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 (gabstair) please cry.

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MessageSujet: (gabstair) please cry.    Mer 15 Avr - 21:17

GABSTAIR




La journée était fraîche, un peu trop d'ailleurs. Son service était bientôt terminé. Gabin pourrait enfin aller draguer la jolie petite réceptionniste. Elle était adorable avec son visage en forme de cœur, et ses cheveux blonds. Elle le regarderait de haut, lui dirait qu'il n'est qu'un gamin, et que jamais elle ne sortirait avec lui. Et tout ce qu'il trouverait à répondre ce n'est qu'un : qui t'as dit que je voulais sortir ? Si elle osait rire, il aurait gagné. Il se fit la promesse de garder sa petite culotte en souvenir. L'air froid lui glaçait les doigts alors qu'il agrippait son paquet et son zippo. Il l'aimait son zippo, il était à son père. Enfin, c'était ce que sa mère lui avait dit. Ou peut-être était-il à Garry. Il ne savait pas quel option il appréciait le plus. Serte pas pour les mêmes raisons. De l'un pour le souvenir d'un père qu'il n'a jamais connu, de l'autre pour le bonheur d'avoir arracher à l'homme qui lui avait tout pris, le seul bien qu'il aimait vraiment. Une sorte de vengeance factice. Les cigarettes doivent lui manquer en prison, dans sa cellule d'un mètre sur un mètre. Il alluma d'un geste ample sa sucette à cancer, en savourant la fumé. Ses saloperies allaient le tuer un jour, se dit-il d'un air étrange, et fut prit d'un fou-rire qu'il ne comprit pas. Inexplicable, inopposable. Il ne faisait que rire, seule devant un foutu hôtel de luxe. Cette situation n'avait rien de normal. Il ne pourrait jamais assez se répéter qu'est-ce qu'il foutait là. Alors que la situation ne pouvait pas atteindre son apogée comique, il vit Alistair s'avancer vers la porte. Dans sa maturité la plus profonde, il n'eut d'idée que de lui faire un croche patte. Quel gamin, il faisait.
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MessageSujet: Re: (gabstair) please cry.    Mer 15 Avr - 22:52

Il pouvait faire quoi ? Rien de particulier. Il n’avait plus rien à faire. Il s’ennuyait tellement dans cet hôtel. Il voulait une distraction, quelque chose qui l’occuperait mais il n’y avait rien. Sûrement ce qu’il s’était passé à pâques oui, mais  ça n’avait pas été assez attrayant pour Alistair. Non, lui il lui fallait autre chose. Quoi exactement, c’était un mystère. Il continuait sa vie quotidienne comme chaque jour depuis son arrivée ici et il savait que dans peu de temps le train train quotidien le poussera vers des retranchements bien plus sombres. Mais que pouvait-il lui arriver de pire ? Il mourrait, il devrait rester à l’hôtel. Condamner à errer ici jusqu’à la fin sans jamais pouvoir en sortir. Il n’avait pas d’issu et c’était peut être cela qui le dérangeait le plus.

Ses yeux s’étaient ouverts sur le visage rayonnant d’une demoiselle. Brune à la peau blanche, encore endormie et paressant aussi paisible que possible. Il l’avait enviée à ce moment, se faisant la remarque qu’il aurait aimé retrouver une paix pareille, quand bien même ce ne serait que dans ses rêves. Les cauchemars étaient devenus une habitude chez lui si bien qu’il ne se rappelait même plus ce qu’était un véritable fantasme. Il avait regardé un instant le demoiselle dormir et lentement avait levé le drap. Il avait enfilé son slip et attrapé ses affaires à pas de loups avant de sortir de la chambre. Ces précautions étaient biens inutiles, elle le retrouverait dans cet hôtel et elle finirait par lui cracher son venin comme elles le font toutes mais il n’aimait pas être là lorsqu’elles se réveillaient. Parfois elles en attendaient trop de lui alors qu’il ne cherchait qu’à « vider ses couilles » comme on pourrait le dire vulgairement. Le sex était devenu l’une des seules occupations de cet endroit même si ça commençait lentement à lui passer par dessus la tête. Non pas qu’il n’aimait pas coucher avec une personne différente chaque fois mais qu’il désirait quelque chose de plus attrayant. Il lui fallait un événement ou quelqu’un qui pourrait lui redonner un semblant de peps. Qui pourrait le faire était la seule question encore inconnue.

Sur le chemin, il avait rapidement enfilé ses habits, ne prêtant aucune attention aux personnes qu’il croisait. Certains l’avaient étrangement observés mais d’autres ne l’avaient même pas remarqué. Il se moquait de leurs avis, il faisait juste ce qu’il voulait faire quand il voulait le faire et avec qui il voulait le faire. N’était-ce pas l’avantage de cette prison après tout ? Aucune règle, rempli de nombreuses libertés qu’il fallait impérativement profiter. Ca avait sûrement été un des points qui montraient que Alistair appréciait ce lieu. Enfin « apprécier » était un grand mot mais bon. Certes c’était son refuge et grâce à cela il était certain que ceux qui le cherchaient ne le trouveraient pas, mais aussi cette absence de lois qui ne faisaient qu’augmenter son réconfort. Mais ce seul sentiment d’emprisonnement arrivait parfois à lui donner l’envie de péter un câble tout comme aujourd’hui.

Il était donc rentré à sa chambre, claquant la porte violemment en sentant ses nerfs lâcher prise. Il s’était littéralement jeter sous son matelas pour y trouver sa « boîte à malices » Il l’avait ouverte rapidement, attaché une ceinture autour de son bras en la serrant fort, chauffant la poudre et se l’injectant dans les veines. L’effet avait mis un peu plus de temps à monter au cerveau, peut être de l’ordre de quelques secondes, mais pour Alistair ça avait été un supplice. Lorsqu’il avait été complètement drogué, un sourire béat s’était affiché sur son visage. Niais et inutile, voilà ce qu’il était à l’instant présent. Mais, il avait réussi – par je ne sais quel miracle – à se lever. Il était sorti de sa chambre et par une envie soudaine avait pris la direction de la réception. Et alors qu’il s’approchait de l’endroit, il avait entendu un rire, lui donnant une nouvelle raison de plus pour s’y aventurer. A peine avait-il eu le temps de dire ouf qu’il s’était retrouvé par terre. Un obstacle s’était mis devant lui mais il n’avait pas compris ce que ça avait été. Alors, lentement, il s’était redressé et, encore assis par terre, avait levé le regard vers la personne devant lui. Gabin Sauveterre. Ca c’était une rencontre qu’il allait apprécier aujourd’hui, il le sentait. Il lui avait donc sourit, enjôleur ou amical personne n’aurait pu le dire. « Gabin ! Quelle bonne, très bonne surprise ! » Alistair avait réussi à se lever tant bien que mal pour se mettre à la hauteur du jeune garçon. Sans lui demander son autorisation il lui avait attrapé sa cigarette et l’avait mise dans sa bouche pour en tirer une longue taffe. «  Elle a encore le gout de ta bouche, c’est tellement agréable. » Il le taquinait, il le poussait au vice c’en était sûr. Il savait que Gabin était du genre homophobe mais le Robinson avait tout de même réussi à l’attirer pour une nuit dans ses filets. Il aurait lâché l’affaire, c’était tout à fait évident, mais en apprenant les réticences du garçon envers le même sexe il n’avait eu qu’une seule envie : remuer le couteau dans la plaie. Il fallait bien qu’il s’occupe notre Alistair tout de même !

Alors, continuant de tirer sur la cigarette il avait regarder Gabin des pieds à la tête. Bien que son esprit avait été embrumé par la drogue, le jeune Robinson avait quelques idées bien en places. Il avait volontairement arrêté ses yeux sur  la partie intime du jeune garçon, titillant sa gêne. « Tu lui fais faire de l’exercice à Paupol j’espère. (s’approchant un peu plus près de lui) Nan parce que sinon je peux t’aider moi, tu le sais bien. »  Tout en lui parlant avant un sourire enjôleur, il avait laissé la fumée sortir de ses lèves en accompagnant ses mots, les laissant caresser le visage de Gabin.
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MessageSujet: Re: (gabstair) please cry.    Dim 19 Avr - 0:26

GABSTAIR




Tu sais dans la vie y'a ni méchant ni gentil. Si maman est chiante c'est qu'elle a peur d'être mamie, si papa trompe maman c'est parce que maman vieillit. Pourquoi t'es tout rouge? Beh reviens gamin. Et qu'est-ce que vous avez tous? A me regarder comme un singe, vous, ah oui vous êtes saint vous. Bande de macaques !

Et pis, y'a le temps qui passe, celui qui te file entre les doigts, et tu te réveilles, t'as quarante ans, une femme que tu touches plus, des gamins dont tu demandes tous les jours si c'est vraiment les tiens vu leur dégénérescence, et un job qui te donne envie de te tirer une balle dans le crâne. Ça serait jolie, non, tout ce sang, toute cet cervelle sur le mur décrépie de ton salon ikea ? Mais ça, cette vie, bien minable, qui parfois sans que tu t'en rende compte, te rend heureux, Gabin, lui, il y aura jamais le droit. Pas qu'il était supérieur aux restes de cette sainte race humaine ignorante. Ô non, il en faisait partie du plus profond de sa chair, de son âme, à cette espèce dégénérée qui tous les jours se prenait pour dieu. On lui avait arraché ce droit, ce privilège diront-nous. Peut-être l'avait-il chercher, peut-être l'avait-il voulu au fond, devenir quelqu'un d'autre, quelqu'un d’exceptionnel. Mais, il n'était pas unique, il n'était pas extraordinaire. Non, Gabin, n'était rien de tout ça. Gabin était mort.  A grand coup de batte de base-ball, un soir d'hier trop froid. Condamné à l'éternité dans cet hôtel, bien trop luxueux pour lui. Et le pire, le pire, c'est qu'il ne le savait pas. Les journées s'enchaînaient sans qu'il ne le comprenne. Il ne voyait pas les mois, les années, les décennies, défiler devant ses yeux. Toujours à son poste, à sourire à des couples bien trop riche, l'union d'un pervers et d'une pute, avant de prendre les clés de leur voiture trop chère qu'il n'aurait jamais pu se payer même en une vie de salaire. Le seigneur sait à quel point il aurait voulu l'exploser leur bagnole, l'envoyer dans le décors et lui avec. Mais, il tenait trop à sa peau pour le faire. Ah, si seulement ce con savait.

De tous ses clients, celui qu'il détestait le plus, c'était sûrement Alistair Robinson. Imbu de lui-même, exaspérant, et surtout, la pire tare qu'il ne pouvait trouver à un être, c'était un pédé. Comme sa mère dirait toute indigné et confuse, un sodomite. Comment, le seigneur tout puissant avait pu créer des créatures pareils. De créature que dire des monstres. Rien que le fait de savoir qu'un être pareil habitait sous le même toit que lui, lui donnait envie de brûler le bâtiment avec lui et tout les personnes de son espèce dedans. Et dire, dire, qu'il avait osé le toucher. Non, pas que le toucher. Le baiser. Se descendre au même niveau que cet immondice. Se faire souillé au plus profond de son âme. Il avait sentit sa peau nu contre la sienne, ses coups de rein, sa virilité, sa semence, son orgasme.

Il avait aimé.

Oui, aimer. Comme jamais au part avant.

Quand il y repensait, il s'envoyait toujours son propre poing dans son visage. Laissant le sang couler dans l'évier. Alors, le voir assis parterre, étalé par sa faute, le faisait presque devenir dur d'un plaisir malsain. Oh, oui, je te tuerais, pas tout de suite, pas aujourd'hui, mais je te tuerais. Il eut ce sourire, si démoniaque que sa propre mère le renierait. Il osa se relever, jouer avec lui, sous-entendre qu'il pourrait encore une fois lui faire commettre ce pêché. Si il savait combien de fille il avait du souillé pour se nettoyer de l'impureté qu'il avait fait rentrer dans son âme. Il sortit une nouvelle clope de son paquet, refusant que ses lèvres touchent quelque chose qui avait caressé les siennes. « Sale dégénéré. » Il recula d'un pas, son odeur venant lui torturer les narines. Jamais il ne l’avouerait, pourtant il la connaissait par cœur, il aurait pu la retrouver partout, sachant où exactement dans la pièce, Alistair était passé, même s'il n'y était plus depuis bien longtemps. « Comment t'peux avoir l'cran de t'approcher de moi. Tu mériterais de pourrir en enfer.  » Il lui cracha au visage de haine. Il avait l'air ridicule. Un pauvre pantin animé par la rage. Tu commences à ressembler à Garry, gamin. Il manquerait plus que tu lui explose le crâne contre un évier. Ça serait comique, non ? Pauvre petit con.
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MessageSujet: Re: (gabstair) please cry.    Lun 20 Avr - 16:44

Si ses parents l’avaient vu, ils en auraient eu honte. Qu’était-il devenu ? Un débauché, un moins que rien. Drogué, alcoolique et dépendant sexuel. Tous les vices du monde s’étaient concentrés en son seul être, comme si toutes les joies de vivres qu’il avait par le passé avaient déserté dès l’instant où il était entré dans l’hôtel. Certes son passé avait été tout aussi mouvementé et trop peu honorable mais jamais il n’aurait cru qu’il resterait pour toujours dans cette peau de l’homme aux vices. Parfois, il se dégoutait lui même mais il n’avait pas la force de se changer. Et pour quoi le ferait-il ? Y avait-il quelqu’un qui le contredirait pour son comportement ?

Gabin avait réagi comme il le prévoyait. Il l’avait rejeté, l’avait insulté mais ça n’avait pas touché notre jeune Alistair. Etait-ce la drogue qui le rendait si insensible à ces remarques ou bien tout simplement un je-m’en-foutiste banal ? Il se rappelait la première fois qu’il avait couché avec un homme. Sa fierté et son orgueil en avaient pris un coup mais il n’avait pas pu réprimer ce sentiment. Un sentiment de bien être. Il avait aimé et il s’était surpris à vouloir recommencer. Il ne s’était pas découvert homosexuel mais au contraire : bisexuel. Il trouvait que chaque sexe il y avait des avantages et des inconvénients. Au début, il avait eu du mal à s’y faire, à se faire draguer par des hommes ou encore à aller vers eux mais il avait au final passer outre tout cela pour profiter de la seule chose qu’il allait chercher : le sex.

Il savait ce que ressentait Gabin mais, étrangement, il aimait titiller cette phobie et ce malaise qui l’habitait. C’était mal, évidemment, mais y avait-il quelque chose de bien dans ce lieu ? Absolument pas. A ses remarques, Alistair avait sourit, complètement amusé par ce refus du jeune Sauveterre. Il n’était pas du genre à aller pousser les gens à faire ce qu’ils ne voulaient pas mais les taquiner était tellement quelque chose de plaisant. Les voir dans une position de honte était si jouissive qu’il appréciait cela. Alors, il avait laissé le silence peser entre eux. Il continuait de tirer sur sa cigarette lorsqu’une fille était passée devant eux. Sans aucun gène et avec le moins de discrétion possible, Alistair avait mangé du regard les fesses de la demoiselle. Il prit note mentalement de ce visage et c’était fait la remarque de la retrouver pour l’amener dans son lit plus tard.

Ecrasant le mégot avec son pied, il avait entouré les épaules de Gabin avec une force inconnue pour une personne dans son état. Il l’avait obligé à le suivre, ne prenant pas garde à toutes ces réfutations qu’il lui lançait. Alors, il l’avait poussé dans une pièce derrière la réception. Il avait fermé la porte derrière lui calmement puis s’était tourné vers le jeune homme. « T’inquiète, je vais pas te violer, je suis pas comme ça moi. » Il lui avait sourit, amusé et curieux de savoir tout ce que pensait Gabin. « Il nous fallait un endroit plutôt calme pour parler. A moins que tu veuilles que tout le monde à l’hôtel sachent pour notre … folie nocturne. » Lui parler ? De quoi notre Robinson voulait lui parler ? Déciderait-il d’être aimable ?  Voulait-il l’aider à accepter ce qu’il avait fait ? Peut être. Mais peut-être qu’il y avait aussi une part d’intéressé dans tout cela, quelque chose qui signifiait que si Gabin acceptait d’avoir couché avec un homme il serait près à recommencer. Ha, il fallait être bien défoncé pour croire une chose pareille.

Il s’était assis sur un vieux tabouret qui était posé dans ce débarras et avait attrapé sans aucune gêne le paquet de cigarettes dans la poche de son camarade. Il en avait pris une et l’avait allumé. « T’sais, on se ressemble plus que tu le crois. (se doutant qu’il allait répliquer de part une phrase mauvaise ou une autre insulte, il avait continué rapidement) J’avais dix huit ans quand j’ai couché avec un mec pour la première fois. Et comme toi, j’avais honte et je trouvais ça totalement dégueu. Mais au final j’me suis dis : au pire c’est du sex et puis c’était plutôt bien. » Il l’avait alors regardé avec un grand sourire. Il ne mentait pas, il se rappelait même avoir frapper l’homme qui l’avait « dépucelé » lorsqu’il était revenu à la charge.  C’était amusant de constater un tel changement de rôle. « Et tu sais, ça m’empêche pas de coucher avec des filles aussi. Je dirais même qu’il y a un avantage à être bisexuel : deux fois plus de sex. »  Il s’était relevé, avancé vers Gabin, une lumière presque perverse dans le regard. Ne se préoccupant pas de la gêne du jeune homme, il avait posé sa main sur son bras, le caressant presque du bout des doigts. « Avoue que ça te tente. » La cigarette entre les deux, le jeune Alistair avait laissé sa main au plus bas, frôlant cette fois, non pas la peau, mais le pantalon du jeune Sauveterre.
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