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 Don't wake me up ft. Alistair

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MessageSujet: Don't wake me up ft. Alistair   Dim 22 Fév - 11:19





Zelda & Alistair
▬ Don’t wake me up ▬

« Bloquée. Bloquée ! BLOQUEE ! »
Je ne comprenais pas ce qui arrivait, si bien qu’un excès de colère m’avait pris ; tapant dans les murs, envoyant valdinguer la lampe de chevet à l’autre bout de la pièce, n’hésitant pas à jeter le cadre par terre. Ce n’est pas grave papa payera. Papa. Ce mot que je n’arrive plus à prononcer sans dégout. Le visage d’Eva, ma soi-disant amie qui apparait dans mon esprit. Je ne veux plus d’eux dans ma tête. Et une question prend de la place, trop de place : portera-t-elle plainte ? Ou aura-t-elle bien trop peur de la violence qui pourrait me prendre ?
Je les hais. Parce que j’avais l’impression d’être trop bien pour être trahie.
Je m’étais laissé tomber au sol, au pied de mon lit, devant les éclats de verre du cadre. Le soleil qui parvenait de la fenêtre faisait briller les morceaux cassés et cela m’avait rappelé le lustre de l’entrée.
Je ne veux plus penser à cette maison.
Je pris quelques petits éclats qui me faisaient penser à des diamants et je me mis à les faire rouler sous mes doigts, perdue dans mes pensées. Puis je sentis quelque chose de chaud couler le long de mon bras. Du sang.
« Merde. »
Je n’avais pas de mouchoir, j’avais cherché dans la chambre ce qui aurait bien pu m’aider, mais rien. Et le sang coulait par terre, laissant un chemin de petites tâches bordeaux sur le parquet. Je me mis donc à lécher mes doigts un par un  pour enlever le sang. Une fois ma tâche terminée je m’étais assis sur le rebord de la fenêtre et avait pris ma boite de cigarettes en métal qui se trouvait dans la poche de mon blouson en cuir. J’avais allumé une cigarette avec un zippo offert par Eva sans prendre le temps d’essuyer le sang de ma bouche et avait tiré une longue fois sur le tabac.
Mes valises n’étaient toujours pas là, je m’étais impatientée et après avoir pris quelques taffes je m’étais décidée à aller me plaindre à la réception. Devais-je demander pourquoi j’étais enfermée ici ?
J’étais donc descendue à la réception et on m’y avait appris que mes valises avaient bien été livrées à ma chambre la 301.
« Je suis à la chambre 303. »
Le réceptionniste n’avait pas répondu, comprenant son incompétence
« Bien, j’irais moi-même ce sera toujours plus rapide. » avais-je ajouté.
J’étais maintenant devant la chambre de mon voisin de palier, j’avais commencé à toquer doucement puis pris d’une extrême impatience, je m’étais montrée plus violente.
« Debout ! Vous êtes là ? Allez réveillez-vous ! » criais-je en tapant lourdement sur la porte qui s’était mise à trembler. « Vous avez mes valises ! » m’époumonais-je.
Puis j’attendis que mon voisin se lève pour de bon et m’ouvre.
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MessageSujet: Re: Don't wake me up ft. Alistair   Dim 22 Fév - 11:58

Il fait noir. Enfin presque : un petit filet de soleil traverse les rideaux pour venir toucher ta peau. Tu t’en fous. Tu portes ton verre à tes lèvres, le bruit de glaçons s’entrechoquant avec la glace te rassure sur la quantité d’alcool qu’il te reste à ingurgiter. Ton regard est fixe, droit devant toi. Tu n’observes rien, ou peut être que si, mais rien de matériel. Tu repenses à ta famille, à ta sœur, à ce regard qu’elle t’avait porté avant que tu ne passes le pas de la porte. Ces mots qu’elle t’avait adressés, te réclamant de rester ou bien seulement un adieu. Tu ne lui as même pas accordé cette dernière faveur. Aujourd’hui, peut être qu’elle est morte, peut être qu’elle est en bonne santé, riche ou pauvre, malade ou en bonne santé. Tant de scénarios disponibles et si peu de réponse. Parfois tu aimes croire qu’elle a réussi, qu’elle s’est sortie de la misère de votre pauvre famille. Mais lorsque tes idées sont noires comme aujourd’hui, tu te dis qu’elle est au plus mal.

Il faut que tu sortes, que tu arrêtes ces pensées lugubres de t’assaillirent aussi facilement. Tu finis ton verre cul sec et attrapes ta veste. Tu claques la porte et te diriges vers le bar. Tu y vas souvent ces derniers temps.. peut être parce qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire. Le reste de la soirée, on la connaît : tu bois, on t’approche, tu dragues, tu baises et tu rentres à ta chambre. C’est ta routine maintenant. Une routine que tu prends plaisir à apprécier et qui ne te déranges étrangement pas. Lorsque tu passes le pas de ton habitation, tu te prends les pieds dans des sacs, manquant de te faire tomber. Tu grommèles des  insultes à l’attention de ces objets, mais tu ne te poses même pas la question sur leur provenance, tu es trop saoul pour ça et tu te dis que c’est juste le bordel de ta chambre. Car il faut souligner que tu n’es pas quelqu’un de très soigneux et tu détestes qu’on touche à tes affaires si bien que la femme de ménage a interdiction d’entrer dans ton sanctuaire ! Alors des verres sales trainent un peu partout, tout comme les habits, les chaussures, les draps, les livres, les papier, tout. Sans souligner que tu n’ouvres jamais ni les rideaux ni la fenêtre en elle même : ta chambre est une infection à elle toute seule. Cependant, tu aimes cet environnement, il est autant en mauvaise état que ta vie, pleins de déchets et autres erreurs aussi horribles à voire qu’à sentir. Mais revenons en à notre histoire. Tu es donc dans ta chambre, encore debout malgré la chute que ces sacs ont faillis te procurer et tu arrives à ton lit. Tu retires ton pantalon et ton haut pour t’affaler dessus et dormir. Il est dix heures du matin lorsque tu arrives enfin à t’endormir.

Il est près de quatre heure de l’après midi. On frappe à la porte. Tu as envie de tuer cette personne. A chaque coup qu’elle porte sur ce bout de bois, c’est comme si on te martelait le cerveau à coups de marteau-piqueur. Cependant tu n’y prêtes pas garde, te disant que la personne va partir. Mais après quelques longues minutes tu te rends compte qu’elle ne s’en ira pas.  Tu essayes de te lever, en vain. Et puis au pire tu pourrais prétendre qu’il n’y a personne. Pendant un court instant tu as cru que le « parasite » était parti, mais c’était une illusion, bien trop agréable il est vrai mais un illusion tout de même. Sans aucun gêne, la personne martèle ta porte, donnant presque l’impression qu’elle va la fendre en deux tellement les coups qu’elle lui porte sont puissants. Finalement, tu abdiques. Tu glisses sur le côté de ton lit, enfiles un pantalon passant par là, tu ne sais pas lequel, peut être qu’il est sal ou non tu t’en fous tellement. Et alors, tu évites les multiples obstacles sur ton chemin et atteindre la porte. A peine ta main a-t-elle attrapé la poigné que la porte est ouverte. « QUOI?! » Aïe, ça fait mal de crier … mais le ton que tu prends est dure, sévère, enroué par le réveil et la gueule de bois et tu espères qu’il l’intimidera un tant soit peu, même si tu sais que tu es peu crédible. Tu découvres que c’est une jeune fille qui frappe depuis tout à l’heure mais ça n’a pas d’importance pour toi : elle t’a réveillé, c’est comme si elle avait réveillé un ours un hibernation ! Enfin… je pourrais dire que elle a réveillé un  ours en hibernation ! Ta barbe de trois jours, tes yeux totalement cernés et rouges, tes cheveux en bataille et ton pantalon couvert de tâches non identifiables, te font ressembler plus à un clochard qu’à un richissime millionnaire. Tu remarques qu’elle s’était arrêtée dans son geste de massacrer ta porte et tu te félicites intérieurement de ne pas avoir subi encore une fois le supplice de ce son rauque et désagréable pour ton cerveau.
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MessageSujet: Re: Don't wake me up ft. Alistair   Dim 22 Fév - 13:30





Zelda & Alistair
▬ Don’t wake me up ▬

Ma main commence à bleuir sous la force de mes coups. En effet une tâche violacée se forme sur mes phalanges. C’est pour cela que je m’étais mise à taper du pied. Je tente tant bien que mal à me calmer, je suis essoufflée. Je remets mes cheveux en place, me tient le visage. Mes joues sont brulantes, je dois être rouge pivoine. Je ferme les yeux un instant. C’est comme si je sortais de transe, d’une crise de folie. Comme si je me réveillais sans savoir ce que j’ai bien pu faire avant. Puis ça me revient, j’étais tellement en colère que ça m’a mise hors de moi. Je me canalise de moins en moins, mon agressivité est de plus en plus effrayante.
Ma cigarette est sur le point de s’éteindre, et la cendre pend au bout, prête à tomber. Je jette le mégot à terre et rallume une cigarette, je laisse mes poumons s’imprégner de la fumée, je respire enfin. Le crépitement quand je tire dessus, dans ce silence étrange, m’apaise.
Je me demande si je dois refrapper, quitte à me blesser encore plus. Le sang sur mes lèvres a séché, j’ai un gout de fer dans la bouche. Puis j’entends une petite agitation dans la chambre, des bruits de bouteilles qui s’entrechoquent, des pas lourds … et la porte s’ouvre. C’est un jeune homme qui m’ouvre.
« QUOI ?! »
Je remarque en premier l’odeur : un mélange d’alcool et de sueur. Je jette un coup d’œil par la porte, c’est le bordel chez lui. Puis je le regarde avec mépris, son ton dur, son allure de clochard. Que fait-il ici ? Je lui souffle au nez, je suis comme une furie. Je le fusille du regard. J’ai envie de le tuer. Putain, Zelda, juste pour des valises ? Pourquoi suis-je constamment sur les nerfs ? Je veux sortir d’ici.
« Mes valises. Elles sont ici. J’en ai besoin. »
Je n’ai même pas envie de charmer, je n’ai pas envie de ressembler à Eva, bien que je sais que ça sera plus fort que moi. Et voilà. Je me mords les lèvres. Très sexy avec le sang séché. Je m’en veux même à moi-même, ça devient triste. Je commence à me détester, chose qui n’était jamais arrivée. Quelle image dois-je donner de moi-même ?
« S’il te plait. » je tente d’ajouter en me calmant petit à petit.


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MessageSujet: Re: Don't wake me up ft. Alistair   Dim 22 Fév - 14:51

C’était une jeune fille. Oui, plus le temps passe et plus ton esprit se réveille de son état comateux. Tu te rends compte de sa présence et de son existence.  Tu la regardes un peu et la trouve même mignonne, mais dans ton état actuel penser à cela n’est pas vraiment une grande utilité. Cependant, il y a quelque chose qui te tracasse un peu. Tu as beau être totalement dans les vapes, cette sensation est si forte que tu ne peux l’ignorer ? Mais quelle est-elle ? Un sentiment … de nostalgie ? Oui, il semblerait que ce soit cela. Cette fille, avec ses cheveux noirs, elle doit avoir l’âge d’Amber. Soudain, tu te prends à te dire qu’elle doit être comme ça aussi, peut être un peu moins pâle ou un peu plus.. En fait, tes souvenirs sont bien trop embrouillés pour t’aider à te rappeler ne serait ce que de la couleurs de sa peau : était-elle claire ? mâte ? ou comme la tienne ?

Elle te parle. Des mots sortent de sa bouche sans que tu les entendes vraiment. Au final tu comprends qu’elle te parle de valises. Tu ne réagis pas vraiment, un peu trop fatigué pour répondre  à cette demoiselle qui t’a réveillé de si bon … après midi. Tu remarques que ses dents capturent sa lèvre et seulement là tu constats leur couleur. Elle est rouge…très rouge. Un maquillage qui doit sûrement être à la mode, en fait tu t’en fous un peu de tous ces trucs d’esthétique, c’est à peine si toi tu te rases ! Un léger son  traverse sa bouche et tu te réveils un peu de ta torpeur. Tu te sens un peu con de ne pas vraiment avoir écouté ce qu’elle a dit, tu te demandes comment elle réagirait si tu lui demandais de répéter mais tu veux t’en débarrasser le plus vite possible.

Tu passes une main sur ton visage, essayant de rassembler tes idées. Valise… mais de quoi elle parle bon sang ? « De quoi tu parles putain… ? » En fait, tu ne sais pas vraiment si tu as essayé de lui parler ou bien si tu réfléchissais juste à voix haute, mais dans tous les cas ce que tu as dis ressemblait plus à un marmonnement qu’à une phrase compète. Il y a beaucoup de différences avec le « quoi » de précédemment où tu lui avais crier distinctement dessus, faisant vibrer ton cerveau dans tous les sens pour qu’il te fasse encore plus souffrir. Tu avais utilisé toute ton énergie pour cet unique effort de lui répondre et d’ouvrir la porte que maintenant tu étais vidé.  Tu jettes un coup d’œil verre la fille. Comment tu pourrais te débarrasser d’elle ? Si tu lui fermais la porte au nez, tu sens bien qu’elle va continuer à marteler la porte. Mais tu n’as pas ses valises et tu ne sais pas où elles sont. Les chercher avec elle ? Nan mais ça va pas la tête ?! Et tu trouves enfin la solution. Tu prends une grande inspiration pour te donner assez d’énergie. « Ecoute, je sais pas où sont tes valises, mais si tu veux je vais appeler la réception et leur demander où elles sont. »

Tu n’attends pas sa réponse. Peut être que ce n’était pas une excuse pour l’aider ?  Peut être que tu voulais juste rentrer dans ta chambre et  aller te chercher une aspirine ? Oui, je pense que c’est ça, tu as beau être généreux et aider les autres parfois ce n’est pas pour ça que tu viendrais au secours d’un fille qui te harcèle de si bonne heure alors que ton cerveau se reçoit un coup de poignard à chaque bruit ! Alors, tu recules, un peu rapidement peut être, car tu ne prends pas garde aux sacs devant toi, les mêmes sacs qui ont manqué de te faire tomber ce matin en allant te coucher et qui finalement gagnent la bataille à l’instant. Tu te prends les pieds dedans, tu tombes. Ce n’est qu’une fois au sol que tu te dis que la journée ne pouvait pas être bien plus pire. Tu n’essaies pas de comprendre quel est cet obstacle, d’où il vient et ce qu’il fait ici ou même à qui il appartient. Tu donnes un coup de pied dedans. « Putain ! »
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MessageSujet: Re: Don't wake me up ft. Alistair   Sam 28 Fév - 18:52





Zelda & Alistair
▬ Don’t wake me up ▬

J’ai beau parler, le jeune homme en face de moi comate, n’écoute pas. Je me demande si il a réellement conscience que je suis là ou si je ne suis juste qu’un bruit assourdissant pour lui. Mais je ne vais pas m’attendrir, j’en ai marre d’attendre, d’être dans l’incompréhension. Sérieusement, c’est quoi cet hôtel maudit ? Doit-on parler des clients ? Je suis entourée de fantômes, ils èrent tous sans but et sont dans un état lamentable, malheureux. C’est un repère d’âmes brisées.
Soudain, j’entends marmonner, ce qui me sort de mes pensées. Son cri l’a achevé on dirait. Il réflechit. Comment arrive-t-il encore à réflechir dans cet état ?
En fait, comment puis-je me permettre de juger ? J’ai déjà été aussi sôul, plus d’une fois. Chez mes parents je buvais quotidiennement. Ne serais-je pas plutôt jalouse ? Car lui arrive peut être à tout oublier, car il sait peut être ce qu’on fout là. Mais une chose me rassure : il a l’air aussi paumé que moi.
Je m’impatiente et il prend enfin la parole.
« Ecoute, je sais pas où sont tes valises, mais si tu veux je vais appeler la réception et leur demander où elles sont. »
Puis il repart dans sa chambre. Sur le coup je me dis que c’est une excuse, qu’il va retourner sombrer dans l’alcool et qu’il se rendormira. Il tombe. Je me retiens de rire, ce ne serait pas gentil. Il a l’air de souffrir suffisamment.
« Putain. »
Je pousse la porte pour savoir si ça va, sans oser lui demander. Il a l’air de mauvaise humeur, moi je veux mes valises, mon alcool, mes clopes, mes fringues. Pas la peine de l’enerver plus.
Puis là je vois réellement le bazar qu’il y a dans sa chambre. Ca ne m’étonne pas vraiment, mais ça me change. Je n’ai jamais été confronté à d’autres habitation que chez mes parents jusque là, ni à beaucoup de personnes. On rangeait tout derrière moi bien que je ne sois pas bordélique. Je suis juste surprise d’un tel laisser aller. Et maintenant je me demande de quoi j’ai l’air, suis-je aussi devenue une épave ? Non. Je veux rester impecable. Rester jolie. Je m’essuie rapidement la bouche.
« Besoin d’aide ? »
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MessageSujet: Re: Don't wake me up ft. Alistair   Sam 14 Mar - 11:59

Ton cerveau va exploser. Ou en tout cas c’est l’impression que tu as lorsque tu tombes à cause de ces sacs. Tu essayes de comprendre et de chercher une explication à ces affaires qui s’entassent dans ton entrée mais tu n’arrives pas à réfléchir. Tout est trop flou et tout est trop douloureux pour ton pauvre état comateux. Tu restes un instant gisant sur le sol à attendre, les mains posées sur tes yeux. Tu demandes mentalement une grâce, une sortie de secours, qu’on te sorte de ce cauchemar. Mais pourquoi ne faut-il pas te laisser en paix ?! Pourquoi fallait-il que cette gamine vienne frapper à ta porte de si bon matin ! Nan, tu n’en pouvais plus. Ainsi, allongé sur le sol tu avais l’air presque mort, presque seulement. Tu aurais aimé l’être peut-être ? Oui, mais qu’est ce que ça aurait changé ? Dans tous les cas ton existence se fera ici. Tu ne partiras jamais et la mort ne pourra pas être une délivrance certaine pour toi.

La porte s’ouvre sur toi et ton cadavre vivant, provoquant un léger grincement qui te cisaille le cerveau. Mais qu’on arrête ce supplice ! La demoiselle te propose son aide mais tu la refuses. « Tu veux m’aider ? Alors dégage et laisse moi comater en paix bordel … » Tu ne la regardes pas en prononçant ces mots, tu restes juste allongé par terre avec tes mains sur tes yeux. Tu aimerais qu’elle parte, qu’elle te laisse seul mais tu sens qu’elle ne le fera pas. Toi même tu n’abandonnerais pas l’affaire. Tu voudrais récupérer tes valises à tout prix, même si c’est Mary qui les tiens en otage tu chercherais à les retrouver pour les ramener chez toi.

Avec beaucoup de courage mental te venant d’un élan encore inconnu, tu arrives à te relever. Certes tu as mis beaucoup de temps et de difficulté à retrouver un équilibre correct sur l’appuie de tes deux jambes mais ce n’est rien. Lorsque tu es debout, tu tombes sur le mur et cherches l’interrupteur à tâtons. Tes yeux restent fermés pour ne pas subir un trop gros choque lorsque la lumière se fera. Néanmoins, lorsque tu les ouvres tu sens que ton crâne explose et tu as l’impression que ta rétine brûle d’elle-même. Une petite voix dans ta tête doit se demander ce que va penser la fille, de voir un homme si dépravé que toi, si sal et sans aucune hygiène de vie dans sa chambre. A peine serait-il possible d’y marcher tellement le bordel est important. Cela fait quelques jours que tu avais interdit à la femme de ménage de passer ici parce que tu ne voulais pas qu’on s’immisce dans ton environnement. Mais il faudrait que tu partes la voir lorsque ton état sera plus calme et moins douloureux.

Tu t’accroupis lentement vers les valises à la recherche d’une étiquette ou d’un indice. Ce ne sont pas les tiennes c’est sûr. Tu n’as pas demandé à ce qu’on t’apporte des valises, tu n’as pas demandé à ce qu’on t’apporte quoique ce soit en fait. Tu ne veux rien et tu n’auras rien. Tu retournes les sacs dans tous les sens en les brusquant un peu, peut être que tu allais casser quelque chose à l’intérieur mais tu t’en moquais complètement. Il ne fallait pas qu’on te dérange lorsque tu étais en train de dessaouler de ta cuite de la veille. Finalement tu avais trouvé un petit bout de papier. Tu avais lu l’inscription dessus. « Zelda Grey (tu avais tourné ton visage vers la demoiselle, un regard neutre et sans intérêt) C’est toi ? » A ce moment seulement tu te rendais compte que  tu avais agressé cette fille alors même que tu ne la connaissais pas. Mais ça n’avait encore une fois aucune importance.

Tu lui avais tendu les valises. « En fait, même si elles ne sont pas à toi, tu les gardes parce que moi j’en veux pas. » Et tu t’étais retourné. Tu allais fermer la porte et la laisser toute seule ainsi lorsque tu as pris conscience de la situation. Ton esprit était sûrement en train de s’éveiller de son coma et petit à petit ton moral remontait. Si elle cherchait ses affaires c’était sûrement qu’elle venait d’atterrir ici non ? Alors elle devait être perdue, à tous les coups. Tu avais posé ton regard sur elle et malgré sa dégaine de fille parfaite tu sentais qu’elle n’avait pas l’air à l’aise dans cette prison. Qui aurait pu l’être de toute manière ? « Tu viens d’arriver pas vrai ?  (ton expression avait été un peu plus douce et compatissante que les instants précédents) Ecoute, je prends une aspirine pour mon crâne et si tu veux après je peux t’aider à t’installer ? » Tu avais un élan de bonté en toi qui te ressemblait bien, car oui c’était bien toi cet homme qui aimait aider les gens. Le garçon que tu étais devenu en revanche n’avait rien à faire avec le Alistair Robinson que tu étais auparavant.
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MessageSujet: Re: Don't wake me up ft. Alistair   Sam 28 Mar - 12:57





Zelda & Alistair
▬ Don’t wake me up ▬

Il ne bouge plus, il gise au sol. Je ne bouge pas, toute compassion s’envole. Il me fait pitié. Les gens d’ici me font pitié. Je ne veux pas leur ressembler. Je veux juste partir d’ici. Il marmonne quelque chose après avoir compris que je lui proposais de l’aide. Je n’écoute plus. Je sens juste que ce ton est mauvais. Un frisson de colère me parcours. J’ai envie de taper dans tout ce qui m’entoure, mais je suis comme paralysée. Mon corps ne bouge pas, je ne peux rien faire.
Il se relève, me jette à moitié mes valises, toujours sur un ton agressif. Je ne le supporte pas, je bouillonne, mais je suis tétanisée et ça me rend encore plus en colère. Pourquoi ? Pourquoi suis-je ici ? Je voudrais que le temps s’arrête. J’ai l’impression de tout détester, vouloir tuer tout le monde. Mais je sais que je n’en serais pas capable. La seule personne que je suis capable de blesser c’est moi-même en réalité.
Je le regarde, méprisante. Je déteste ce que tu es. Je déteste ce que je suis.
Puis étrangement, son ton s’adoucit.
« Tu viens d’arriver pas vrai ? Ecoute, je prends une aspirine pour mon crâne et si tu veux après je peux t’aider à t’installer ? »
C’est un océan de sentiments à présent : surprise, colère, joie. C’en est trop. Je vais exploser. Je n’en peux plus. Je veux disparaitre à l’instant présent, je ne sais plus quoi penser.
J’entends un bruit qui me secoue, ma main me fait mal. J’ouvre mes yeux que je ne me souviens pas avoir fermé. J’ ai fait un trou dans le mur en face de moi, ma tête est restée appuyée à ce même mur. J’ai envie de fuir mais je suis toujours paralysée et les bouts de plâtres s’enfoncent dans ma main.

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