Partagez | 
 

 Parce qu'il fallait qu'il trouve le moyen de se blesser

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

Invité





MessageSujet: Parce qu'il fallait qu'il trouve le moyen de se blesser   Jeu 19 Fév - 20:06


Charlotte Pistorius

C'est pleine de nostalgie que je foulais l'herbe du parc de bon matin. Une brise fraiche fouettait doucement mes joues. J'enfonçais un peu plus mes mains dans mes poches. C'était ici que j'avais été assassinée il y a 67 ans de ça. Est-ce que je regrettais ma mort ? Non, pas vraiment, parce que tout était presque identique depuis ce jour là, mais est-ce que je n'aurais pas aimé vivre un peu plus longtemps ? C'était une question qui demandait encore réflexion. Certes, j'étais ici avec Siobhan pour l'éternité, mais l'éternité, c'était parfois long quand on devait rester coincé dans un hôtel. Peut-être que j'aurais juste voulu voyager comme je l'avais fait avec elle avant de venir ici, de partager des milliard de choses dans des centaines de pays avec elle, mais ça m'étais, ça nous était devenu impossible et pas seulement à moi et Siobhan, mais aussi à tous les autre occupants de cet hôtel, morts ou vivants.


Alors pour tuer le temps ici, j'avais mon boulot, gogo danseuse à plein temps, un métier que je ne regrettais en rien, même si ça donnait une image négative de moi aux yeux des gens. Je ne trouvais personnellement pas que ce métier devait forcément porter l'étiquette de prostituée ou quoi que ce soit dans le genre. Après tout, tout le monde critiquait ce métier, mais tout le monde, surtout les hommes étaient bien heureux qu'il existe. Puis rien dans mon métier ne faisait disparaitre mon amour et ma fidélité pour mon ange. Je n'y voyais donc aucun inconvénient, que des avantages au contraire.


Je continuais à marcher, les yeux perdus dans la fine nappe de brouillard qui recouvrait l'herbe. Et c'est là que je le vis, une chose difforme de loin qui gisait à terre Je n'aurais peut-être pas du, mais je m'en approchais, de toute façon, j'étais déjà morte, je ne risquais plus rien.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité





MessageSujet: Re: Parce qu'il fallait qu'il trouve le moyen de se blesser   Ven 20 Fév - 23:35

Tu n’avais pas dormi de la nuit. Sans aucune raison particulière, tu n’avais pas voulu affronter la dure réalité de ton inconscient. Tu ne voulais pas qu’il te montre des images affreuses peut être ? ou alors voulais-tu rester dans la simple et dure réalité ? Tu n’en savais rien et je n’ai sais pas plus. Cependant, une chose est sûre : pour rester éveillé il te fallait boire. Tu étais donc parti au bar. D’abord tu t’étais assis au comptoir, commandant une bière, puis un whisky et enfin passant aux alcools beaucoup plus pure et fort ou bien encore les alcools plus brulants et destructeurs que  tout le reste. Le barman se moquait un peu de l’état dans lequel tu allais finir la soirée, tu étais un ivrogne comme un autre. Tu n’avais pas vraiment l’habitude de boire autant, mais ça t’arrivait à plusieurs reprises tout de même et  puis tu ne pouvais pas dire non à un bon verre de scotch ! Beaucoup de filles t’avaient fait des avances que tu avais au début rejeter poliment puis au fur et à mesure que la soirée avançait tu avais fini par en accompagner une dans sa chambre.  Cependant, même après cette folle sauterie avec  cette pure inconnue, tu n’avais pas trouvé le sommeil mais bien une bonne gueule de bois.

Il devait être cinq heures du matin lorsque tu as décidé qu’il était temps de mettre les voiles. Sans un bruit –pour ne pas réveiller la demoiselle mais aussi pour ne pas brusquer ton pauvre cerveau blessé par l’alcool- tu étais sorti du lit, cherchant pour commencer tes sous vêtements. Avec un peu plus de rapidité tu avais attrapé tes habits et étais parti. Tu t’habillais sur le chemin, essayant de ne pas tomber en enfilant les jambes de ton pantalon. Les passants te regardaient avec un regard étrange parfois et d’autres qui t’avaient vu sortir de la chambre avaient dû surement comprendre la situation et te donner un sourire complice. Mais tu t’en moquais, ça n’avait pas vraiment d’importance tout ce que ces gens pensaient !.

Tu avais descendu, partant d’un pas plutôt rapide vers le rez de chaussé où tu étais parti retrouver le barman. Il te connaissait bien car, même si tu ne te saoulais pas beaucoup, il savait que lorsque tu venais, le lendemain il te faudrait une bonne dose d’aspirine. A peine t’avait-il vu rentrer dans le lieu, il avait sorti un verre d’eau et un cachet. Tu lui avais souris, bu d’un trait la boisson et l’avais remercié pour son service.  Et tu étais reparti. Mais tu ne voulais toujours pas aller dormir. Non, tu voulais sortir, prendre l’air et peut être même aller te fumer une ou deux cigarettes sur un banc dans le parc. C’est ainsi qu’enfilant ta veste – que tu ne trimbalais que par la main il y a quelques secondes- tu avais ouvert la porte pour entrer dans le froid matinal. Ah oui, il faisait froid ! ce n’était peut être pas si agréable que ce que tu pensais finalement…

Tes pas avançaient sans aucun but précis, tu admirais juste le calme et la tranquillité de ce lieu. C’était étrange de se dire qu’un endroit aussi calme et paisible pouvait exister dans un lieu si sombre et hostile qu’était l’hôtel. Pleins de gens, peut être parfois sans réels crime, mais tous enfermés dans ce bâtiment pour l’éternité. En voilà une bien belle malédiction. Tu avais soupiré, te faisant la remarque que tu n’étais pas en état de philosopher sur quelque sujet que ce soit et tu avais sorti un paquet de cigarettes de ta poche. En plaçant une entre tes lèvres et sortant ton briquet pour l’allumer tu n’avais pas arrêté ta marche. Erreur ! Car ainsi tu n’avais pas vu la fissure dans le sol. Ton pied était venu s’y planter, te faisant plonger à quelques mètres plus loin, le genou atterrissant en plein sur un caillou. C’était peut être ta punition pour avoir abandonné cette pauvre femme tout à l’heure qui sait ?

Cependant tu avais mal, très mal. Du sang sortait de ton genou, se répandant sur ton beau pantalon maintenant foutu. Ca faisait un mal de chien bon sang ! C’était à la limite du supportable ! Tu avais posé tes mains autour de la blessure, espérant peut être limiter l’hémorragie qui sait ? Et alors tu avais remarqué une présence au loin. Oui, même en souffrant comme un chien tu avais réussi à observer les alentours, peut être l’alcool qui faisait encore effet… Tu avais donc reconnu Charlotte, une connaissance défunte qui trainait à l’hôtel.  Tu lui lançais un sourire, pas très joli étant donné qu’il se mélangeait à ta grimace de douleur. «   Je crois que j’ai mal ! » Donc oui, tu étais encore bourré…

Revenir en haut Aller en bas
 
Parce qu'il fallait qu'il trouve le moyen de se blesser
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Parce qu'on reste des enfants et que les hommes restent des ours !
» Fallait pas dormir !
» Je vous trouve très beau.
» [CLIP] Code Rouge - Parce que ça fait 30 ans
» Numéros de serie Jackson.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Murder Hotel :: La salle commune :: Rps-
Sauter vers: