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 When we try to jump the floor is even harder ft. Lazar

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MessageSujet: When we try to jump the floor is even harder ft. Lazar   Lun 2 Mar - 11:30





Zelda & Lazar
▬ When we try to jump the floor is even harder▬


Rien ne changera. Je suis bloquée. Pourquoi ne puis-je pas l’admettre ? Parce que j’ai passé mon temps enfermée chez mes parents, et je me retrouve enfermée à nouveau. Ma liberté aura été de courte durée. Bien que l’environnement soit différent je l’avoue. Mais je ne pensais pas que ce serait comme ça ; je n’arrive à parler à personne. Et puis tout le monde à l’air soit malheureux, soit dérangé.
J’ai essayé de sortir. J’ai fait tout le tour du domaine. Mais cette force étrange qui m’empêche de partir, elle est partout. C’est comme si un champ invisible faisait mur et me repoussait à l’intérieur de l’enceinte de l’hôtel Fitzgerald.
J’avoue que l’hôtel en lui-même n’est pas si mal, il y a tout le confort nécessaire. Mais j’aurais aimé voir le monde extérieur. Le service laisse à désirer malgré tout ; j’avais perdu mes valises. J’ai heureusement tout retrouvé, les bouteilles d’alcool s’en souviennent. C’est triste de boire à mon âge. Le plus triste c’est que je tiens de mieux en mieux, et donc que je dois boire de plus en plus. C’est pour cela que je me retrouve assise au bar de l’hôtel. J’ai bu toute la nuit, je n’ai pas dormi, j’ai eu le temps de me préparer doucement, puis à neuf heures du matin je suis descendue ici. Il est dix heures maintenant et j’entame mon troisième whisky. C’est la boisson que je préfère, c’est fort et on pourrait penser que ce n’est pas une boisson pour les femmes. J’aime surprendre.
Il n’y a presque personne, tout le monde dort où n’ose pas sortir de l’intimité de sa chambre d’hôtel. J’aimerais demander au peu de personnes que je croise si eux aussi, ils ont peur, si ils ont des explications. Mais je suis trop en colère. Mes poings sont encore bleus d’avoir frappé sur la porte de la chambre de ce jeune homme, hier. Heureusement que le bois était solide.
Je repense à tout ce qui m’est arrivé jusque là. La colère m’envahit. Le verre se fissure sous la pression de ma poigne. Je le pose avant de le casser complètement. Je sors une enveloppe de la poche de mon blouson de cuir, c’est ma première « paye » depuis que je suis partie. Je me mords la lèvre, respire un bon coup et après m’être passé la main dans les cheveux, je ne réfléchis plus : je sors dix livres de l’enveloppe et commande un autre whisky.
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MessageSujet: Re: When we try to jump the floor is even harder ft. Lazar   Lun 2 Mar - 13:17

    Voilà maintenant plus de deux semaines que le destin m'a retiré l'amour et la vie. La vie, dans le sens où vivre enfermé dans un hôtel pour toujours, c'est ce que j'appelle survivre. Aujourd'hui, aucun son n'était sortit de ma bouche, ni mots, ni paroles, ni mélodie. Je n'en avais pas envie, je n'en avais pas la force. En réalité, j'avais l'horrible peur que cet hôtel me prenne mon humanité, cette seule chose qui me rattache encore au monde extérieur. J'étais donc là, assis dans le hall d'entrée, à regarder sortir les clients, décidés à prendre l'air, et à observer d'un œil triste les nouveaux arrivants, qui découvraient peu à peu, qu'ils n'en ressortiraient jamais. Parmi eux, un adolescent de quatorze, quinze ans, qui aurait pu être Mathurin avec son air innocent et impatient, regardait autour de lui le grand hall d'entrée et ses lustres brillants. Ses yeux parcouraient les quelques personnes qui se promenaient dans le hall d'entrée. Des visages brûlés, des femmes décoiffées, des enfants en peur. Et quelque part au fond de la pièce, un Aloysius Fitzgerald complètement perdu. Je soupirais. Quelle était donc cette drôle de famille? Le garçon posa alors ses yeux sur moi et je lui adressais un petit sourire triste. Je compris à son visage qu'il aurait voulu me poser une question, mais je lui adressais un dernier regard et me levais. Il avait tout le temps de me poser toutes les questions du monde. Mais pas ce soir. Ce soir, j'avais envie d'autre chose. De m'amuser. Alors, sans vraiment savoir où mes pieds me guideraient, je me mis à arpenter les couloirs du rez-de-chaussée. Lorsque j'arrivais au niveau des bars, je me décidais à pousser la porte. Mais j'en ressortis bien vite, car à peine avais-je franchit le seuil que de nombreux hommes en string se déhanchaient sur des tables. Je pris donc la direction inverse et entrais dans un autre bar, un peu moins "ciblé". J'avançais et fus surpris de voir qu'il passait de la musique actuelle. Je m'avançais donc vers le bar et commandais une Pina Colada. Je n'avais jamais su m'amuser et je ne comptais pas non plus faire de grosses folies ce soir. Mais j'avais besoin d'un peu de compagnie, de partage, de dialogue. Je scrutais la salle des yeux, et ses alors que mes pupilles remarquèrent une jeune femme assise au comptoir. Ses cheveux noir de jais retombaient de chaque côté de son visage. Mais je n'avais pas besoin de grand chose pour reconnaître Zelda. La dernière fois que je l'avais rencontré, c'était quelques jours après mon arrivée. Je voulais prendre une pause, et prendre l'air. Déposer des fleurs sur le grillage de l'hôtel pour Emily. Et j'avais vu cette jeune fille essayer de s'échapper. Je pris donc le verre qu'on venait de me servir, tendais la monnaie, et allais m'asseoir à côté d'elle. Je tournais la tête vers elle. « Tu n'as pas réussit à sortir, c'est ça? » A ma grande surprise, ma phrase était sortie d'elle même, sans aucun mal. Je souriais. C'était peut-être ça la solution, ne pas parler de la journée, et ne pas réfléchir à ce que je vais dire. Je regardais la jeune fille brune, qui paraissait anéantie, et attrapais son verre. Je l'apportais à mon nez et fronçais les sourcils avant de le poser de l'autre côté. « Ce n'est pas la solution. Tu le sais bien. Ca ne fe-ra qu'empirer les choses. » Une faute. C'était pas mal. Je continuais de progresser, et j'étais convaincu que dans dix ans, je n'aurai plus aucun mal à m'exprimer. Je continuais donc de regarder Zelda, et me décidais enfin à observer le bar et ses clients.
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