éviter la fenêtre, du troisième étage, l'atterrissage risquait de ne pas être agréable. Je tirais sur ma clope comme un pompier, comme si c'était une solution. Je suis là, à fumer, à attendre que quelque chose se passe, qu'une idée traverse mon esprit. Je suis perdu. Complètement perdu. Et puis sa voix me coupe. C'est elle. C'est la Calliope qui sait. C'est celle qui se souvient. Je tourne la tête vers elle, surpris. Et je la regarde, inquiet.
Elle est encore nue, cette vision me perturbe et je détourne les yeux. Je ne peux pas la regarder. Elle n'est plus... Elle n'est plus mienne. Seul notre bague autour du doigt nous relie l'un à l'autre. Car, normalement, j'ai décidé que tout devait s'arrêter. « Je te prends comme époux et je te promets de rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie pour t’aimer tous les jours de ma vie. Ta vie est terminée Calliope. Tu es morte. Plus besoin de respecter les contrats du mariage. » Je réponds alors d'une voix sèche et dure. Je la regarde dans les yeux, d'un air de défi. Sans m'en rendre compte, mes doigts se sont mit à jouer avec mon alliance. Je baisse les yeux. Je ne peux pas faire ça. Non. Je ne peux pas faire ça... Et pourtant, c'est la solution. Je le retire. Je la garde dans ma main quelques instants, et la lance sur le lit, devant Calliope. Je reste quelques instants à la regarder. Mon cœur bat à la chamade. Je regrette déjà mon geste. Mais si la repousser n'est pas suffisant, rompre symboliquement notre mariage le sera peut-être. J'étouffe un sanglot. Car je viens de trahir mon engagement. Je me tourne. Je ne veux pas qu'elle me voit. Je ne veux pas qu'elle puisse lire sur mon visage. « Tu n'as plus à te battre. Je ne t'appartiens plus, et tu ne m'appartiens plus. » Je ravale un nouveau sanglot, et pourtant les larmes coulent. Mais c'est imperceptible dans ma voix. J'ouvre la porte de la chambre et m'engouffre dans le salon. Je me dirige vers la cuisine et prend du fromage, du jambon, du pain, du beurre, des cornichons. Bref. Tout ce que je trouve. Je réunis le tout et le mange en quelques bouchées. J'espère, stupidement, que cela fera cesser mes larmes. Mais je manque de m'étouffer et je jette ce qui reste. Ma clope s'est consumé, et est toujours coincée entre deux de mes doigts. Je suis à côté de la plaque. Complètement désorienté. Je me prends la tête entre les mains et reste quelques instants à regarder la table. Au final, j'ai l'impression d'être fou moi aussi. D'être encore plus fou que Calliope. Je change d'avis toutes les dix minutes. Je passe par toutes les émotions possibles.
Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais plus où aller, ni même qui être. Je viens de faire une chose que je ne me pensais jamais capable de faire, et là, je n'ai qu'une envie, me jeter de la fenêtre et en finir. Mais ici, une fin n'en est pas une, et cela n'arrangerait rien à mes soucis. Si on ne peut s'en sortir par la mort, alors comment ? Mes yeux se posent alors sur une bouteille de Whisky. La voilà ma solution. Du moins pour aujourd'hui. Je tends le bras et en bois quelques gorgées. Cinq. Six. Huit pour être exact. C'est dégueulasse, c'est acide et ça brûle. Mais rien à foutre. Je la repose et me lève pour me rasseoir, quelques mètres plus loin, dans le canapé. J'entends du mouvement, et je sens la présence de ma fem... de Calliope derrière moi. Je ne dois plus la voir comme ma femme, même si elle l'est encore et le sera toujours. Je dois la voir comme Calliope. A sa juste valeur. Comme si je ne l'avais jamais aimé, mariée, puis tué. Je ne me retourne pas. J'ai trop peur de la voir nue. J'ai trop peur de voir son visage. J'ai trop peur. Tout simplement.
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Ven 29 Mai - 22:52

may we meet again
howards
Il détourne les yeux, le lâche. Il arrive pas à te regarder comme tu es, offerte à lui. Il arrive pas à regarder le corps de sa propre femme. Et ça t’énerve. Ça te rend dingue, parce que la culpabilité le ronge, et que toi, ça fait longtemps que tu lui as pardonné. Tout ça, c’est arrivé il y a un an. Et si tu es nue dans son lit, c’est que lorsque tu avais perdu la mémoire, vous aviez du arriver à un moment crucial. Et voilà qu’il te rejette, par culpabilité, parce qu’il y a un an, pendant que vous preniez du plaisir, il t’a assassiné. Toi, tu lui en veux plus mais lui, il semble pas vouloir se pardonner. Et ça t’énerve, ça te rend dingue plus qu’autre chose. Tu le regardes faire ce mouvement que tu aimes tant chez lui, passer la main dans ses cheveux, et pendant un moment, t’as presque envie de sourire. Parce que ce mouvement te rappelle l’ancien Silas. Celui que t’as rencontré il y a deux ans. Celui qui a changé ta vie. Pas cette loque que tu as pour mari aujourd’hui et qui n’assume pas ses actes passés. Mais ton sourire se fane rapidement. Il ne peut pas te regarder, il n’ose pas ! Espèce de lâche ! Regarde-moi que t’as envie de lui crier. Regarde comment tu me laisses ? Quel genre de mari es-tu ? Puis il parle. Et t’aurais préféré qu’il se taise. « Je te prends comme époux et je te promets de rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie pour t’aimer tous les jours de ma vie. Ta vie est terminée Calliope. Tu es morte. Plus besoin de respecter les contrats du mariage. » Et il est reparti avec ça. Mais t’as pas besoin d’un contrat de mariage pour te dire ce que tu dois ressentir pour lui. Tu l’aimes. C’est si compliqué à comprendre ? Peut-être qu’il est juste limité niveau intelligence et que c’est le genre de gars à qui tu dois répéter cinquante mille truc pour qu’il pige. Tu le penses pas, bien sûr. Mais t’es énervée, frustrée, et ça te fait penser des choses pas très cool envers ton mari. Il le mérite après tout. Il commence à être lourd avec sa culpabilité qui l’empêche de vivre, et qui t’empêche de vivre… ta mort. Tu voudrais lever les yeux au ciel, mais la façon dont il te fixe, tu ne peux pas le laisser s’en sortir comme ça. Son air de défi, cette couverture de méchant garçon. Ce n’est qu’un lâche, qui se couvre derrière des arguments qui ne veulent rien dire. Puis un mouvement te fait réagir, et tu regardes sa main. Il osera pas. Tu le vois faire, ta respiration s’accélère. T’as envie de lui crier de pas faire le con. T’as envie de lui dire que c’est un connard, et que s’il fait ça, alors en effet, tu ne lui pardonneras jamais. Mais tu ne dis rien, parce que tu n’es pas en possession de ta voix pour le moment. Alors elle vient là cette expression ? Rester sans voix ? Il lance l’alliance sur le lit, prêt de toi, et tu sers ta mâchoire pour ne pas pleurer, pour ne pas lui montrer que ce simple geste t’affecte. Pour ne pas lui montrer que là, il vient réellement de te faire du mal. Beaucoup de mal. T’as pas envie qu’il fasse ça. Ca a une signification. Jusqu’à maintenant, t’avais compris qu’il ne voulait plus t’approcher, mais là, ça…C’est un autre niveau. Un niveau que tu ne pensais jamais devoir atteindre. Que tu ne le pensais pas capable d’atteindre. Tu le détestes. Tu le hais. « Tu n'as plus à te battre. Je ne t'appartiens plus, et tu ne m'appartiens plus. » Il se tourne. Le lâche. Il n’ose même pas te faire face après ça. Qu’il couche avec toutes les pouffes mortes de l’hôtel, ce n’est pas nouveau, mais tu le comprends en quelque sorte. Mais là, ça… Ça, tu ne comprends pas.

En quelques secondes à peine, il vient de briser tout ce pourquoi tu souhaitais rester présente même après la mort. Là, pour le moment, t’as juste envie de disparaitre. Pour ne jamais, jamais réapparaitre. Il sort, et tu éclates en sanglot. Tu balances le seul vase qu’il n’a pas encore cassé par terre, et tu sautes dessus pieds nus. Aïe. T’es peut-être morte, mais tu ressens encore tout. Et ça t’énerve encore plus que t’es déjà énervée. Et tu pensais franchement pas que c’était humainement possible. Faut croire que c’est mortellement possible. Mauvais jeu de mot. Tu arrives à la salle de bain et tu passes tes pieds sous l’eau. Tout ça en étant assez énervée. Très énervée. Tu les essuies, les enroules d’un genre de bandage, et tu t’habilles. Tu sais que tu vas aller voir Ulysse après ça. Tu le sais. Parce que t’as besoin de parler. Et que t’as besoin de son avis. Mais pour le moment, t’as besoin de te calmer. Et il y a qu’un moyen de faire ça selon toi. Tu passes de l’eau sur ton visage, respirant profondément, essayant de ne pas imaginer tous les moyens pour toi de blesser Silas comme il vient de te blesser. Tu n’es pas comme ça. Et tu te calmes. Et tu pleures. Quelques minutes. Puis tu sèches tes larmes, tu renifles une dernière fois, et ton visage prend un air paisible. Un air absolument pas naturel. « Tu es sure de ce que tu fais ? Oui Marie. Je suis sure. » Tu retournes dans la chambre de Silas, prend son alliance sur son lit et enlèves la tienne. Tu le rejoins dans la pièce, et n’attendant rien de sa part, tu te places devant lui. « Après tout, c’est toi qui les a payés. » Ta voix est calme. Tu poses doucement les alliances à côté de lui, prenant un grand soin à faire passer ton corps le plus proche du sien que possible. Tu te retires, et tu pars vers la porte de votre chambre. Tu t’arrêtes cela dit avant de sortir et tu reviens vers lui. Tu t’arrêtes devant lui et le regarde quelques secondes. T’as le temps de compter jusqu’à dix, le temps de laisser la pression monter. Puis tu lui décoches la plus belle claque que t’ait jamais mise dans toute ta vie. « Maintenant si tu permets, je vais voir Ulysse, et lui dire que je suis libre. Oh mais attend…j’ai plus besoin de ton autorisation. » Et tu lui tournes les dos. T'avances pas, mais tu lui tournes le dos. C’est bas. Très bas. Mais vous en êtes réduits à la tous les deux non ? Lui à te blesser en essayant de te protéger, et toi à le blesser en te vengeant bassement. Ce sera votre quotidien ? Bien, du moment qu’il continue à se souvenir de toi. Du moment qu’il t’oublie pas.
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Ven 29 Mai - 23:46


May we meet again

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Silas & Calliope Howard

Ce que je venais de faire était tout simplement impardonnable. Et c'était une chose de plus à rajouter sur ma liste. Jamais, ô grand jamais je n'aurai pensé enlever un jour cette alliance. Elle était trop précieuse à mes yeux pour que j'y songe. Et pourtant, aujourd'hui, je l'avais retiré. Je l'avais retiré car je n'avais plus de solution. Car je n'avais plus aucun autre moyen de la protéger. Je l'entendis casser quelque chose. C'était elle, elle était là, dans cette chambre, telle que je l'avais rencontré il y a de ça deux ans. Et je la repoussais. J'étais tout simplement incapable de me pardonner. Car je savais, avant même de me rencontrer, ce dont j'étais capable. J'aurai pu la laisser dans l'entrée et retourner vaquer à mes occupations, j'aurai pu la foutre dehors après l'avoir aidé à sauver sa meilleure amie qui n'était plus là. J'aurai pu éviter de la demander en mariage. J'aurai pu. Oui. Mais je ne l'ai pas fait. Car quelque part, je voulais être heureux, avec elle. Je voulais avoir une vie normale et croire en quelque chose. J'étais lâche, minable, con. Et aucun mot n'était pas assez fort pour me définir.
Je sentis alors sa présence dans mon dos. Mais je ne me retournai pas. C'est elle qui vint à moi, et je fus soulagé de la voir habillée. Mais mes yeux se promenèrent sur son corps. Je ne parvenais pas à m'enlever les images de son corps nu. Je clignais des yeux. Je ne devais pas y penser. Elle me regarde, et pose nos deux alliances à côté de moi. Son corps frôle le mien. Et j'ai envie de l'amener à moi, de la serrer dans mes bras. Mais je ne le fais pas. Car mon cœur se brise. Car mon acte s'est retourné contre moi. Son doigt. Sans mon alliance. Les larmes me viennent aux yeux, à nouveau. Je les prends, et les regarde dans le creux de ma main. Je ne veux pas qu'elle l'enlève, je veux qu'elle la garde. Je veux... Putain! Mais être aussi faible ne devrait pas être permis. Je sens son regard sur moi, alors je lève les yeux. Elle me fixe, pendant des secondes qui me paraissent interminables. Et sa main vient s'aplatir sur ma joue. Je l'ai mérité. J'y pose ma main en la regardant, surpris. Surpris par sa force, surpris par sa rage. Je l'ai blessé, et je le comprends maintenant. C'était le but, c'était le but pour qu'elle me haïsse. Mais maintenant que c'est le cas, je ne le supporte pas. Non je ne le supporte pas. Mais ce n'était pas suffisant. Sa vengeance devait être plus dure encore. C'était elle, c'était Calliope. C'était ma femme. Ulysse. Ce putain de prénom de héros grec. Elle me donna dos. Et je restai quelques instants, à tenter de digérer la nouvelle. Mais non! Je ne pouvais pas! Je ne pouvais pas l'imaginer dans les bras d'un autre homme, et encore moins dans ceux d'Ulysse. Je déposais les alliances sur le canapé et me levais. Doucement. Je tentais de contenir ma rage, mais rien n'y faisait. Elle était là, et ne redescendait pas. J'avançais vers elle. Mais je ne parvenais pas à me calmer. J'avais besoin de me défouler. Je frappais donc la table, m'explosant le pied au passage, qui s'effondra alors. Puis, j'attrapais sa main et la tirais vers moi. Je la tenais dans mes bras, fermement. Son dos contre mon torse encore nu. Je passais ma main sur son visage, dans son cou, et la posais sur son cœur. J'espérai, un instant, le sentir battre. Mais rien n'y fit. Elle était bel et bien morte. Doucement, j'approchais ma bouche de son oreille et lui murmurais d'une voix monocorde : « Calliope. Avant toi, j'ai tué dix-sept personnes. La première, accidentellement, de la même manière que toi. La seconde, volontairement. Et les autres, avec un flingue. Je savais ce qui arriverait si nous faisions l'amour ensembles. Penses-tu que, si tu avais été moi, tu te serais pardonné d'avoir tué ton mari? » Je la serre un peu plus contre mon torse. Je ne veux pas la lâcher, je ne veux pas la laisser partir. C'est mon cœur qui parle, c'est mon amour pour elle qui se manifeste. Mes actes ne suivent pas mes mots. Et c'est bien là tout le problème. Je suis toujours en colère, mais... Mais je ne veux pas qu'elle s'énerve, non. Je ne veux pas qu'elle ai mal. Peu importe ma souffrance, c'est la sienne qui compte. Et elle doit être inexistante. J'embrasse sa joue avec douleur, tout en caressant ses cheveux. « Je t'aimerai éternellement Calliope. Mais je veux que tu sois heureuse, et je ne t'apporterai jamais ce bonheur. Alors va. Va-voir Ulysse, fais lui l'amour. Et oublies moi. » Je la lâche brusquement. Je l'ai dis. Ca fait un mal de chien, mais je l'ai dis. Je déteste cet homme. L'idée qu'il puisse déposer ses lèvres sur elle, voir son corps nu et lui faire l'amour m'est insupportable. Cela me donne des nausées. Mais je ne peux la repousser et l'empêcher de tomber dans les bras du seul homme qui a, jusqu'à présent, prouvé son amour pour elle. Je me tourne, attrape les deux alliances, remets la mienne autour de mon doigt. Et garde la sienne dans ma main. Je lui promets mon amour éternel, fidélité - dans le sens où aucune autre femme ne partagera ma vie et mon cœur -, et protection. Mais je renonce à elle. Je renonce à elle comme jamais. Et je reste là. Sans savoir où aller.
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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Sam 30 Mai - 1:24

may we meet again
howards
Tu le hais. Tu vois pas ce qu’il fait, et tu rêves, t’espères sincèrement qu’il va te répondre. Qu’il va faire quelque chose. Qu’il va t’empêcher d’aller vers Ulysse. Parce que t’es à un point où oui, t’es capable d’aller voir Ulysse et de lui dire que tu t’offres à lui. Rien que pour voir ce que ça fait de vraiment faire l’amour à quelqu’un. Pas que ça te dérange, mais t’as quand même 27 ans, mariée, et t’as jamais réellement couchée avec personne. Une fois. Et t’en es morte. Tu fermes les yeux, parce qu’il t’a tué, mais que tu lui en veux pour avoir enlevé son alliance. Où est la logique là-dedans ? T’as envie de faire un câlin. Tu sais pas pourquoi, mais t’as besoin du confort des bras de quelqu’un. Et tu sais que tu le trouveras chez Ulysse. Tu te décides enfin à partir, à avancer lorsque t’entends un boum caractéristique d’un Silas qui pète un câble. Tu tournes légèrement la tête, assez pour voir qu’il vient de donner un coup de pied à la table. Le boulet. Puis, sans plus de réflexion, il t’attire à lui. Ton dos se retrouve collé contre son torse toujours dénudé, et tu frissonnes. Et tu t’insultes toi-même. Parce que t’es faible. Ton corps est faible. Trop faible pour combattre Silas. Trop faible pour combattre le désir que tu ressens pour lui. Il sert. Fort. Il ne veut pas que tu partes. Et c’est la seule preuve que tu demandais. Il t’aime. Il ne veut pas que t’aille voir ailleurs. Il refuse que t’ailles voir ailleurs. Et tu souris. Tu fermes les yeux et tu profites du moment. T’es en totale béatitude. Tu voudrais presque t’appuyer sur lui encore un peu plus pour lui montrer que tu ne comptais absolument pas aller voir ailleurs, que c’était pour le tester. Ce serait à moitié faux, mais en même temps, à bien y penser, tu serais probablement pas capable d’aller jusqu’au bout. Et surtout pas avec Ulysse. Pour respect pour Hecate, au moins. Il approche ses lèvres de ton oreille, et ton sourire s’élargit encore un peu plus. Tu attends ce qu’il va dire avec impatience. Il va s’excuser, dire qu’il a été con ? « Calliope. Avant toi, j'ai tué dix-sept personnes. La première, accidentellement, de la même manière que toi. La seconde, volontairement. Et les autres, avec un flingue. Je savais ce qui arriverait si nous faisions l'amour ensembles. Penses-tu que, si tu avais été moi, tu te serais pardonné d'avoir tué ton mari? » Ton sourire se fane. Il s’est pas excusé, il a encore essayé de se justifier. Sauf que cette fois, ses mots te pèsent sur la conscience. Tu sais pas comment réagir, tu sais pas quoi faire. Et pour la première fois de ta vie, tu as réellement peur de Silas. Pas de la peur du genre, un peu d’appréhension. De la vraie peur. Peur d’être dans ses bras. Peur d’être amoureuse d’un monstre. Parce que c’est ce qu’il veut que tu comprennes. Il veut que tu comprennes qu’il est un monstre. T’as presque envie de partir, de t’en aller. Mais il te sert un peu plus. Comme s’il sentait que tu voulais pour la première fois réellement partir loin de lui. Il te caresse les cheveux, et tu fermes les yeux. Parce que même si t’as peur de lui, c’est un geste qui te réconforte. Qui te réconfortera toujours. « Je t'aimerai éternellement Calliope. Mais je veux que tu sois heureuse, et je ne t'apporterai jamais ce bonheur. Alors va. Va-voir Ulysse, fais lui l'amour. Et oublies moi. » Et comme ça, il est parti. PARDON ? Tu te retournes vers lui vivement. Qu’est-ce qu’il a dit ? T’es sure que tu as du avoir un problème d’ouïe. Il n’a raisonnablement pas pu dire ça. T’as envie de lui dire qu’il est fou. Qu’il est dingue que ce qu’il dit n’a aucun sens. T’as envie de lui crier dessus, mais tu te rends compte que ça n’aurait aucun impact. Pas maintenant. Et ce qu’il fait après achève de te briser le cœur. Il remet son alliance et garde la tienne dans sa main. Tu baisses les yeux. T’es nulle.

T’es lâche. Et tu supportes pas de lui faire du mal. « Silas je… » Mais tu peux pas continuer. Parce que tu sais pas quoi lui dire. « Je vais aller le voir Silas. » Ce n’est pas une menace. C’est une information. Oui, la prochaine étape sera la chambre d’Ulysse. C’est une évidence. « Mais… » Mais tu dis rien. Parce que tu sais que tu feras rien, mais tu restes énervée contre lui, abasourdie par ce qu’il vient de dire. Alors tu veux le laisser penser ce qu’il veut. S’il pense que tu l’as trompé, grand bien lui fasse. Tu t’approches de lui, et tu ouvres la main qui contient ton alliance. Tu la prends et la remets à ton doigt aussi. « Ca veut pas dire que je vais pas aller voir Ulysse. J’aime juste bien cette bague. » Ridicule. Il sait que tu l’aimais pas quand il te l’a montré la première fois. Tu baisses la tête et te retournes. Cette fois tu n’attends pas de réaction, tu ne veux pas de réaction. Tu le laisses sur ses doutes, ses appréhensions. Tu sors de la chambre. Tu claques la porte en partant, et tu pars en courant dans les couloirs. Tu passes à côté d’un mec blond qui te rappelle vaguement quelque chose, en pleine conversation agitée avec une fille lui ressemblant, et tu passes encore quelques portes avant de frapper comme une forcenée contre la porte qui t’intéresse. Très vite, un visage que tu ne connais que trop bien t’ouvre. Il voit ton visage ravagé par les larmes. Il voit que t’es mal. Il le comprend. Il le ressent. Il te prend dans ses bras. Et il te garde dans ses bras. « Ulysse… Ulysse… » Il dépose un baiser sur ta chevelure blonde et les caresse doucement. Juste comme l’a fait Silas deux minutes avant. Le sentiment transmis n’est pas le même. L’un est protecteur. L’autre… « Shhhh, ça va aller Cal. Ça va aller. » Sur ce, il t’attire délicatement dans sa chambre et ferme la porte derrière lui.
electric bird.

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MessageSujet: Re: May we meet again (+) HOWARDS   Sam 30 Mai - 12:56


May we meet again

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Silas & Calliope Howard

On espère tous être heureux. On espère tous rencontrer une personne qui nous corresponde et dont seul la mort aurait le pouvoir de nous séparer. Cette personne, je l'ai trouvé. Et la mort ne nous a pas séparé, pas complètement. Elle nous a séparé car j'ai provoqué cette mort. Mais nos sentiments l'un envers l'autre sont toujours aussi forts, toujours aussi puissants. C'était le plus douloureux, de savoir que nous nous aimions encore plus qu'avant, mais que les choses s'étaient passées de telle manière que nous ne pouvions plus être ensembles. Nous ne pouvions plus rien espérer de cette histoire. Et ça, ça me tuait. Lentement, à petit feu. Comme pour me torturer, comme pour que je ressente ce qu'elle a ressenti avant de mourir. Et c'était juste, c'était juste que je ressente cela.
J'avais l'impression que c'était la fin. La fin de quelque chose que j'avais tant de fois essayé de conserver. De préserver. C'était la fin de mon espoir. Mon choix avait été fait, je n'avais désormais plus rien à attendre de la vie. Car ma vie était morte. Et je l'avais tué. Je ne voulais plus me retourner, je ne voulais plus lui faire face alors que je l'avais détruite, alors que j'avais écourté sa vie. Si elle ne m'avait jamais rencontré, elle aurait pu fonder une famille, découvrir le monde, se sentir libre de ses choix, de ses mouvements. Or, désormais, elle était enfermée dans un hôtel, entourées d'âmes sombres, entourée de tristesse. Et j'étais là, près d'elle, à veiller à ce qu'elle trouve tout de même son chemin. Mais ma présence ne l'aidait en rien, car l'amour que nous éprouvions l'un pour l'autre était tout aussi puissant que destructeur. J'avais mal. J'avais mal au cœur. Je tenais dans ma main l'alliance de ma femme, du moins de celle qui devait l'être. Je la regardais. Il ne me restait plus qu'à trouver une chaîne pour pouvoir la porter. Elle était là, à essayer de répondre quelque chose. Mais rien ne venait. Je fermais les yeux, comme pour me contrôler. J'avais envie de lui dire que je regrettais d'avoir dit cela. Mais je ne le fis pas. Qu'elle aille le voir. Ca me brisait le cœur, mais c'était la meilleure chose pour elle.  J'étais misérable, perdu, et pire encore, en miettes. Contrairement à Calliope, je n'avais pas la possibilité d'oublier certains détails de ma vie. Non, je ne pouvais pas. Ainsi, tous ces moments, toutes ces émotions que j'avais ressenti, je ne pouvais y échapper. Je m'en souviendrai toute ma vie. Non, je ne pouvais y échapper. Un instant, je cru qu'elle était partie, mais non. Sa main se posa vers elle et je levais vers elle deux yeux de gamins embués de larmes. Elle ouvrit ma main et remit sa bague. Je ne parvins pas à sourire, mais quelque chose changea en moi. J'étais soulagé, apaisé. Je ne voulais pas avoir à porter la bague de ma femme. Elle aime cette bague. Et depuis quand? Depuis que c'est la seule chose qui nous relie l'un à l'autre? Je la laisse la prendre et me dirige vers ma chambre avant de claquer la porte derrière moi. Sans même lui jeter un regard. Je retiens ma respiration, je l'écoute. Elle sort de la chambre, et j'entends ses pas rapides. Elle court. Je m'effondre sur mon lit et je pleurs. Toutes les larmes de mon corps. Comme une gamin. Comme une adolescente même. Rien ne peut les arrêter, rien ne peut abréger mes souffrances. Je suis condamné à cette douleur, quoiqu'il arrive. Je veux m'enfuir, je veux partir de cet hôtel et l'abandonner aux bras d'Ulysse. Je veux les oublier, je veux l'oublier. Je veux sortir de cet hôtel, puis mourir.

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